mardi 19 août 2014

Luxembourg: Le bilan économique fait débat!


Le gouvernement luxembourgeois face à l'épreuve de vérité?


19/08/2014- Au Luxembourg, la rentrée politique promet d'être assez tendue, depuis quelques jours pointent certains différents sur l'approche de la nouvelle stratégie gouvernementale. Si la coalition « Gambie » ne souffre pas encore d'incohérence vraiment flagrante, pas la moindre épaisseur d'une feuille de cigarette subsiste entre ses différents membres, seules des divergences assez profondes semblent à présent pointer entre les acteurs de l'économie du pays. « A l'heure d'un premier bilan d'étape, chacun tire sa couverture pour se préparer à défendre un certain pré-carré, il est important d'avancer certains pions, les premières annonces gouvernementales ne sont pas de nature à rassurer par leurs inévitables conséquences. Index, TVA dans différents secteurs clefs de notre économie, et plus important ces derniers jours, beaucoup de mépris pour nos industriels! » croit savoir notre source à Luxembourg qui tient à nous préciser son point de vue, « Le débat ouvert par la Fedil (Ndlr: Fédération des industriels Luxembourgeois) est un premier point de rupture identifié, on prétend dans un premier temps vouloir assurer toutes les conditions d'un dialogue ouvert, et puis au cours des négociations, on fait sauter ce pont! C'est une mauvaise orientation, il faut certes des arbitrages, mais la compétitivité de notre pays est un travail collectif du début jusqu'à la fin! Ecouter ceux qui sont aux manettes de l'initiative est la moindre des choses, aujourd'hui il y a des passerelles à préserver!» insiste notre source. Du côté officiel, le vice premier ministre Etienne Schneider en charge de l'économie semble toujours disposé à l'idée d'un certain dialogue à préserver.


Passe d'armes?


Dans un récent article du journal "Le Quotidien" (Luxembourg), la tension entre les acteurs économiques et le gouvernement est assez palpable, le Vice-premier ministre ne manque pas de recadrer ses détracteurs, à commencer par les responsables de la FEDIL, jugez plutôt: Le ministre de l'Economie n'apprécie pas que la Fedil ait fait parvenir à ses membres un courrier afin qu'ils protestent contre la réintroduction à partir de janvier 2015 du système d'indexation automatique des salaires... sans modulation! «Je vais analyser de près la situation de toutes les sociétés qui vont renvoyer le courrier complété […] Je compte observer de près qui va nous renvoyer cette lettre de protestation et j’analyserai ce que l’Etat a fait pour eux ces dernières années. Je trouve que la démarche de la Fedil est politiquement incorrecte. Nous avons eu une discussion, nous n’avons pas trouvé d’accord, mais il y a une décision du gouvernement et insister sur le sujet relève d’un acharnement qui ne va certes pas améliorer les relations entre le gouvernement et la Fedil», s'est expliqué Etienne Schneider, lundi, dans une interview au journal "Le Quotidien."Avant de poursuivre tout de go: «Cette campagne contre le gouvernement est pour moi incompréhensible et j’aimerais que l’on me montre une seule entreprise que nous n’avons pas aidée en cas de besoin. Je ne cherche absolument pas les remerciements mais je n’ai aucune compréhension pour ce genre d’initiative.» Dans un communiqué très ciblé, la Fedil avait fait savoir que «La proposition du gouvernement de rétablir le système d’indexation automatique des salaires ne rencontre pas son approbation de la Fedil dans la mesure où 1. elle s’écarte dangereusement de la modulation actuellement en vigueur et 2. se répercutera négativement sur la compétitivité des entreprises et, partant, sur l’évolution de l’inflation et de l’emploi». Ce que conteste le vice-premier ministre fort du constat des efforts de l'état pour aider toutes les entreprises en assurant de bonnes conditions pour préserver leur compétitivité.



Compétitivité...

La situation économique du pays impose une remise à plat de certains acquis et plus important pour de nombreux observateurs, un réel besoin crucial de se trouver les ressorts utiles au maintien de la compétitivité des entreprises. Contrairement à ses grands voisins, le Luxembourg peut se prévaloir de maintenir une dynamique assez encourageante, l'état ayant à garantir un maximum de cohésion entre les différents acteurs de l'économie, il se doit tenir ses engagements programmatiques. (Voir PNR en fin d'article.). « Les industriels souhaitent une politique qui s'évite certains déséquilibres, des secteurs sont à peine capables de préserver l'équilibre de leur modèle que l'état suggère des efforts supplémentaires avec une indexation qui pénalisera ces derniers dans un environnement toujours plus concurrentiel! Les indicateurs sont formels, ils vont l'être d'autant plus. » complète notre source. Sur ce point, la grille de lecture est à relativiser en fonction des secteurs et comme le souligne à juste titre le ministre de l'économie, l'état est intervenu pour chaque dossier qui nécessitait l'intervention des pouvoirs publics. Le gouvernement s'étant déjà engagé sur l'imposition des entreprises, l'impôt sur les sociétés ne devrait pas varier durant la législature. « Cet engagement ferme donnera une réelle lisibilité tout comme celui relatif à la loi sur la simplification administrative, qui elle, à coup sûr, pourra toujours s'avérer comme une salutaire décision consensuelle, pour en être la plus pragmatique pour soutenir efficacement la compétitivité de nos entreprises! » instigue une autre source. Etienne Schneider affirme que ce gouvernement ira plus loin dans le domaine de la simplification administrative que le précèdent gouvernement. Sur la tranche indiciaire, il est plutôt bien fondé à démontrer que le calendrier aidant, les entreprises sont encore ''assez bénéficiaires'' par rapport à la logique qui prévalait jusqu'à présent, mais du côté de certaines corporations, on considère cette mesure « Comme toujours pénalisante voire contraire à l'esprit d'un plein quitus que le pays doit donner à certains autres aspects comme celui très précis du respect de la concurrence au niveau européen... » souhaite compléter notre source à Luxembourg. Mais du côté des entreprises, on s'inquiète d'avantage des conséquences de certains futurs besoins urgents comme ceux pour les comptes publics, le pays étant contraint de s'adapter au nouveau cadre réglementaire international, comme par exemple « La fin des rentrées du commerce électronique ou l'impact de la fin du secret bancaire pour la place financière! » 

Stratégies...

Est évoqué un autre impact, tout aussi direct comme celui de certaines hausses de la TVA dans différents secteurs, la construction, le bâtiment, et d'autres corps de l'artisanat comme les cafetiers ou hôteliers qui se considèrent clairement trahis par l'actuel gouvernement, des engagements du premier ministre sembleraient évaporés, pour s'en convaincre, il suffit d'écouter les réactions de nombreux restaurateurs ou cafetiers du pays. « Du n'importe quoi, on augmente la TVA d'un secteur qui peut contribuer à la compétitivité du pays, le tourisme gagne en regain, (...) Ce n'est peut-être pas un secteur clef comme celui précis de l'industrie, mais il peut assurer de substantielles rentrées, et ce en s'évitant des investissements coûteux d'un état qui ne jure que par l'innovation. C'est très bien, mais notre secteur est aussi un vecteur d'emplois durables, l'encourager serait assez pertinent! » peste un restaurateur qui se dit dans l'incapacité de créer un nouvel emploi et craint l'impact sur sa clientèle avec les futures hausses de la TVA. En fait de hausses, il faut reconnaître au gouvernement un réajustement assez médiant. Sur ce point, il est connu que l'artisanat est bien souvent la première entreprise d'un état, le Luxembourg dispose d'un tissu tertiaire très dense, les services et donc connexes sont logiquement à suivre pour le développement économique. Le gouvernement s'est doté d'une structure de réflexion intéressante pour répondre à toutes ses attentes, en effet est créé un ''Haut Comité pour les PME'' qui devrait gagner en ampleur dès la rentrée, sur ce point, Etienne Schneider a vu rapidement l'intérêt de créer des liens entre les différents acteurs de l'économie, l'idée n'étant que le logique pendant du ''Haut comité pour l'industrie'' pour les petites et moyennes entreprises. Histoire de rappeler à ceux qui en douteraient encore, que Luxembourg entreprend la définition de différentes stratégies pour accompagner ses capacités de rebond. Sur l'innovation, et ce point doit être souligné, au niveau européen et par comparaison à d'autres états, le pays fait force d'une politique d'investissements pertinente pas moins efficiente, le dernier classement de l'OMPI (Indice mondial de l'innovation) confirme cette orientation du gouvernement luxembourgeois, voir ici le classement...

Réformes...

L'échelle du pays offre une capacité de résilience intéressante, la synergie est souvent en capacité de rendre l'exercice plus facile qu'ailleurs. Pour s'en convaincre, il suffit de constater la croissance qui avec près de 3% fait de ce pays membre fondateur de l'Union européenne un des meilleurs élèves en la matière, seule subsiste la problématique de l'indexation des salaires et donc la logique résistance du patronat. Sur ce point, le gouvernement n'est pas dupe, il y a un double langage de certains entrepreneurs qui pour grande part, semblent toujours inféodés au Parti chrétien social (CSV) de l'ancien premier ministre Jean-Claude Juncker. « Qu'ils regardent dans le détail son programme au niveau de la commission de Bruxelles, ils comprendront que l'actuelle majorité est dans la même logique, l'économie luxembourgeoise est aussi dans les bonnes cordes de ce que chaque état européen se doit travailler: croissance, emploi, pas moins compétitivité sont au programme!... » croit savoir notre source à Luxembourg. Il est vrai que la majorité gouvernementale s'est attaquée à un train de réformes sans précèdent, non sans renier certains dossiers entamés par le précèdent gouvernement, la coalition entreprend de nombreuses réformes sociétales, « Elles devront aussi se voir complétées par d'indispensables réformes sur l'économie.  La fibre de ce gouvernement est très duale, il y a des annonces contradictoires entre différents cabinets et le premier ministre, notamment en privé (...) On nous explique souvent l'urgence de certains dossiers sociétaux alors que parfois dans un même temps, avec une lenteur inquiétante, sont évoqués avec l'effet d'un certain repoussoir tous les autres dossiers qui eux, comme pour l'économie et donc l'avenir du pays, sont donc bien plus importants et donc plus urgents! (…) Finalement, la rentrée sera l'épreuve de vérité, il y a d'autres attentes, nous allons voir comment elles seront traitées! » croit savoir ce dirigeant à Luxembourg. Sur ce point, le gouvernement a quelques succès, un nouveau code de déontologie, le mariage des homosexuels... Mais les luxembourgeois souhaitent aussi des réponses sur l'emploi comme celui des jeunes, une réforme est acquise pour favoriser l'intégration à la vie active et la formation des jeunes, l'administration de tutelle est d'ailleurs en pleine refonte. Pour le nerf de la guerre qui s'annonce, une réforme des finances publiques est au programme pour l'automne, est annoncé un plan ambitieux, est évoqué un audit pour chaque administration. Face aux inquiétudes, en temps de crise, il est important de ne pas créer des situations d'incertitudes, sur ce point, le ministre de l'économie va devoir rassurer les forces vives du pays. Habitué au dialogue, Etienne Schneider va devoir préserver ce lien utile entre les différents acteurs d'une même partition. A suivre.


Economie du Luxembourg...

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Présentation de la Chambre de Commerce du Grand-Duché de Luxembourg.



PNR: Programme national de réforme...

Le programme national de réforme est le curseur des nombreuses politiques entreprises par la nouvelle majorité gouvernementale, il couvre la période 2014-2018... Pour compléter votre information, voici la présentation du programme par le gouvernement*...


Présentation du Programme de stabilité et de croissance et du Programme national de réforme dans le cadre du «semestre européen» 



Dans le cadre du «semestre européen» visant une mise en parallèle des cycles des processus de politiques budgétaires et de politiques économiques, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Étienne Schneider, et le ministre des Finances, Pierre Gramegna, ont présenté lors d’un point de presse le 25 avril les grandes orientations de la nouvelle édition 2014 du Programme national de réforme (PNR) et du Programme de stabilité et de croissance (PSC) couvrant la période 2014-2018.


Le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, et le ministre des Finances, Pierre Gramegna
M.M Etienne Schneider, Vice premier ministre , Ministre de l'Economie, Pierre Gramegna, Ministre des Finances.


Programme national de réforme (PNR)

Le Conseil européen a arrêté en 2010 la stratégie “Europe 2020 comme successeur de la stratégie de Lisbonne, qui prévoit une gouvernance économique à trois niveaux intégrés: 1) Une surveillance macro-économique ; 2) Une coordination thématique de cinq grands objectifs européens (R&D), enseignement, environnement & énergie, emploi, pauvreté) ; 3) La surveillance dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. La coordination a lieu annuellement lors du 1er semestre: le «semestre européen». Les États membres remettent alors annuellement de manière coordonnée deux rapports: le PNR et le PSC.

Le Luxembourg avait soumis en avril 2013 la dernière édition de son PNR et PSC, sur base desquels le Conseil a formulé les six recommandations suivantes à l’égard du Luxembourg pour 2013-2014:

1) à conserver une position budgétaire saine et à continuer de respecter l'OMT, de manière à assurer la soutenabilité à long terme de ses finances publiques, compte tenu en particulier des passifs implicites liés au vieillissement démographique; à renforcer la gouvernance budgétaire en adoptant un cadre budgétaire à moyen terme englobant l'ensemble des administrations publiques et comportant des plafonds de dépenses pluriannuels, et en instituant un contrôle indépendant de l'application des règles budgétaires;

2) à prendre des mesures pour corriger le biais de la fiscalité des entreprises en faveur de l'endettement et pour étendre l'application du taux normal de TVA;

3) à réduire les dépenses liées au vieillissement en améliorant la rentabilité des services de soins de longue durée, notamment par un recentrage plus net sur la prévention, la réhabilitation et l'autonomie, en renforçant la réforme des retraites récemment adoptée, et en prenant des mesures supplémentaires pour réduire les départs en retraite anticipée et relever l'âge de départ effectif en retraite, en alignant l'âge de départ à la retraite ou les prestations de pension sur l'évolution de l'espérance de vie;

4) au-delà du gel actuel, à prendre d'autres mesures structurelles, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, pour réformer le système de fixation des salaires, y compris l'indexation, afin d'améliorer sa réactivité à l'évolution de la productivité et aux évolutions sectorielles ainsi qu'à la situation du marché du travail, et de promouvoir la compétitivité; à intensifier les efforts pour diversifier la structure de l'économie, en promouvant l'investissement privé dans la recherche, et notamment en développant la coopération entre recherche publique et entreprises;

5) à intensifier les efforts pour réduire le chômage des jeunes, en améliorant la conception et le suivi des politiques actives de l'emploi; à renforcer l'enseignement général et professionnel afin de mieux faire correspondre les compétences des jeunes avec la demande de main d'œuvre, en particulier pour les personnes issues de l'immigration; à redoubler d'efforts pour accroître le taux de participation des travailleurs âgés, notamment en améliorant leur employabilité par l'apprentissage tout au long de la vie;

6) à renforcer les mesures destinées à permettre la réalisation de l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne relevant pas du SCEQE, en particulier en augmentant l'imposition des produits énergétiques utilisés dans les transports.“

La nouvelle édition du PNR reprend notamment les réponses apportées par le Luxembourg à ces recommandations qui lui ont été adressées pour la période 2013-2014. A côté de la mise en œuvre de ces recommandations, le PNR comprend aussi un état des lieux de la mise en œuvre des cinq objectifs nationaux pour 2020 que le Luxembourg s’est fixé au niveau national. Pour rappel, ces cinq grands objectifs constituent des objectifs quantitatifs communs guidant l'action des États membres et de l'UE pour ce qui est de favoriser l'emploi, d'améliorer les conditions de l'innovation et de la R&D, d'atteindre les objectifs dans le domaine du changement climatique et de l'énergie, d'améliorer les niveaux d'éducation et de favoriser l'inclusion sociale, en particulier en réduisant la pauvreté.

Sur le plan budgétaire, ce PNR va de pair avec des finances publiques saines et viables comme formulé dans le PSC, afin d’assurer un assainissement budgétaire propice à la croissance. Il est en effet essentiel que les mesures du PNR prennent en compte les contraintes de l’environnement macro-économique et de la stratégie budgétaire à moyen terme qui en découle. La mise en œuvre du PNR, dans son ensemble, est ainsi encadrée par les mêmes hypothèses économiques que celles du programme du PSC.


Programme de stabilité et de croissance (PSC)


Le PSC décrit la stratégie à moyen terme du gouvernement en matière de finances publiques sur la période 2015-2018. L’objectif du gouvernement consiste à réaliser les deux objectifs budgétaires principaux qu’il s’est fixés dans son programme gouvernemental, à savoir un retour à un surplus de 0,5% du PIB du solde budgétaire de l’administration publique en termes structurels et le maintien de la dette publique brute en-dessous de 30% du PIB. 


La stratégie du gouvernement, qui vise notamment à contre-financer les pertes des recettes liées au commerce électronique qui s’élèvent à 800 millions euros ou 1,5% du PIB se base sur les éléments suivants :

-un ajustement structurel de 1.040 millions euros ou 1,7% du PIB à la fin de la période en 2018 ;
-une trajectoire indicative sujette encore à des décisions de spécifications ultérieures du gouvernement qui est caractérisée par les points suivants :

i) en matière de mesures spécifiées, l’intégration d’un paquet de mesures relatives à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) telle qu’annoncé lors du discours sur l’État de la Nation par le Premier ministre avec un impact budgétaire de 350 millions euros ou 0.7% du PIB en 2015 sur les recettes ;

ii) en matière de mesures non-spécifiées, le PSC contient une trajectoire indicative sur la période 2015-2018 se basant sur une hypothèse d’ajustement portant sur les seules dépenses avec un impact structurel et cumulé de 700 millions euros ou 1,1% du PIB. Cette trajectoire indicative, qui sera encore spécifiée ultérieurement par le gouvernement, prévoit un effort budgétaire de 200 millions euros ou 0.4% du PIB dès 2015. En particulier, du côté des dépenses, le processus de révision générale des dépenses que le gouvernement a lancé en début de l’année 2014 doit permettre au gouvernement de spécifier davantage la répartition des mesures sur les années 2015-2018 et le type de mesures au plus tard pour le projet de budget 2015.

Cette stratégie se base sur un scénario macroéconomique qui présuppose un taux de croissance réel moyen de 3,5% du PIB sur la période 2015-2018. Compte tenu de ce scénario macroéconomique et compte tenu de la stratégie budgétaire pluriannuelle du gouvernement, le solde des administrations publiques en termes structurels atteindrait l’objectif budgétaire à moyen terme dès 2016 et la courbe de l’endettement public brut connaîtrait un virage avec une baisse en termes de PIB à partir de 2016 pour atteindre 22,3% du PIB en 2018 après un pic de 24% du PB en 2015. Finalement, la trajectoire indicative arrêtée par le gouvernement dans cette quinzième actualisation du programme de stabilité et de croissance implique une baisse du taux de croissance moyen et annuel des dépenses publiques de 4.8% sur la période 2015-2018 dans un scénario à politique inchangée à 4.3%, (cf la note du Comité de prévision: http://www.mf.public.lu/publications/fin_pub/note_comite_prev_090414.pdf) ce qui est supérieur au taux de croissance actuellement prévu pour 2014 (i.e. 3.8%).


Les étapes suivantes dans le cadre du semestre européen

Après la soumission du PNR et du PSC, la Commission européenne va élaborer des propositions de recommandations 2014-2015 pour chaque État membre. Ces propositions de recommandations sont ensuite prévues d’être discutées et par la suite validées par le Conseil européen en juin, ce qui va clôturer le semestre européen 2014. Plus tard dans l’année, au cours du 2e semestre, le Luxembourg devra fournir dans le cadre de son Projet de plan budgétaire 2015 des premières indications à la Commission européenne comment ces nouvelles recommandations qui lui ont été adressées seront mises en œuvre.

Communiqué par le ministère des Finances et le ministère de l’Économie.


Pour en savoir plus ...

Téléchargements internes



Formats
Plan national pour une croissance intelligente, durable et inclusive

(1298 Ko)


15e actualisation du programme de stabilité et de croissance du Grand-Duché de Luxembourg pour la période 2014-2018


(536 Ko)


15th update of the Luxembourg stability and growth programme 2014-2018


(969 Ko)









* Source: Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg.
   Ministère des finances.

http://www.mf.public.lu/actualites/2014/04/prog_stabilite_croissance_250414/index.html















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