lundi 31 août 2015

Edito: L'Europe face au défi migratoire!


Une petite fille syrienne débarque sur l'île grecque de Kos dans la nuit du 20 au 21 aout 2015
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Luxembourg le 31 Août 2015

Didier REMER.

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Alors que certains préfèrent se perdre dans un débat de pure sémantique, qu'ils soient migrants, réfugiés, restera l'horreur du drame de ceux qui ne sont finalement que les rescapés de conflits armés. Cette semaine, je me suis plongé dans la lecture d'une étude de l'Ifri, Institut français des relations internationales, l'auteur Matthieu Tardis y dresse l'histoire d'un échec européen, celui du Droit d'asile. Quitter un pays en guerre n'est pas sans conséquences, c'est renoncer à l'histoire qui commence dans une terre qui vous a vu naître, vivre, construire l'existence d'un certain commun. Les images qui circulent depuis quelques semaines sont très cruelles, entre les corps qui flottent en mer Méditerranée, ou ceux qui sont morts en plein coeur de l'Europe comme en Autriche, dans un camion par asphyxie, un certain plafond de verre gagne notre quotidien d'européens. De l'accueil réservé voire clairement hostile aux mesures préconisées par la commission européenne, l'absence de concertation entre les états pour gérer la problématique, nous regardons impuissants le naufrage d'un certain courage. La crise actuelle nous était promise depuis de nombreuses années, l'Union européenne s'était elle-même inquiétée des faiblesses de son dispositif Frontex, celui-ci n'étant visiblement pas calibré pour un flux migratoire d'une telle ampleur... humanitaire! Les premiers signes étaient pourtant annonciateurs, depuis 18 mois, les italiens annonçaient l'urgence de repenser l'organisation et l'accueil des migrants qui sollicitent le statut de réfugié tel que défini et donc garanti par les traités de l'Union européenne, pas moins ceux de ses différents états signataires, ou bien sûr ceux de la communauté internationale. Il est bien question de la politique d'Asile, de toute la prudence qui doit accompagner notre regard bienveillant pour si grand défi.


L'Union européenne échoue...


Aujourd'hui, on s'alarme de ce besoin de différencier une migration économique clandestine de celle de la guerre avec sa cohorte de drames humains qui nous renvoient aux pires heures de notre histoire. Lors des deux grandes guerres, nombreuses populations étaient déplacées ou logiquement fuyantes de l'éventail des crimes d'une telle barbarie, ce fût donc aussi le cas ici en Europe, c'est à dire « chez nous » comme ils disent. L'Ifri le souligne, « En dépit d’une coopération qui a émergé il y a 30 ans avec les accords de Schengen, l’UE échoue à offrir une image unifiée de l’accueil des réfugiés . Dans un contexte où la demande d’asile retrouve des niveaux élevés en Europe, les déséquilibres en termes d’accueil et d’intégration des réfugiés renforcent l’absence de confiance mutuelle entre les pays européens. Surtout, ces derniers ne parviennent pas à répondre aux défis de la protection des réfugiés qui n’ont jamais été aussi nombreux depuis la Seconde Guerre mondiale et qui sont obligés de prendre des risques croissants pour accéder à l’Europe. » Cette démarche de l'Ifri explique la réticence de certains états à s'accorder sur l'idée des quotas. « Les tentatives de l’UE de réinventer les outils d’accès au droit d’asile pour les adapter à la situation des réfugiés au XXIe siècle n’ont pas donné des résultats significatifs. En dépit de multiples propositions et déclarations, les États membres ont fait preuve de réticence lorsqu’il s’agit de mettre en place ensemble des voies d’entrée légale et sûre dans l’UE ou dans leurs relations avec les pays tiers. De même, lorsqu’il s’agit d’organiser la solidarité au sein de l’UE, les États ont également des difficultés à dépasser leurs intérêts nationaux remettant indirectement en cause une certaine idée de la construction européenne, en particulier, un de ses piliers, la libre circulation des personnes. Finalement, les réfugiés ont été tenus à l’écart de l’élaboration de ces politiques alors qu’ils en sont les principaux destinataires. Il s’agit d’une des raisons de l’échec de l’Europe de l’asile qui a oublié qu’il était avant tout question de protection des personnes et non pas de contrôle de flux migratoires. » Cependant, l'urgence est bien réelle, il y a un populisme rampant qui distille le discours haineux de la peur en créant les situations d'un amalgame toujours plus dangereux. Opposant une misère à une autre, honte qui nous renvoie à l' idéologie de nos heures les plus sombres, celle de notre histoire si collective. Pourtant, il n'est pas impossible de voir ici ou là, des entreprises de démystification pour rétablir certaines vérités. L'Europe doit gérer l'épineuse problématique d'un logique flux migratoire économique, il s'explique par les nombreux décalages qui subsistent à l'édification d'un modèle qui s'est bâti sur la promesse d'un idéal de préservation de la paix, dans la solidarité et donc vers la prospérité pour ses différents peuples. La récente polémique de la mendicité à Luxembourg, est une édifiante démonstration de l'instrumentalisation de certaines dérives de la gestion du logique « flux migratoire intra-européen » tel qu'encadré par les accords de Shengen. En focalisant le débat sur certains réseaux de la criminalité organisée, bien connue ici en Europe, on se dispense souvent d'un droit de regard tout autant objectif sur la situation des autres migrants, ces réfugiés qui fuient les affres de la guerre et qui sont donc dans une urgence absolument vitale. « Malgré de multiples déclarations et propositions des institutions européennes, les États membres font preuve de réticences lorsqu’il s’agit d’adapter le régime européen d’asile à la situation des réfugiés au 21e siècle. Ils peinent à dépasser leurs intérêts nationaux remettant indirectement en cause une certaine idée de la construction européenne et de la position de l’Europe dans le monde. » s'inquiète l'Ifri. Les drames s'ajoutent comme les tristes trophées d'un chapelet de la honte, celui de voir des pays en guerre contre ceux qui sont à l'origine de ces déplacements humains, européens y consacrant des moyens financiers et humains considérables, peinant à s'accorder sur la gestion de la question humanitaire des conséquences inévitables d'un tel défi. On le sait tous, à mesure que le conflit ouvert ne se trouvera pas son issue, ils seront toujours plus nombreux à solliciter un logique espoir de survie. Laisser effacer notre histoire collective comme à Palmyre, tout en organisant le vide sidérant du présent de la cause des réfugiés, on constate la légèreté des priorités de l'espèce humaine ainsi diluée. S'il est vrai que la problématique est davantage complexe pour en être à l'échelle d'un monde en pleine guerre idéologique, la réalité économique reprend ses droits. Dans une Europe qui voit la renaissance de ses vieux démons, il est bien question de se trouver un réel point d'équilibre à toutes ses vérités.

Une situation complexe...

Ne disposant pas d'un statut supra-légal efficient, les réfugiés sont confrontés à la dramaturgie de l'organisation de l'espace de vie de l'accord de Shengen. Ils se heurteront davantage aux contraintes ou faiblesses de l'administration d'un état membre de l'Union européenne qui se devra évaluer puis proposer une réponse adaptée à cette même urgence. L'instruction des dossiers est jugée souvent longue, « Trop longue, non pas quelle soit le reflet d'une mauvaise volonté d'un état, mais bien davantage le reflet d'une situation complexe comme celle de migrants qui parfois, ne disposent même plus des plus élémentaires documents pouvant contribuer à évaluer et donc attester la situation de leur pays d'origine. » instigue ma source. « Vous savez, les barrières sont nombreuses, il faut aussi pouvoir favoriser les échanges par la communication avec un contingent de traducteurs en suffisance, et il faudra l'intervention d'un staff médical adapté (…) Même si elles font beaucoup de prouesses, les associations humanitaires ne pourront pas tout gérer, l'ampleur étant toujours plus grande. » Les premières évaluations de cette gestion de l'accueil d'urgence au sein de l'Union européenne, démontrent des situations variables en fonction des états. « Elles ne sont pas nécessairement la démonstration d'un problème flagrant de capacité organisationnelle que la démonstration pas moins flagrante d'une mauvaise volonté affichée d'un état qui serait finalement clairement dépassé par l'ampleur de la problématique. » Il est vrai que tous les pays confrontés au flux migratoire des réfugiés manquent de coordination, chacun se devant gérer son pré-carré des contingents de migrants aux profils souvent différents. Cette question centrale du flux migratoire économique et donc souvent clandestin risque de gagner en épaisseur dans les semaines à venir. En effet, sans tenter oser opposer une misère à une autre, force est de constater que l'urgence se doit apprécier à sa juste hauteur, c'est à dire avec un esprit de justice face aux situations d'urgence. Justement, histoire de bien différencier cet aspect, la commission européenne ne manque pas aussi à son devoir de condamner les états qui gèrent le flux migratoire en dehors des plus élémentaires obligations du respect fondamental des droits humains. Profitant de la confusion renforcée par les thèses programmatiques du populisme rampant. Celui qui mélange migrants économiques et réfugiés. La Hongrie est un emblématique pays qui s'est accordé des libertés qui font honte à l'ensemble de l'Union, sabordant la Convention de Genève, d'abord l'édification d'une clôture de 4m de haut sur ses 179 km de frontières avec la Serbie, puis posant plusieurs niveaux de fils barbelé, ou encore en Macédoine, l'utilisation de grenades déflagrantes assourdissantes comme celles interdites depuis peu en France suite au décès accidentel d'un jeune manifestant. Est-il besoin de préciser ici le traumatisme de ses pauvres migrants, dont de nombreux enfants, tous confrontés à tel accueil, sachant que la plupart d'entre-eux viennent d'essuyer les bombes du conflit ouvert en Syrie ou la vision des plus récents crimes de l'EI. Certains s'inquièteront de l'absence de cordon sanitaire comme stipulé par les accords internationaux, points qui démontrent une grave atteinte au respect des droits fondamentaux humains. « Est-il besoin de le préciser ici, les conditions sanitaires de transfert comme compressés dans des trains ou l'absence de prise en charge sanitaire et médicale de ces réfugiés souvent accompagnés d'enfants en bas âge, ou femmes et hommes aux conditions physiques et psychologiques particulièrement diminuées ou altérées. » s'indigne encore cet observateur. Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères a déclaré ce dimanche, « La Hongrie fait partie de l'Europe, l'Europe a des valeurs, et on ne respecte pas ces valeurs en posant des grillages. », plaidant comme Angela Merkel ou le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, pour « une répartition des migrants dans chaque pays de l'Union européenne. », l'idée défendue âprement par le président François Hollande.

Le grand défi...

L'Europe va donc devoir se trouver une issue par le haut, « Il y a fort heureusement la volonté d'une gestion humaine qui soit enfin la démonstration d'une prise en charge globale de la problématique, c'est d'ailleurs l'exigence du couple franco-allemand!», François Hollande et la chancelière Angela Merkel militent pro-activement pour l'idée « d'un droit d'asile européen. », c'est à dire commun à l'ensemble des états de l'Union. C'est le grand défi de l'Union européenne, s'attaquer à cette problématique grandissante, « C'est pour nous un avertissement, nous devons nous attaquer rapidement au thème de la migration, et le faire dans un esprit européen, c'est-à-dire un esprit de solidarité, afin de trouver des solutions. » devait préciser Angela Merkel présente à Vienne après la découverte du camion contenant les corps de 71 réfugiés dont 4 enfants en bas âge. Le Luxembourg qui dirige la présidence tournante de l'Union a annoncé dans la soirée de dimanche « l'organisation d'un Conseil J.A.I (Justice Affaires intérieures) pour le 14 septembre prochain à Bruxelles. » Le 8 Octobre prochain, une rencontre européenne ou sommet sur la gestion humanitaire des flux migratoires en Europe se tiendra à Paris. Les ministres concernés souhaiteraient « la création de centres en Italie, en Grèce, pour que soient distingués les migrants économiques clandestins des réfugiés, la définition d'une liste de pays sûrs » afin de « compléter le régime d'asile européen commun, protéger les réfugiés et assurer l'effectivité des retours des migrants illégaux dans leurs pays de provenance». On s'oriente aussi vers une lutte renforcée contre les passeurs, un renforcement des contrôles aux frontières pour les véhicules, et la définition d'un régime d'asile européen plus restrictif pour lutter contre les abus identifiés depuis quelques mois. « La prise d'empreinte de tous les migrants sera généralisée et un passe personnel temporaire serait à l'étude, la question sécuritaire se devant être logiquement assurée. »


En deux ans, plus de 5000 morts en Méditerranée...

Londres et Paris se sont déjà engagés vers cet objectif pour régler l'épineux problème de Calais, les britanniques seraient d'ailleurs sur le point d'introduire des nouvelles restrictions aux migrants économiques clandestins tout en assurant vouloir renforcer la qualité d'accueil comme pour les réfugiés victimes de conflits armés. « 10000 », C'est le nombre de morts potentiels qu'il pourrait y avoir en 2015 en Méditerranée « Si nous ne faisons rien! », avertissait en Avril dernier Koji Sekimizu, le directeur de l'Organisation maritime internationale (OMI) dans le journal français "Le Monde". « Depuis le début de l’année, plus de 300 000 personnes ont traversé la Méditerranée », a dévoilé vendredi 28 août le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). « Dans le détail, ils sont quelque 200 000 migrants à avoir rejoint la Grèce et près de 110 000 a avoir accosté sur les côtes italiennes. Le nombre de tués en mer après avoir tenté de rallier l’Europe dépasserait les 2 500. » Le HCR précise toutefois que ce dernier chiffre « n’inclut pas les près de 200 individus morts ou portés disparus au large de la Libye après le naufrage de leur embarcation, jeudi. » ("Le Monde"). On s'étonnera que l'horreur d'une telle comptabilité ne puisse parvenir s'imposer dans les conciliabules des chefs d'état européens. En 2014, 219 000 migrants avaient traversé la Méditerranée et près de 3 500 avaient péri lors du périple. C'est dire que l'urgence nous impose un autre débat que celui de la pure sémantique, migrants, réfugiés, ils sont tous victimes de l'inertie de nos différentes institutions. Sur le front de l'Europe centrale, les dirigeants des pays de l’ouest des Balkans, Serbie, Hongrie et Macédoine en tête, ont participé jeudi en Autriche à un sommet censé aboutir à une réponse commune. La plupart des pays présents, qui doivent faire face à des situations parfois critiques à leurs frontières, ont renvoyé la balle à l’Union européenne. « Je crois que l’UE doit proposer un plan d’action et puis nous demander de nous y joindre. Je vais être très direct, nous sommes en train de supporter le poids du problème »avait dit le ministre des affaires étrangères serbe, Ivica Dacic. « A moins d’avoir une réponse européenne à cette crise (…), personne ne doit nourrir l’illusion que cela peut être réglé », avait renchéri son homologue macédonien, Nikola Poposki. Il est vrai qu'à lire "Le Monde", l'approche du drame y est plus pertinente que certains autres quotidiens européens qui font dans la surenchère, cependant, les chiffres suffisent à étayer ma réflexion, « 500.000 à 1 million », C'est le nombre de migrants qui pourraient arriver cette année dans l'Union européenne, pointe Frontex, l'organisme centralisateur de l'organisation des frontières extérieures de l'Union européenne. « 21 millions, » C'est le nombre d'étrangers non européens qui vivent dans un des 28 pays de l'Union européenne, selon les plus récents chiffres de l'OCDE. (Début 2015) Jusque-là, les Vingt-Huit étaient parvenus à des accords minimaux sur la prise en charge des demandeurs d'asile et sur le nombre de places accordées dans chaque pays. Pour Angela Merkel, "une réunion des chefs d’Etat de l’UE n’est pas exclue, mais « elle n’aura pas lieu tant qu’une stratégie commune ne sera pas prête à être mise sur la table. » En attendant, sur la « route des Balkans de l’Ouest », empruntée par des réfugiés syriens ou irakiens fuyant la guerre mais aussi par des Albanais, des Kosovars ou des Serbes, la solution pour l’heure est bien souvent militaire. La Macédoine a déclaré l’état d’urgence à sa frontière, où trois mille nouvelles personnes arriveraient chaque jour, selon le ministère de l’intérieur." La Hongrie a prévenu qu’elle n’hésiterait pas à y envoyer son armée, comme quoi, l'approche de la problématique est souvent tributaire du pouvoir politique, pas moins ses errements.  "Même si elle est pour l’heure épargnée par la crise, la Roumanie a annoncé qu’elle allait renforcer préventivement la sécurité à sa frontière avec la Serbie, craignant que les migrants ne cherchent un passage par son territoire pour contourner la frontière serbo-hongroise fermée..." Reste la problématique de la Mer Méditerranée, des moyens conséquents y sont déployés, notamment pour détecter et rechercher les bateaux qui seraient en difficultés. C'est en Méditerranée que se trouve le plus grand risque de mortalité pour les migrants, du fait des aléas liés à la mer et à la condition des embarcations utilisées ou de l'absence de personnels qualifiés. La commission propose dix actions pour lutter contre les passeurs et risques en Méditerranée. Pour conclure, il me paraît urgent que les initiatives des différents états de l'Union européenne puissent bénéficier des ressorts de la coordination, si l'Union européenne s'est largement laissée dépasser par le drame des migrants, elle pourrait démontrer un même empressement que celui trouvé pour imposer des mesures d'austérité aux peuples victimes de la crise financière. Plus que des choix sur la sémantique entre les mots réfugiés ou migrants, il faut à présent des actions pour lutter contre les meaux de cette grave crise humanitaire. La plus grave depuis la dernière guerre mondiale.




Les dix actions proposées par la Commission européenne:

  • Renforcement des opérations de contrôle et de sauvetage Triton et Poseidon mises en œuvre par Frontex, l'agence européenne de contrôle des frontières, en augmentant leurs moyens financiers et matériels. Leur champ d'action, actuellement limité aux eaux territoriales des pays de l'UE, doit être augmenté.
  • Confiscation et destruction des embarcations utilisées par les passeurs pour transporter les migrants, à l'image de l'opération Atalante contre la piraterie au large de côtes somaliennes.
  • Coopération accrue entre les organisations EUROPOL, Frontex, EASO et EUROJUST pour réunir des informations sur les modes opératoires des trafiquants.
  • Déploiement d'équipes du Bureau européen de soutien à l'asile (EASO) en Italie et en Grèce pour aider à la gestion des demandes d'asile.
  • Prise systématique des empreintes digitales de tous les migrants à leur arrivés sur le territoire des Etats membres.
  • Examen des options pour une répartition plus équitable des réfugiés entre les Etats membres de l'UE.
  • Programme de réinstallation dans les pays de l'UE de personnes ayant obtenu le statut de réfugié auprès du HCR. Les Etats membres sont invités à participer à ce programme sur une base volontaire. Aucun chiffre n'est cité dans la proposition. Mais selon la Commission, il devrait bénéficier à 5.000 personnes.
  • Programme pour les renvois rapides des candidats à l'immigration non autorisés à rester dans l'UE. Il sera coordonné par Frontex, avec les Etats membres en première ligne pour les arrivées en Méditerranée.
  • Action avec les pays voisins de la Libye pour bloquer les routes utilisées par les migrants. Le Niger est un des pays de passage et la présence européenne devra y être renforcée.
  • Envoi d'officiers de liaisons pour l'immigration au sein des délégations de l'UE dans un certains nombre de pays tiers. Ils seront chargés de collecter des informations sur les flux migratoires.



Source: Commission européenne.



Communiqué par la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne

La Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne convoque un Conseil « Justice et Affaires intérieures » extraordinaire, en date du 14 septembre 2015 à Bruxelles.

La situation des phénomènes migratoires à l’extérieur et à l’intérieur de l’Union européenne a récemment pris des dimensions sans précédent. Afin de faire un état des lieux de la pression sur le terrain, des actions politiques en cours et de délibérer des prochaines étapes pour renforcer la réponse européenne, le ministre luxembourgeois de l’Immigration et de l’Asile Jean Asselborn a décidé de convoquer un Conseil JAI extraordinaire.

Après une présentation de la tendance des flux migratoires par les Agences européennes Frontex et EASO (European Asylum Support Office), la réunion devrait aborder la programmation des travaux à venir, et en particulier la politique de retour, la coopération internationale, ainsi que les enquêtes et les mesures pour prévenir les trafics de migrants.

Le ministre de l’Immigration et de l’Asile Jean Asselborn poursuivra ses visites et contacts sur le terrain et il préparera la réunion du 14 septembre en étroite concertation avec ses homologues et les acteurs institutionnels.

 Source MAE Lux.







Pour consulter l'étude de l'IFRI sur le Droit d'Asile européen:

























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