mardi 4 novembre 2014

UE: Commission Juncker, bol d'air au Berlaymont!

M. Jean-Claude Juncker, un président (enfin) en action!


Bruxelles le 4/11/2014-  Il veut s'en convaincre, « sa » commission serait donc celle ''de la dernière chance'',  JCJ donne le ton et la couleur, l'opus qui s'ouvre s'annonce comme plein de promesses, pas moins espoirs. Bien sûr, on ne s'en plaindra pas, tout juste allons nous devoir suivre pas à pas cette nouvelle équipe qui pour l'heure, fait force d'un optimisme plutôt rassurant. Car la mission est grande, si Jean-Claude Juncker part gagnant au niveau des bonnes intentions, il l'est moins pour ce qui est du bilan de l'institution. Les derniers résultats aux élections européennes sont sans appel, l'Europe ne fait plus rêver, tout juste un cauchemar qui s'installe dans tous les esprits. Pour l'heure, les fonctionnaires du Berlaymont parlent bien d'un certain "Bol d'air", ils sont nombreux à croire en ce nouveau président, d'ailleurs tous ceux que nous pratiquons depuis de nombreuses années vont jusqu'à considérer JCJ comme l'homme de la situation, c'est dire...

''Task force...''

Jamais dans l'histoire de la construction européenne une telle défiance s'est invitée dans la partition. « A vrai dire, l'Europe est cette belle-mère d'un mauvais gendre qui s'ignore, comprendre que pour le rôle de bouc-émissaire, l'Europe à toujours si bon dos... » Instigue notre éminente source à Bruxelles.  Aujourd'hui, la donne semble s'inverser, Jean-Claude Juncker est un homme qui veut muscler la Commission, pour lui, c'est la mission en mode ''task force'', le combat est rude, mais en rien impossible, l'image de l'institution serait bien à relever. JCJ souhaite relever le défi, car JCJ, c'est ainsi que le nouveau président est affectueusement baptisé dans le Berlaymont, (l'emblématique paquebot de la commission de Bruxelles.)  « Monsieur Jean-Claude fait force d'un style nouveau. » (...) « Plutôt direct, le problème, il délègue, mais fera t-il pour autant mieux que son prédécesseur,  je pense pour ce qui est d'un accès au président, Monsieur Barroso était devenu injoignable, comme le dernier intouchable d'une autre caste, d'un autre temps... », instigue la source non sans humour.  Il y a donc la vitrine politique de la Commission, « Si monsieur Jean-Claude Juncker fait un travail plus ciblé sur l'aspect politique, on devrait pouvoir récupérer un certain terrain.»  Les relations entre états et l'institution se seraient dégradées ces dernières années, « Elles ne tiennent plus que par la qualité de certains fonctionnaires qui s'investissent pour préserver un maximum de liens avec des anciens de promotion qui eux, travaillent au pays d'origine. On ne dira jamais assez le mal fait par l'ensemble des lobbyistes, on est bombardé, plus grave aujourd'hui, c'est un travail à sens unique, souvent trop miné! (...) Si JCJ arrive à clarifier les règles, on aura enfin le sentiment d'être compris, nous avons de grandes compétences dans nos services, il suffit peut-être de revoir certaines règles, j'ai bon espoir avec monsieur Juncker, son franc parler me renvoie à un autre grand, je pense bien sûr au président Delors... » croit savoir ce très haut fonctionnaire qui nous expliquera comment le président Delors travaillait, c'est à dire « Avec une grande rigueur et beaucoup d'humanité... », car ce constat plutôt amère, n'est pas sans rappeler un autre, celui des citoyens européens, qui font force « A l'impression de nouveaux orphelins des institutions européennes!» constate le haut fonctionnaire.



''Une marque de fabrique...''

Un véritable défi pour cette nouvelle commission, mieux organisée, comme pour devoir mieux suggérer le respect à retrouver. Dans l'architecture même de la commission, monsieur Juncker s'est doté de Vice-présidents, tous anciens premiers ministres ou ministres, c'est dire que la gouvernance sera un partage de compétences. On pensera peut-être aussi au plan Marshall de monsieur Juncker, 300 milliards d'euros, dont l'effet de levier peut rapidement tutoyer les 700 millions d'euros des la deuxième année. C'est là aussi, « Une marque de fabrique de cette commission qui veut s'attaquer au besoin de croissance en Europe! Une tâche immense, si urgente! La croissance et donc l'emploi, mais pour y parvenir, c'est bien de coordination qu'il nous faut, les états seraient bien inspirés d'accorder leur violon, un principe de réalité qui doit être préservé.» instigue notre source. Le président Juncker tient là une opportunité pour faire sens au débat qui gagne en ampleur, l'Europe, bâtie dans l'espoir de cimenter la paix et la prospérité sur le vieux continent va devoir s'occuper de sa jeunesse, l'idée d'une génération perdue étant toujours le meilleur terreau du discours d'un certain repli nationaliste, « C'est la faute à Bruxelles, toujours et encore... » Mais finalement, qui fait  Bruxelles? 28 Etats, et autant de réalités qui se conjuguent au présent, comme le dit souvent monsieur Juncker, il n'y a pas deux Europe, une qui fonctionnerait comme celui d'un pré-carré des états membres fondateurs, et puis ''les autres'', d'une improbable seconde zone. C'est bien le grand défi de cette commission Juncker, continuer, sans relâche à bâtir autant de passerelles comme une réponse à tous ceux qui veulent dynamiter des ponts. Sur ce point, JCJ nous fait une promesse, soixante années plus tard, l'Europe aurait encore de beaux jours devant-elle...


























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