mercredi 7 janvier 2015

Europe Grèce: Merkel Tsipras, un bras de fer à haut risque!


Merkel Tsipras, un bras de fer à haut risque!


Luxembourg, le 7/01/2015.  Didier REMER:

Finance Offshore l'évoquait déjà en 2012, Alexis Tsipras allait devoir devenir incontournable sur l'échiquier politique grec: ''Alexis Tsipras un leader plein d'espoir! '' titrait « Finance Offshore » en 2012! Aujourd'hui, l'histoire se répète, mais les analystes sont formels, la rancœur et le mécontentement du peuple grec sont plus grands. Le plan de sauvetage de la troïka ne fait pas que des heureux, après un florilège de scandales qui devaient toucher la classe politique du pays, le bon peuple de Grèce semble partagé entre résignation et réelle exaspération. « Ce sont les ratés des différents gouvernements qui commencent à peser sérieusement dans l'opinion, alors que la plus grande majorité des grecs se serrent la ceinture, cette caste s'engraisse joyeusement et trouve même le temps de faire l'actualité d'un climat affairiste qui n'a rien à envier la mafia napolitaine! Cela en devient particulièrement écœurant, dans notre pays, le fossé entre possédants et miséreux se creuse pour atteindre un profond abyssal, nos valeurs séculaires de partage et respect s'évaporent, nos fleurons sont vendus dans une braderie perpétuelle, nos jeunes quittent le navire qui n'a que pour une équipée de bras cassés avec un capitaine borgne et sans cap! La situation est gravissime, ajoutez à cela la pression d'une Angel Merkel, vous obtenez un mix à haut risque, le point de rupture est clairement atteint! Merkel est une incendiaire de première, maîtrisant l'art irresponsable de l'huile sur le feux, jouant la carte de la peur pour un peuple désorienté clairement à bout! L'Europe va devoir rectifier le tire, sortir la Grèce de la zone euro est un non sens absolu, l'ensemble des états de l'Union s'étant largement impliqué dans le renflouement d'une économie déboussolée. (…) Nos entreprises sont dans les pires situations, alors que certaines sortent à peine de la crise, cette situation politique explosive leur donne pour seule récompense le coup de grâce, c'est une honte, un scandale, on prend le peuple en otage, après le sacrifice de toute une génération, l'avenir de nos jeunes est corrompu! » croit savoir notre éminente source à Athènes. Une situation tendue qui ne s'arrange pas avec les récentes assertions de la chancelière allemande, qui en privé, escompte vouloir donner un signal d'alarme au peuple grec qui s'oriente d'avantage vers le parti d'Alexis Tsipras, le leader incontournable de la gauche dure qui après avoir rongé son frein souhaite, sondages à l'appui, s'attaquer à l'os conservateur pseudo libéral de son pays.


« L'espoir ne fait plus vivre en Grèce! »


C'est bien l'effet boomerang tant redouté par la classe politique grecque qui se profile dans ses élections, « L'espoir ne fait plus vivre en Grèce! » insiste notre source, le quotidien devient un enfer pour la majeure partie du peuple, un paradoxe pour un pays qui commence à peine à sortir la tête de l'eau. « On a laissé à la ramasse toute une partie de notre peuple, des plus âgés aux plus jeunes, le drame est familial, si la solidarité est acquise dans les faits, elle butte au système qui ne parvient plus à rassurer et donc aider les plus impactés, jamais dans l'histoire de notre pays nous sentions un tel abîme, la situation sociale est grave! » une vision amplifiée par le chapelet des thèses populistes qui lui, prospère comme jamais. « Le mécontentement ouvre la porte au discours si fédérateur de l'audace contre la peur, c'est une vision dangereuse, notre pays s'invite en terre inconnue. (…) Nous devons capitaliser sur nos premiers succès, peu nombreux, mais en capacité de s'imposer à force d'explications, il faut que l'Europe s'impose dans le débat, ce n'est pas Angela Merkel qui nous y aidera, ses intérêts sont ailleurs, comme peut-être devoir lutter contre son populisme local! »



Martin Shulz accuse Merkel...


Pour l'heure, les voix commencent à s'élever en Europe, la sortie de la chancelière fait l'objet d'un recadrage par le président du parlement européen, un Martin Shulz qui monte au créneau pour faire taire les ardeurs d'Angela Merkel, évoquant une posture irresponsable faites se spéculation hasardeuses sur le terrain politique, comprendre ici que la peur et son usage n'est pas la solution. La presse internationale ne s'y trompe pas, instrumentalisation de la peur renvoie à l'histoire de l'Allemagne. "Les débats et les spéculations irresponsables sur des scenarii de 'Grexit' (sortie de la Grèce de la monnaie commune européenne, ndlr) n'aident pas vraiment", a souligné le social-démocrate allemand dans le quotidien Die Welt. "Il doit être clair pour tous: il n'est pas question d'une sortie de l'euro. Les conseils non sollicités qui donnent aux gens en Grèce le sentiment que ce n'est pas eux qui décident par leur vote de leur avenir mais Bruxelles ou Berlin, poussent peut-être même les électeurs dans les bras des forces radicales", a jugé le président du Parlement européen. En fait, ces évocations d'une possible sortie de la Grèce de l'euro vont bon train depuis que l'hebdomadaire allemand ''Der Spiegel'' avait affirmé ce week-end qu'Angela Merkel serait clairement prête ''... à laisser la Grèce sortir de la zone euro en cas de victoire de la gauche radicale Syriza aux législatives du 25 janvier, et que ce parti remettrait en cause la rigueur. ''


Antonis Samaras, premier ministre sortant...


Alors que Berlin n'a pas démenti les assertions de la la chancelière, on tentait relativiser le climat particulier de ces élections grecques en refusant toutes autres formes d'immixtions. Selon une de nos sources à Berlin, il faut éviter de spéculer « ...dans un sens ou dans l'autre, la situation étant déjà assez critique. Le peuple grec doit rester vigilant sur les conséquences de ces futurs choix, s'éviter de répondre à certaines sirènes de mauvais augure, le pays doit poursuivre sa politique d'assainissement budgétaire, sans maîtrise de son budget, la confiance qui regagne du terrain sera perdue à jamais. La classe politique doit prendre toutes ses responsabilités avec mesure et hauteur de vue. » croit savoir notre éminente source à Bruxelles. De son côté, le leader de Syriza, Alexis Tsipiras parle d'un plafond de verre, il veut en finir avec l'austérité imposée par les créanciers internationaux, il va plus loin, si au pouvoir, il veut que soit ''restructurer la dette grecque et que les difficultés de son peuple passent prioritairement avant toutes les exigences des créanciers'', pour lui, l'Europe devrait montrer l'exemple en réajustant avec plus d'efficience son implication au plan de la troïka. A Bruxelles, on mesure l'impact des créances par rapport aux réformes entreprises dans le pays, il semble que le pays peine à se trouver les politiques efficientes pour sortir la situation du pays. « C'est l'effet de décalage entre mesures et résultats concrets sur le terrain, n'est logiquement perçu que ce qui ne marche pas encore. Avec 27 % de taux de chômage, la marge pour convaincre reste logiquement ténue. Sortir de la zone euro n'est pas au programme du leader de la gauche radicale. C'est au peuple à se prononcer, ni les leaders européens, ni la Commission.» croit savoir une source proche du dossier à Bruxelles. Alexis Tsipras lui va plus loin, il tacle la suprématie de la chancelière allemande, « Il n'y a pas de locataires ou propriétaires en Europe, la chancelière allemande semble l'oublier un peu trop vite. C'est une communauté. » Premier ministre grec sortant, le conservateur Antonis Samaras, agite le spectre d'une sortie de la monnaie commune pour tenter de l'emporter lors du scrutin anticipé. Accusée d'exercer des pressions sur les électeurs grecs, la Commission européenne se montre à présent plus prudente: le commissaire aux Affaires économiques, le français Pierre Moscovici, a affirmé que la Commission ne prenait "pas position" dans la campagne électorale grecque, les services de la Commission devait rappeler « Qu'on ne sort pas de la zone euro, il y a des traités, la Grèce doit respecter sa signature, comme tous les autres créanciers comme avec le FMI, la Commission travaille pour que la Grèce conserve bonne place en Europe. » Elections le 25 janvier en Grèce, à suivre...










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