dimanche 27 juillet 2014

Ukraine: De l'urgence de la paix!


Cercueils des victimes du vol MH 17, ici  en Ukraine avant le départ pour Eindhoven aux Pays-Bas.


27/07/2014- La crise ouverte en Ukraine nous impose une attention particulière sur les responsabilités que la communauté internationale se devra délimiter. Il est important de conserver à l'esprit la genèse du drame de la destruction d'un avion civil Boeing 777 de la Malaysia Airlines, abattu au-dessus de la zone de guerre dans l'est de l'Ukraine. Tenter faire une incursion objective sur les aboutissants et tenants de ce conflit armé est un exercice indispensable à notre réflexion collective. Le message aux Nations-Unies de Franz Timmermans, Ministre des affaires étrangères des Pays-Bas est un émouvant hommage aux victimes innocentes de ce drame, le respect qui leur est du, pas moins cet indispensable rappel à notre conscience. 


Diplomatie...

Depuis plusieurs mois, différentes entreprises diplomatiques sont explorées pour trouver une issue au conflit. L'Union européenne rejoint les principaux états qui souhaitent placer les différents acteurs de cette partition face à leurs responsabilités, mais l'Europe n'est-elle pas aussi une pièce maîtresse faite de larges incohérences? La France ne va-t-elle pas livrer deux vaisseaux "Mistral" à la marine de guerre d'un président Vladimir Poutine? David Cameron, premier ministre britannique se faisant au passage un brin moralisateur pour condamner cette « livraison française » alors que dans un même temps, des marchés ou licences britanniques de défense sont elles mêmes en cours avec la Russie! En fait de cohésion, ne subsiste que le jeu édifiant d'une diplomatie internationale incapable de s'imposer d'une voie unique et donc forte. Ne reste acquis aux proches des victimes que le goût amère de la douloureuse perte de personnes sacrifiées sur l'autel d'un jeu de dupes qui n'est pas sans nous renvoyer à d'autres précédents. Dans un tel contexte, que les arguments de la Russie puissent être écoutés ne relève pas d'un impossible, mais alors que ces arguments soient à leur tour clairement évalués, et ce toujours à l'aune de la vérité pleine et entière! Sur ce point, Vladimir Poutine a la réponse à toutes questions, après l'épisode douloureux de la Crimée, lui demander de faire grand cas du droit international n'a d'égal que de lui reconnaître toutes les transpositions de la charte des droits de l'homme dans son pays... D'ailleurs comment tenter imaginer une quelconque évolution d'un état qui tient d'une main de maître médias et donc toutes les formes de la liberté de l'expression comme celle des minorités pas moins comme de ces rares ferments de la contestation, derniers remparts de la démocratie. Inviter un tel président à la table des négociations, c'est à coup sûr pactiser avec une perpétuelle défiance. D'ailleurs, à défaut d'être exemplaire en tous points, le concert des nations préfère se limiter à des sanctions qui se doivent tenter instiguer toujours plus de mesure au président russe.


Le président Vladimir Poutine, un jeu de casse?


Edifiant catalogue...

Le fait de cibler des sanctions économiques est une piste qui escompte bien plus se trouver une issue par les conséquences sévères dont les principaux récipiendaires n'hésiteront pas à renvoyer leur bon souvenir à leur modèle de président. A coup sûr, le président russe s'est lancé dans une entreprise de défiance totale de la communauté internationale, mais aura t-il tenté se trouver d'autres ressorts ou capacités pour exister sur la scène internationale? Pas vraiment, s'accordent les nombreux experts en relations internationales... Pour s'en convaincre, il suffit de consulter l'édifiant catalogue de sa carrière et ses nombreux faits d'arme, même les sacro-saints jeux olympiques, un temps hypothéqués comme possible évolution, se solderont finalement par un nivellement de l'image du président sur la scène internationale, mais fort heureusement, pas pour celle encore préservée du bon peuple de Russie. De ce constat, il faut donc s'intéresser au bilan des nombreux conflits dont Vladimir Poutine est souvent l'ombre portée, la crise politique ukrainienne est très certainement le point culminant de cette carrière. Pour de nombreux experts, y compris inféodés, cet opus ukrainien devrait s'imposer assez rapidement comme le plafond de verre, celui d'une erreur fatale. Pour s'en convaincre, c'est bien avec le nerf de la guerre et donc toute l'économie russe qui commence à ressentir les premières conséquences de l'entêtement du président Vladimir Poutine. Il serait imprudent de ne pas considérer cet aspect comme un élément déterminant du futur de ce conflit. Par ses réseaux, « Finance Offshore » mesure la gravité perçue par tous les acteurs de l'économie en Russie. Vous dire que ceux-ci sont déjà largement inquiets n'est rien à côté de l'ampleur des sanctions graduelles qui vont s'amplifier. Ce n'est pas un hasard si certains oligarques commencent à se trouver certaines issues de secours dans une urgence qui gagne en épaisseur. La problématique que sous tend la stratégie de Vladimir Poutine est un parfait mélange de cette incapacité notoire pour se trouver une politique étrangère avec un axe diplomatique cohérent, efficient à tout le moins. L'homme construit sa diplomatie internationale au grès des conflits, mais rarement vers la meilleure logique issue qui soit, c'est à dire la paix. Toujours à jouer le chaud et le froid, ce président qui s'est fait élire en jouant la carte d'un certain nationalisme, n'a de mérite que dans sa propension à toujours placer son peuple devant le fait accompli, qu'il soit bon ou comme plutôt très mauvais sur les questions diplomatiques. Aujourd'hui, il répète à qui veut l'entendre « que jamais son pays est intervenu en Ukraine pour aider les milices séparatistes » , pour lui, « seraient uniquement responsables les autorités ukrainiennes. »  Il est clair que les services du renseignement des États-Unis ne sont pas moins équipés de technologies suffisantes que leurs homologues russes, et si cette insistance du réseau intégré de l'Otan monte au créneau, à minima, c'est bien que des preuves concordantes sont suffisantes pour balayer les frêles et si improbables certitudes avancées par certaines autorités russes. Mais sur ce point, comme pour la destruction du Boeing 777 de la Malaysia Airlines au-dessus de la zone de guerre dans l'est de l'Ukraine le président Poutine dispose encore d'une réelle opportunité pour servir la mission des experts internationaux et leurs logiques attentes...

Ukraine: Un pays, différentes réalités...


Balkanisation?

La crise ukrainienne est un exemple de la géostratégie dangereusement couplée à la géopolitique, elle concentre dans son malheur tous les éléments d'un risque élevé de balkanisation. Subsiste cette violence politique qui se mesure dans l'incapacité notoire des élus d'un pays à se trouver une issue constructive comme pour nous rappeler qu'en temps de guerre, qu'il est toujours plus facile de faire sauter des ponts que de se bâtir de solides passerelles. L'opposition géopolitique entre l'Occident et la Russie est la plus grande observée depuis la chute de l'Union soviétique. Dans le contexte actuel, les acteurs politiques de l'Ukraine ne parviendront jamais à se trouver une issue globale par leurs propres moyens, au mieux, ils réussiront tout juste à réactiver des modèles que la communauté internationale ne pourra jamais cautionner. En cas d'escalade, l'édification d'une possible fédération étant souvent évoquée, mais cette hypothèse souffre d'un manque cruel de compréhension des ressentiments qui nourrissent l'histoire de ce pays déchiré à maintes reprises dans son long cheminement. Là ou Vladimir Poutine perçoit dans l'entreprise des occidentaux une forme de main mise pour affaiblir l'influence russe dans l'espace postsoviétique, les ukrainiens pour grande part, se tournent d'avantage vers l'Europe qui semble encore perçue comme un espace de paix durable à défaut d'être une promesse de jours meilleurs comme avec l'économie. La Russie est perçue pour les pro-européens comme un espace qui se construit par un impérialisme dogmatique qui renvoie aux pires heures de la guerre froide, pour ceux qui conservent encore une forme de nationalisme modéré pour devoir défendre l'esprit de l'indépendance du pays, le juste équilibre serait bien celui d'un modèle qui se reconstruit sans la moindre forme d'ingérence internationale. Ce pays de quelques 45 millions d'habitants n'est pas un pays sans forces vives, intellectuels, chercheurs, économistes, jeunesse qualifiée, monde culturel, n'ont pas à rougir de leurs contemporains, bien au contraire, il y a un pays plein d'espoirs ou plutôt pleins d'espoirs qui se cherchent un vrai pays. C'est bien sur ce peuple qu'il nous faudra prioritairement miser, plus jamais la communauté internationale devra laisser le monopole de la violence s'imposer! Il y a dans ce formidable pays, une majorité silencieuse, bafouée, trompée, instrumentalisée. Il est urgent que cette force s'impose, nous devons l'y aider, sans relâche.

Angele Merkel, Petro Porochenko, Vladimir Poutine.
Ici lors de l'anniversaire du D-Day (Normandie)  France 6 Juin 2014.


Sanctions!

Aujourd'hui, la Russie, tout comme l'Occident avec l'Union européenne et les Etats-Unis doivent sérieusement prendre conscience de l'ampleur de la somme des conséquences de ce conflit. Les plus importantes seront celles acquises au regard de l'humanité, on pensera ici à ses multiples victimes innocentes, comme celles qui au delà des seules frontières de l'Ukraine. Un certain point de non retour dans l'horreur, on pensera ici à ce drame du crach d'un avion civil, lui même venant compléter le triste bilan de multiples populations sans défense. Pour l'heure, elles sont toujours sous l'emprise de la terreur de certaines milices auto-proclamées quand elles ne sont pas en pilotage automatique par certaines autres puissances toutes aussi transversales. Puis, peut encore venir cet autre temps, plus grave encore, celui d'un immense gâchis avec l'effondrement d'un pays de 45 millions d'habitants frontalier de l'Union européenne, et de cette Russie, creusant inexorablement le risque d'une crise toujours plus profonde. Stratégie vouée à l'échec qui rendrait plus qu'un monde perdant, mais bien toute cette humanité aux prises avec ses pires démons. Il y a quelques semaines, pointait encore un réel espoir de désescalade par la tentative amorcée d'un dialogue qui se voulait en partie retrouvé. La rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et son homologue suisse, Didier Burkhalter, actuel président de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) qui s'était essayé à construire les conditions pour étudier une issue à la crise. Force est de constater que ce rendez-vous sera finalement sans effet, pour ne pas dire clairement manqué. Vladimir Poutine ayant depuis largement instiguer que le nouveau président ukrainien Petro Porochenko n'avait finalement à ses yeux, que trop peu de légitimité, pourtant le nouveau président ukrainien s'était engagé. Aux combattants armés, il a proposé une amnistie, à partir du moment où ces derniers « n'ont pas le sang de soldats ukrainiens ou de civils sur leurs mains ». Aux mercenaires venus de Russie, il a offert un « couloir surveillé » afin qu'ils rentrent chez eux. Petro Porochenko s'étant toujours déclaré aussi prêt au dialogue avec l'Est, « mais pas avec les bandits ». Des efforts sans aucun écho du côté de Moscou, la récente démission du gouvernement pouvant elle même contribuer à fragiliser durablement les autorités ukrainiennes. Une deuxième tentative semblait acquise à la prise de contact avec ce nouveau président ukrainien, issue de l'entremise allemande, rencontre lors de l'anniversaire du D-Day en France (Normandie). Les allemands semblent disposer encore d'un canal diplomatique plus efficient que celui de la France, elle même visée pour avoir fait le choix compliqué d'honorer ses obligations contractuelles relatives à la vente de deux navires militaires à la Russie. Angela Merkel comme la grande majorité des chefs d'états européens, désire cependant le renforcement des sanctions, ce sont pour le coup, les chefs du renseignement de Vladimir Poutine qui sont cette fois-ci clairement visés par de nouvelles restrictions. Cette décision de l'Union européenne se devant très prochainement complétée d'un nouveau volet de sanctions qui toucheront des entités économiques qui seront privées d'un accès aux réseaux financiers et économiques de l'Union européenne, comme pour certaines relatives à des secteurs d'activités sensibles comme l'armement ou services connexes. Cette perspective inquiète au plus haut point des acteurs clefs de l'économie russe,  l'économie bat de l'aile alors que différents opérateurs de la bourse reçoivent de nombreux et très inquiétants griefs sur l'autisme dont fait preuve la présidence russe. Pour l'heure, Il faut exiger un cesser le feu général, chaque jour où des gens innocents meurent, restera un jour de trop où l'Ukraine paiera ce prix aussi élevé, si inacceptable!



L'émouvante déclaration...

Tous droits de diffusion audiovisuelle réservés pour tous pays.

S.E Monsieur Franz Timmermans, Ministres des affaires étrangères des Pays-Bas.
Déclaration au Conseil des Nations-Unies.


Un coupable?



Dépêche du 26/07/2014- 

Le porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé vendredi que le président russe Vladimir Poutine était « coupable » de la destruction du Boeing 777 de la Malaysia Airlines au-dessus de la zone de guerre dans l'est de l'Ukraine.

Josh Earnest a par ailleurs réaffirmé que les États-Unis œuvraient de concert avec l'Union européenne (UE) et le G7 pour imposer de nouvelles sanctions contre la Russie.

« Ce que nous savons, c'est que l'avion de la Malaysia Airlines a été abattu par un missile sol-air. Il a été tiré au sol dans une zone contrôlée par les séparatistes et dans une zone où les Ukrainiens ne faisaient pas fonctionner eux-mêmes d'armes antiaériennes à ce moment-là », a déclaré à la presse M. Earnest, tenant là certains de ses propos les plus fermes depuis la catastrophe du vol MH17.

« C'est pourquoi nous avons conclu que Vladimir Poutine et les Russes étaient coupables de cette tragédie »— Josh Earnest, porte-parole de la Maison-Blanche

Les 298 occupants de l'appareil, qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, ont péri dans la catastrophe. Le vice-président américain, Joe Biden, s'est entretenu vendredi avec le président ukrainien, Petro Porochenko, à propos de l'enquête sur la destruction de l'avion de Malaysia Airlines, mais aussi de la situation politique ukrainienne, a déclaré par ailleurs la Maison-Blanche.

Joe Biden a expliqué à son interlocuteur que Washington s'employait de concert avec l'Union européenne et le G7 à imposer de nouvelles sanctions contre la Russie pour ses « actes profondément déstabilisateurs et irresponsables en Ukraine ».

Les pays de l'UE tentent de trouver un compromis afin de mettre en place une série de sanctions contre la Russie. Les pays de l'UE, dont certains ont des liens économiques importants avec Moscou, n'ont pas encore trouvé de compromis, mais les sanctions viseraient l'accès russe aux marchés financiers, les ventes d'armes, de « technologies sensibles », notamment dans le secteur stratégique de l'énergie et le matériel « à double usage », civil et militaire.

Moscou réplique...

La Russie a rétorqué, samedi, que Washington avait également sa part de responsabilités dans le conflit en Ukraine parce que les États-Unis « encouragent Kiev dans sa répression des minorités russophones de l'est de l'Ukraine ».

Le ministre des Affaires étrangères a ajouté, dans une déclaration écrite, que Washington jouait donc un rôle dans le conflit, ainsi que dans les « conséquences tragiques » qui en découle.



Ukraine...



Données économiques: 


PRODUIT INTÉRIEUR BRUT (PIB) :

331,6 milliards de dollars américains (2012)

PIB PER CAPITA :

7,300 $ US (2012)

La Russie est le principal partenaire commercial de l’Ukraine :

25,6 % des exportations ukrainiennes sont dirigées à la Russie

32,4 % des importations ukrainiennes proviennent de la Russie


Société:


ORIGINES ETHNIQUES :

Ukrainiens (77,8 %),

Russes (17,3 %), 

Bélarussiens, Moldaves, Tatars, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais et autres (4,9 %)

TAUX D'ALPHABÉTISATION :

99,7 %


Démographie:


POPULATION :

44,5 millions d’habitants

POPULATION URBAINE :

68,9 %

ESPÉRANCE DE VIE :

68,9 ans








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