lundi 9 juin 2014

UE: Sun, nuage sur la candidature de Jean-Claude Juncker!

Jean-Claude Juncker, ...le Sun, pas vraiment fun!



9/06/2014- Jamais dans l'histoire de l'Union européenne une campagne de presse aura démontré autant de haine à l'encontre d'un leader politique européen. Le candidat du PPE (Parti populaire Européen), le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, 59 ans voit son histoire familiale détricotée pour en être totalement biaisée. Les tabloïds à scandales comme l'emblématique du genre, le peu brillant « Sun » qui selon de nombreux observateurs, va encore plus loin dans la provocation. Alors que l'Union européenne expérimente un nouveau processus qui se voulait comme plus en phase avec un apport démocratique décisionnel, une campagne virulente est orchestrée pour empêcher l'aboutissement de la candidature de Jean-Claude Juncker.


Point d'équilibre...

C'est David Cameron, bille en tête qui devait lancer les hostilités avec des salves lors d'un récent conciliabule entre chefs d'états à Bruxelles, pointant un argumentaire plutôt léger pour tenter mettre hors jeu le candidat luxembourgeois, allant jusqu'à évoquer un possible référendum pour sortir son état de l'Europe. « C'est inapproprié, réduire l'action d'un homme d'état avec autant de facilités, c'est faire l'impasse sur les nombreuses qualités d'un serviteur de l'Union européenne. S'entendre dire que Juncker tombera à l'usure pour devoir en jeter l'éponge est bien médiocre. (…) Monsieur Juncker a fait une campagne exemplaire, faisant montre de thèses programmatiques conformes aux attentes d'un pouvoir qui se doit plus démocratique, partagé, et donc proposant un véritable nouveau point d'équilibre entre Commission, Parlement et donc exécutifs. » nous cite un proche du PPE à Paris. Au départ, la règle devait-elle même souffrir de ses différentes interprétations, « Autant d'interprétations remises en cause dès lors que les résultats devaient démontrer que les évidences l'étaient moins au sortir des urnes, la montée des partis populistes associée à l'érosion des partis traditionnels ne pouvaient que contribuer à une logique redistribution des cartes. » croit savoir une source à Bruxelles. Une analyse en rien contredite par le « dernier tango » de la chancelière allemande, une Angela Merkel qui se doit ménager une sortie par le haut, c'est à dire faisant montre de bienveillance et donc logique écoute aux sirènes britanniques.




Un Adn revisité...


Basses oeuvres...

Une implication diplomatique qui voit rapidement poindre les limites de l'exercice. A demi position, demi résultat! Pour le coup, il faudra une logique beaucoup plus constructive, rien ni personne semble s'intéresser au programme et donc gages de monsieur Juncker. C'est un mauvais procès, d'autant plus incompréhensible que Luxembourg et Londres semblaient bien plus capitaliser sur la défense d'un certain pré-carré de la finance internationale que d'une réelle volonté précipitée d'amplitude démocratique dans les rouages des technostructures de Bruxelles et Strasbourg... Dans ce contexte, se profile un certain jeu de dupes entre griefs personnels et si basses oeuvres. «La vérité doit encore flotter dans cet océan de ressentiments divers et variés, mais dont il nous faut déjà remarquer que les auteurs peinent à faire le moindre début d'efficiente démonstration, en bon résumé, des arguments creux!. » Dans ce contexte, le journal « Sun » aura bien du mal à faire une telle entreprise de réflexion pour devoir plutôt s'intéresser à l'Adn ainsi revisité d'un Jean-Claude Juncker et donc se lancer dans cette entreprise des plus virulentes dans le triste genre. Un article au combien réducteur qui s'intéresse aux écueils d'une famille qui confrontée à l'occupation, se partagerait entre victimes mais plus grave, selon l'article, francs collaborateurs avec l'occupant nazi. Le père de Jean-Claude Juncker ayant été conscrit dans l'armée allemande et ce comme beaucoup de jeunes gens au Luxembourg ou encore Alsace. L'article nous parle du front russe, chacun pourra comprendre que bien rares étaient les « vrais » volontaires pour ce genre d'expédition à l'issue si incertaine. Mais au delà de la volonté de nuire, on comprend bien la stratégie qui sous tend à mettre un maximum de pression sur Angela Merkel, un certain calendrier de négociations étant acquis aux esprits.. Pour l'heure, dans le contexte si particulier de la montée de certains populismes europhobes, nous allons pouvoir mesurer la réelle capacité des leaders européens pour faire bloc et peut être sens à un sursaut salutaire...





Jean-Claude Juncker, moi président...

Pour comprendre les priorités de Jean-Claude Juncker, voici  ses priorités comme futur président de la Commission de Bruxelles. (Source, site officiel de campagne PPE.)



MES PRIORITÉS

En tant que président de la Commission, je me fixerai cinq priorités.
1.

Ma première priorité sera de mettre la croissance et de l'emploi au cœur des priorités de la prochaine Commission. Le marché unique du numérique pour les consommateurs et les entreprises est un élément clef pour la croissance ; nous devons exploiter les possibilités des technologies numériques. Pour cela, nous devrons avoir le courage de briser les barrières nationales en matière de réglementation des télécommunications, du droit d'auteur et la de la protection des données, ainsi qu’en matière de gestion des ondes radio et de droit de la concurrence.

Si nous y parvenons, nous pourrons permettre aux citoyens européens de pouvoir bientôt utiliser leurs téléphones mobiles dans toute l'Europe sans avoir à payer des frais d'itinérance. Nous pourrons faire en sorte que les consommateurs puissent avoir accès à la musique, aux films et aux événements sportifs sur leurs appareils électroniques où qu'ils soient en Europe. Et nous pourrons générer 500 milliards d'euros de croissance supplémentaire en Europe dans les cinq prochaines années, créant ainsi des centaines de milliers de nouveaux emplois et une société de la connaissance dynamique. Je vais travailler sur ce projet dès le premier jour de mon accession à la présidence de la Commission.


2.

En second lieu, je tiens à réformer et à réorganiser la politique énergétique de l'Europe dans une nouvelle Union européenne de l'énergie. Nous devons mettre en commun nos ressources, combiner nos infrastructures et parler d’une seule voix lors des négociations avec des pays tiers. Nous devons diversifier nos sources d’énergie, et réduire la dépendance énergétique de plusieurs de nos États membres vis-à-vis des autres pays

Je veux garder notre marché européen de l'énergie ouvert à nos voisins. Toutefois, si le prix de l'énergie importée de l’Est devient trop cher, politiquement ou économiquement, l'Europe doit être capable d’avoir accès très rapidement à d'autres sources d’approvisionnement. Et nous avons besoin de renforcer la part des énergies renouvelables sur notre continent pour mener une politique responsable de lutte contre le réchauffement climatique. C’est également un impératif pour  politique industrielle, si nous voulons toujours avoir accès à une énergie à un prix abordable disponible à moyen terme. Je veux donc que l’Union européenne de l’énergie devienne le numéro un mondial des énergies renouvelables

3.

Troisièmement, sous ma présidence, la Commission devra négocier un accord commercial raisonnable et équilibré avec les États-Unis d'Amérique. Il est anachronique qu’au XXIe siècle, les Européens et les Américains continuent à s’imposer mutuellement des droits de douane. Ceux-ci devraient être rapidement et intégralement supprimés. Je crois aussi que nous pouvons aller plus loin dans la reconnaissance réciproque des normes, ou bien travailler à la création de normes transatlantiques. Cependant, comme président de la Commission, je serai aussi très clair ; je ne sacrifierai pas les normes européennes de sécurité, de santé, les normes sociales et les normes de protection des données sur l'autel du libre-échange. Je serai particulièrement intransigeant sur la sécurité alimentaire et la protection des données personnelles.


4.

Ma quatrième priorité sera de poursuivre la réforme de notre union monétaire et de le faire en gardant la dimension sociale de l'Europe à l'esprit. Dans les cinq prochaines années, nous devrons consolider, simplifier et rendre plus légitimes les mesures inédites que nous avons prises durant la crise.  Je vois trois principales mesures à prendre :

 a-  Nous devons rééquilibrer la relation entre les élus et la Banque centrale européenne dans la gestion quotidienne de la zone euro. J'admire ce que Mario Draghi a fait pour sauver l’euro. Cependant, il a dû le faire dans des conditions manifestement exceptionnelles. La BCE ne veut ni ne peut gouverner la zone euro. La zone euro devrait être gouvernée par la Commission et par l'Eurogroupe, qui, à mon avis, devrait être géré par un président à temps plein. Les questions liées au taux de change font partie des attributions de l’Eurogroupe. Nous ne devons pas l’oublier au cas où le taux de change de l'euro devrait encore augmenter et devenir un problème pour la croissance.

b - Nous devons aussi rééquilibrer la façon dont nous accordons notre soutien à la stabilité des pays de la zone euro en difficulté financière. Je propose qu’à l’avenir,  tout support et programme de réforme doit être évalué en termes de viabilité financière et en termes d’impact social. Les effets sociaux des réformes structurelles doivent être débattus publiquement. Mon parti, le PPE, croit en l'Economie Sociale de Marché. En temps de crise, ce principe n’est pas compatible avec le fait que et les spéculateurs deviennent encore plus riches, tandis que les retraités ne savent plus comment subvenir à leurs besoins quotidiens. Dans ce contexte, une réserve financière au niveau de la zone euro pourrait être créée pour servir d’amortisseur en cas de besoin.

c -  Troisièmement, je suis convaincu que nous devons renforcer le rayonnement extérieur de notre union monétaire. La Commission avait déjà proposé en 1998  une représentation commune de la zone euro au FMI, mais ce projet n’a jamais abouti. Aujourd'hui, le traité prévoit l'adoption d'une telle proposition à la majorité qualifiée par les pays de la zone euro, et non plus à l’unanimité. Je crois qu'il est grand temps que nous allions de l'avant avec cette proposition pour renforcer la voix de la zone euro au FMI, et en tant que président de la Commission, je m’en occuperai personnellement. L'euro ne doit pas seulement être stable sur le marché intérieur, il doit aussi avoir une forte voix sur la scène mondiale.

5.

Ma cinquième en tant que président de la Commission sera de trouver une solution à la situation du Royaume-Uni dans l’UE. Aucun homme politique raisonnable ne peut ignorer le fait que, au cours des cinq prochaines années, nous devrons régler cette question. Nous devons le faire si nous voulons garder le Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, et c’est ce que je souhaite faire. En tant que président de la Commission, je vais travailler à l’établissement d’un accord équitable avec la Grande-Bretagne.

Un accord qui accepte les spécificités du Royaume-Uni dans l'UE, tout en permettant à la zone euro d’aller plus loin dans son intégration. Le Royaume-Uni doit comprendre que, dans la zone euro, nous avons besoin de plus d'Europe. D'autre part, les autres pays de l'UE doivent accepter que le Royaume-Uni ne fera jamais partie de l’Eurozone , même si on peut le regretter. Nous devons accepter que le Royaume-Uni ne sera pas non plus membre de l'espace Schengen. Et je suis également prêt à accepter que le Royaume-Uni reste en dehors de nouvelles institutions de l'UE tels que le Bureau du procureur européen, destiné à améliorer la lutte contre la fraude dans l’UE, mais clairement rejeté par la Chambre des communes et la Chambre des Lords. Nous devons respecter ces positions claires du Parlement britannique, sur la base du protocole britannique « opt out». David Cameron a récemment exprimé un certain nombre de nouvelles demandes-clés dans un article publié dans le Daily Telegraph. Comme président de la Commission, je serai prêt à discuter avec lui de ces demandes de manière apaisée. Ma ligne rouge dans de telles négociations sera l'intégrité du marché unique ainsi que la possibilité d'une plus grande intégration dans la zone euro pour renforcer la monnaie unique partagée par 18 et bientôt 19 États membres. Je sais également que cet accord est très important pour la Grande Bretagne.

MON PROJET EN CINQ POINTS SUR L’IMMIGRATION

Nos valeurs européennes communes et notre responsabilité historique sont le fondement de mon projet pour l'avenir de notre politique d'immigration. Au cours de mon mandat de président de la Commission, je vais définir une politique d'immigration pour l'Europe en cinq volets :
1.

Tout d'abord, nous devons rapidement mettre en place le système d'asile européen commun adopté en juin dernier. Ces nouvelles règles sont le fruit d'un compromis. Elles ont l'avantage d'être en mesure de mettre un terme définitif à l’asile touristique. Actuellement, un demandeur d'asile peut avoir 75% de chance de se voir accorder l'asile dans un pays particulier de l'Union européenne et moins de 1%, avec un même dossier, dans un autre pays. Il est facile de savoir où les demandeurs d’asile iront en premier, mais ce n'est certainement pas le moyen d’organiser le partage des responsabilités entre les États membres de l'UE. Nous devons donc rapidement mettre en place ces nouvelles règles afin de garantir qu’un demandeur d'asile aura les mêmes chances de se voir accorder l'asile dans tous les Etats-membres.

2.

Deuxièmement, nous devons renforcer l'assistance fournie par le Bureau européen d'appui pour l’asile, dont la tâche est d'aider les États membres en cas de «pression exceptionnelle». Ce n'est pas un hasard si les bureaux de cette nouvelle agence de l'UE, avec ses 70 employés, sont basés à La Valette. Ce qu'il nous faut maintenant, c'est une évaluation des risques plus approfondie pour repérer les problèmes avant qu'ils ne deviennent ingérables. Nous avons besoin également de  formations sur mesure dans chaque État membre pour les agents en charge de la sécurité des frontières extérieures. Et nous avons besoin que tous les États membres travaillent en étroite collaboration avec le Bureau européen d'appui en matière d'asile, qui ne peut exécuter ses tâches sans l’aide des autorités nationales.

3.

Troisièmement, nous devons renforcer la coopération avec les pays tiers, notamment avec les pays d'Afrique du Nord. L'Europe n’est pas en mesure d'accueillir toute la détresse et la douleur de l'ensemble du globe. Nous ne devons pas traiter seulement les symptômes mais aller à la racine du problème et aider à apporter des changements dans les pays d’origine. Personne ne veut quitter son pays d'origine à moins que la situation politique ou économique ne l’y oblige. C'est pourquoi des partenariats européens avec les pays d'Afrique du Nord pour renforcer la démocratie et le pluralisme, l'Etat de droit, les libertés religieuses et une économie stable sont les meilleurs investissements que nous puissions faire pour faire face au défi de l’immigration. L'Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie sont maintenant des pays au sein desquels opère notre Banque européenne pour la reconstruction et le développement. C’était à l’origine un organisme établi pour soutenir les changements politiques et économiques en Europe centrale et orientale. Réaliser des projets dans ces pays devrait être l’une de nos priorités dans les années à venir.

4.

Quatrièmement, l'Europe a besoin de davantage de courage politique concernant la migration légale. Je sais bien que c’est une question sensible. Mais nous ne serons en mesure de faire face à l'immigration que si l'Europe adopte une politique équilibrée qui permette aux migrants de venir en Europe légalement et de manière contrôlée plutôt que clandestinement, en traversant la Méditerranée dans des embarcations instables affrétées par des trafiquants sans scrupule. Organiser l'immigration légale est également dans l'intérêt à long terme de l’Europe. Les projections démographiques montrent que d'ici à 2060, la population active de l'UE diminuera de plus de 10%, soit 50 millions de personnes, alors que le nombre de retraités va augmenter de 17,1% à 30 %. Cette tendance pose un réel danger pour la productivité économique de l'UE, en particulier parce que bientôt il y aura deux membres de la population active pour chaque personne de plus de 65 ans, au lieu de quatre comme il est aujourd'hui. A partir de 2015, la baisse démographique de l'UE signifiera deux choses : d’une part nous aurons besoin de remplacer les retraités dans le marché du travail, et d’autre part nous aurons besoin d’occuper les nouveaux emplois créés pour servir un nombre toujours croissant de personnes âgées, en particulier dans le secteur des soins. Nous devons donc développer une politique d'immigration légale commune pour répondre à la demande croissante de compétences et de talents. Le permis de travail européen appelé « carte bleue », mis en place par l'UE en 2012, est une première étape, car il permet aux citoyens hautement qualifiés des pays tiers de travailler et de vivre dans n'importe quel pays de l'UE sauf le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni. Toutefois, si tous les États membres ont pleinement mis en œuvre la directive «carte bleue», sa mise en œuvre pratique continue d'être entravée par les lourdeurs administratives au niveau national. Seulement 10 000 cartes bleues ont été octroyées en deux ans. Nous devrons à nouveau examiner ce système pour l’améliorer. Je veux que l'Europe devienne au moins aussi attrayante que les destinations migratoires favorites que sont l’Australie, le Canada et les États-Unis.



5.

Enfin, nous avons besoin de frontières sécurisées en Europe. Nos politiques communes en matière d’asile et de migration légale ne fonctionneront que si nous pouvons empêcher un afflux incontrôlé de migrants illégaux. Nous devons donc renforcer les capacités opérationnelles de l’agence FRONTEX. Un budget de 90 millions d'euros par an est un bon début, mais ne correspond pas encore la tâche que représente la protection des frontières communes de l'Europe. Nous avons besoin de mettre en commun plus de ressources entre les États membres pour renforcer le travail de l'agence FRONTEX et mettre en place des équipes européennes de gardes-frontières pour un déploiement rapide des opérations conjointes de Frontex et des interventions aux frontières. Nous avons également besoin d'appliquer et de faire respecter rigoureusement nos nouvelles règles européennes communes pour sanctionner les trafiquants d'êtres humains. Ces criminels qui exploitent la douleur et les besoins des personnes en détresse ou souffrant de la persécution ont besoin de savoir : l'Europe est sur ​​ses gardes et les traduira en justice.

MES OBJECTIFS POUR LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE

1.

Faire  que le Haut Représentant agisse comme un vrai ministre européen des Affaires étrangères

Nous avons besoin d'une Europe plus forte concernant sa politique étrangère  La crise en Ukraine montre combien il est important que l'Europe soit unie dans ce domaine. Il y a encore un long chemin à parcourir pour cela. Je crois que nous ne pouvons pas être satisfaits de notre politique étrangère actuelle. Nous avons besoin de mettre en place de meilleurs mécanismes pour anticiper les événements de manière précoce et élaborer rapidement des réponses communes. Nous devons être plus efficaces en regroupant les outils de l'action extérieure de l'Europe : la politique commerciale, l'aide au développement, notre participation dans les institutions financières internationales et notre politique de voisinage doivent être combinés et activés selon une seule et même logique. Le prochain Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité devra être un acteur fiable et expérimenté afin d’articuler les outils nationaux et européens ainsi que tous les outils disponibles de la Commission, d'une manière plus efficace que ce que nous avons vu au cours des derniers mois. Il ou elle doit agir comme un vrai ministre européen des Affaires étrangères, de concert avec nos commissaires européens pour le commerce, le développement, l'aide humanitaire et la politique de voisinage. Cela nécessite que le Haut Représentant joue pleinement son rôle au sein du collège de la Commission, et que les autres commissaires en charge des relations extérieures puissent agir en tant que suppléants du Haut Représentant en cas d'absence justifiée aux réunions en raison d'obligations liées à la politique étrangère ou de missions à l'étranger. Je ne nommerai qu’un Haut Représentant qui ait les capacités et l’expérience nécessaires pour remplir cette fonction avec brio.

2.

Une coopération structurée permanente en matière de défense

Je crois aussi que nous devons travailler à renforcer l’Europe s’agissant des questions de sécurité et de défense. Oui, l'Europe est un «soft power». Mais même les plus grandes puissances pacifiques ne peuvent pas faire l’impasse sur quelques capacités de défense intégrées. Le traité de Lisbonne prévoit que les États membres volontaires puissent mettre en commun leurs capacités de défense sous la forme d'une coopération structurée permanente. Que les États membres qui le veulent puissent s'engager dans des missions conjointes européennes dans les zones de crise en cas de besoin, comme il aurait fallu le faire dès le départ au Mali ou au Sud-Soudan. Que les États membres puissent créer des synergies en matière de marchés publics de défense. En période de ressources limitées, nous devons faire correspondre les ambitions et les ressources afin d'éviter la duplication des programmes. Plus de 80% des investissements en équipements de défense est encore dépensé au niveau national aujourd'hui dans l'UE. Plus de coopération dans les marchés de la défense est donc nécessaire, ne serait-ce que pour des raisons budgétaires.

3.

Une pause dans l'élargissement

L’élargissement a été un succès historique. Cependant, l'Europe doit maintenant digérer l'adhésion de 13 États membres au cours des 10 dernières années. Nos citoyens ont besoin d'une pause dans l'élargissement et de la consolidation de ce qui a été réalisé entre les 28. C'est pourquoi, sous ma présidence de la Commission, les négociations en cours continueront et notamment avec les Balkans occidentaux, mais il n’y aura pas de nouvel élargissement dans les cinq prochaines années. En ce qui concerne la Turquie, le pays est bien loin de l'adhésion à l'UE. Un gouvernement qui bloque Twitter n'est certainement pas prêt à intégrer l’UE.





















Photographies: Tous droits réservés pour tous pays.
Priorités de Monsieur Juncker: Site officiel de campagne du PPE. 


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