mercredi 18 juin 2014

Affaire Bygmalion, Sarkozy aurait dissimulé 17 millions d'euros! Selon Médiapart.


Nicolas Sarkozy, ici lors du meeting du Trocadéro à Paris en 2012.



18/06/2014- L'UMP va devoir se trouver une sortie par le haut, alors que le parti politique annonce vouloir faire toute la lumière sur le scandale « Bygmalion », de nombreux parlementaires s'interrogent sur l'opportunité d'une refonte totale du parti lors du prochain congrès. Certains évoquent jusqu'au changement de nom pour le parti, d'autres préfèrent regarder l'évolution du dossier sur le terrain juridique pour se prononcer. 


Remboursement des dons?

Dans certaines fédérations départementales seraient évoquées de possibles recours pour exiger le remboursement des dons du "Sarkothon": «C'est pour l'instant certes marginal, mais des adhérents ou sympathisants n'excluent pas de se constituer en partie civile si la justice devait démontrer des manipulations dans les comptes de campagne ou encore plus grave, le service d'une dette qui viendrait faire les choux gras d'une entreprise en charge de l'organisation de certains événements! » croit savoir une de nos sources. Il faut dire que pointent de sérieuses interrogations sur le choix de la société Bygmalion.  Il faudra bien nous dire comment cette entreprise est arrivée à se tailler un tel monopole dans l'organisation de la campagne de Nicolas Sarkozy, « Doit-on conclure à une officine créée de toutes pièces pour servir la communication opérationnelle de la campagne, ces responsables étaient-ils en capacité de gérer efficacement de tels budgets, disposaient-ils des compétences nécessaires, si des appels d'offres étaient effectivement acquis à un tel choix, faisaient-ils l'objet d'une réelle pertinence? ». S'interroge une autre source.

Audit intégral...

Pour Médiapart, la grille de lecture semble toujours plus précise, selon le média en ligne, la campagne de Nicolas Sarkozy aurait visiblement dérapé dans des proportions jamais connues dans l'histoire de la cinquième république!  Les différents exemples de l'enquête du média français démontrent l'envolée des factures, l'avenir de l'UMP risque d'être largement compromis dans sa forme actuelle. Le parti lui-même procède à un « audit intégral » de ses comptes et ce par sa nouvelle gouvernance de transition. « Cette impérieuse nécessité va permettre de délimiter un premier périmètre de responsabilités, il serait malveillant de croire ou laissez faire croire que tous les cadres du partis sont en responsabilité dans cette affaire, le plus important est de comprendre comment le parti s'est peut-être retrouvé dépassé par certains événements... » croit savoir une de nos sources. 

Pointures...

Car comme le relève très justement Médiapart, sont déjà ciblées plusieurs pointures du parti, Jérôme Lavrilleux qui a reconnu publiquement le dépassement du budget et sa dissimulation par le biais de l'UMP serait allé plus loin en mettant en cause Guillaume Lambert qualité es directeur de campagne et Eric Césari, directeur général des services du parti. D'une façon générale,  la décicion d'établir des fausses factures aurait été prise « lors d'une réunion dans le bureau d'Eric Césari et ce en présence de Guillaume Lambert, de Franck Attal de Bygmalion et Fabienne Liadzé, directrice financière de l'UMP ... » selon Jérôme Lavrilleux. « Si cet homme dit la vérité, il faudra que le parti lui assure une reconnaissance pour avoir fait montre de lucidité, le parti gaulliste est aussi composé de gens excédés par ces récentes annonces, il faut à présent que toute la vérité rien que la vérité, les militants et sympathisants veulent des noms, des faits, et que soit acquis un exercice serein de la justice... » insiste une de nos sources.


Big Millions...

L'enquête démontre des écarts importants dans la facturation de certains évènements, elle semble toujours plus ciblée la filiale « Event et Cie », sous structure de Bygmalion. Mediapart dit avoir eu accès au détail des factures réglées à « Event et Cie », alors qu'elle était censée lui avoir versé 4,3 Millions d'euros, l'équipe de Nicolas Sarkozy lui aurait en réalité adressé 21,2 millions d'euros...

Selon l'enquête, l'ancien chef de l'état français aurait dissimulé 17 millions d'euros à la commission des comptes de campagnes, soit quelques six millions d'euros de plus que ce qui était jusque là soupçonné.


Des exemples précis...

Pour la méthode, on s'oriente donc à la sous évaluation (massive) de prestations tels que les meetings. L'intégralité des meetings organisés pour le président candidat aurait était sous évaluée dans d'imposantes proportions, plusieurs centaines de milliers d'euros, l'enquête cible des exemples précis avec des différentiels vertigineux, par exemple le meeting de Villepinte annoncé à 444.206 euros aurait en fait coûté plus de 1,8 millions d'euros! Sans compter deux réunions publiques organisées à la concorde et au Trocadéro « qui ne figurent dans aucun document. » Soit 1.877.989 euros et 576.241 euros croit savoir Médiapart. Les chiffres seraient contenus dans une clef USB découverte par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption le 26 Mai dernier.


Fin de garde à vue...

La garde à vue de l'ex-directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, a été levée ce mardi à 21 heures. 

Il faut noter que "Jérôme Lavrilleux a été entendu sous le régime de la garde à vue de 9 heures à 21 heures" ce mardi à Nanterre, a annoncé son avocat, Me Jean-Yves Leborgne. Il était entendu dans le cadre de l'enquête sur l'affaire « Bygmalion UMP ».

SMS...

Un SMS aurait été envoyé à Guillaume Lambert par Jérôme Lavrilleux, alors directeur adjoint de la campagne et bras droit de Jean-François Copé, le 28 avril 2012, à 12h19. Le soir-même, Nicolas Sarkozy doit tenir un meeting à Clermont-Ferrand. "Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n'avons plus d'argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]." Finalement, le coût de ce meeting déclaré à la commission des comptes de campagne sera de 154 706 euros, pour un prix réel de 623 293 euros

Député européen, Jérôme Lavrilleux avait reconnu le 26 mai que des meetings de Nicolas Sarkozy avaient été « indûment facturés par Bygmalion à l'UMP pour éviter un dépassement du plafond des dépenses de campagne autorisé par la loi. »  A suivre...





Consultez l'enquête sur "Médiapart"...


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