vendredi 8 janvier 2016

Edito Luxembourg: 2016, l'année Bettel ?

Xavier Bettel, premier ministre du Luxembourg.

Luxembourg, le 8/01/2016

Didier REMER

Edito en partage avec Warren.lu , Luxembourg Banking, Investments & Fintech.

Qu'on ne s'y trompe pas, le premier ministre Xavier Bettel va devoir mouiller la chemise, 2016 s'annonce comme l'année charnière de la législature « Gambie ». Après l'exercice d'une présidence tournante du Conseil plutôt exemplaire, le Luxembourg devrait logiquement pouvoir capitaliser sur un bilan qui force le respect. Si les principales chancelleries de l'Union européenne saluent les actions grand-ducales, à l'intérieur pointent certains vents contraires. Le premier ministre du pays engagé dans la réforme ne s'en cache pas ou plus, il sait trop bien qu'on l'attend au virage. La coalition peine à s'imposer dans l'opinion publique, le désamour serait toujours plus grand. « Il y a un réel déficit d'image, il peut s'expliquer par une incompréhension notoire qui gagne en ampleur, le travail de l'équipe gouvernementale manque cruellement de lisibilité! » Ce n'est pas tant cette volonté clairement affichée qu'une impression persistante sur une méthode dont certains ratés de la communication de l'action gouvernementale. Les différents couacs gouvernementaux donnent l'impression d'une équipe qui manque de cohésion, le bon peuple se perd dans le nuage des effets d'annonce. Au départ, ce référendum qui s'est avéré catastrophique pour l'ensemble de l'exécutif, mal préparé, mal défendu, certains ministres vont regretter longtemps leur manque d'investissement personnel dans la campagne. Les récents sondages sont catastrophiques, ils soulignent un effet boomerang.


Le Luxembourg traverse plutôt bien les crises...

C'est le grand paradoxe de la coalition « Gambie », alors que le pays n'est pas le plus à plaindre, de sérieux doutes subsistent sur la stratégie du gouvernement. Mais qu'en est-il de la feuille de route programmatique de la coalition ? A vrai dire, tout n'est pas négatif, sur la question du budget, l'absence d'anticipation du précédent gouvernement sur le manque à gagner lié à la fin de la manne du commerce électronique semble en partie gommée, « La purge entreprise pour la maîtrise des dépenses s'avère plutôt conforme, les premières actions traduisent une inversion de tendance. La situation de l'emploi et celle de l'économie semblent conformes à la promesse, dans un environnement particulièrement contraint, le Luxembourg traverse plutôt bien les crises ! » croit-on savoir en haut lieu. Pour s'en convaincre, on nous invitera aller regarder les résultats de nos ''grands'' voisins... Autre point positif, «  La gestion du scandale LuxLeaks mérite bien le satisfecit des acteurs de la place financière, d'ailleurs ils ne s'y trompent pas ou plus, sur ce point précis, le pire serait bien derrière nous. » pas peu fière mon éminente source. En effet, le pays qui mise sur la refonte de son branding s'est bien sorti de l'image peu flatteuse d'un paradis de l'opacité, « En misant sur le chemin de la transparence, le gouvernement faisait le choix courageux et pas moins risqué d'une nouvelle orientation de son modèle économique. Si certains pouvaient reprocher un manque de résistance face à la formidable pression internationale, tous sont à présent rangés à l'idée du changement de paradigme. » Sur l'évolution réglementaire internationale, il est vrai que le gouvernement s'est aménagé un calendrier assez large pour s'éviter des conséquences délétères supplémentaires pour la réputation du pays. Il est vrai, là aussi, bien malin celui qui pouvait encore prédire telle issue l'année passée!


Les mots ont un sens...

On le sait tous, Xavier Bettel est un communicant, son style est plutôt direct, parfois emporté, l'avocat de formation devrait encore et toujours méditer sur la qualité du message, il y a l'émetteur et bien sûr, le récepteur, l'analyse transactionnelle n'est visiblement pas son fort, « Tous les résultats du gouvernement ne se traduisent pas dans l'opinion publique (...), il faut bien l'intégrer, le luxembourgeois qui s'est habitué au confort n'aime pas les bobards, nos racines sont terriennes! Au pays, la maîtrise de l'exercice se doit plus précise, même si Xavier Bettel mise sur un style assez direct, seuls les faits comptent. (…) S'attaquant maladroitement à la délicate refonte de la politique familiale pour venir tailler dans le quotidien du citoyen comme avec le pouvoir d'achat tout en lui servant un énième mirage du logement promettait un logique effet boomerang. » croit-on savoir au parlement. Sur la question du logement, la problématique récurrente du pays méritait meilleure considération, il fallait organiser la tutelle gouvernementale avec une efficacité plus prégnante. La mission s'est transformée en chemin de croix pour l'image du gouvernement, l'épilogue du triste spectacle sera bien ce clou « crucificateur » d'une démission de Maggy Nagel poliment suggérée après une autre, fermement imposée... « Que de temps perdu! Le logement est un dossier sensible, il sera aussi un curseur principal du bilan de l'action gouvernementale, si Xavier Bettel veut capitaliser des points en 2016, il sait ou son implication personnelle devra faire sens. Il y a une réelle urgence, la coalition va devoir faire ses preuves! » Les communicants sont formels, les mots ont un sens, quand « amateurisme », « passage en force », « du n'importe quoi », « incompétence » s'alignent davantage que « dialogue », « écoute », ou « concertation », la rupture est proche. La charge est sévère, mais tout ce qui vient de la base est plein d'enseignement, « Étrangement, ceux qui devraient être les plus écoutés se retrouvent systématiquement remisés, c'est un paradoxe total, on nous demande de défendre une méthode ou notre place se réduit telle la peau de chagrin! » instigue un élu du Nord. On pourrait se dire que certains n'y croient déjà plus, « Ce qui nous fût présenté comme la révolution face à la gestion d'un modèle prétendu verrouillé de l’état CSV semblerait laisser place qu'à un approximatif copier coller de piètre qualité! » instigue ma source au Parlement, il est vrai, un brin remontée... C'est d'ailleurs au Parlement que les esprits s'échaufferaient toujours le plus, « Les conciliabules sont parfois bruyants! » entre réelles incompréhensions et pression grandissante, l'année 2016 serait la promesse d'un passage fort délicat, « A l'Hôtel de Bourgogne, (siège du Ministère d'Etat) on comprend bien que la communication est totalement à revoir. Xavier Bettel va devoir s'y atteler! Il lui faudra consacrer un temps toujours plus précieux pour expliquer sa stratégie, il faudra bien aller sur le terrain des réalités pour recréer du lien! » croit-on savoir. Pour ma part, la nomination de Paul Konsbruck comme chef de cabinet serait un premier signe tangible que cette nécessité est bien prise au sérieux, l'idée d'un forum citoyen ou tout ce qui s'en rapproche serait un plus pour tout le gouvernement...


La fronde qui monte...

Pour l'année 2016, le premier ministre semble comprendre ce à quoi il devra rapidement s'attaquer « La fronde qui monte tel le tsunami ! » Pour s'en convaincre, les premiers sondages de l'année, « Il est vrai, assez catastrophiques sur le plan intérieur! » tacle mon éminente source. Un déficit d'image qui s'installerait durablement ? « Bien pire encore,  à présent s'installe une rupture avec le bon peuple, (...) L'équation vertueuse des bonnes intentions s'inverse à mesure des différents couacs gouvernementaux, le problème est bien ce déficit constant de crédibilité, ce gouvernement de coalition fait force d'un manque cruel de lisibilité, d'ailleurs quoi qu'il fasse (…) Son action est toujours perçue comme un patchwork qui part dans tous les sens! Il est vrai, on lance beaucoup d'idées, même si les intentions sont bonnes, pour ce qui est des retombées, le citoyen ne s'y retrouve pas ou si peu! (...) Bien malin celui qui serait capable de citer une seule action qui puisse emporter une véritable adhésion populaire! Plus que jamais, le Luxembourgeois se veut nostalgique, le souvenir d'une culture du dialogue gagne de nombreux esprits, ce qui restera de la tripartite avec les nombreux passages en force démontre plutôt bien cet aspect! » mais le mécontentement  est encore plus fort dans les rangs du LSAP, « Plutôt que d'investir dans l'image branding du pays, ils devraient commencer à s'attaquer sérieusement à l'image kaléidoscopique du gouvernement, notre parti doit son salut à Jean Asselborn, Etienne Schneider devrait payer sa cotisation 2016 au DP! », (Ambiance) « L'effet boomerang était largement pressenti, même si on ne gère pas un État comme une association des joyeux pêcheurs, syndicats et patronat ou société civile doivent retrouver un véritable droit de citer, en 2016 les lobbyistes attendront... » croit-on savoir en haut lieu. Pour le premier ministre, l'échec de « sa » communication invite une nouvelle grille de lecture sur la méthode, à présent, il serait bien question de « qualité d'écoute... », entre la base et le sommet, le divorce serait bien entamé! « Il est fort désagréable de voir des ministres tout sourire et claquement d'épaule de rigueur, toujours vous dire entendre vos préoccupations pour ne pas finalement les traduire dans les faits! Les orientations programmatiques sont traitées avec un style trop aléatoire! Bien sûr, beaucoup d'annonces, mais un style emporté qui frôle parfois l'amateurisme, (…) Finalement, on doit assurer le service après-vente des gaffes d'un gouvernement qui joue trop souvent perso en laissant ses représentants locaux à la cave... Il faudra de sérieuses corrections pour coller au programme de coalition. » (Ambiance II)


Variable d'ajustement...

Justement, côté corrections, en 2016, le gouvernement sera confronté à des dossiers importants, c'est bien la réforme fiscale qui s'annonce comme un dossier clé de la législature, « Bien plus que la réforme constitutionnelle déjà en quasi ligne sur le CSV, cette réforme fiscale va mettre le curseur à juste hauteur entre promesses et résultats concrets à se trouver, c'est un exercice qui va requérir beaucoup d’opiniâtreté, il faudra de l'écoute! Une réelle capacité de synthèse et la définition d'un plan d'action pour des véritables réformes de fond adaptées aux enjeux de notre avenir commun. (…) Par exemple, s'attaquer courageusement au registre de la péréquation fiscale comme avec le foncier ou plus important encore, le ratio multinationales et agents économiques locaux pour enfin intégrer une imposition adaptée tout en préservant un modèle économique toujours à devoir diversifier, (...) ce qui va rapidement nécessiter plus d'un tour de table, ils se devront d'ailleurs les plus larges possibles. » ma source espère que le pendant social du gouvernement va pouvoir s'imposer dans les négociations. « Le LSAP est trop souvent en pilotage automatique sur le DP! » Le gouvernement en refusant l'imposition des plus riches, ciblerait davantage la majorité du bon peuple du Luxembourg, celui qui après l'incompréhension des premières réformes de la politique familiale n'est pas vraiment disposé à servir le dessein d'une énième variable d'ajustement, « Les entreprises seront elles aussi assez vigilantes, les cadeaux fiscaux mirifiques comme aux multinationales sont éloignés de l'effort attendu de nos industriels locaux, seuls véritables pourvoyeurs de l'emploi fiable au niveau national! » Pour Xavier Bettel, point de doute « Le gouvernement est sur la bonne voie, on mène une politique budgétaire... réaliste! » Mais le premier ministre joue la prudence, il refuse cependant d'évoquer le détail de la marge de manœuvre, « Histoire de ne pas donner de l'eau au moulin de l'opposition qui sait trop bien que cette dernière est si ténue! » croit-on savoir au Parlement. Il faut s'aménager un point d'équilibre, du moins « un semblant dans les faits », l'idée d'un impôt individualisé fait son chemin sans convaincre à tous les étages, « Cette usine à gaz clientéliste viendrait rapidement compliquer la donne, (...) Finalement elle risque de déshabiller Pierre pour habiller Paul! » Pour le premier ministre, il serait bien plus question d'équité et donc justice fiscale, « Ne plus pénaliser ceux qui divorcent et les familles monoparentales et permettre à chacun de contribuer en fonction de ses moyens (réels) pour s'éviter tous problèmes existentiels! » donc plane toujours ainsi une promesse vers l'équité fiscale en 2017, mais alors quid de la politique du logement? Xavier Bettel met en avant le changement des mentalités, mais ne peut cacher les logiques difficultés pour trouver les ressorts utiles afin d'inverser durablement la tendance. « 3000 projets! » seraient ainsi acquis à l'action de son gouvernement, « On est parvenu à inverser la spirale des prix de vente! » reconnaissant toutefois la limite de l'exercice pour les primo-accédants, « Reste une marge entre les logements sociaux et le marché classique. » pointe toutefois le premier ministre. Après divers claquements de portes et règlements de compte et finalement une démission, « Le nouveau ministre du logement Marc Hansen est attendu, il devra faire sens à ce qui fût présenté comme une si ce n'est la priorité de la coalition! » Là, ou la critique fût des plus acerbes pour l'ancien gouvernement, l'actuelle majorité devra déplacer encore quelques montagnes, « Les promoteurs privés seront rapidement contraints d'effectuer une part supplémentaire de l'effort, l'effet de la loi en plus! » croit-on savoir.


Triple A social ...

Xavier Bettel, un temps nouveau chantre européen de la transparence fiscale s'est ainsi montré plutôt clair sur la place financière, esquivant sur une récente loi votée discrètement au parlement, histoire de ne pas se compliquer la donne, le premier précisera, « Il faut continuer à travailler sur nos compétences. On ne peut plus miser sur des niches qui sont illégales dans d'autres pays. Les mêmes règles du jeu doivent à présent valoir pour tout le monde. » citant au passage le satisfecit de l'OCDE sur « le chemin accompli » Après l'épisode des rescrits fiscaux et celui du fameux devenu fumeux LuxLeaks, le premier ministre dit vouloir protéger le Triple A, « Base de l'attractivité économique du pays! » Il souhaite ainsi défendre le paquet d'avenir économique, point qui nous promet de longs débats avec les syndicats pas moins les acteurs de notre économie qui s'inviteront à point nommé dans les discussions, « Ceux-ci se sentent parfois boutés de certaines négociations, parfois même clairement floués par ce discours à géométrie variable de l'exécutif! D'un ministre à l'autre, les versions s'avèrent éloignées de la stratégie qui peine ainsi à s'imposer ...» croit-on savoir. Misant sur la diversification de l'économie comme avec les NTIC et donc le Fintech comme pour la place financière, Xavier Bettel veut s'attaquer à la formation des jeunes vers ces filières « Pleines d'avenir. » Il défend le besoin de continuer la diversification de l'économie, « résumer le pays au seul secteur financier serait une erreur », il mise beaucoup sur la logistique et l'innovation et donc la recherche. Bien sûr, la coalition va devoir recréer du lien avec tous les agents économiques locaux, si dans l'ensemble, les relations sont en partie plus apaisées qu'il n'y paraît, les entreprises du Luxembourg seront plus vigilantes en 2016. « Le triple A, c'est bien, mais il faudra aussi nous accompagner ! Quand certains exigent un triple A social, ils sont dans leur plein droit. Si la coalition va devoir s'attaquer dans les faits à de la redistribution, les entreprises veulent aussi leur juste part. On nous demande beaucoup d'efforts, nous y sommes prêts, mais pas à n'importe quel prix, l'équation se devra gagnante, pour nous et bien sûr nos salariés! » Le premier ministre devra se trouver des alliés, si la santé économique du pays est plutôt encourageante, l'équilibre reste à surveiller. Le Luxembourg est aux avants postes de la reprise économique au sein de l'Union européenne, mais cette place ne lui confère pas nécessairement une absence de vue à long terme. Mandater un économiste de renom international pour définir un cadre de réflexion est une bonne chose, le ministère de l'économie serait ainsi toujours dans l'action coûteuse de... délégation! « Étienne Schneider devrait rapidement reprendre son bâton de pèlerin, les missions économiques se font plus rares, et les résultats des précédents opus se font moins concrets. Après la parenthèse de la présidence tournante, il lui faudra revenir à ses fondamentaux, d'ailleurs il n'est pas impossible de concevoir un renforcement des actions sur notre tissu local d'entreprises, des pistes intéressantes sont en cours, il faudra les développer. (...) Le bilan carbone du pays n'est pas vraiment glorieux, nous avons encore beaucoup de potentiel. (...) La logistique est un axe intéressant, mais réduire la dynamique de l'économie d'un pays avec un tel argument devenu tête de gondole, serait assez réducteur, (...) Il faut miser sur les NTIC, toujours et encore ! La part des prestataires locaux doit s'imposer face aux opérateurs étrangers. » Sur ce dernier point, il est bien question de formation, la refonte acquise du pôle universitaire serait considérée comme un atout, démonstration que la recherche et le développement trouvent bonne place. Mais alors cette année 2016 sera-t-elle aussi catastrophique que semble l'annoncer la première salve des sondages? [* Voir ci-dessous en fin d'article.] « Le CSV communique déjà comme un gouvernement bis avec son premier ministre bis auto proclamé, un Claude Wiseler et son parti qui profitent plutôt bien du désamour actuel, lui même encouragé par certains errements clairement identifiés du Nord au Sud du pays! » Si l'entreprise du CSV ne craint pas l'amnésie collective, elle puise davantage ses forces dans les faiblesses toujours plus flagrantes du gouvernement de coalition. En 2016, le rôle du premier ministre Xavier Bettel sera bien celui d'un véritable chef d'exécutif, capable d'organiser le précieux temps de son gouvernement, il nous donne déjà une sérieuse piste en acceptant le poste supplétif de la culture! Bon soyons sport, il nous a bien rassuré sur ce point, l'exercice ne se limitant pas aux seuls vernissages... Il s'est d'ailleurs accordé l'aide d'un secrétaire d'état qui viendra renforcer la compétence en la matière, bien sûr, faisant montre d'une cohérence à toutes épreuves! En 2016, c'est sûr, notre premier ministre va devoir mouiller la chemise! Souhaitons à notre gouvernement tous nos voeux pour concrétiser l'ensemble des actions si ambitieuses de sa feuille programmatique...  











*Sondage TNS  Tageblatt...


La composition fictive de la nouvelle Chambre: CSV (27 sièges), LSAP (10), DP (8), Déi Lénk (3), Déi Gréng (6), ADR (5) et KPL (1). 

Infographie Jonathan Vaucher, Groupe Tamedia.



"Si des élections se déroulaient dimanche, le CSV remporterait également le Sud, selon les résultats de l'enquête TNS pour le journal luxembourgeios «Tageblatt»."


Résultats du «Sonndesfro» dans la circonscription Sud
DP: 7,9% (deux sièges) 

LSAP: 17,8% (quatre sièges) 

Déi Gréng: 10,2% (deux sièges) 

CSV: 37% (dix sièges) 

Déi Lénk: 8,9% (deux sièges) 

ADR: 9,1% (deux sièges) 

KPL: 4,6% (un siège)




Résultats du «Sonndesfro» dans la circonscription Centre
DP: 16,4% (quatre sièges) 

LSAP: 12,4% (trois sièges) 

Déi Gréng: 10,6% (deux sièges) 

CSV: 41,7% (dix sièges) 

Déi Lénk: 6,1% (un siège) 

ADR: 5,5% (un siège)




Résultats du «Sonndesfro» dans la circonscription Nord
DP: 13,8% (un siège) 

LSAP: 16,3% (deux sièges) 

Déi Gréng: 9,4% (un siège) 

CSV: 37,4% (quatre sièges) 

Déi Lénk: 4% (-) 

ADR: 9,4% (un siège)



Résultats du «Sonndesfro» dans la circonscription Est
DP: 11,5% (un siège) 

LSAP: 11,7% (un siège) 

Déi Gréng: 11,7% (un siège) 

CSV: 42,5% (trois sièges) 

Déi Lénk: 3,9% (-) 

ADR: 12,7% (un siège)











Source: TNS pour le journal "Tageblatt".












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