vendredi 13 mars 2015

Grèce: Shäuble met la pression, la Commission et le Parlement tempèrent!


Jean-Claude Juncker: "Je vais faire des propositions à mon ami Alexis..." 


Le 13/03/2015


Ce vendredi, le président luxembourgeois de la Commission européenne reçoit le premier ministre grec Alexis Tsipras. Après une semaine d'intenses luttes entre allemands et grecs, les autorités grecques sont venues appuyer leur volonté pour trouver une issue par le haut. Alors que la troïka s'est vue rebaptisée « groupe de Bruxelles » ou « institutions »,  la Grèce souhaite inscrire ses nombreux efforts comme acquis à sa cause. Jean-Claude Juncker s'est voulu rassurant sur une énième possible sortie de la Grèce, le président assure que cela ne sera pas le cas, « Il travaillera pour continuer à bâtir des passerelles là ou certains préfèrent faire sauter des ponts, ne doutez pas de son implication pleine et entière sur le dossier grec. » croit savoir notre éminente source à Bruxelles. Le Grexit est une hypothèse toujours défendue par l'emblématique ministre des finances allemand, un Wolfgang Shäuble qui en bon roi de l'orthodoxie financière, ne cède pas un pouce sur le respect des traités, comprendre ici que « La Grèce doit toujours et encore faire sens à ses obligations telles que ratifiées! »  Le ministre allemand des finances serait piqué au vif suite à l'annonce du gouvernement grec s'intéressant toujours plus au règlement juste de la ''dette allemande'' suite aux dommages de guerre. En effet, acté en 1953, le Traité de Londres ne fait plus l'unanimité quand à son interprétation, les grecs escomptent rappeler que l'Allemagne réunifiée devrait près de 198 milliards d'Euros au titre de la réparation suite à la spoliation et dommages de biens pas moins du différend sur l'or ainsi évaporé de la banque centrale grecque lors du régime nazi. Une situation tendue qui ne permet pas de créer du lien avec des allemands qui considèrent que trop difficilement les positions de Bruxelles ou celle de la Banque Centrale Européenne qui vient de relever son plafond pour la Grèce.


Avec la volonté...


Le président de la Commission a cependant déploré le « manque de progrès des discussions sur le financement de la Grèce » mais a cependant « totalement exclu un échec ». Wolfgang Shäuble n'excluant pas ce vendredi de devoir exclure une « sortie désordonnée de la Grèce et la Zone euro si Athènes ne parvenait pas à un accord avec ses bailleurs internationaux. » (UE,BCE,FMI), la pression est donc toujours de mise. Jean-Claude Juncker a précisé que la Commission -n'était pas- l'acteur principal dans ces négociations tout en renvoyant aux ministres des finances de l'Eurogroupe. « Je vais faire des propositions à mon ami Alexis (Tsipras) et nous verrons ensuite ce qui en ressortira », le leader grec devait lui répondre « Je suis optimiste sur le fait que nous avons la volonté politique de trouver des solutions à nos problèmes. Avec la volonté politique, tout est possible. » a commenté Alexis Tsipras. Jean-Claude Juncker a donc donné un plein quitus à si belle volonté affichée.


Crise humanitaire...


C'est un nouveau point qui s'invite dans les négociations, les grecs bataillent bien sur le sujet, le Premier ministre grec a d'ailleurs rencontré le président du Parlement européen, un Martin Shulz qui avec Jean-Claude Juncker, souhaitent apporter des réponses aux nombreuses problématiques liées à la crise humanitaire du pays. L'audit réalisé depuis jeudi par les experts de l'UE et du FMI devrait comporter un volet sur l'aspect humanitaire de la crise, la Zone euro souhaitant mesurer l'ampleur de celle-ci. Il est vrai que des prochains rapports de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) seraient également attendus pour ce sujet jugé particulièrement sensible par le Parlement européen ou la Commission de Bruxelles. « Il l'est au moins pour ne pas renouer avec les erreurs d'un certain passé, il faut une cartographie précise de la crise humanitaire pour débloquer des situations qui ne sont plus acceptables. (...)  Les européens ne mesurent pas toujours l'ampleur de la crise humanitaire grecque, on ne peut demander à un peuple de se relever en l'obligeant à vivre à genou, la dégradation des conditions sociales et sanitaires se doivent prises en compte, nous parlons bien d'urgence absolue. » croit savoir notre source.


Sérieux gages...


Alexis Tsipras se doit gérer la crise à court terme, et ce avec un calendrier qui n'en finit pas de rappeler des échéances toujours plus prégnantes sur le devenir politique de sa coalition. « J'ai passé 90% de mon temps à discuter du court terme , il est temps désormais de parler de l'avenir, de donner un message d'espoir au peuple Grec, pas seulement mettre en place des réformes. » insistant sur les engagements « déjà respectés par la Grèce. Nous faisons notre part, nous attendons que nos partenaires fassent la leur. » Le premier ministre grec s'est d'ailleurs appuyé sur son partenariat avec l'OCDE pour « Mettre en place des réformes adaptées comme pour la fiscalité et la concurrence. » Le gouvernement y voit un passeport sur sa volonté de réformer un pays aux prises avec de grandes difficultés. Le pays souhaite disposer d'un accompagnement bienveillant de ses différents partenaires qui n'ont pas l'intérêt de voir un membre de la zone euro sortir avec perte et fracas. La montée du populisme en Europe suggère une gestion -plus efficiente- de la situation.  






















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