mardi 27 mai 2014

Affaire Bygmalion: L'UMP et le chantage économique!


Jean-François Copé dans la tourmente de l'affaire Bygmalion. 



Le 27/05/2014- "De quoi être ulcéré!"... L'UMP est confronté à une nouvelle charge avec l'affaire de la société de conseil « Bygmalion », le groupe et certaines de ses filiales qui font montre de quelques 26, 7 millions d' Euros versés pour différentes prestations. « Le Point » vise les différents acteurs de la partition, à lire l'enquête du magazine, un certain vertige nous gagne.

Nombreux élus du parti se disent (déjà) ulcérés par de telles révélations, ils sont nombreux à s'en ouvrir comme sur « ce besoin urgent de refonte totale de gouvernance » du parti qui vient de se voir « clairement sanctionné lors des européennes par les électeurs, pas moins les sympathisants de l'UMP! » confirme notre éminente source à Paris.



Conventions...

Il faut dire que l'affaire a toutes les bonnes raisons d'intéresser la justice, si tous les éléments évoqués s'avèrent en capacité de démontrer l'édification d'un présumé système de fausses « facturations inversées ou par portages », il faudra s'intéresser sur l'origine de telles initiatives « en interne, ou externe, mais bien dans le périmètre restreint du parti politique et donc les proches de celui-ci liés aux sociétés ainsi visées. » La société "Bygmalion" et sa filiale "Event& Cie" les bien nommées ont été fondées par Bastien Millot et Guy Alves en 2012, deux proches de Jean-François Copé, qui n'était autre que le secrétaire général de L'UMP, parti principal client des deux sociétés cette année. L'enquête journalistique du Point trouve un relais avec "Libé" qui suppose que l'UMP aurait payé les factures relatives à quelques 80 événements dont les fameuses devenues donc si fumeuses « 55 conventions thématiques » pour quelques 12,7 millions d'euros entre janvier et juin 2012. Cette affaire risque d'ouvrir une certaine boîte de pandore, « Une explosion nucléaire! » promet un parlementaire clairement écoeuré. Le député UMP Pierre Lellouche, lui va plus loin, il a découvert par exemple, qu'il était censé participer à une « conférence sur le crédit ». Il a assuré n'avoir aucun souvenir sur tel évènement. Le parlementaire a annoncé avoir porté plainte pour... usurpation d'identité! Ce dossier risque de faire éclater le parti et surtout son actuelle équipe dirigeante, on pensera à Jean-François Copé, clairement visé depuis 48 heures par différents de ses parlementaires et cadres « supérieurs historiques à défaut d'en être toujours hiérarchiques dans l'organigramme de l'UMP.»



Sarkothon...


"Si vous voulez être payé, il faudra passer par l'UMP..."


« Si vous voulez être payé, il faudra passer par l'UMP... » précisera maître Maisoneuve devant les médias convoqués pour ''le grand déballage'', l'avocat de la société assure cependant « ne pas vouloir se défausser sur l'UMP... » renvoyant ainsi les responsables politiques à leur responsabilité. Le présumé système que sous tend l'enquête tente démontrer un montage interne à l'UMP qui devait participer à contourner l'obligation de respecter le plafond de dépense d'une campagne électorale comme celui clairement fixé par la loi. Mais de quelle campagne électorale parle t-on ici? « Celle du candidat à l'élection présidentielle de 2012, un Nicolas Sarkozy dont les comptes sont déjà invalidés par la commission de référence et la plus haute juridiction de l'état français, le Conseil constitutionnel. » Cette décision allait devoir obliger l'organisation du 'fameux « Sarkothon », les militants et sympathisants seront sûrement très contents d'apprendre à quoi et comment devait servir si belle cause. « Au moment ou Jean-François Copé demandait de renflouer les caisses du parti de 11 millions d'euros, l'agence de communication appartenant à deux anciens collaborateurs venait d'empocher de l'UMP 8 millions d'Euros pour avoir organisé les meetings de la campagne 2012 » titre l'article du Point.



Boîte de pandore...


L'enquête du Point n'est qu'un prolongement « d'interrogations persistantes » sur certaines ramifications liées à Jean-François Copé, elle ouvre une boîte de pandore. Le fameux « ou, comment, via et pour qui... » comprendre comment une société peut prétendre être finalement unique victime « d'un chantage économique » pour paraphraser ici un avocat. Car cette affaire va sonner un certain rappel, celui de la petite histoire d'une prise d'un bastion « Chacun peut comprendre que Fillon est en droit de se poser quelques bonnes questions, et peut être relativiser l'insistance de voir un Copé insister dans la conservation d'un certain pouvoir dans l'appareil de l'UMP. » Il faut dire que certains ne manqueront pas d'y voir un lien avec cette affaire, d'ailleurs « Si Fillon, informé de cette affaire, était en responsabilité comme patron de l'UMP, peut être que ce dossier serait déjà sorti sur la place publique, (...) certainement un peu plus tôt que trop tard... ». Le plus important n'est pas tant dans les règlements de comptes internes, mais bien plus dans la ventilation effective des comptes de campagne du candidat Sarkozy, les autorités en charge de valider ces derniers n'ayant jamais accusé réception de « copie conforme », ...peut être que la justice y parviendra!

C'est tout le programme que nous promet cette affaire, il faudra s'intéresser aussi à la déclaration édifiante de l'avocat Maisonneuve de la société visée « Bygmalion »: « On parle d'une affaire Bygmalion, moi je pense que c'est l'affaire des comptes de campagne de Sarkozy.» reconnaissant que pour ses clients, « La société était sous la contrainte économique... », et plus grave, que les factures de conventions ainsi facturées étaient (en fait) « celles des meetings de Nicolas Sarkozy. » De 10 à 11 millions d'euros de facturations très douteuses, mais''Le Point'' va plus loin, et parle en fait de bien plus de 26 millions d'Euros!



Via Luxembourg?



L'enquête du magazine évoque un autre dossier « dans l'affaire », il s'intéresse à l'ancien chef de cabinet de Jean-François Copé pour en être présumé au centre d'un montage financier en pointant au passage la genèse de la société « Bygmalion ». Le Point s'interrogeant assez logiquement sur les statuts de la société lors de son enquête, le magazine a découvert un montage financier sophistiqué avec un actionnaire « resté caché pendant trois ans: une SARL logée au Luxembourg. » croit savoir Le point. De quoi pimenter l'affaire, le magazine va encore plus loin, en effet derrière cette mystérieuse société, Le Point affirme que se dissimule le holding familial d'Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds très lié au Qatar. Le Point y débusque une étrange coïncidence. Selon l'enquête, en 2006 et 2007, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, avait donné son feu vert pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l'État. Dans ces deux transactions, l'intermédiaire n'était autre que le fonds d'investissement dirigé par Emmanuel Limido. Ce dernier avait entre les deux transactions embauché le chef de cabinet de Jean-François Copé, Guy Alves, devenu depuis patron... de Bygmalion! Détonant mélange des genres que Le Point révèle dans son article sur l'argent de l'UMP et la galaxie Copé. Pour l'heure, on semble du côté de la société Bygmalion, s'intéresser plus au fait que la facturation « était (bien) imposée par l'UMP » tente à viser explicitement l'avocat qui met ainsi en avant les exigences de se parti pour accepter de payer ses clients conseillers en communication et organisation. « C'était ça ou ils n'étaient pas payés » , a (bien) résumé l'avocat, qualifiant le stratagème présumé de (véritable) « chantage économique !». Pour l'heure, Jean-François Copé devra venir compléter nos interrogations, celui-ci ayant assuré vouloir faire toute la lumière sur cette affaire. A suivre...







Un début d'explication?






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