mercredi 7 mai 2014

Ukraine: Didier Burkhalter et Vladimir Poutine pour la désescalade!


Crise en Ukraine: Burkhalter et Poutine pour la désescalade!


Pour les diplomates proches du dossier, il semble acquis que le président de la Confédération Helvétique par ailleurs président de l'OSCE serait bien parvenu a dégagé une feuille de route claire pour sortir l'Ukraine de la crise. En effet, Didier Burkhalter a rencontré le président russe le mercredi 7 Mai à Moscou, un Vladimir Poutine visiblement enclin à renouer avec les conditions d'un dialogue constructif. «C'est le moment d'entrer dans une logique de désescalade et de reconstruction» a estimé Didier Burkhalter mercredi devant les médias à Moscou au terme de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine qui pour sa part semble donner de sérieux gages en assurant un espace à certaines dispositions revendiquées par son pays: «Je sais que vous avez vos propres propositions et vos idées sur la façon de sortir l'Ukraine de la crise. Notre position est également connue» tout en précisant: «Analysons la situation et cherchons un moyen de sortir de la crise», le président russe promet que ses troupes massées à la frontière avec l'Ukraine seraient pour grande part, déjà redéployées vers leurs camps de base. C'est la présence de ses troupes qui devaient faire montre d'une inquiétude grandissante, « Elles pouvaient contribuer à un risque élevé d'escalade du conflit avec une intervention directe sur le territoire souverain de l'Ukraine, de quoi contribuer à une escalade et rendre fragile toutes les avancées vers tout processus démocratique, on pensera à l'organisation des élections présidentielles le 25 Mai prochain. » croit savoir notre éminente source diplomatique. Didier Burkhalter, président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avait appelé mardi à Vienne à un « cessez-le-feu » pour la tenue de l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 Mai prochain, « Cette organisation doit être assurée dans un cadre propice à une campagne juste et démocratique, offrant un exercice de la démocratie ou tous les candidats démocrates pourront s'expliquer et proposer leur projet pour le pays. » croit savoir notre source.



Unité de la nation...

Certains évoquent pour issue, déjà un possible « fédéralisme avec particularismes régionaux », d'autres défendent « l'unité d'un pays dans un contexte pluriel », ou encore un référendum pour « un choix clair de rattachement vers l'Union européenne ou la fédération de Russie », en fait l'ensemble des forces en présence défendent ainsi leur pré-carré tant idéologique que géographique voir historique. « C'est l'unité de la nation qui est dans la balance » insiste notre éminente source. Les séparatistes pro-russes aiment à penser que la Russie puisse toujours s'accommoder d'un tel rattachement « intégral », hors il n'est absolument pas démontré que ce projet soit celui de Moscou. Sur le terrain, l'escalade est très palpable avec un nombre de victimes toujours plus important, « dans les deux camps, et souvent en contradiction avec les ordres qui instiguent mesure et retenue de chacun » ajoute notre source. C'est toute la problématique d'un conflit qui est souvent perçu comme « une guerre civile généralisée en devenir », il n'est pas rare de voir des enfants « instrumentalisés ou au coeur des conflits », l'intérêt d'une désescalade de la violence est une urgence « totale est absolue », l'absence de maîtrise sur certains groupes « auto-proclamés » toujours capables de s'avérer « comme un facteur d'incertitudes et d'aggravation du dit conflit. »


Feuille de route...

La Suisse, en tant que présidente de l' OSCE, «appelle chacun à renverser la logique de la confrontation, à favoriser une désescalade, le dialogue et la coopération pour des solutions basées sur le respect du droit, national et international», a déclaré le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), selon la version écrite de son discours.


Quatre points figurent au programme de la feuille de route présentée par le Neuchâtelois Didier Burkhalter:


  • la place de l'Ukraine dans l'architecture de la sécurité,
  • la confirmation des engagements pris à Genève le 17 avril dernier,
  • ainsi que des engagements internationaux, respectivement en faveur d'élections présidentielles impartiales et équitables,
  • ainsi qu'en faveur d'une consultation nationale sur la décentralisation en parallèle aux élections, qui devraient se dérouler le 25 mai.


Dialogue...

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi que la Russie « avait retiré ses troupes de la frontière avec l'Ukraine », où l'Otan avait estimé fin avril que se trouvaient « jusqu'à 40.000 hommes. » Le positionnement des forces russes étant interprété par les séparatistes comme le signe d'une possible future annexion du territoire, hors ce n'est pas le projet de Moscou. «On nous a dit tout le temps que nos troupes à la frontière ukrainienne inquiètent : nous les avons retirées, elles ne sont plus aujourd'hui à la frontière ukrainienne aujourd'hui mais là où elles mènent leurs exercices habituels.» précise Vladimir Poutine qui visiblement souhaite ainsi tempérer les interprétations de certains acteurs de la partition. Une position très proche de celle de l'OSCE, «Il n'y a aucun intérêt à voir l'Ouest et l'Est s'affronter. Il s'agit de coopérer», a déclaré le président de la Confédération au cours de la conférence de presse commune avec M. Poutine, cité par un porte-parole du Département fédéral suisse des affaires étrangères (DFAE). Didier Burkhalter a présenté au président russe une feuille de route opérationnelle, qu'il a résumée en quatre mots:
« Cessez-le-feu, -désarmement, -dialogue -et élections. ». Vladimir Poutine a également demandé mercredi aux séparatistes pro-russes en Ukraine de reporter le référendum prévu le 11 mai prochain sur la «déclaration d'indépendance» de la république « auto proclamée de Donetsk. » Le président russe souhaite que ce report permette de créer «les conditions nécessaires au dialogue»...


Sur un plan économique, les marchés financiers internationaux devaient saluer les récentes positions diplomatiques russes, la bourse de Moscou s'inscrivant légèrement dans un cadre haussier depuis les annonces du président Vladimir Poutine en réponse au président de l'OSCE, Didier Burkhalter qui dirige la Confédération Helvétique. A suivre...
































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