lundi 25 août 2014

France: La crise politique inquiète les agences de notation!

M. François Hollande, président du changement...


25/08/2014- Ils sont les trois nouveaux mousquetaires du Parti socialiste français, « On ferme sa gueule ou on démissionne » clamait en son temps Jean-Pierre Chevénement, aujourd'hui, avec Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, la France du président du changement se découvre une autre alternative. Depuis 24 Heures, la crise est ouverte, le gouvernement de Manuel Valls a donc démissionné et ce sur "la requête expresse" du président de la République François Hollande, lui même enferré dans une crise de défiance totale. « Un certain plafond de verre est clairement atteint! » devait nous préciser notre éminente source à Paris. L'exécutif vole en éclats, Manuel Valls se voit contraint de reformer un gouvernement sous 48 Heures, la fronde gagnant en ampleur, et ce après la charge du ministre de l'économie Arnaud Montebourg qui se voit bouté en hors-jeu. «J'ai indiqué cet après-midi à monsieur le Premier ministre que, s'il jugeait que je me trompais, s'il jugeait que mes convictions étaient contraires aux orientations du gouvernement qu'il dirige, dans ce cas, je croyais nécessaire de reprendre ma liberté, tout comme il accepte de me la rendre», lâche Arnaud Montebourg, lors d'une conférence de presse à Bercy. «Je vais retourner travailler parmi les Français», poursuit l'ancien président du conseil général de Saône-et-Loire. Le ministre reprend sa liberté, après avoir dénoncé « l'absurdité des politiques d'austérité! », (...) Soit aujourd'hui la cause et le prolongement de la crise... ». Le ministre s'est expliqué sur ses positions et le constat amère de l'échec du président du changement, François Hollande. Désireux d'obtenir une inflexion sur la politique de Bruxelles, point largement constaté par différents économistes de renom, « La problématique soulevée par Arnaud Montebourg est en droite ligne avec l'inquiétude qui gagne les marchés en Zone euro pas moins les analystes comme ceux du FMI, ou encore l'OCDE et de différentes agences... » précise notre source, est souligné le risque prégnant d'une déflation porteuse de récession dans certains états. La rentrée politique gouvernementale risque d'annoncer une situation clivante au sein du Parti socialiste français «Elle démontre qu'il n'existe plus de (véritable) majorité politique en France!». ''Finance Offshore'' précise que son réseau d'information démontre qu'une réelle inquiétude semble gagner les agences de notation, le manque de stabilité politique ajouté à la crise de défiance actuelle est de nature aux plus grandes incertitudes.


Décrochage...

La ministre de la culture Aurélie Filippetti devait adresser une missive au président de la République et son premier ministre, véritable bilan des erreurs du gouvernement en énumérant les nombreux dossiers dont elle ne semble pas avoir été écouté ni par le président et le premier ministre  Valls. Évoquant sa Lorraine natale et la montée du Front National dans cette région comme aux récentes élections européennes, avec aux municipales la perte de villes comme l' emblématique Hayange. Elle reproche ouvertement la promesse pas tenue pour le site de Mittal et donc « ...aujourd'hui les hauts fourneaux sont éteints! » (Ambiance) Pour la culture, le sort réservé aux intermittents du spectacle, passés au pilori et ce contre son souhait. La crise est ouverte, durable, sans prise de position du président, les marchés risquent de réagir avec un décrochage avec de lourdes conséquences, les agences de notation s'interrogent sur la grille de lecture de l'économie française, la France va t-elle maintenir ses efforts pour la dette publique? Le manque de stabilité dans la stratégie du gouvernement français inquiète au plus haut point les autres capitales européennes, d'après nos plus récentes informations, le désordre actuel marquerait les esprits de nombreux exécutifs européens sur l'incapacité du président français à définir les contours d'une politique claire, stable et déterminée sur le front de la croissance et de l'emploi. « Un paradoxe contre productif par rapport aux positions du président François Hollande au niveau européen, on ne peut pas exiger au niveau européen ce qu'on réfute au niveau de son état. Si l'austérité prétendue aggrave les déficits là ou elle devrait les soulager, le message est brouillé! » croit savoir notre source proche du dossier. 

Un véritable gâchis...

Faut-il  pour autant conclure à un nouveau risque pour la France? Oui, précisent nos différentes sources: « Un véritable gâchis, Arnaud Montebourg avait lancé un débat salutaire au niveau européen, on est dans l'aveu de faiblesse, le talent passe à la trappe alors qu'il est aussi à l'origine d'un ensemble de politiques audacieuses, les entreprises du CAC 40 devaient redistribuer des dividendes dans des proportions encourageantes, bien que ce progrès soit contesté par l'opinion publique pour en être assez peu compris! » (…) « La France entre dans une logique dangereuse, à force d'instabilité notoire, il y a un risque grandissant pour le signal qui est donné aux marchés. On pouvait s'éviter cette crise, il fallait recréer des passerelles entre l'exécutif et le parlement, aujourd'hui on vient de faire sauter un dernier pont! » instigue cette même source. Il faut un dialogue constructif entre le parlement et le gouvernement, il y a une impuissance collective en France, alors que l'Allemagne entre en croissance négative et que la France tutoie dangereusement la récession. Il faut donc abriter les débats, comme le souligne l'ex-ministre français de l'économie, hors il est amère de constater que la stratégie d'étouffement l'emporte sur la concorde et donc la cohérence. « Monsieur Hollande connaissait bien l'ADN politique d'Arnaud Montebourg en le plaçant à telle fonction, mais à vouloir dépasser une certaine toise, les conditions du dialogue entre Manuel Valls et le ministre de l'économie se sont rapidement étiolées, aujourd'hui le premier ministre est d'ailleurs entré dans la spirale de l'impopularité, accusant au passage la plus grande déconfiture dans les sondages d'opinions, ce point n'est pas anodin s'il s'ajoute à la dégringolade de ceux si abyssaux du président français. » croit savoir notre éminente source. Reste à savoir si le président français veut impulser un signal fort de concorde nationale capable de porter toutes les réformes salutaires si indispensables à l'économie. Le centre de gravité du débat est au niveau national, mais les solutions sont aussi attendues au niveau européen. L'impopularité du premier ministre n'est pas de nature à renforcer la stratégie du gouvernement, le pacte de responsabilité risque de perdre son élan, les récents événements placent hors jeu un des de ses principaux contributeurs en la personne de l'ex-ministre de l'économie, monsieur Arnaud Montebourg. Le vote du budget risque de devoir passer en mode "forcé" comme avec le recours au 49/3, le devoir de loyauté aux idéaux souligné par Aurélie Filippetti trouvant une large résonance dans les rangs des parlementaires de la gauche française. Il est à présent acquis que Manuel Valls devait faire savoir au président dès dimanche: "C'est Montebourg, ou moi!"...



Ici la lettre d'Aurélie Filippetti, ex-ministre de la culture :






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