lundi 14 juillet 2014

UE: Pierre Moscovici se dit prêt à rejoindre la commission Juncker!


Pierre Moscovici se dit prêt pour être le commissaire aux affaires économiques!

LE 14/07/2014- Ancien ministre français de l'économie du président François Hollande; il sera peut être le commissaire aux affaires économiques de la future commission européenne. Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker du PPE souhaite que les sociaux démocrates lui présentent des candidatures pour défendre le projet de réformes souhaitées. L'économie tiendra une place importante dans l'opus Juncker, des cibles sont identifiées, comme celles si attendues sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi. Pierre Moscovici, comme toutes les autres candidatures, disposera d'une feuille de route assez claire, il faut un partage entre valeurs libérales, sociales progressistes et donc pas moins conservatrices. La difficulté est de séduire avec un ensemble de divergences aussi marquées, le résultat des élections européennes n'en finit pas de peser dans le marchandage qui s'opère avec des négociations jugées très tendues. La candidature Juncker serait loin de faire consensus au Parlement européen, à force de sérieux gages, un camouflet semble encore pouvoir s'éloigner. « La difficulté n'est pas tant le profil du candidat Juncker, mais bien la volonté de lui permettre de se constituer une équipe capable de relever tous les défis. Ils sont nombreux, cette commission de toutes les réformes ne sera pas celle d'une simple planque pour anciens ministres ou premier ministre d'ailleurs, il faut des profils experts, les enjeux sont considérables! » croit savoir notre éminente source à Bruxelles.


Une sérieuse hypothèse...

Mardi, le vote au parlement sera précédé du grand oral de Jean-Claude Juncker, sur le papier c'est encore serré, dans le vote à bulletin secret, certains risques subsistent. Pierre Moscovici semble être un assez bon compromis pour la fonction aux affaires économiques, mais dans les rangs de la gauche européenne, l'ancien ministre ''congédié'' de François Hollande peut subir les foudres du bilan économique français. De son côté, Pierre Moscovici monte au créneau et tente rassurer sur sa vision de la mission. « Ce n'est pas un chèque en blanc » pour le soutien à la candidature Juncker, avance l'ancien ministre qui se fait ainsi le défenseur des thèses programmatiques de ses pairs Sociaux démocrates du Parlement européen. Mais certains parlementaires européens lui rétorquent, « Ni même un chèque en bois! Il faut une personnalité forte, capable de composer sans se faire torpiller de l'intérieur, les libéraux et de nombreux conservateurs attendent le futur commissaire au virage. Le dossier est sensible, les sociaux démocrates veulent des garanties, sur les questions économiques, la France est loin de représenter une exemplarité optimale, cependant la personnalité de Pierre Moscovici semble pouvoir encore se démarquer. (…) L'homme est réformateur, sa volonté affichée de s'attaquer au dossier avec son expérience aux affaires européennes comme ancien ministre de tutelle ou vice-président au Parlement européen sont le gage d'une maîtrise de certains rouages complexes. Sur l'économie, on remarque qu'il devait co-exister avec Arnaud Montebourg, un exercice en rien évident. Sa maîtrise des dossiers plaide en sa faveur, besogneux, disposant d'une entremise de qualité, il fait force d'un pragmatisme assez proche de celui de Jean-Claude Juncker, les deux hommes se connaissent et s'apprécient, ils devraient mieux co-exister que le tandem de l'ancien ministre avec Montebourg. » nous précise notre source. Pour l'heure, Pierre Moscovici trouve certains relais au delà de ses propres clivages « L'homme démontre une brillante carrière, pragmatique, il s'est révélé parfois critique sur certains choix de son propre camps, il aura même démontré une forme de bienveillance sur certains de ses opposants alors en responsabilités. On peut lui donner un plein quitus sur ses qualités opérationnelles, son nom est une sérieuse hypothèse pour ce défi, la France dispose avec Pierre Moscovici d'un fort potentiel pour s'attaquer à la problématique de la croissance et de l'emploi en Europe. » insiste une autre source à Paris.


France fer de lance...

« La France doit être le fer de lance du sursaut du projet européen », affirme le député du Doubs. Paris a  fait savoir qu’il souhaitait « que la France détienne une vice-présidence de la nouvelle Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker, dans le domaine économique. C’est une position juste, précisément parce que l’agenda européen est majoritairement tourné vers la croissance et l’emploi et parce que, je le crois, la France est particulièrement bien placée pour peser en faveur d’une approche pragmatique et progressiste de l’Europe », dit-il dans un entretien au Nouvel Observateur. Il se positionne comme le team leader des potentiels candidats français à la fonction, le président français François Hollande sait que Pierre Moscovici est un candidat sérieux, il en a d'ailleurs déjà parlé avec Jean-Claude Juncker, la France veut impulser un nouveau souffle à L'Europe, comprendre que la croissance et l'emploi sont les deux grandes priorités, loin devant l'austérité, l'idée étant de trouver un point d'équilibre pour relancer l'économie des états les plus pénalisés par des mesures contraignantes comme pour les peuples.


"Je suis prêt..."

Pierre Moscovici est assez en phase avec cet objectif: « Si je suis désigné pour être le prochain commissaire européen français, je souhaite être un acteur résolu de la définition d’une politique économique globale et inventive. » (…) « Toute mon expérience et toute ma vie politique – du ministère des Affaires européennes à la vice-président du Parlement européen puis à la tête de Bercy - m’ont préparé à relever ce défi à ce poste qui n’a vraiment rien, à mes yeux, d’un ''lot de consolation '' mais qui est le prolongement de tout ce que j’ai accompli. Je suis prêt. », déclare M. Moscovici. Le Nouvel Observateur, pense que le président François Hollande pourrait annoncer son choix lundi lors de son interview télévisée du 14 juillet.


Fidèle...

« Il ne s’agit pas pour moi de prôner une eurobéatitude stérile, ni de bercer d’incantations sur les vertus de l’Union. En revanche, nous devons défendre la logique de nos choix : puisque la zone euro a voulu partager une monnaie unique, eh bien, elle doit avancer naturellement vers une intégration plus poussée pour tirer parti de cette volonté historique. » (...) « Je suis totalement européen, pas sans conditions, pas sans exigence, pas sans prendre en compte les attentes sociaux-démocrates – je reste fidèle à mon engagement socialiste », souligne encore l'ancien ministre et d'ajouter: « Je suis prêt, aussi - naturellement - pour le long processus de nomination jusqu’à la validation par le Parlement européen. C’est le président de la République qui va proposer le prochain commissaire français et c’est avec lui que nous avons formulé le projet européen que je défends! » Sur les récents scores du FN, il croit comprendre la « vrai raison », l'ancien ministre y voit surtout l'orchestration d'une caricature: « Il nous faut lutter contre le sentiment que la marche vers l’avant est interrompue. Repousser cette caricature de pensée entretenue par le FN qui voudrait faire croire que "c’était mieux avant" quand les barrières économiques et physiques séparaient les Européens. Non, ce n’était pas mieux avant et c’est assez facile de le montrer. »


Espoir...

«Mais avant tout, il faut recréer un espoir pour demain.» Insiste Pierre MoscoviciVisiblement, l'ancien ministre veut rassurer tous ceux qui doutent de sa capacité à fédérer tous les espoirs pour maintenir l'Europe comme une chance alors que pointes les plus grands doutes sur la question:« J’ai la volonté, si je deviens commissaire, d’être très présent dans le débat européen dans mon pays. Je crois qu’il faut parler constamment, et collectivement, d’Europe, pas seulement dans les périodes électorales. Et en parler bien… Nous devons ranimer et réinventer l’idée de progrès. C’est une belle mission, non ? » Nous allons voir si Pierre Moscovici deviendra un atout pour la France et donc cette Europe qui se cherche un second souffle, pour l'heure, la volonté de l'ancien ministre est sans faille. A suivre... 

























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