mercredi 2 juillet 2014

Belgique: Les agences de notation scrutent la formation du gouvernement! (Exclusif)


           De Bart De Wever à Charles Michel, la Belgique se cherche un gouvernement!



Bruxelles le 1/07/2014- La Belgique vient de gagner sa qualification face aux Etats-Unis dans la coupe du monde de football, chacun pourra comprendre la valeur d'un jeu en collectif...  Pour les milieux d'affaires, cette nouvelle crise politique institutionnelle liée à la formation d'un gouvernement fédéral serait donc à relativiser, « Bien que les élections soient clairement marquées par une victoire des nationalistes flamands, il ne fallait pas s'attendre à une révolution de palais!"» Le chef de file des nationalistes flamands Bart de Wever (N-VA) peinant à se trouver des alliés francophones pour constituer un futur gouvernement fédéral «  ...de centre droit, il demanda au Roi de le décharger de cette improbable mission d'informateur! » précise notre source à Bruxelles. C'est ainsi que va la politique au Royaume de Belgique, on consulte,  on informe, on rapporte, on y croit,  et puis...


Rapport...

A peine nommé informateur par le Roi, son successeur devait entamer sa mission salutaire pour commencer examiner « Toutes les formules possibles en vue de former un gouvernement. », devait préciser Charles Michel dans un communiqué,  le président du MR ou mouvement réformateur, le bien nommé... (A noter les éminentes qualités du père, Louis Michel.)  Déterminé et donc bienveillant,  Charles Michel  a immédiatement rencontré dès samedi le Premier ministre « sortant », le socialiste Elio Di Rupo ainsi que les partenaires sociaux, visiblement rassurés de l'écoute bienveillante leur étant ainsi accordée. Celui qui succède à Bart De Wever a jusqu'au 4 juillet pour remettre son rapport, pour de nombreux experts, « La tâche est certes possible, mais nombreuses sont les divergences qui demeurent, on profite à grand tort de cette mission pour vouloir régler d'autres problématiques par la seule constitution d'un tour de table, (...) c'est en fait bien plus complexe, il faut un outil fonctionnel, adapté, ouvert aux différentes réalités. (…) Chacun tire prioritairement la couverture vers son camp! Le CDH manque peut être lui aussi une occasion au fédéral, mais le parti N-VA est génétiquement belgophobe, francophobe! »


La vrai raison...

Comme de coutume en tel cas pour le Royaume de Belgique, seuls les milieux d'affaires instiguent à la (vrai) raison, comprendre « Il ne faut pas de nouveau laisser le pays s'enferrer dans une crise institutionnelle, celle dont les répercussions touchent en général toute l'économie du pays. C'est à dire bien au delà des frontières politiques intérieures comme nos clivages traditionnels, et plus grave encore, celles qui géographiques, sont donc extérieures au pays tout entier! A New-York ou Paris, on ne parle que d'une seule Belgique...» nous précise cet important dirigeant d'un groupe côté en bourse.


Agences de notation...

Avec plus de 500 jours lors des dernières élections, l'impact de la récente crise aura marqué définitivement les esprits à l'international. Conséquences désastreuses tant sur l'image que sur les logiques inquiétudes toujours plus grandissantes comme celles précises des agences de notations qui au passage, « Scrutent ce nouvel opus avec une attention toute particulière! » croit savoir une source proche du dossier. « On attend une position constructive et capable de privilégier l'intérêt général, l'avenir du pays reste dans la balance, il y a des réformes structurelles de bons sens qui devront faire sens à ses nombreuses attentes des milieux sociaux économiques. »


Confédération...

Conscients des conséquences toujours possibles d'une longue crise politique, les milieux d'affaires préfèrent regarder les faits. « Finalement rien de nouveau, les thèses communautaristes et clairement racistes de Bart De Wever rendent caduque l'espoir d'un compromis entre des partis libéraux ou de centre droit (entre les Flamands et Wallons) et consorts catholiques ou encore humanistes. (…) Certains ont bien des griefs assez précis sur les socialistes et le bilan économique et social, mais le traitement est différent dans son approche et pas moins sa solution.... » Pour avoir démontré une ligne jugée comme « Clairement raciste, aucun parti politique francophone viendra conforté une majorité jugée si improbable avec monsieur Bart De Weber, on ne pactise pas avec le diable, même en progrès, cela reste brûlant! » On pensera ici au CDH (Centre Démocratie Humaniste) qui dira un non au N-VA qui souhaite (toujours) faire un gouvernement au fédéral, comme d'autres plus discrets, le CDH s'était rapproché (un court temps) du formateur version N-VA en pensant peut-être que le leader Bart de Wever allait pouvoir « ...changer d'avis. Revoir certaines positions comme peut-être l'article 1 du programme du parti N-VA qui prône la dissolution du Royaume et une confédération improbable ou les bruxellois seraient ceux d'une tribu de tierce zone.. » Croit savoir une de nos sources à Bruxelles.


L'unité du royaume...

De son côté, Bart de Wever es qualité informateur avait consulté les partenaires sociaux, pas moins les dirigeants économiques du royaume ou ceux des grands partis qui pour leur grande part, veulent toujours préserver une logique de gouvernement fédéral, assurant une unité au royaume. En théorie seulement, car les opérations visibles depuis l'élection font montre d'une opération d'étranges marchandages entre les assemblées régionales: « Il faut régler les problèmes spécifiques des trois régions, on resserre logiquement les rangs avant de faire remonter à la capitale ce qui doit l'être. » Le futur gouvernement fédéral devra pourtant gérer la sixième réforme de l'état, celle-ci ne pouvant aboutir en théorie « qu'avec une tripartite incluant le premier parti politique du pays, et deux autres partis en capacité de représenter... un équilibre. »


Coalition Kamikaze...

Le MR n'est finalement pas plus intéressé de venir gonfler la voile d'un N-VA, « Qui s'est tiré tout seul une balle dans le pied, à vouloir toujours faire dans l'excès, ils comprennent les limites d'une telle attitude, le consensus avec le doigt sur la gâchette ne marchera jamais en Belgique. » instigue notre source. Visiblement le MR est conscient du risque représenté par une coalition d'un genre plutôt « kamikaze », « Elle qui risque de transformer le parti MR en parfait bouc émissaire sur le flan francophone, lui assurant un statut d'infériorité dans toutes les logiques qui se doivent pourtant toujours servir une logique fédéraliste. » Tel un Cameron qui s'ignore, Bart de Wever ne prend que ce qui l'intéresse dans le Royaume pas moins de l'Europe, « Finalement que l'on soit une forte tête à l'échelle européenne, ou de la Belgique, le résultat sera toujours le même, nada! Il faudra que les politiciens comprennent que pour avancer, il faut savoir maîtriser l'art du vrai compromis. La vérité prend tout son sens que dans cette capacité à s'imposer avec une solution souvent plurielle, le fameux consensus! » souhaite conclure notre source.



Coalition transversale...

Certains évoquent la piste d'une ''coalition transversale'' pour s'appuyer sur un électorat flamand plus modéré que certains de leurs leaders comme sur la question de l'unité du pays. D'autres souhaitent faire sens au besoin urgent de préserver l'économie du royaume, « On doit agir pour trouver des réformes en économie qui se doivent capables d' assurer un continuum aux réformes entreprises par l'actuelle coalition d'Elio Di Ruppo, premier ministre sortant. On ne peut plus ériger l'instabilité à notre modèle économique, de nos différences faisons nos chances, il y a plus de connexions dans le monde économique que dans le monde politique. C'est tout le drame de la Belgique, les politiciens manipulent le peuple! » insiste un dirigeant du Nord.


Alarme...

Les milieux d'affaires sonnent l'alarme en exigeant une sortie par le haut, « Il faut s'éviter une nouvelle crise, mais les francophones se doivent aussi faire l'effort de peut être aussi entrevoir trouver des partenaires dans la partie Flamande pour constituer le gouvernement fédéral, (...) Il faut peut être raccrocher l'intégration de certains griefs du nord, par le résultat des élections, les flamands sont en droit d'avoir aussi de sérieux gages, car certaines de leurs remarques sont souvent devenues les « nouvelles » thèses programmatiques de certains autres libéraux francophones... » (…) « Si les socialistes reviennent en responsabilité, ils ne pourront instiguer une pondération tout en refusant l'effort d'une coalition toujours plus ouverte. Le Royaume se doit trouver une issue par le haut, il faut faire des réformes, le calendrier européen nous impose un rythme, faire abstraction de nos responsabilités serait une grave erreur. Il n'est pas acquis que les agences de notation soient disposées à valider nos bonnes volontés si elles ne se traduisent pas ou plus concrètement dans un paquet programmatique clair et donc précis. » Souhaite conclure notre source à Bruxelles.


Nous allons donc suivre cette nouvelle crise, qui pour l'instant, n'est pas sans rappeler les précédents opus. Peut-être que les politiciens belges « de tous bords » tiendront pour acquis le risque d'une nouvelle crise institutionnelle, les agences de notation feront logiquement cas de ce risque. A suivre.








Typologies de coalition possible au fédéral. Source: Le Soir.
















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