lundi 15 juin 2015

Dossier spécial présidence luxembourgeoise du Conseil de l'Union Européenne!

Trio de choc pour la présidence luxembourgeoise du Conseil de  l'Union européenne!



Didier REMER
Luxembourg le 15/06/2015

Dossier disponible sur Warren.lu (Luxembourg Banking, Investments & Fintech.)

A défaut d'avoir été la bonne clef du référendum du 7 juin dernier, le premier ministre Xavier Bettel devra s'imposer comme la locomotive de la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. De l'avis général, le Luxembourg devra profiter de l'événement pour repositionner sa réputation à l'international. Du côté de l'Hôtel de Bourgogne ou siège la direction de l'exécutif gouvernemental, « On ne cache plus son impatience pour mettre les petits plats dans les grands.» Le calendrier qui de Juillet à Décembre 2015, six mois qui devraient logiquement permettre au Luxembourg de s'imposer sur les grands chantiers de l'Union européenne, de nombreux dossiers sensibles devront trouver une issue sous le mandat luxembourgeois. On pensera à l'accord transatlantique sur le libre échange et commerce avec les Etats-Unis et des thématiques aussi variées qu'urgentes comme l'épineuse question de la pression migratoire et consorts. Il ne faudra pas oublier les différentes enquêtes qui touchent de près le pays, qui du « Luxleaks » avec ses rescrits des nombreuses multinationales et leur respect très variable des bonnes pratiques de la concurrence européenne, affaires promettant une caisse de résonance à double tranchant pour un fameux image branding en cours de refonte.

Entre profil bas et tête haute...
Confiant, l'organisation de la présidence de l'Union européenne va mettre le focus sur le changement de paradigme assumé par la coalition gouvernementale. A peine sortie du ''drame référendaire'', elle se doit emboîter le pas dans la dimension supranationale. Une fois le besoin d'instrospection évacué, Xavier Bettel va devoir nous démontrer ses réelles capacités d'homme d'Etat, on peut espérer une approche plus concertée pour la présidence, l'exercice est avant tout celui d'une entremise intelligente entre real politique et bien sûr, franche diplomatie. Cette occasion rare va permettre au Luxembourg de se sortir d'une forme de condamnation à perpétuité qui place trop souvent le pays dans la récurrence de l'acte de contrition vis à vis de ses pairs. On pensera ici aux choix clairs de l'actuel gouvernement qui veut jouer la carte de la transparence comme marque de (nouvelle) fabrique du royaume de l'optimisation. Les acteurs de la place ne s'y trompent pas ou plus, « Il faut se positionner à l'instar d'un Genève ou Londres, sur ce point, le ministre des finances Pierre Gramegna devrait contribuer à rassurer ses collègues des 28 états, n'oubliant pas au passage que les rescrits sont également toujours pratiqués sous d'autres cieux. » souffle mon ami dirigeant d'une très grande banque. Xavier Bettel est un homme de résilience, après l'échec du fameux devenu fumeux référendum, l'avocat de formation connaît plus que jamais le besoin de bien préparer ses dossiers, « Dire que certains chefs d'états l'attendent au virage n'est qu'euphémisme! » croit savoir un proche du dossier. Le pays sort d'une longue salve de coups à bout portant, on ne peut plus directs et rarement avec compassion. Les chefs d'état qui pour la plupart, rament toujours dans la galère de leur budget, veulent du Luxembourg « Un positionnement franc pas moins massif sur l'épineuse question de l'optimisation fiscale et dérives identifiées. » Sur ce point, il n'est pas impossible que la gestion du dossier Grec s'invite dans la partition au même titre que certains autres conséquences des déboires issues de la crise financière. Ici, à Luxembourg, au niveau de la place financière, deux écoles s'affrontent, « ...entre profil bas et tête haute! », on instigue une réflexion sur la bonne hauteur à trouver par le premier ministre futur président. « Ce n'est pas chez un grand cabinet d'audit de la place qu'il faudra venir chercher conseil, l'homme d'état est avant tout politique, il devra conserver cette bonne dimension à l'esprit! » tâcle un ami journaliste local qui suggère au premier ministre de faire « un certain ménage » dans les têtes pensantes qui entourent le pouvoir. De là vous dire quel est le quidam ainsi visé... Un exercice que j'aime à penser comme salutaire pour la coalition « Gambie », après le coup de bambou, les caciques gouvernementaux seraient bien inspirés à marcher au pas, du moins s'éviter d'inutiles interférences. « Groupés, et droit devant! », cette présidence est un rendez-vous important, c'est tout un pays qui se doit viser le même cap, j'aime à penser que XB se fera XL pour faire mentir tout un pan de ses nombreux détracteurs comme les plus acerbes. J'espère aussi que le vice premier ministre Etienne Schneider viendra compléter le cerveau gauche du futur président de la présidence tournante, la dimension sociale de l'Europe ayant enfin droit de citer à l'étage présidentiel du Berlaymont, celui ou siège un certain Jean-Claude, notre ancien premier ministre Juncker qui viendra logiquement abonder vers le succès de la présidence de son pays d'origine.

L'objectif de la présidence tournante...
Lorsque qu'un Etat assure la présidence du Conseil, il se voit confier la lourde charge d'organiser et présider l'ensemble des réunions des formations du Conseil de l'UE. Par exemple, le conseil des finances est présidé par le ministre des finances du pays qui préside le Conseil de l'Union, ce qui est valable pour les autres mandats comme l'environnement, l'économie... Il élabore ainsi des compromis susceptibles de résoudre les problèmes politiques. C'est finalement l'occasion d'impliquer nos dirigeants dans les affaires européennes pour les inviter à dépasser leurs frontières. Certains y voient aussi une occasion de renforcer le sentiment d'appartenance du pays à l'Union. Tout en instituant le poste de président du Conseil, le traité de Lisbonne a toutefois pris soins de préserver la présidence semestrielle du Conseil de l'Union européenne qui ne manque pas de coopérer avec celui-ci. En fait depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l'ancienne présidence du Conseil est scindée en deux. Chaque pays préside à tour de rôle l'Union européenne pour une durée de six mois.


  Comment se démarquer durant six mois?
La plus grande difficulté pour tirer profit d'une présidence de l'Union réside dans le calibrage des différents événements durant les six mois du calendrier officiel. La communication qui l'entoure tient bonne place dans la stratégie. Les effets d'annonce qui en découlent sont généralement rarement associés au pays qui tient le mandat. « En général, c'est un peu au bon vouloir des principaux chefs d'états de l'Union européenne, ils font le gros de la couverture médiatique des événements organisés par le pays et polarisent souvent toute l'attention! » me précise un proche du dossier à Bruxelles. Il est donc important que le protocole s'accorde parfaitement avec le calendrier et son respect strict, il faut assurer des ponts entre les impératifs officiels et l'environnement local pour pouvoir « ...dépasser l'emprise des institutions et leur logique fonctionnement. » Il faut donc s'imposer avec un protocole bien calibré et surtout ''choyer'' les très nombreux journalistes qui durant toute la présidence, vont assurer la couverture médiatique de l'événement. A l'image d'un G20, on conseille des visites du pays d'accueil de la présidence, bien sûr à la charge du pays hôte. On remet un ''package de bienvenue'' en plus du dossier de presse de rigueur. Il comprend différentes informations utiles sur l'histoire du pays, notons que le Luxembourg fête d'ailleurs cette année ses 200 ans! (C'est à dire depuis le Traité fondateur de Vienne), sans oublier les informations utiles sur les principales forces en puissance, on pensera à l'économie et l'innovation, nos différentes industries. Bien sûr, notre place financière aux dimensions si internationales et sa nouvelle stratégie qui mise sur la transparence, devra aussi disposer d'espace utile pour sa mise en lumière durant toute la présidence luxembourgeoise! Le volet culturel est lui aussi en général assez bien apprécié par les journalistes qui couvrent l'événement, ceux-ci y voient des occasions rares pour un certain bol d'air... Ainsi, dans l'exercice, certains états aiment aussi à communiquer sur des valeurs différentes ou fondatrices européennes comme la solidarité et des aspects moins connus de leur pays à l'étranger.



Jusqu'en 2020, le calendrier est ainsi arrêté:

Luxembourg: Juillet-Décembre 2015
Pays-Bas: Janvier-Juin 2016
Slovaquie: Juillet-Décembre 2016
Malte: Janvier-Juin 2017
Royaume-Uni: Juillet-Décembre 2017
Estonie: Janvier-Juin 2017
Bulgarie: Juillet-Décembre 2018
Autriche: Janvier-Juin 2019
Roumanie: Juillet-Décembre 2019
Finlande: Janvier-Juin 2020

Les tâches précises de la présidence...


La présidence Luxembourgeoise aura pour rôle de donner une impulsion aux travaux législatifs du Conseil tout en maintenant la continuité du programme de l'UE et en veillant au déroulement harmonieux du processus législatif et à une bonne coopération entre les États membres. Pour y parvenir, la présidence doit jouer le rôle d'un intermédiaire intègre et neutre.

La présidence a deux tâches principales:

1. Planifier et présider les sessions du Conseil et les réunions de ses instances préparatoires. 
La présidence préside les sessions des différentes formations du Conseil (à l'exception du Conseil des affaires étrangères) et les réunions des instances préparatoires du Conseil, parmi lesquelles les comités permanents tels que le Comité des représentants permanents (Coreper) et les groupes et comités qui traitent de sujets très spécifiques. La présidence veille au bon déroulement des débats et à l'application correcte du règlement intérieur et des méthodes de travail du Conseil. Elle organise aussi diverses réunions formelles et informelles à Bruxelles et dans le pays d'accueil qui exerce la présidence tournante.

2. Représenter le Conseil dans les relations avec les autres institutions de l'UE. La présidence représente le Conseil dans les relations avec les autres institutions de l'UE, en particulier avec la Commission et le Parlement européen. Son rôle est de tenter de dégager un accord sur des dossiers législatifs dans le cadre de trilogues, de réunions de négociation informelle et de réunions du comité du conciliation. http://italia2014.eu/media/1201/18-mois-programme-fr.pdf  .


La présidence travaille en étroite coordination avec le président du Conseil européen, la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Elle appuie leurs travaux et peut parfois être appelée à effectuer certaines tâches pour la haute représentante, comme représenter le Conseil des affaires étrangères devant le Parlement européen ou présider le Conseil des affaires étrangères quand il examine des questions de politique commune.
Les codes de la présidence...
Le cadre est formel, entre impératifs de sécurité et timing au cordeau, la mécanique d'une présidence doit correspondre aux standards les plus rigoureux. Il faut une représentation irréprochable, les ministres qui feront le lien doivent démontrer un style lui aussi assez formel. A l'image des grands rendez-vous de l'Union européenne, on s'abstiendra d'une fantaisie en mode décalé, clairement inappropriée. Il faut dans la prise de parole faire usage de la neutralité, cependant au fil des années, la convivialité en démonstration s'est avérée comme une alternative séduisante, l'humour avec un bon mot pouvant toujours contribuer à cet aspect. Sur le plan diplomatique, Luxembourg fait force d'un ministre des affaires étrangères qui dispose d'une respectabilité acquise de longue date, Jean Asselborn devrait rapidement s'imposer comme une cheville ouvrière de la présidence. Sur le plan politique, le premier ministre Xavier Bettel est en capacité d'assurer le rôle de courroie de transmission, des entrevues avec certains chefs d'états peuvent agrémenter cet aspect. Différents dossiers ouverts au niveau de l'Union européenne offrent une rare opportunité au chef de gouvernement pour créer l'événement, les initiatives comme pour insuffler une nouvelle dynamique sur le traitement de certaines problématique peuvent s'avérer fort payantes pour l'image du pays, ce travail suppose une cellule dédiée qui puisse préparer un travail précis, pas moins concis dont le ''réseautage'' du premier ministre sera largement mis à profit. En général, de telles initiatives sont assez bien perçues si elles permettent une issue par le haut, on parlera ici de l'exercice politique en démonstration. Le Luxembourg est ainsi armé pour faire de cette présidence un succès.



Les personnalités clefs de la présidence luxembourgeoise...


S.A.R Le Grand Duc Henri de Luxembourg: 

Au même titre que LL.AA.RR héritiers, le chef de l'Etat Et Grand Duc permet de donner une dimension internationale à l'événement. Jouissant d'une respectabilité sans faille, le chef de l'Etat est un acteur indispensable aux bonnes relations du Luxembourg au sein de l'Union européenne, pas moins à l'international. Ardent défenseur de l'esprit des pères fondateurs de l'Union européenne, Son Altesse, fin diplomate, démontre une réelle connaissance des enjeux stratégiques et bilatéraux qui prédominent aux bonnes relations internationales entre européens et autres états. Son Altesse dispose d'un puissant réseau d'amitiés sincères entre chefs d'Etats et pas des moindres.


Le premier ministre Xavier Bettel:

Notre premier ministre assurera la présidence tournante de l'Union européenne, avocat de formation, ayant fait ses études en France et pour partie en Grèce, on lui prête l'âme d'un européen convaincu, c'est à dire en rien béat. Habitué au franc-parler, il s'est rapidement imposé sur l'échiquier européen. Ayant démontré sa volonté assidue d'en découdre avec la problématique de l'image altérée du pays suite à des choix stratégiques dont il n'est pas à l'origine, Xavier Bettel dispose d'une relative bonne côte de popularité au sein du Conseil européen. Dès son arrivée, les principaux chefs d'état de l'Union européenne lui offrent un accueil bienveillant et misent beaucoup sur son entreprise vers le changement de paradigme, sa modernité et son entregent associés à une réelle sympathie plaisent aux chefs d'état qui s'accommodent plutôt bien de son style direct. Contrairement à l'idée répandue ici au pays, les relations entre le président de la Commission européenne et ancien premier ministre Jean-Claude Juncker sont jugées beaucoup plus constructives dans les faits pour en être portées par l'intérêt général que représentent les enjeux européens. Pour avoir tenté des réformes sociétales jugées comme courageuses à défaut d'obtenir un certain quitus dans les urnes, il dispose d'un respect assez marqué auprès de nombreux chefs d'exécutifs européens parfois très éloignés de sa matrice politique, considéré par ailleurs comme un dirigeant réformateur pragmatique, on lui prête le courage de ses idées.


Jean Asselborn, ministre des affaires étrangères:

Discret, efficace, notre ministre est un habitué des grandes messes de la diplomatie européenne, pas moins internationale. Souvent appelé en renfort par d'autres chancelleries pour jouer les médiateurs sur des fronts parfois très complexes, Jean Asselborn est considéré comme un des ministres les plus efficaces de sa génération. Son meilleur fonds de commerce, un impressionnant catalogue de contacts acquis de longue date, il peut intervenir aux quatre coins de la planète pour y défendre des causes aussi différentes qu'importantes pour l'Union européenne. Nul doute que ce ministre sera la clef de voûte de l'édifice de notre présidence européenne, l'homme est considéré comme la véritable cheville ouvrière des relations entre le Luxembourg et les différentes institutions internationales de premier plan.



Etienne Schneider, vice Premier ministre,
 ministre de l'Economie, de la Défense: 


Le ministre de l'économie sera au coeur du dispositif de la présidence, ami fidèle de Xavier Bettel, y compris dans l'épreuve, le tenant du tandem de la coalition politique nationale est perçu comme l'ambassadeur de l'économie luxembourgeoise. Pour avoir été des nombreuses missions économiques du pays, Etienne Schneider compulse un impressionnant carnet d'adresses, cet économiste de formation s'est rapidement imposé sur l'échiquier national pour avoir démontré ses capacité à la tête d'une importante société nationale en pleine refonte. Connaissant bien aussi les réalités du privé, il sera en capacité de défendre les intérêts du monde de l'entrepreneuriat et des affaires. Il est par ailleurs très impliqué dans la simplification administrative pour les entreprises européennes, pragmatique et sympathique, notre ministre de l'économie est aussi un homme très besogneux, ancien premier conseiller au ministère, il a le souvenir des dossiers techniques toujours bien ficelés. Ministre de la défense, il interviendra de façon opérationnelle pour créer du lien avec ses pairs, l'Europe de la défense ne jouissant pas nécessairement de rationalité, celui qui dirige une des plus petites armées de l'Union maîtrise plutôt bien cet aspect, son pragmatisme vers l'efficacité peut contribuer à ouvrir le débat. Avec la problématique de la préservation de la sécurité intérieure de l'Union européenne dans un climat international particulièrement tendu, son implication pourra aussi constituer à la définition d'un cadre de réflexion dépassionné sur l'épineuse question de la gestion des frontières de l'Union. Etienne Schneider sera secondé par Pierre Gramegna, ministre des finances du Grand-Duché.







Les liens utiles:


Site officiel de la présidence luxembourgeoise:



Programme officiel trilogue (PDF):




Accréditation

  • Procédure d’accréditation
  • Badge d’accréditation
  • Réunions à Bruxelles (juillet-décembre 2015) et à Luxembourg (octobre 2015)
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Source: Gouvernement luxembourgeois, Union européenne.















Source: Union européenne.


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