lundi 10 août 2015

Grèce: Un accord proche avec les créanciers pour le 3em plan d'aide!



Alexis Tsipras, premier ministre grec proche d'un accord!



Luxembourg le 10/08/2015

Didier REMER


C'est dans un grand hôtel d'Athènes que sont décidés les derniers points de l'accord, les négociations sont jugées constructives et les représentants des créanciers se disent optimistes pour finaliser d'ici à mercredi le troisième plan d'aide du pays. Les négociations de « la dernière ligne droite » sont cruciales, l'échéance du 20 août étant dans tous les esprits. A cette datte, la Grèce devra rembourser impérativement 3,4 Milliards d'euros à la BCE (Banque centrale européenne.).


La synthèse...


Le Ministre de l'Economie Giorgos Stathakis avait indiqué dès dimanche soir que les négociations avaient démarré à 14H heure locale, mais n'étaient pas encore terminées vers 19H. Durant plus de six heures, les représentants des différents créanciers se sont appuyés à finaliser les différents points d'un accord « qui devra faire la synthèse entre toutes les parties. » Ce sont quelques 82 milliards d'euros qui seront libérés en échange de réformes structurelles de premier plan, réformes de l'économie, coupes budgétaires et mise en application de réformes supplétives jugées comme austères mais urgentes pour « ...se trouver un point d'équilibre.» De l'avis des experts, les conditions d'un accord sont proches, « plus que jamais, le climat est dépassionné, l'envie d'une issue par le haut semble pouvoir enfin s'imposer... » croit savoir notre source proche du dossier. 



Quand l'Allemagne profite de la crise grecque...


Cette information intervient dans un climat d'annonces très ciblées pour démontrer que l'Allemagne a finalement bien profité de la crise en Grèce, différents experts d'un institut d'études économiques allemand le démontrent dans un mémoire très détaillé pour ne pas dire fouillé. En effet, l'Institut Leibnitz démontre que 100 Milliards d'euros d'économies budgétaires sont acquises à l'Allemagne et ce « pour plus de 3% de son P.I.B (Produit intérieur brut). » L'étude va encore plus loin en démontrant que « Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas sa dette » soulignent les économistes qui concluent que « L'Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce. » Les experts économistes sont allés faire « les bons comptes de la crise », des simulations poussées pour affirmer que les investisseurs « se replient toujours sur des placements sûrs lors d'une période contrainte. » Ils considèrent que pour l'Allemagne, le pays a profité de cet effet de « manière disproportionnée !» De quoi relancer le débat sur la polémique dans un pays qui reste un des plus gros contributeurs de la Grèce. L'étude souligne les nombreux contrats de privatisations levés depuis 2011 comme ceux imposants des aéroports régionaux grecs, 14 au total acquis pour un prix jugé dérisoire par rapport au potentiel développement lié au tourisme et à une résilience économique « tous deux jugés prévisibles. » Cette démarche intervient alors que les experts du FMI ou d'autres institutions supranationales jugent la dette grecque à plus de 170 % du P.I.B comme « clairement insoutenable », les allemands se refusent à un « ''Haircut intelligent'' » (allègement de la dette) et « préfèrent même un prêt relais que de voir un plan global comme défendu bec et ongle par les Français.» Berlin en refusant finalement l'allègement de la dette abyssale met une pression considérable sur l'économie grecque et ce tout en imposant une verticalité à tous ses partenaires. De l'avis de nombreux économistes, « cette posture intangible peut s'avérer risquée si la dette atteint les 200% du P.I.B » or il n'est pas impossible que « les retards de la reprise de la croissance et les différents défis structurels de la macro-économie associés au risque de l'instabilité politique viennent à contredire rapidement le diktat des allemands dont le ministre des finances et ''chancelier bis'' Wolfgang Schauble qui souhaitait encore en juillet un Grexit temporaire... » insiste notre éminente source à Bruxelles.



Mémorandum pour trois ans...


Pour l'heure, le calendrier des négociations avec les créanciers viserait toujours la date cible de vendredi 14 août, prochaine possible réunion des ministres des finances par le canal de l'Eurogroupe. Actuellement sont négociées des actions prioritaires qu'Athènes devra mettre en oeuvre. L'intérêt d'Alexis Tsipras, premier ministre grec et son ministre des finances est de bien veiller à faire mettre en application des mesures qui puissent aussi obtenir l'aval de son parlement. « Un mémorandum pour un accord déséquilibré serait l'assurance d'une énième crise politique, déjà si largement ouverte. » insiste notre source à Bruxelles. Selon des sources grecques, « Reste cependant à se mettre d’accord sur de nombreux points, aussi divers et précis que l’augmentation de l’impôt de solidarité sur les hauts revenus, ou les taux de TVA sur les cours privés, l’essence destinée aux agriculteurs, ou le prix la viande de bœuf et quelques autres biens ou services de la consommation courante.» Quid de l'évasion fiscale et la question sensible des armateurs toujours en mode défensif « Sur ce point, Alexis Tsipras va devoir batailler fort et juste avec son ministre des finances Euclide Tsakalotos, il y va de leur crédibilité!...»  Mais aussi sur le sort à réserver pour la cession à des fonds spécialisés « avec une création toujours possible d’une bad-bank» pour les 90 milliards d’euros de créances douteuses « ...qui encombrent toujours le bilan les banques du pays à la peine.» insiste notre source. Le texte d’accord pourrait ensuite être voté par les députés grecs dès jeudi matin, puis être présenté vendredi aux ministres des Finances de la zone euro.


En démontrant des mesures progressives et adaptées à la situation du pays, une issue peut s'imposer. Les projets pour la Grèce du fonds d'investissements d'aide européen défendu par la Commission européenne de Jean-Claude Juncker associés au ressort opérationnel du Mécanisme européen de stabilité peuvent contribuer à donner une meilleur lisibilité au plan d'aide qui devrait être signé samedi ou dimanche. Ce mémorandum devra couvrir une première période de trois années et durant cette période, il sera agrémenté de possibles aménagements en fonction de la situation macro-économique du pays. Seraient préservés le besoin d'assistance humanitaire et certains impératifs utiles à la solidarité comme pour accompagner les personnes les plus pénalisées par les conséquences de la crise économique. 82 Milliards d'euros sont donc attendus avant le 20 août prochain, date échéance pour le remboursement de 3,4 milliards d'euros à la BCE (Banque centrale européenne)! A suivre...





















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