vendredi 23 janvier 2015

Alexis Tsipras: Le capital sympathie pour une victoire en Grèce!


Alexis Tsipras: La Grèce se prépare à de grands affrontements!

Luxembourg le 23/01/205

Didier REMER

C'était il y a de longs mois, « Finance Offshore » titrait en Juin 2012 sa une d'un « Alexis Tsipras, un leader plein d'espoir! », trois années plus tard et autant d'événements liés à la crise grecque, le leader a bon espoir de gagner les élections anticipées de ce prochain dimanche. Le message est clair, « Il faut redonner vie au peuple grec! », celui qui veut reprendre son destin en main ne fait pas l'économie d'une critique pour les effets de la troïka, « Celle qui aide les banques et laisse souffrir les peuples dans les plans d'austérité! » scande un jeune lors d'un meeting à Athènes. Car si un grand perdant semble se profiler, c'est bien l'Union européenne qui ne parvient toujours pas assurer une lisibilité sur les premiers résultats de son plan à la sauce grecque . « A vrai dire, une mayonnaise qui ne prend pas ou plus! Le peuple grec est au bout du bout, non pas du tunnel, mais bien des nombreuses errances de la classe politique au pouvoir. Une coalition dont les conservateurs qui n'auront pas été en capacité de relever l'économie avec un espoir réaliste pour tous ceux qui vivent la punition de l'austérité . » insiste notre source à Athènes. En Europe, sur le front gauche, on  considère l’arrivée au gouvernement d’une force de rupture avec l’austérité en Grèce comme toujours capable d' ouvrir la voie à ''un bouleversement politique à l’échelle... européenne!'' Alexis Tsipras et la puissante coalition de gauche Syriza font force d'un capital sympathie grandissant. Les politiques d'austérité imposées par la troïka composée de l'Union européenne, la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international appliquées avec zèle par les premiers ministres Antonis Samaras comme Georges Papandréou en son temps font force à une grande défiance du bon peuple grec. . « La défaite des commanditaires politiques de l’austérité, de l’insécurité et de la peur, 
de la corruption et des scandales s’annonce dans notre pays! », déclare Alexis Tsipras, dans une tribune publiée dans El Pais. 


Du désespoir à l'espoir...


Alexis Tsipras active tous les réseaux du mécontentement, ses nombreux meetings se limitent à l'inventaire cuisant des frasques de la classe politique aux affaires, entre scandales et situations ubuesques d'un pouvoir incapable de remettre à flot une économie sous perfusion. Le candidat promet de faire juger tous ceux qui sont à l'origine de ces scandales. L'Europe elle même n'est guère plus satisfaite de la tournure des événements, les experts sont formels, il manquerait une rigueur dans la gestion du dossier par le gouvernement actuel. C'est aussi l'avis de certains autres créanciers qui découvrent l'ampleur de l'échec. « Même si le calendrier est plutôt bien respecté, on note une incapacité des autorités grecques pour entamer des réformes efficientes, ce point s'explique dans la perte de crédibilité d'un pouvoir qui ne s'est pas toujours comporté en fonction de la situation faite de contraintes pour un peuple victime de la plus grande cure d'austérité jamais entreprise. » croit savoir notre éminente source à Washington. La confiance en Alexis Tsipras est vérifiée par les nombreux sondages, celui qui promet la gratuité pour la majorité qui ne peut plus se payer les soins médicaux et souhaite mettre tous les logements vides à disposition des plus démunis ou augmenter tous les minimas sociaux ou encore remettre l'électricité à ceux qui en sont privés, le candidat Tsipras vise juste. Alexis Tsipras va plus loin, toutes ces mesures prendront effet dès son élection avec un esprit de justice sociale et donc totale équité.


Renégocier le dette grecque...


La liberté des peuples à disposer d'eux mêmes, telle est la ligne directrice du leader qui souhaite voir exporter son mouvement dans tous les autres pays qui subissent l'austérité. Contrairement à l'idée répandue, l'objectif d'Alexis Tsipras n'est pas tant une sortie de la Zone euro avec pertes et fracas qu'une réelle renégociation de la dette abyssale du pays. Pour Alexis, l'heure est venue de redonner confiance à toute une génération qui refuse d'être sacrifiée sur l'autel de l'austérité et du plan draconien de ses principaux créanciers. Pour lui, il faut que cesse le départ de tous ces talents qui depuis cinq ans fuient leur pays. Pour comprendre la situation, ceux qui conservent leur emploi en sont pour une baisse de salaire allant jusqu'à 40%! Autant dire que le fait de nourrir les usuriers pour couvrir les engagements du gouvernement dans sa relation contractuelle n'est vraiment pas du goût du plus grand nombre. Une situation d'autant plus inadmissible que la dette a quasiment doublé en quatre ans et que la destruction de valeur est sans précédent, sont évoquées la nationalisation graduelle des actifs cédés dans le cadre du plan, une imposition plus juste des riches « surtout si ceux-ci refusent de mobiliser leurs fonds dans l'économie réelle du pays ». « Ça fait maintenant plus de quatre ans que nos gouvernants courbent l’échine et agissent comme des mendiants. Ça ne peut plus durer. » recommande le leader Alexis Tsipras. De nombreux économistes lui accordent un soutien pour l'aider dans cette entreprise de renégociation comme avec les créanciers du pays. D'autres voies sont possibles, à commencer avec l'Union européenne qui devra bien prendre en compte le résultat de cette élection. A Bruxelles, on ne manque pas de souligner que différents scénarios sont à l'étude, le Sacrot Saint dogme défendu par les allemands qui refusent des efforts supplémentaires pour devoir insister sur les engagements formels actés par le parlement grec. « Il nous faudra composer, toutes les situations seront étudiées, les négociations sont une perspectives qui va susciter bien des débats comme au Parlement de Strasbourg. Il faudra sauver la Grèce et sa place en Europe, leur proposer une sortie est un chantage que de nombreux leaders européens ne souhaitent pas ou plus. La Grèce va s'inviter comme une variable de la négociation qui s'est largement entamée ces derniers jours. (…) Nous allons agir dans un esprit de concertation entre fermeté et ouverture d'esprit, il faut peut être un nouveau signal, mais certainement pas une situation de rupture.(...) Un bilan s'imposera à tous, à commencer au pays qui lui devra comprendre si ce qui ne fonctionne pas est bien du ressort de la relation avec l'Europe ou bien plus par une administration qui peine à se mettre en bon ordre pour suivre les recommandations des principaux créanciers ou contributeurs au plan de sauvetage. L'occasion d'une opération vérité qui permettra au nouveau pouvoir en place de s'éviter l'écueil de nombreuses approximations purement clientélistes. Ce pays est à la croisée des chemins, entre reconstruction d'un avenir et gestion réaliste de son passé.» croit savoir notre éminente source à Bruxelles.

L'esprit de concorde...


On s'oriente donc vers un audit sur la gestion de la dette, ce qu'exigera Alexis Tsipras en cas de victoire, histoire de mettre le curseur à sa juste hauteur. Sur le plan politique, il peut obtenir la majorité absolue et risque devoir composer un gouvernement en forme de task force de la réconciliation nationale. D'après nos informations, il semble qu'un gouvernement de transition nationale est à l'étude. Alexis Tsipras souhaite entrevoir des consultations pour permettre une action concertée et capable de lui assurer une capacité de négocier avec l'Europe. L'idée n'étant pas de créer une situation de rupture, mais bien d'assurer à sa politique un environnement apaisé sur le front diplomatique. Certains relais dans différentes capitales européennes se sont manifestés pour lui permettre les conditions d'un dialogue constructif, tant sur le plan politique que des experts pour les questions économiques. Au niveau politique sont évoqués des noms de la gauche européenne qui souhaitent lui apporter un concours efficace, pas moins d'autres partis. Gouverner seul semblait jusqu’ici impossible pour le parti d’Alexis Tsipras, et trouver des alliés prêts à gouverner sur la base du programme du Syriza une utopie. Mais  les sondages ne valident plus cette perspective, à présent si le leader s'impose avec une majorité claire, c'est lui qui devra se créer autant de passerelles que nécessaires pour s'éviter des situations toujours en capacité de faire sauter des ponts, l'esprit de concorde nationale devra l'emporter sur la seule revanche stérile. A suivre...





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