mercredi 20 avril 2016

Edito Luxembourg: Xavier Bettel, une insoutenable légèreté?



Le premier ministre Xavier Bettel, ici avec l'ex-agent du SREL, André Kemmer...




Luxembourg le 20/04/2016

Par Didier REMER


Edito en partage avec Warren.lu , Luxembourg Banking, Investments & Fintech.



C'est le dossier brûlant de la semaine, ou comment en 2012, un député vice-président d'une commission d'enquête parlementaire a rencontré « En catimini à son domicile privé du quartier Bonnevoie à Luxembourg un ex-agent du service de renseignement pris dans l'affaire scandale du SREL, celle qui devait faire chuter quelques mois plus tard le gouvernement Juncker ! (en 2013) Une rencontre par l'entremise d'un chauffeur de ministre, il fût employé par le gouvernement et s'avère être un membre très proche de l'actuel premier ! » croit-on savoir. Ce député n'est pas n'importe qui, il est bien question de notre premier ministre ! Xavier Bettel, alors bourgmestre de la ville de Luxembourg, avocat de formation « Etait donc ce parlementaire de l'opposition membre de la très ''sérieuse'' commission d'enquête sur l'affaire du SREL ! » Présenté comme l'un des plus virulents opposants de l'ancien premier ministre Juncker, l'actuel premier ministre prétend s'être fait embarqué dans l'histoire avec beaucoup de légèreté et aurait d'ailleurs « Vite fait marche arrière ! », une fois la juste mesure de sa gourde... En effet, le député Bettel quittera la commission d'enquête parlementaire mais en fait « ...après quatre longs mois ! C'est dire que ce dernier fût étrangement long à la détente ! », c'est d'ailleurs pour cette raison que « Les parlementaires chrétiens sociaux du CSV et quelques autres souhaitaient avoir ce mardi des réponses à la Chambre dans un temps plus court ! » (Questions d'actualité.) Xavier Bettel s'est donc exécuté, il aura donné ses réponses à l'ensemble des parlementaires du pays. 





C'était fort imprudent...





L'affaire se corse sur le plan politique, Xavier Bettel est jugé finalement peu convaincant sur la teneur de ses explications à la chambre des députés, « L'idée d'une motion de censure gagnait en ampleur dans les rangs du principal parti d'opposition de l'actuelle coalition mais pas seulement ! » Croyait-on savoir au Parlement. Comment ne pas comprendre des parlementaires qui ont le souvenir d'un Xavier Bettel particulièrement acerbe et parfois « Bien moralisateur sur les errances de l'ancien exécutif gouvernemental ? » peste mon éminente source au parlement. Voilà pour la posture officielle, en fait, l'ex-agent du SREL incriminé défendra t-il la même ligne, pas certain, en effet « André Kemmer qui s'est longtemps défendu d'être le maillon faible d'une formidable instrumentalisation dans l'affaire scandale du SREL pourrait (re)venir compléter le dossier de ses précieuses informations... » instigue la source. « Il est a noter qu'André Kemmer fût lui même entendu en 2013 par les membres de la commission d'enquête parlementaire et cela en présence de... Xavier Bettel ! » C'est d'ailleurs Alex Bodry, représentant du LSAP (socialistes) et actuel parti partenaire de la coalition « Gambie » qui considère que « C'était fort imprudent d'avoir une telle rencontre à l'époque », il ira plus loin en précisant que « L'actuel premier ministre Xavier Bettel aurait dû (forcément) en informer les membres de la commission d'enquête... » Toutefois le ministre en charge de la justice précisera que son premier ministre n'a pas fauté dès lors que celui-ci « avait refusé d'entendre André Kemmer sans la présence de deux témoins », le chauffeur et semble t-il, un policier en civil. « Rien d'illégal n'a été fait. C'est faux de dire le contraire. Il ne suffit pas de poser des questions, il faut également accepter les réponses. L'honneur du Premier ministre a été attaqué par M. Gibéryen. Ce n'est pas correct. Même si une faute a été commise. M. Bettel a reconnu sa faute et cela l'honore. Nous ne sommes pas des surhommes et chacun peut en faire des fautes. Il l'a reconnu et surtout cela n'a eu aucune incidence. » recadre Felix Braz, ministre de la justice défendant l'honneur de Xavier Bettel. 





La forme d'un Mea culpa...





L'affaire pourrait prêter à sourire, or elle est bien plus grave qu'il n'y paraît, si effectivement le premier ministre Xavier Bettel prétend s'être fait embarquer dans cette histoire par l'entremise d'un proche chauffeur (et garde du corps d'un ministre), en lien avec André Kemmer « Prétendument rencontré dans un bar de la vieille ville ! On lui prête surtout de s'en être accommodé à bon compte ! » En effet, la justification de la recherche de la vérité en dehors du cadre formel de la commission d'enquête démontre pour certains parlementaires de l'actuelle opposition « Un étrange empressement pour mesurer ses chances de voir ainsi chuter le gouvernement Juncker ! » Une euphorie et un manque total de discernement ? En effet nous parlons bien d'un député qui était membre de la commission d'enquête, très au fait d'une telle responsabilité eu égard au contexte politique si particulier de l'époque. « Celui même qui critiquait les pratiques d'un autre temps s'est clairement fourvoyé dans des pratiques en rien différentes de celles appuyées maintes fois par ses propres critiques martelées à la chambre des députés à l'encontre de Jean-Claude Juncker. » On s'étonnera que cette affaire de la rencontre privée fût mise en sommeil de si longs mois par son auteur alors que le traitement de l'affaire scandale d'Etat était déjà en devenir sur le plan judiciaire et plus tard, clairement en cour d'instruction par la justice du pays. C'est bien la principale critique qui s'abat sur le premier ministre Xavier Bettel, celui-ci a bien tenté mettre en avant la forme d'un mea culpa pour avoir été conscient que cette démarche ne pouvait être qu'inappropriée en l'état : « J'ai eu ce mauvais pressentiment d'avoir été manipulé. C'est uniquement pour cette raison que j'ai démissionné. Ce n'était pas facile de prendre cette décision. Beaucoup de gens disent que je n'aurais pas dû démissionner, mais je ne voulais pas mettre en péril tout le travail réalisé par la commission d'enquête. » et le premier ministre ira plus loin encore, « J'ai dit que si Monsieur Kemmer n'avait rien à se reprocher, rien ne lui arriverait. Qu'y a-t-il de mal à dire cela ? Mais j'insiste que c'était une erreur de ne rien dire aux membres de la commission parlementaire. Mais ma décision de démissionner était louable. » Xavier Bettel a conclu sa déclaration laconique en affirmant qu'il était « Un grand défenseur de l'Etat de droit ! » Nous allons voir les suites de cette affaire, pour l'instant, « Les parlementaires du CSV et de l'opposition souhaitent s'accorder sur la suite la plus à même de rétablir un point d'équilibre, (...) Il n'est pas nécessairement utile d'enfoncer un énième clou sur la croix du premier ministre, le bon peuple de Luxembourg pouvant apprécier à sa juste hauteur le décalage flagrant entre un Xavier Bettel moralisateur et celui qui s'accorde certains arrangements avec la notion vertueuse de l'Etat de Droit en démonstration, souhaitons lui de prendre cette leçon comme il se doit ! » croit savoir ma source au parlement. A suivre.






Anne Grommerch, un destin tragique...

Anne Grommerch, une femme engagée qui nous manquera...


Le 15 Avril, j'ai été informé du décès de Madame Anne Grommerch, 45 ans. Députée de Moselle et premier magistrat de la ville de Thionville (Moselle, France). L'élue était malade d'un cancer depuis de nombreux mois, ces dernière semaines, son état de santé s'est aggravé. Anne Grommerch avait à coeur de défendre sa région, elle était impliquée dans le rapprochement des différents acteurs socio-économiques de toute la grande région, nouant de précieux liens avec le Luxembourg (elle était une grande amie de Xavier Bettel), l'Allemagne et la Belgique. 



Je tiens à présenter mes condoléances à toute la famille, son mari, ses enfants ainsi qu'à ses proches. 



J'ai le souvenir d'une femme pleine de courage et souhaitant défendre une action politique avec constance. Humaniste, elle était particulièrement pugnace et mettait un point d'honneur à privilégier le bien commun sur les intérêts particuliers. Anne nous manquera. 



Originaire de Waldwisse (France, Moselle), sa famille vient s'installer à Thionville, où ses parents, commerçants, tiennent une boucherie rue de l'Agriculture pendant 40 ans. Elle fréquente l’école de la Perdrix, le collège Paul Valéry puis le lycée Hélène Boucher, puis poursuit ses études en sciences de la nature à Nancy. Elle entre dans la vie professionnelle en 1991 en tant qu’assistante de direction dans un bureau d’expertise automobile au Luxembourg. Déléguée commerciale puis district manager, en 2006 elle devient directrice des ventes au sein de Soutirages luxembourgeois Sarl (Coca-Cola entreprise). 



Suppléante de Jean-Marie Demange, elle devient députée en 2008 à la suite du décès par suicide de ce dernier. Pour pouvoir totalement se consacrer à ses nouvelles fonctions de députée, elle fait le choix de mettre un terme à sa carrière professionnelle. À l’Assemblée nationale, Anne Grommerch est membre de la commission des affaires économiques. 



Élue conseillère régionale de Lorraine lors des élections de mars 2010, Anne Grommerch cumule cette fonction avec celle de députée. 



Elle est réélue députée de la 9e circonscription de la Moselle avec 53,07 % des voix1 lors des élections législatives de juin 2012. 

Le 26 juin 2012, elle est élue vice-présidente du groupe UMP à l'Assemblée nationale. 

En janvier 2013, à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, elle est nommée, avec Marie-Anne Montchamp, déléguée générale chargée de la formation. 

Le 30 mars 2014, elle remporte les élections municipales de Thionville pour 77 voix d'avance sur Bertrand Mertz (PS). Le 4 avril suivant, elle est élue maire par le nouveau conseil municipal. Un an plus tard, les élections sont cependant annulées par décision du Conseil d'État, après une infraction constatée durant la campagne électorale. Le 21 juin 2015, elle remporte de nouveau les élections municipales avec 53,74 % des voix face à Bertrand Merz dont la liste totalise 46,25 %, dans un scrutin marqué par une abstention qui atteint près de 50 %5. 

Le 26 juin suivant, elle est élue maire par le nouveau conseil municipal. 

Anne Grommerch décède le 15 avril 2016 des suites d'un cancer qui l'avait écartée plusieurs jours en avant de la scène politique locale. 



























Source biographique de madame Anne Grommerch: Wikipedia © Copyright 2016.




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