jeudi 26 juin 2014

UE: Juncker la dernière ligne droite?


Jean-Claude Juncker sera le président de la Commission Européenne.


26/06/2014- Cameron aura bien tenté un dernier coup, mais bien mal lui en coûtera, en effet le premier ministre britannique est clairement isolé. Les conjurés sont toujours plus nombreux, la majorité qualifiée étant toujours de mise, David Cameron n'a plus aucune chance d'obtenir le franc quitus souhaité dans son entreprise de dénigrement contre le luxembourgeois Jean-Claude Juncker. "Tous ou presque reculeront, de Reinfeld le Suédois, en passant par Rutte le Néerlandais, ne subsistera que le Hongrois Orban pour suivre David Cameron!" croit savoir notre source. Inutile d'évoquer ici les autres marionnettes déjà remisées. Pour avoir tenté tous les possibles contre l'aboutissement de la candidature du luxembourgeois Jean-Claude Juncker, la stratégie d'un premier ministre britannique ou rien ni personne viendra finalement conforter les positions qui risquent d'aboutir au seul bénéfice d'une cuisante défaite. " Il faut dire qu'à force d'arguments creux, les chances d'une telle stratégie se sont clairement étiolées..." complète notre source à Bruxelles.


La plus grande erreur...

« Au départ, certaines remarques de David Cameron étaient vraiment judicieuses, du moins en capacité de susciter un débat constructif sur les futures orientations comme celles si salutaires pour la commission, mais la plus grande erreur de Cameron est bien d'avoir ciblé de façon quasi obsessionnelle la personne de monsieur Juncker, cette logique ne pouvait pas tenir la longueur! » Il fallait peut être alors préférer s'attaquer au processus, croyait tenter David Cameron, mais cette stratégie allait aussi devoir s'effondrer avec une règle pourtant déjà claire... avant le scrutin!  David Cameron aura tenté tous les possibles, « Faire de Jean-Claude Juncker une personnalité psycho-rigide en ayant une attitude très verticale comme à l'image d'un David Cameron en croisade se terminant en véritable chasse à l'homme politique, c'était sans compter sur une certaine levée de boucliers. Un trop plein inacceptable par la majorité des dirigeants de l'Union européenne qui seront en conclave.» croit savoir notre source. David Cameron veut un vote, « Il pourra peut-être l'obtenir, mais finalement pour quelle valeur ajoutée?»  Souhaitons que monsieur Cameron fera sens en acceptant d'être aussi un bon perdant avec encore le gain certain de sérieux gages là ou Jean-Claude Juncker s'avère un futur gagnant plein d'humilité avec de réelles assurances. 

«Les britanniques se sont clairement trompés de cible, associer la montée des populistes avec leur débat politique intérieur pour devoir viser en fin de course le Luxembourgeois Juncker, ce n'était pas très crédible. » Croit savoir notre éminente source à Bruxelles. Il faut dire que David Cameron aura effectivement tenté fédérer d'autres chefs d'exécutifs européens, mais devant telle stratégie si improbable, certains se sont depuis logiquement retirés du « grand marchandage ».


La dernière carte...

« Les derniers en date d'un certain rétropédalage comprennent le peu d'intérêt à servir la cause unique des problématiques rendues si complexes par l'entremise d'un David Cameron en représentation médiatique! » On pensera ici à la confusion entre les enjeux de la politique intérieure britannique et l'équilibre européen à préserver!  Mais c'est sans compter sur le déterminisme du premier ministre britannique qui devrait tenter sa dernière carte avec la demande aux dirigeants de l'UE d'un vote « sans précèdent » sur la désignation du futur président de la Commission européenne. « Démarche scabreuse qui juridiquement se reposera peut-être sur « Le très fumeux compromis de Luxembourg » et ce avec l'espoir d'éviter toujours et encore la nomination de Jean-Claude Juncker le... Luxembourgeois! » croit savoir notre source. C'est en substance la dernière menace ou munition que devait indiquer ce lundi son porte parole du 10 Downing Street.

Car pour s'en être ouvert à Herman Van Rompuy, monsieur Cameron "persiste et signe", le premier ministre considère la possible décision du conseil comme un futur « accord d'antichambre » vers le pouvoir finalement « rendu au seul parlement », pointant au passage ce besoin d'un vote pour qui de de toutes façons, semblera faire (cruellement) défaut le manque prévisible « ...d'autres candidatures face à M.Juncker. » M. Cameron semblant particulièrement surpris du discours public « de nombreux » dirigeants européens et de leurs propos « si différents... en privé! »  Cet aspect étant largement conforté par différentes sources, mais c'est peut-être la simple définition de la diplomatie à l'européenne. Cameron y voyant pour sa part une forme d'entreprise de duplicité « à grande échelle. »  Pour lui, « Cette décision serait un bien mauvais signal alors que les élections (par leur résultat) démontrent un besoin de réformes urgent des institutions, pas moins dans leur rapport avec les citoyens! » Un argument défendable, mais que penser de cette règle pourtant bien connue de tous... avant le scrutin! On pensera ici à la nomination du futur président de la Commission, d'ailleurs ne faut-il pas s'en tenir à cette dernière: Jean-Claude Juncker est bien la tête de file avec le meilleur score, à savoir le PPE (Parti populaire européen) il dispose bien du soutien de sa famille politique (pour très grande part à présent), mieux, le soutien des sociaux démocrates réunis à Paris dans une réunion informelle sous l'égide de François Hollande, (ceux qui au passage tiennent ainsi leur parole), et peut donc s'attendre à un vote suffisant au Parlement européen, ou quelques 376 suffrages viendront légitimer ces choix. Imaginons que le vote des dirigeants européens confirme cette logique, l'entreprise de David Cameron marquera un isolement quasi total. C'est aussi sans compter sur la composition de la prochaine commission, le profil des prochains commissaires se devant intégrer le besoin de réformes, monsieur Juncker jugé comme trop fédéraliste par David Cameron, ayant lui même milité lors de sa campagne « pour trouver un point d'équilibre plus juste entre les différentes réalités des états.»


Grand oral...


Pour en connaître les différents rouages comme ceux très précis des institutions européennes, le Luxembourgeois Juncker souhaite que les thématiques ou inquiétudes que traduisent les suffrages soient impérativement intégrées dans la nouvelle commission, son fonctionnement, et pas moins les orientations avec sa future feuille de route comme président, «  Il devra d'ailleurs la défendre lors de son grand oral au Parlement! » insiste notre éminente source. A lire les thèses programmatiques du candidat Juncker, on relève bien cet aspect. D'ailleurs qui peut raisonnablement imaginer un futur président de la Commission en fonctionnement autarcique, le message des élections européennes par la montée des populismes de tous poils associé au besoin de réformes vitales sur les questions relatives au rapport fractale austérité et besoin de croissance, « ...marquent une inévitable réorientation du fonctionnement des technostructures de l'Union européenne. » Monsieur Juncker pouvant s'attendre à quelques autres grands défis, « On pensera dans un calendrier très proche à l'énergie, sur ce point, quelques dossiers ouverts devront aboutir à une politique européenne plus offensive et donc globale, (...) On pensera aussi à l'emploi et la définition de ressorts plus en phase avec les attentes de la macro-économie, le maintien d'une croissance dans le contexte d'une maîtrise intelligente de l'immigration ou encore la définition d'un accord de libre échange avec les Etats-Unis qui se devra impérativement bien calibré. » croit savoir notre source. «  Sur ce dernier point, les chefs d'états semblent en accord pour ne pas faire dans la « braderie », nul doute que les discussions en cours feront l'objet d'arbitrages supplétifs des états, qui au passage, exigeront que la nouvelle commission soit plus en phase à l'avenir.» Les négociations sur l'accord de libre échange avec les Etats-Unis en cours étant particulièrement critiquées pour une forme d'opacité « Comme relevée par les deux leaders des élections européennes, l'allemand Martin Schulz et donc Jean-Claude Juncker, pas moins certains autres leaders y compris populistes... Sur ce point un consensus semble au moins acquis.»


Nous allons donc voir l'issue de l'entreprise de David Cameron, persistera t-il dans sa logique au combien scabreuse? Ou tentera t-il une sortie par le haut en reconnaissant le choix des électeurs européens pour M.Juncker comme possible président de la Commission européenne....  M.Cameron parviendra t-il instiguer ses contradictions à la responsabilité de ses pairs? Eux, pourront toujours intégrer certains de ses nombreux griefs afin de lui rendre l'épreuve bien moins cuisante...   A suivre.

























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