mercredi 14 février 2018

Emmanuel Macron, la communication présidentielle à la peine ? Enquête exclusive.


Le président de la République Emmanuel Macron refuse "La République du soupçon." (Droits réservés.)




Didier REMER

Paris, le Mardi 13 Février 2018.



Le président de la République française le sait trop bien, la communication est un exercice qui peut s’avérer parfois bien complexe dès lors qu’une stratégie souffre d’éléments contradictoires qui s'invitent dans la partition. Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est lancé dans un nouveau modèle de communication, plus personnel, quasi intuitif. Celui que « Finance Offshore » imaginait un jour président de la République avant même que l’intéressé y songeât en se rasant de bon matin... Hier, le président s’est démontré très serein devant 120 journalistes conviés à lui poser les questions du moment.  En mode « Afterwork », à bâtons rompus et préférant l’annexe du Grand Palais pour le cadre plutôt lounge du bar du « Petit Palais », le président est venu étayer sa stratégie sans manquer de conserver la bonne distance avec les journalistes chargés de chroniquer la présidence. Ce mardi était celui d’un certain bilan, à n’en pas douter, Emmanuel Macron est venu nous dire sa part « d’ascèse » rappelant à son auditoire :

 « Je n’oublie pas d’où je viens… » (…) « Je ne suis pas l’enfant naturel de temps calmes de la vie politique. Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire. Une effraction parce que la France était malheureuse et inquiète. Si j’oublie tout cela, cela sera le début de l’épreuve.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

  Alors tout juste nommé ministre de l’économie, notre intérêt s’était rapidement porté pour une personnalité qui laissait paraître tous les possibles pour un destin assez hors normes. Jugé parfois arrogant,  visiblement le président affublé d’un style jupitérien s’est renforcé, aujourd’hui, l’homme paraît apaisé. Déterminé à ne pas se laisser enfermer dans la fonction, sa jeunesse n’a plus rien d’un étendard, le président s’est posé comme le garant des institutions, la fonction régalienne est préservée:

 « J’ai pris la mesure de la charge, du poids de celle-ci, de la solitude qu’elle implique, de la part d’innocence qu’elle décrète mais ce n’est pas une épreuve.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 février 2018.

  Dès le départ, le président ne voulait pas la mise en œuvre d’un cadre rigide pour ne pas dire en marche forcée pour sa communication, rien qui puisse lui enlever son si précieux libre arbitre. Bien sûr à ceux qui pensent un peu naïvement que sa com’ est en roue libre, Emmanuel Macron sait pouvoir encore donner quelques précieux gages sur sa stratégie globale, « Elle repose davantage sur sa capacité à mettre en avant des éléments de langages simples et accessibles au plus grand nombre, car n’en déplaise, le président Macron ne limite pas l’exercice au seuls salons feutrés parisiens.» croit-on savoir.  Si Emmanuel Macron mise encore sur une organisation verticale de son système de communication, c’est bien pour « Éviter que toutes les idées partent dans tous les sens, perdent ainsi de leur substance et escompte ainsi limiter des résultats décevants dans l’opinion publique, en général ça marche plutôt bien, mais parfois, c’est la vraie cata… » instigue notre source spécialiste en communication politique.



Têtes de gondole…

 Étrangement, les véritables premiers couacs de la communication de l’ère Macron sont à mettre sur le compte de certains ministres du gouvernement. « Le président n’a pas souhaité verrouiller au sens strict du terme la com’ du gouvernement, mieux, il souhaite que les ministres s’impliquent davantage dans les médias. » Après quelques mois, des ratés notables sont logiquement identifiés, « Ces problèmes sont souvent le fruit d’une méconnaissance approfondie sur certains dossiers, en l’espèce inexcusable, et donc logiquement et rapidement si sévèrement sanctionnée… » Les ministres qui parlent dans les médias le font encore trop souvent mal et de façon clairement inappropriée, « Ils pensent que leur présence de bon client des médias les assigne dans ce présumé rôle de premiers de la classe du front ligne, convaincus d’êtres les indispensables à la com' d’ensemble du gouvernement, mais toujours plus souvent inquiétant depuis quelques mois, la com’ du président !»   Or, bien souvent, « Ils ne sont que des têtes de gondole qui se transforment rapidement en vulgaire chair à canons médiatiques ! » insiste notre source. C’est bien la limite de l’exercice, les sondages d’opinion sont là pour le rappeler « A qui veut se l’entendre dire, mieux, prédire. »  La stratégie de communication d’un président de la République est avant tout un positionnement qui se doit rester clair, celui qui va permettre de définir un message global qui se doit atteindre une ou plusieurs cibles, parfois assez opposées ou contradictoires et ce bien que très liées par le sujet. « D’un sujet banal, on plonge rapidement dans le bouillon de la thématique complexe d’une politique hautement stratégique qui sera rapidement mise à mal… » C’est bien la complexité de l’actuelle majorité gouvernementale, quand le premier ministre Edouard Philippe montre l’exemple sur les réseaux sociaux en répondant aux questions d’un panel libre et citoyen comme en direct sur Facebook, « D’autres font déjà des boulettes magistrales chez Bourdin le lendemain matin ou quelques autres rendez-vous médiatiques qui ne seront diffusés à la télévision le week-end... qui suit ! » Cet aspect commence à faire des vagues…  Le président a la gâchette facile, comprendre qu’il n’hésite pas à prendre son téléphone pour dire tout le "bien" qu’il pense de certaines sorties médiatiques, « Souvent il peut vous appeler dans la nuit profonde pour un bon recadrage ! », c’est-à-dire quand il aura le temps utile pour vous donner quelques sérieuses recommandations, histoire de bien vous réveiller sur le besoin de se préparer…   Un véritable gâchis, c’est bien le mot, alors que les moyens sont « A disposition ! », on pensera média-training, et autres séances de douces tortures pour mettre en cohérence éléments de langage et verbaliser au plus juste la stratégie du sujet du moment.  Depuis quelques semaines, les sondages d’opinion démontrent un certain relâchement pour ne pas dire décrochage du couple régalien, le président de la République et son premier ministre passent à la caisse pour les boulettes de ceux qui se jettent dans l’arène médiatique avec un effet élastique, avec parfois les fumeux rebonds qui visiblement font très mal. 



Pression grandissante…

Emmanuel Macron est du genre pédagogue, il est souvent venu ‘’reloader’’ ou corriger les erreurs, mais c’est à présent plus grave quand au moins deux ministres sont directement pris dans la tourmente médiatique. Il est bien question des deux affaires qui touchent -la vie privée- de deux ministres, personnages publiques si emblématiques sur les thématiques hautement stratégique du gouvernement, le budget et l’environnement, si chers au président. Sur ce point précis des affaires, le président de la République s’est montré efficace, ne pas lâcher qui que ce soit. Mais alors, le président de la république savait-il que Nicolas Hulot faisait l’objet d’une plainte pour viol ? 

« Bien évidemment que non, rétorque le chef de l’Etat, un brin agacé par le sujet. Il n‘y a pas eu de jury de moralité pour savoir qui pouvait devenir ministre ou pas.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Il précisera le cadre et les vérifications fiscales d’usage, explique ce président qui martèle fermement son attachement à l’équilibre entre le pouvoir et les contre-pouvoirs. 

« Ces derniers ne doivent pas avoir pour but de détruire ceux qui exercent le pouvoir . Sinon, non seulement le pays court le risque de se priver de « gens de qualité » mais pire, d’instaurer une « République du soupçon.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.


L’affaire du ministre Darmanin est elle-même assez révélatrice de la pression qui s’exerce sur le pouvoir en plein débat grandissant sur le pouvoir… d’achat ! Bien sûr, il n’en fallait pas moins pour venir compléter l’offre avec cette autre affaire pourtant déjà jugée en son temps, elle qui touche un des hommes politiques préférés des français, « Le ministre de l’environnement Nicolas Hulot raccroché à l’emblématique nom de Mitterrand ! Etrangement deux affaires qui sortent dans un agenda assez particulier, vous noterez... » Toujours est-il, le président semble encore s’accorder le bénéfice de ne pas tomber dans le panneau, pour les deux affaires « -sur la vie privée !», le déminage a pour l'instant plutôt bien fonctionné. La présomption d’innocence et le caractère spontané et donc particulièrement ciblé des deux affaires démontrent une ficelle un peu trop grosse comme jugée dans une opinion publique qui visiblement, elle aussi, ne s’y est pas trompée. 

Le président de la République Emmanuel Macron dans son bureau au Palais de l'Elysée.
 (Droits réservés.)

Le temps du pouvoir... d’achat.

Reste des thématiques qui vont prendre de l’ampleur, c’est la principale difficulté des prémices de l’ère Macron. Un ensemble d’annonces qui devraient pour grande part séduire encore les français, mais des orientations qui peinent à se traduire dans le quotidien du citoyen. Il est bien question de pouvoir d’achat :

 « 70% des Français ne vous font pas confiance pour l’améliorer ? », l’interpelle une journaliste.   « Je ne suis pas obsédé par les sondages.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

 Emmanuel Macron sait qu’il peut compter sur un allié précieux : le temps. « Il faut que les choses deviennent perceptibles par les citoyens pour qu’elles soient crues, dit-il. C’est en 2020 qu’ils auront la totalité des effets de ces mesures. » Emmanuel Macron qui rappellera que son véritable fil rouge sera la transformation du marché de l’emploi. Bien sûr on pensera à la CSG, celle qui touche de plein fouet les retraités et la sortie récente de la ministre du travail, qui pourtant plutôt bonne communicante, s’est vautrée sur la question en direct chez Bourdin. Murielle Pénicaud appelant de ses vœux « à la solidarité générationnelle », la ministre élude le problème, et ce n’en fût d’ailleurs pas moins cuisant pour l’exécutif. Venir dire tout de go que « La fin de la taxe d’habitation allait ‘’intégralement’’ compenser les efforts que doivent faire les anciens pour les plus jeunes. », oubliant que celle-ci était amenée à disparaître en paliers, et plus grave, nous laissant croire que les retraités de ce pays, n’étaient pas pour dans les faits comme celui si précis pour en être générationnel, « Déjà à aider leurs enfants comme financièrement… » Toutefois, une pirouette plus tard, « La prime des 500 euros pour le permis de conduire des jeunes et le relèvement de l’âge de la prise en charge de la formation professionnelle à 30 ans » devaient limiter la casse ce jour-là, chez Bourdin encore de bon matin ! Tout ça pour nous rappeler que le débat qui va gagner en ampleur sera bien celui du -pouvoir d’achat-. Les français ne sont plus disposés à se mettre en pause sur la question devenue hautement sensible pour l’exécutif, « A présent, les enquêtes d’opinion le démontrent, ils veulent voir un ensemble de réformes qui ne se limitera pas aux seuls effets d’annonce dont les résultats seraient promis à 2020 ! Un cap, certes, mais bien trop loin face à l'impatience...» Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, mais à moins de refuser vouloir se rendre compte qu’un désamour profond s’installe, « Cette stratégie de communication de l'exécutif qui repose sur une absence totale de verticalité comme pour mieux s’écarter le risque d’une rigidité à l’exercice semble à présent montrer ses premières limites.» 


Le président de la République Emmanuel Macron en plein dialogue impromptu avec un migrant.
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Contradiction béante…

 « Il y a un mouvement de fond qui annonce que le président de la République va devoir donner autre chose que de "la poudre à Perlimpinpin", les français sont impatients, à présent ils veulent des résultats. » Si les réformes entreprises s’avèrent salutaires à bien des égards, « La croissance du pays et les résultats encourageants sur le front de l’économie et donc de l’emploi ne pourront suffire à endormir, les français sont au premier rang des acteurs de la transformation, tant par leurs efforts et la contradiction béante d’une politique qui fait des largesses aux plus riches dans le même calendrier de spoliation des plus pauvres ! » C’est en tous cas effectivement la perception plutôt commune de la musicalité d’une ambiance nettement dégradée. Faire croire que la communication peut recréer des passerelles là ou certains font sauter des ponts est pas moins risqué, le président le sait trop bien, l’omniprésence n’est pas sa stratégie. Segmenter la parole pour élargir l’audience est une hypothèse qui devrait permettre quelques correctifs, toutefois « Il lui faudra compter sur un gouvernement capable d’ajuster la communication au plus juste de la feuille programmatique. »  Si le premier ministre Edouard Philippe semble redoubler d’efforts afin de donner un maximum de lisibilité aux actions de son gouvernement, il doit pouvoir le faire avec une équipe qui soit au diapason. Comme si la partie n’était pas assez compliquée, c’est à présent dans les rangs des nouveaux députés si frêles que la marche s’avère parfois bien compliquée, « Les retours des circonscriptions et donc dans la presse locale n’ont rien de rassurants, les députés ne font pas vraiment corps avec la stratégie globale, ils plaident volontiers sur les objectifs et s’enfoncent allègrement sur la méthode dès lors que les questions se font précises ! » Si tous n’ont pas forcément la maîtrise de l’exercice, à vouloir en faire trop, ils fonts encore trop souvent de sérieux dégâts, «  A présent, il y a une urgence, c’est l’appareil du parti « En Marche » qui n’est pas en adéquation, mais vraiment pas... » Il faut préciser qu’à part un travail efficace et donc louable pour son style sur les réseaux sociaux, le parti présidentiel est complètement inaudible pour ce qui est de -renforcer efficacement- la couverture médiatique de l’exécutif, outre certains problèmes sérieux de casting, « Les députés sont parfois jetés dans les filets des journalistes qui n’attendent que le bon mot qui va permettre de creuser le fossé, combien de députés s’emmêlent encore les pinceaux à vouloir expliquer le calcul de la CSG.  (…) Tous sont tombés dans le panneau, expliquer le bénéfice du rapport entre l’augmentation de la CSG des retraités et la suppression de la taxe d’habitation en tentant démontrer le bien-fondé du calendrier de la fin de l’impôt sur la fortune, il fallait un certain courage! Surtout après la suppression des 5 euros de l’aide au logement des plus pauvres qui écoutent les inquiétudes des travailleurs eux-mêmes souvent encore pauvres au point pour certains d'être prêts à se taper sur la tronche pour un pot de Nutella… » une charge bien sévère, mais reconnaissons cette part de vérité au débat actuel. Soyons sport, le président a lui-même reconnu ce qui devait l’être pour la suppression des 5 euros des APL « C’était une connerie ! » devait reconnaître le président de la République qui souhaite encadrer certaines pratiques de la grande distribution moins prompte  à aider nos agriculteurs et éleveurs, bien sûr « C'était une connerie reconnue En Off… », toutefois la mesure des APL fût maintenue et le ressentiment davantage soutenu. 

Madame Brigitte Macron, ici avec des enfants d'une maison de jeunes.
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La première Dame…

Emmanuel Macron regarde aussi son image au sens très horizontal, « Si les pages people de Paris Match ou Gala se font prégnantes pour activer les ressorts du secteur clef de l’économie du Luxe à la française, il comprend bien que son épouse ne doit pas finir qu’en sympathique ambassadrice d’une marque d’un groupe aussi notable qu’il soit… » instigue notre source en faisant tourner son Mont-Blanc...  Le première dame de la République ayant d’autres compétences à mettre en valeur, et de conclure, « Ce n’est pas tant que renforcer des liens précieux avec la Chine en campant devant les journalistes pour le panda, madame Macron ancien professeur peut aussi continuer à s’investir avec plus de lisibilité dans les causes nobles de la République, l’éducation et l’illettrisme par exemple, ou cette implication notable pour l’accompagnement de la fin de vie et la cause entière des femmes s’avèrent aussi intéressantes pour une communication et ce bien une actualité compliquée qui touche la vie privée de ministres en dehors des salons dorés de la République… »  Sur ce point ; laissons le bénéfice aux actions de l’implication sincère de la première dame, d’ailleurs quand le président de la République reçoit un jeune homme handicapé en fauteuil roulant pour défendre si noble cause, on peut se rassurer sur ses capacités à rester dans le vrai.



Le président de la République Emmanuel Macron 
et la chancelière de la République fédérale d'Allemagne Angela Merkel.
(Droits réservés.)



Leadership à l’international…

 Les prochains mois s’avèrent cruciaux, si le président de la République s’est démontré particulièrement efficace lors du sommet de Davos ou lors de son périple africain, il lui faudra s’attaquer à de sérieux rendez-vous à l’international. Si chacun peut comprendre sa capacité à rester droit dans ses bottes comme avec la Corse Républicaine, il devra nous montrer que le pré-carré de la présidence sur les questions internationales sera lui aussi bien respecté. Sur la question sensible du recours à la force en Syrie, le président de la République annonce la couleur :

« Si la France a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils en Syrie, nous frapperons. Dès que la preuve sera établie, je ferai ce que j’ai dit.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018. 

Mercredi dernier, le responsable de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, semblait convaincu que de telles armes étaient utilisées par le régime de Bachar al-Assad, par ailleurs conforté par différentes agences du renseignement, et pas des moindres. « Toutes les indications nous montrent aujourd’hui qu’il y a l’usage du chlore par le régime en ce moment en Syrie », assurait le ministre des Affaires étrangères. Est-ce le signe de l’imminence de frappes françaises ou en l'espèce coalisées pour rompre avec les effets d’annonce jamais suivis d’effets au sens systémique de son prédécesseur? L’hypothèse est à l’étude dès lors que le dictateur s’est enfermé dans une logique inacceptable pour la cause urgente des minorités civiles en réelles souffrances, qui se souvient de l'implication de ceux qui prêtèrent main-forte à nos troupes face à Daesh? C’est aussi à la communauté internationale d’abonder vers une réponse proportionnée, or cette configuration en "roue libre" du régime syrien inquiète au plus haut point le président de la République qui va devoir donner ses réponses.

 La guerre n’est pas le seul pré-carré présidentiel, entre le G20 Finances et l’avenir de l’Union européenne et comme exemple d’un ensemble non exhaustif, les questions sensibles de l’imposition des Gafa ou des multinationales ou pas moins urgent, de l’avenir des crypto-monnaies au sein de l’Union européenne, « Devrait s’imposer là aussi un travail méthodique précis à la redéfinition des objectifs du couple franco-allemand dans le contexte si particulier du Brexit et de la crise migratoire.  Certains dossiers marquent des rendez-vous cruciaux. D’ailleurs sur le sujet de l’Union européenne, le leadership de la France va devoir rapidement se remarquer, le président s'est fait fort d'annoncer vouloir booster l'Union européenne, qu'il le fasse ! », les élections européennes seront un excellent baromètre sur les capacités présidentielles à définir un cadre efficace et durable dans l’opinion publique. 



Le président de la République Emmanuel Macron avant un entretien télévisé.
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La foi, la bonne étoile…

 Outre une interpellation sur le rôle de son épouse, une seule question privée, de l’ordre de « l’intime », dira-t-il lui-même. Le chef de l’Etat est-il croyant ? 

« J’ai la foi au sens générique du terme » . « Je crois en une transcendance. Je respecte éminemment la place que les religions occupent dans notre société.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Devait répondre un président mystique. « Si on ne croit pas en sa bonne étoile, en sa chance, en son pays, on n’a pas le quotidien que j’ai aujourd’hui ». Il lève les yeux au ciel, le timbre de sa voix s’assourdissant... En fait, croire en sa bonne étoile est un bon début dès lors que les pieds restent sur terre.Le calendrier va rapidement se compliquer.

 Mais ce n’est pas tant sur les performances à l’international qu’il faudra s’inquiéter, la veille de l’action gouvernementale sur les questions sensibles comme celles sociétales avec la réforme du Culte Musulman de France ou les indispensables réformes du secteur de la santé dont l’hôpital à la peine, seront aussi des prochains rendez-vous à ne pas manquer. Ces nombreux dossiers du moment sont « Capables de s’avérer chronophages pour l’exécutif, pas moins le président de la République qui devra pouvoir compter sur un gouvernement plus efficace à la tâche, son rôle à l'international va durablement s'amplifier. »  On pourra donc se rassurer sur les différentes mesures déjà prises pour que le gouvernement communique avec plus de cohérence, car finalement, il n'est pour l'heure d'un certain bilan bien plus question d’un exercice incomplet et donc souvent maladroit que la marque réelle d’actions volontaires ou de si mauvaises volontés. Par contre, il ne faudrait pas s'y tromper, Emmanuel Macron ne souhaite pas pour autant se rapprocher davantage des médias, il veut juste un équilibre pour des relations qu'il espère enfin apaisées. Les dernières semaines lui sont visiblement assez éprouvantes, il lui faut à présent une configuration capable de l’accompagner sur les différents chantiers dont certains déjà entamés. Souhaitons-lui de bénéficier enfin d'un étayage plus efficace et donc pragmatique de la part de son gouvernement, pas moins de son Parlement, ainsi les français devraient pouvoir enfin s'y retrouver... 











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