mardi 4 novembre 2014

UE: Prévisions de la Commission européenne, emploi et croissance tout de go!


La Commission européenne dresse un bilan qui marque l'urgence!

Bruxelles, 04 novembre 2014: La Commission de Bruxelles vient de nous livrer ses premières conclusion sur l'état de l'UE et de la Zone euro, pas de grandes surprises, juste la confirmation que cette nouvelle commission qui ouvre l'ère Juncker va devoir s'attaquer à l'amélioration de la situation économique tout en proposant une série de mesures capables d'inverser la tendance. Pointe le grand projet du plan "Marshall" de monsieur Juncker qui devra mobiliser ''300 milliards d'Euros'' d'investissements privés et publics. Ce plan d'investissement sera la marque de fabrique de cette commission "de la dernière chance", les experts s'accordent sur le besoin ''de réorienter l'économie vers des stratégies porteuses pour la croissance et l'emploi.'' Sans la participations des principales capitales et donc régions, ce plan restera lettre morte, il faut donc une stratégie globale, "un coup de fouet" suggère à juste titre le commissaire européen aux affaires économiques, le français Pierre Moscovici. 


Favoriser la croissance...

Sont identifiés des premiers résultats encourageants avec la mise en ordre du secteur bancaire comme le démontre assez bien la BCE (Banque centrale européenne) et la récente évaluation globale sur la solidité du secteur. Entre renforcement de la demande intérieure et extérieure et l'amélioration des conditions de financement encadrées par une politique monétaire accommodante, la Commission souhaite miser ''sur des politiques capables de favoriser la croissance'', elle n'est pas encore en capacité d'éviter des écarts prononcés et des situations décalées qui sont liées à des politiques programmatiques qui peinent à s'imposer avec lisibilité et donc résultats. Cette première évaluation de l'ère Juncker ne fait que renforcer ''le besoin d'une plus grande concertation entre les états et la définition d'une stratégie globale, l'emploi et la croissance seront les deux priorités de ce nouveau collège de commissaires'' qui seront particulièrement attentifs aux politiques budgétaires des états membres. Un exemple s'impose avec le cas de la France, dont la situation est jugée ''à haut risque pour l'exercice 2016'', l'état ayant les plus grandes difficultés pour définir une stratégie efficiente. C'est donc ''la'' réponse de la commission qui considère que le président français et son exécutif vont devoir donner de nouveaux gages à leurs pairs, la deuxième puissance économique de la Zone euro étant particulièrement observée sur la scène internationale, l'urgence semble acquise pour sortir le pays, mais reste à savoir ''comment rassurer tous ceux pour qui le doute et la déception gagnent en ampleur...''






Communiqué de la Commission européenne...

Prévisions économiques de l'automne 2014: reprise lente sur fond d'inflation très faible


Bruxelles, 04 novembre 2014: D'après les prévisions économiques d'automne de la Commission européenne, l'UE et la zone euro devraient connaître une croissance faible pendant les derniers mois de l'année. Pour l'ensemble de l'année 2014, leur PIB réel devrait croître respectivement de 1,3 % et 0,8 %. La croissance devrait s'accélérer légèrement en 2015 (1,5 % et 1,1 %), grâce à une demande internationale et intérieure plus vigoureuse. En 2016, la consolidation du secteur financier (à la suite de l'évaluation globale de la BCE et des progrès accomplis dans la réalisation de l’Union bancaire) et les premiers effets bénéfiques des réformes structurelles menées récemment devraient favoriser une accélération de l'activité économique à 2,0 % pour l'UE et à 1,7 % pour la zone euro.

M. Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne pour l'emploi, la croissance, l'investissement et la compétitivité, a déclaré à ce sujet: «La situation de l'économie et de l'emploi ne s'améliore pas assez vite. La Commission européenne utilisera tous les outils et ressources à sa disposition pour créer plus d'emplois et de croissance en Europe. Elle présentera un plan d'investissement de 300 milliards d'euros pour stimuler et soutenir la reprise économique. Le renforcement de l'investissement est la condition indispensable à la reprise économique.»

M. Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a quant à lui déclaré: «Il n’y a pas de solution unique et simple pour résoudre les difficultés de l’économie européenne. Il nous faut ordonner notre action autour de trois axes: des politiques budgétaires crédibles, des réformes structurelles ambitieuses et l’investissement indispensable des secteurs public et privé. Nous devons tous assumer nos responsabilités, à Bruxelles, dans les capitales nationales et dans nos régions, afin de créer de la croissance et de donner un véritable coup de fouet à l’emploi, dans l’intérêt de nos citoyens».

La reprise amorcée au second trimestre de 2013 demeure fragile et le climat économique reste peu propice dans de nombreux États membres. La confiance s'est détériorée depuis le printemps dernier, du fait des risques géopolitiques accrus et des perspectives économiques mondiales moins favorables. Malgré des conditions financières accommodantes, la reprise économique devrait être lente en 2015, les séquelles de la crise (chômage et dette élevés, sous-utilisation des capacités) ne devant s'effacer que progressivement. L’évaluation globale menée récemment par la BCE a réduit les incertitudes quant à la solidité du secteur bancaire, tandis que l’amélioration des conditions de financement devrait favoriser la reprise de l’activité économique. En 2016, la croissance devrait également bénéficier du renforcement de la demande intérieure et internationale ainsi que de la poursuite d'une politique monétaire particulièrement accommodante associée à de faibles coûts de financement.

L'éventail des taux de croissance dans l'UE devrait rester large en 2014, allant de -2.8% (Chypre) à 4,6 % (Irlande), mais il devrait se réduire au cours des deux prochaines années. Tous les pays de l’UE devraient enregistrer une croissance positive en 2015 et 2016, années où l'effet décalé des réformes déjà menées devrait être plus fort.

Une reprise économique lente et modérée

La reprise dans l’UE semble faible, que ce soit par rapport à d'autres économies développées ou aux niveaux – généralement déjà faibles et fragiles – enregistrés par le passé après une crise financière. Au cours de la période de prévision, les effets bénéfiques d'une politique monétaire très accommodante, des progrès réalisés dans la réduction de la dette privée et d'une politique budgétaire globalement neutre devraient se faire de plus en plus sentir sur la demande intérieure. Quoi qu'initialement freiné par le niveau important de capacités inutilisées, l'investissement privé devrait se redresser progressivement, à la faveur également de perspectives plus favorables concernant la demande et d'effets de rattrapage. En 2015 et 2016, la consommation privée devrait connaître une expansion modérée, favorisée par le faible niveau des prix des produits de base et par l'accroissement, à mesure que la situation de l'emploi s'améliore, du revenu disponible. La contribution de la consommation publique à la croissance devrait rester limitée. Compte tenu de la croissance modérée des échanges commerciaux, les exportations nettes ne devraient contribuer que faiblement à la croissance du PIB au cours des années à venir.

Une amélioration lente de la situation de l'emploi

La création d’emplois a été modérée et les taux de chômage élevés ont légèrement baissé. Étant donné que la croissance économique devrait s’accélérer progressivement, la situation de l'emploi devrait connaître une amélioration plus marquée vers la fin de la période de prévision. Le taux de chômage devrait tomber à 9,5 % dans l’UE et à 10,8 % dans la zone euro en 2016.

La tendance à la décélération de l’inflation s’est poursuivie en 2014 dans les États membres de l’UE, sous l’effet d’une diminution des prix des produits de base et de la morosité de la situation économique. L’inflation devrait rester très faible en 2014. Le redressement progressif de l’activité économique, l'augmentation des salaires et, également, la dépréciation récente de l'euro devraient inverser cette tendance. Pour l'UE, il est prévu que l’inflation s’établisse à 0,6 % en 2014, à 1,0 % en 2015 et à 1,6 % en 2016. Dans la zone euro, l’inflation basée sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) devrait s’établir à 0,5 % cette année et à 0,8 % en 2015, avant de remonter à 1,5 % en 2016.
La réduction des déficits publics devrait se poursuivre. En ce qui concerne tant l'UE que la zone euro, le niveau des déficits devrait continuer à baisser cette année, quoique plus lentement qu'en 2013, pour atteindre respectivement 3,0 % et 2,6 %. D'après les prévisions, la réduction des déficits publics devrait se poursuivre au cours des deux prochaines années, aidée par le renforcement de l’activité économique. La politique budgétaire devrait être pratiquement neutre en 2014 et 2015. Le ratio de la dette au PIB dans l'UE et la zone euro devrait atteindre un niveau sans précédent l'année prochaine, respectivement 88,3 % et 94,8 % (selon la définition dusystème européen des comptes 2010).
Des risques sur les perspectives économiques

Les tensions géopolitiques, la fragilité des marchés financiers et le risque d'une mise en œuvre incomplète des réformes structurelles nécessaires font craindre une détérioration des perspectives de croissance. Les risques qui pèsent sur les perspectives d’inflation restent équilibrés.

Pour en savoir plus:
Suivre la DG ECFIN sur Twitter: @ecfin


Source: Commission européenne.





Nouvelle Commission, nouvelle image!


La Commission de l'ère Juncker s'est dotée d'une nouvelle image, premier opus visible, le site internet officiel de la Commission, plus clair, accessible et efficace, il offre une image plus dynamique! A découvrir...



http://ec.europa.eu/index_fr.htm


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