jeudi 13 août 2015

Grèce: L'accord du 3em plan d'aide ! (Document)


Alexis Tsipras, se dit confiant sur l'accord qui sera présenté à l'eurogroupe de vendredi...


Luxembourg le 13 Août 2015

Finance Offshore vous propose la synthèse de l'accord relatif au 3em Plan d'aide pour la Grèce, il sera détricoté par l'Eurogroupe ce vendredi, date cruciale pour un accord face à l'échéance du 20 août pour la BCE (Banque centrale européenne.) Le premier ministre Alexis Tsipras doit convaincre que le projet de loi de 400 pages rédigé et négocié âprement durant deux semaines avec les représentants des créanciers du pays remplit toute les conditions pour que la Grèce puisse toucher rapidement un premier versement des 86 milliards d’aide prévus. Athènes compte sur une première tranche d’aide de "20 à 25 milliards d’euros" pour rembourser 3,4 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain et injecter immédiatement 10 milliards d’euros dans les banques du pays qui sont toujours à la peine.

Beaucoup d’analystes sont sceptiques sur la capacité du nouveau programme à relancer l’économie du pays. Certains le jugent trop optimiste, notamment sur la voilure escomptée pour le résultat des privatisations. Alors que les prévisions européennes tablent un recul de 2,3% du PIB pour 2015, la Grèce a fait -mieux- qu’attendu au 2ème trimestre avec un PIB en hausse de 0,8% par rapport au premier, tandis que le pays n’est finalement pas retombé en récession en début d’année, selon les statistiques grecques. Mais le contrôle des capitaux en vigueur depuis fin juin pèsera sur les performances du deuxième semestre dont les résultats risquent de compliquer encore la situation.

La Finlande dira oui

Alors que les Finlandais faisaient encore montre de vives réticences « bec et ongle » et ce aux côtés des allemands lors du précédent opus, il semble acquis que ce plan puisse finalement éviter le fameux Grexit. « Nous avons fait un sacré chemin au cours de l'été. L'avenir de l'euro était en jeu (...) mais maintenant nous avons une solution et nous l'acceptons », a déclaré Alexander Stubb, ministre des Finances de Finlande à des journalistes après qu'une commission du parlement a voté en faveur du Plan acté à Athènes avec les différents représentants des créanciers. Après d'âpres négociations, un plan d'aides de 86 Milliards d'euros devrait être ''logiquement'' débloqué vendredi par les ministres des finances de la zone euro à Bruxelles, « L'objectif est bien d'éviter une situation de défaut et permettre à la Grèce de rester au sein de la zone euro! »  Depuis l'entrée d'un parti eurosceptique dans la coalition gouvernementale, le pays avait préconisé aux côtés des allemands les plus eurosceptiques une « sortie temporaire de la Grèce... » 


Les français solidaires, les allemands toujours sceptiques...

Côté Allemand, les discussions sont toujours en cours, « L'idée d'un prêt relais gagnant en ampleur dans les rangs des députés qui doutent de l'issue de cet énième plan », ils souhaitent l'assortir de garanties supplétives et certains observateurs locaux estiment à présent que les négociations de vendredi à l'eurogroupe « Seront complexes, directes, l'intérêt étant de trouver une issue réaliste, or ce n'est pas vraiment le cas sur le plan comptable! Il faut certes souligner des efforts du gouvernement grec, mais ils doivent se traduire par une mise en application effective, c'est à dire traduite dans les faits au plus vite. (…) Beaucoup de parlementaires exigent que le FMI soit également toujours intégré au processus et que les engagements du gouvernement grec soient pris en compte. (…) Le fonds estimant qu'un « Haircut intelligent » (allègement de la dette comme préconisé par les experts du FMI et nombreux économistes.) devrait pouvoir s'imposer, mais ici en Allemagne, on pense le contraire, on mise davantage sur la discipline budgétaire et une organisation plus efficace de l'état grec qui se doit continuer à se transformer face aux nombreux défis! » croit savoir notre éminente source au parlement allemand. En fait, il est bien connu que les allemands militent depuis quelques semaines pour un ''Grexit temporaire'', « Temporaire ou pas, ils utiliseront tous les ressorts de la pression au sein de l'eurogroupe, ce qui devrait pouvoir se confirmer encore à la réunion de Bruxelles ce vendredi! (…) Ils ne viennent jamais comme négociateurs, mais bien comme des censeurs, c'est un véritable problème. Sur les efforts des grecs, finalement, ils préfèrent renvoyer à l'incertitude économique qui pèse sur la zone euro, ils parleront de la Chine, qui avec ses dévaluations successives va plonger l'optimisme sur la croissance européenne aux abysses... » Les plus circonspects sur le nouveau programme: donc l’Allemagne qui a annoncé avoir « des questions » à soulever, lors l’Eurogroupe. Une secrétaire d’Etat allemand aux Finances, Jens Spahn, a affirmé jeudi que « Paris et Berlin souhaitaient davantage de précisions sur le programme de privatisations d’Athènes avant de se prononcer.» Selon le quotidien Bild, qui cite notamment un document de deux pages du ministère allemand des Finances, les réserves de Berlin concernent la participation incertaine du FMI au programme, la soutenabilité de la dette et les privatisations. Mais le porte-parole du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a démenti l’affirmation de Bild selon laquelle l’Allemagne rejettera l’accord lors de la réunion de vendredi. Les français seraient plus portés sur l'accompagnement des réformes structurelles. Côté français,  « Tout en misant sur les capacités de résilience de la Grèce, dont certaines sont clairement identifiées par les experts.» (…) « Nous n'allons pas donner un mauvais signal au peuple grec si largement éprouvé, (...) II y a toujours des solutions constructives entre personnes qui agissent en bonne intelligence, il n'y a pas de sous peuple en Europe! La solidarité doit se vérifier dans les faits. (…) Il faudra aussi souligner les nombreux efforts du gouvernement d'Alexis Tsipras pour intégrer un volet social et donc humanitaire tous deux plus efficaces! L'intérêt est de bien évaluer puis calibrer l'environnement politique de cet accord, il faut que les grecs soient solidaires entre eux, placer l'intérêt général au dessus des intérêts particuliers, un esprit de concorde semble pouvoir s'imposer. (…) Il n'est pas opportun pour un état européen de créer un climat confusionnel au sein de la classe politique grecque déjà si divisée, on ne peut avoir autant d'exigences et laisser un peuple confronté à si grand drame! Il faudra que les européens s'intéressent à la problématique des migrants qui gagne en ampleur dans ce pays lui même largement dépassé pour la gestion de cette difficulté, c'est aussi dans ce pays que l'Europe devra s'imposer! » croit savoir notre éminente source à Bruxelles. On le voit, vendredi, l'échéance du 20 août relative au remboursement de la BCE ou d'un possible Grexit ne seront pas les uniques sujets sur la table des négociations de l'eurogroupe. De l'avis de nos différents sources proches du dossier, il faudra une certaine hauteur de vue pour se trouver un réel point d'équilibre. Pour l'heure, le plan s'intéresse à la définition de mesures macro-économiques salutaires et à la refonte d'un système jugé parfois à bout de souffle, la justice (comme la lutte contre la corruption), la solidarité, les questions humanitaires et donc sanitaires, l'emploi, la résilience économique avec une relance concertée des acteurs clefs devraient pouvoir accompagner ce plan. A suivre...





11 Août, le plan d'aide pour les trois prochaines années...



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