jeudi 3 juillet 2014

Luxembourg financier: La Chine tient bonne place!


 " Le Grand-Duché est devenu la première place financière européenne pour les banques chinoises." :
            Pierre Gramegna, Ministre des finances du Luxembourg.


3/07/2014- Fort d'une délégation de 70 acteurs de la place financière du Luxembourg, Pierre Gramegna en dynamique ministre de tutelle du secteur est allé à la rencontre de différentes autorités chinoises. L'opération est un des opus les plus importants du genre pour promouvoir la valeur ajoutée Luxembourg, en tête de file d'une véritable task force, le ministre en a profité pour signer de nombreux accords. 

Ce n'est pas un hasard si le Luxembourg s'impose comme un véritable leader dans les centres de fonds d'investissements au monde, deuxième place mondiale en volume et bien sur, première place en Europe! Avec la demande croissante en matière de gestion du RMB, la Chine ne pouvait pas faire l'impasse sur cette capacité, la Chine s'est donc logiquement intéressée à la place financière de Luxembourg, elle même devenue incontournable pour servir tel dessein.. « En très peu de temps, le RMB* est devenu l’une des devises les plus demandées au monde et l’internationalisation du yuan chinois a rendu nécessaire l’existence de plateformes pratiques en Europe. Le Luxembourg, dont l’histoire est profondément ancrée dans la finance internationale, a été en première ligne de cette évolution. La Bourse de Luxembourg a été la toute première plateforme en dehors de la Chine élargie à coter un titre obligataire en Renminbi. Cette cotation pour Volkswagen AG remonte à 2011; depuis, 45 multinationales et émetteurs souverains sont passés par la Bourse de Luxembourg pour répondre à leurs besoins de liquidité sur le Renminbi. » précise un récent communiqué du ministère des finances.


Place to be...

Plus que jamais, le Luxembourg représente un si ce n'est le partenaire de choix pour les acteurs du secteur de la gestion d’actifs chinois comme ceux très précis cherchant à se diversifier à l’international. « Luxembourg c'est ''Place to be, en mode très Step by step!'', voici un bon résumé de la relation qui s'installe avec la Chine... » précise notre source proche du dossier. En effet, Luxembourg pour avoir été -un des premiers partenaires de cette logique-, là ou certaines frilosités subsistaient il y a encore quelques années, le partenariat y gagne logiquement en fidélité et pas moins prospérité. Le ministre ne manque jamais de le rappeler, ''Le Luxembourg détient le plus grand gisement de dépôts en RMB en Europe (79,4 milliards RMB à la fin du premier trimestre de 2014, soit une hausse de 24% par rapport au trimestre précédent).'' mais ce n'était pas sans compter l'évolution constante d'autres relations qui viennent compléter ce succès. Cinq des six principales banques chinoises sont déjà en phase de concrétiser ou finaliser leur présence effective à Luxembourg. Pierre Gramegna a fait des annonces précises sur ce sujet, "La volonté de la China Merchants Bank à lancer son processus d’implantation à Luxembourg. Cette décision confirme que le Grand-Duché est devenu la première place financière européenne pour les banques chinoises. Nous continuons de prouver que malgré notre petite taille, le Luxembourg représente un partenaire clé pour la Chine. Réelle plaque tournante économique axée vers l’international, le Luxembourg est particulièrement bien positionné pour accompagner les activités des banques chinoises sur le marché européen. Nous avons été très heureux d’accueillir Bank of China, ICBC et la China Construction Bank, et nous saluons l’arrivée de ce nouvel acteur du secteur à Luxembourg."


Tandem...

La place financière de Luxembourg voit un allié très intéressant dans la Chine, alors qu' Etienne Schnneider, Vice-Premier ministre en charge de l'économie avait déjà largement contribué au bon climat d'affaires entre les deux états (lors d'un précèdent gouvernement de coalition), aujourd'hui les premiers fruits se récoltent! « En fait de négociations, la belle histoire s'est préparée avec l'ancien ministre des finances, Luc Frieden, même s'il faut préciser que ce ministre était plus intéressé par les finances islamiques, Jean-Claude Juncker, alors premier ministre était plus modéré sur cette option, le prochain président de la commission de Bruxelles faisait un travail en tandem avec Etienne Schneider qui était déjà de la partie chinoise. Il se dit que du côté chinois, que les différentes missions économiques du ministère de l'économie luxembourgeois semblent avoir fait l'objet d'une très bonne appréciation en Chine, (...) on pensera ici aux différentes provinces visitées et les liens acquis à cette volonté de jouer la carte du développement économique. Après la sortie très remarquée de Qatar Airways du groupe Cargolux, l'arrivée d'un groupe chinois dans le capital de ce fleuron luxembourgeois est très certainement la meilleure évocation d'un tel choix.» précise notre source. 



Premier leader...

La Chine est elle même en mutation, la porte ouverte par Luxembourg est perçue comme un des principaux centres de développement situés au coeur de l'Europe. « Les Chinois sont formels, pour eux, Luxembourg concentre une qualité d'expertise opérationnelle ajoutée à un cadre réglementaire et d'affaires réputées très propices. La culture chinoise est ainsi faite, dès lors que la confiance est acquise, le réseau se doit prospérer en abondant, il faut comprendre que Luxembourg tient là peut être sa plus belle revanche avec ce statut de premier leader.. .» complète la source. La concurrence est rude pour ce qui est des opportunités chinoises, la Chine se cherche des alliés, en disposant d'importantes réserves de change, elle se doit créer les meilleures conditions pour ses valeurs mobilières, « L'objectif visé étant de préparer la montée en charge du Renmimbi et de donner de solides réponses aux attentes de tous ses utilisateurs comme pour leurs affaires, lui assurer un rôle d'autant plus stable dans l'économie ainsi mondialisée, les volumes sont importants, il faut une mécanique bien huilée. C'est la force de la place de Luxembourg en Europe. » précise notre source. Le ministre Gramegna est bien conscient des enjeux, pas moins de cette capacité opérationnelle que devra accomplir son pays pour relever le défi. L'ancien directeur de la chambre de commerce de Luxembourg connaît bien les potentiels présents dans son pays, aujourd'hui il peut créer les conditions pour affirmer cette volonté. Aller en Chine y créer un cadre diplomatique propice en instiguant des échanges de qualité avec les forces vives de la place de Luxembourg, c'est l'assurance d'une constance pour le développement de la place. Le ministre est donc bien inspiré de démontrer les nombreux atouts qui font de Luxembourg et la Chine "deux grands partenaires", dès son premier jour à Pékin, une importante nouvelle allait confirmer cette capacité: « Pierre Gramegna a salué la signature d’un "Memorandum of Understanding (MoU)" entre la Banque centrale du Luxembourg et la Banque populaire de Chine en date du 28 juin 2014. Cet accord vise à définir un cadre de coopération en vue de la désignation prochaine d’une chambre de compensation pour le Renminbi à Luxembourg. Le ministre a souligné l’importance de cette nouvelle étape dans le processus d’internationalisation de la devise chinoise et a salué une entente qui reflète le rôle prépondérant joué par la place financière luxembourgeoise. »



Beaux jours...


La place financière de Luxembourg a de beaux jours, même si la fin de l'apport du commerce électronique est dans de nombreux esprits, pas moins le changement de paradigme avec la fin du secret bancaire ou les contraintes du Facta américain, Luxembourg s'impose comme une force de résilience pour tout le secteur en Europe. Le pays a de très nombreux atouts, pour ce qui est du RMB comme le précise le communiqué du ministre Gramegna, l'évocation des premiers succès ferme le ban d'un scepticisme entretenu par son prédécesseur et autres consorts:



-Le Luxembourg détient le plus grand gisement de dépôts en RMB en Europe (79,4 milliards RMB à la fin du premier trimestre de 2014, soit une hausse de 24% par rapport au trimestre précédent).

-Première plateforme de valeurs mobilières en Europe (635 milliards RMB à fin 2013).

-Premier portefeuille de dettes en RMB en Europe (73 milliards RMB à la fin du premier trimestre 2014, soit une progression de 36%). 

-Plus large volume d’échanges en RMB en Europe (86,8 milliards RMB à fin 2013). 

-Premier centre de cotation européen pour les obligations libellées en RMB (44 obligations cotées représentant 30,6 milliards RMB à fin mai 2014).

-Principal centre de fonds RMB en Europe (261,8 milliards RMB à la fin du premier trimestre 2014)



(*RMB: La monnaie chinoise appelée yuan renminbi (元人民币). )

























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