samedi 31 janvier 2015

Grèce: Alexis Tsipras ou les grandes manoeuvres!


Grèce: Le nouveau ministre des Finances Yanis Varoufakis. 

LE 31/01/2014
Didier REMER


Après la victoire de son parti de gauche radicale Syriza, Alexis Tsiprasse devient peu ou prou l'emblématique chef de file de la lutte contre l'austérité en Europe. Celui qui dirige le gouvernement d'une Grèce en souffrance promet d'agir pour redonner dignité et espoir à son peuple. Alors que l'Union européenne se cherche une fenêtre de tir pour entamer des négociations jugées à haut risque, de nombreux experts économistes tablent sur une rallongement de la dette. « Il faudra agir sur la maturité de la dette et peut-être même entrevoir un système de portabilité d'une partie de celle-ci. Sans compter qu'il faudra rapidement s'intéresser aux questions sanitaires et donc humanitaires qui marquent une aggravation sans précédent dans le pays. Alexis Tsipras devrait pouvoir escompter bénéficier d'un soutien des créanciers tant il promet vouloir s'attaquer à certains bastions d'injustice fiscale de son pays. » croit savoir notre source à Bruxelles. Comprendre ici que le nouveau premier ministre grec semble déjà s'orienter vers un travail d'audits en cascade et donc pas seulement sur le volet sensible de la dette abyssale. Sont évoqués des audits sur l'ensemble des autorités du pays comme les agents économiques de la santé et donc la gestion sociale du pays jugée parfois désastreuse par de nombreux experts internationaux. Un premier signe est attendu en faveur de tous ceux qui reportent leurs soins ou sont expulsés de leur logement, les procédures seront plus adaptées pour les soins et rendues plus complexes pour les expulsions. « On s'oriente vers un bilan pour chaque case, l'Etat sera intégralement scanné, les castes présumées protégées seront démasquées et ce sans tomber dans le piège inutile d'une chasse aux sorcières, un certain tri va s'opérer au sein de nombreuses de nos administrations. » (…) « Le temps de la complaisance est derrière nous, notre pays est en souffrance, on nous attend sur la gestion de cette urgence d'intérêt national, ce que l'Europe ne pourra plus nier une fois le bilan tiré comme pour les questions si urgentes de la santé de nos citoyens comme les plus fragiles ou âgés. » Il est vrai que sur cet aspect, certaines ONG du pays se sont constituées pour défendre un dossier devant le Tribunal Pénal International pour escompter y devoir faire citer et peut-être même condamner tous les présumés responsables de l'amplification du risque sanitaire dans le pays. Des études formelles démontrent une aggravation de la situation sanitaire en Grèce, de nombreux décès pour défaut de soins en plus des suicides, faits qui seraient clairement identifiés dans différents rapports jugés assez édifiants. « Un point commun à toutes ces missions d'évaluation suggère cette même période, c'est à dire post-crise et avec une amplification remarquée à mesure des politiques d'austérité imposées! » croit savoir notre source.


Commission branlante...



Alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker devait recadrer certaines envolées lyriques sur le possible effacement de la dette grecque, l'ancien patron de l'Eurogroupe joue du radar. Pour l'heure, les premiers contacts semblent assez ouverts, la tournée d'Alexis Tsipras annonce un road show d'un genre assez nouveau, celui de l'anti-austérité! Opération qui ne devrait pas manquer de fans... M.Dijsselbloem s'est donc rendu vendredi après-midi à Athènes, histoire de créer du lien et prendre sa première ''claque verbale"", à savoir celle du nouveau ministre Grec des Finances, un Yanis Varoufakis qui n'a pas caché vouloir poursuivre un dialogue avec « L'Europe » mais « ...pas avec une commission branlante, la délégation de la troïka (des financiers)! » Jeroen Dijsselbloem s'est retrouvé clairement atomisé par la déclaration qui venait de faire voler en éclat la troïka et ce après avoir demandé justement à la Grèce « ...De définir sa position pour aller de l'avant. ». Réponse qui donne une idée sur l'ampleur des négociations qui vont commencer dès lundi. Côté Allemand, on préfère s'orienter sur un rappel des engagements de la Grèce et donc « le respect intégral de la signature du pays. », côté Français, « A l'Elysée, on souhaite entendre les orientations du nouveau premier ministre et peut-être commencer à créer les conditions d'un dialogue constructif et durable. Reste que les accords se doivent honorés. » croit savoir notre source et d'ajouter que le président Hollande se dit certain que « La Grèce est dans la zone euro, la Grèce restera dans la zone euro... ». Il recevra Alexis Tsipras ce prochain mercredi à Paris. Le ratio de la dette grecque est de 174 % du P.I.B alors qu'au début de la crise, celui-ci était de 130% du PIB... C'est dire que le nouveau ministre des Finances Yanis Varoufakis est bien fondé à se poser la question de savoir si le plan de sauvetage acté ne sert finalement pas plus les marchés et donc l'équilibre de la Zone euro que le destin de son pays qui se doit pourtant résilient. Mettant en avant l'aspect de l'urgence humanitaire de son pays, pour le nouveau ministre des Finances semble venir le temps de clarifier sa position et peut-être accepter toujours aller de l'avant avec l'Europe, « Pas convaincu par la pertinence du plan de sauvetage et de certaines méthodes de la troïka, il souhaite surtout renégocier un accord avec tous les (autres Etats) européens. » complète notre source. A suivre...



























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