vendredi 30 mai 2014

Juncker: Un scandale Cameron Merkel? (Exclusif)


Jean-Claude Juncker, première victime des europhobes?


30/05/2014-  Jean-Claude Juncker doit plus que jamais méditer l'adage, « Rien n'est jamais acquis! » L'ancien premier ministre luxembourgeois, chef de file de la liste du groupe PPE au parlement européen ne fait pas l'unanimité, telle serait la conclusion de certains médias allemands ou britanniques, mais bien plus grave encore, à présent de certains chefs d'états! « Cinq sont identifiés! » Après une campagne exemplaire, le candidat PPE découvre que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent! Après avoir traversé l'Europe « pour y avoir défendu le besoin d'une Europe démocratique pas moins sociale pour en conserver un modèle économiquement responsable (…) pour trouver croissance tout en conservant l'objectif d'une maîtrise de la dette! », le luxembourgeois se voit à présent contraint à l'antichambre d'un certain jeu de dupes.


Mauvais signal...


L'estocade frontale est venue du Premier ministre britannique: « Un David Cameron qui semble voir dans la candidature de Jean-Claude Juncker l'incarnation de tout ce dont l'Europe doit se débarrasser, et plutôt rapidement! » pour d'autres chefs d'états « Se référant à la montée des partis populistes dont il faut impérativement stopper l'ampleur en Europe... », et pour certains chefs d'états de cibler directement le candidat PPE, « Le choix du fédéraliste Juncker serait une grave erreur de casting, un homme qui a instauré l'austérité à des pans entiers d'européens tout en s'organisant la protection d'une politique de l'évasion fiscale à grande échelle, ou d'un certain dumping social, un comble que ce monsieur Juncker! » prétendant que celui-ci compulsait « ...préservation de ''son paradis de pays '' tout en organisant méthodiquement une mise au pas verticale de nombreux citoyens européens, (…) Eux ne s'y trompent pas, ils savent que Juncker est le sauveur des banques, pas celui des peuples! » (…) « Rien ni personne doit obliger les chefs d'états à reproduire l'erreur monumentale de sa nomination à la tête de l'Eurogroupe, surtout pas en lui offrant pour remerciement la commission de Bruxelles sur un plateau ! Le remerciement est déjà acquis aux urnes, ce sont ces hordes de populistes qui vont camper au parlement! Définitivement, Juncker serait un bien mauvais signal, celui d'un parfait autisme des chefs d'états!» (Ambiance.) Mais pire encore, en plus de charges violentes, certains ne renoncent pas aux basses oeuvres, évoquant jusqu'à la santé de monsieur Juncker pour lui trouver diverses addictions...



Jeter l'éponge...

Bien triste posture et climat au combien détestable que cette tournure des événements, certains vont jusqu'à souhaiter que Juncker excédé « Puisse se croire devoir jeter l'éponge! » Même si cette hostilité participe d'un logique jeu de rapport de forces au sein de l'Union européenne, on s'étonnera des charges si personnelles qui visent ainsi monsieur Jean-Claude Juncker. Car au delà du mesquin que représentent toutes ces attaques ou allégations dans le contexte d'une arrivée de populistes au parlement, pointent d'autres postures, toujours plus douteuses. Au premier rang, celle de la chancelière allemande, une « Angela Merkel qui pour s'éviter une situation fractale avec David Cameron, préfère jouer la montre! » Position inconfortable, mais qui fait relativiser cette partition qui semble se jouer bien au delà des seuls conciliabules de Bruxelles. « Il faut comprendre Angela Merkel, elle doit sortir gagnante de cette prise de becs, si elle résiste trop aux britanniques, ils lui feront payer au prix fort! Elle doit œuvrer vers une solution de consensus et s'avérer comme le véritable juge de paix de cette future commission et non pas comme celle qui impose! » croit savoir notre éminente source.

C'est une posture assez détestable, car cette élection du nouveau président de la Commission européenne se doit inaugurer un principe plus démocratique, en tous cas tel se doit être (toujours) le cas. Mais la tournure des événements s'oriente vers le scandale que redoutaient à juste titre les principaux candidats à la présidence. Et plutôt que de voir s'affirmer des positions franches et honnêtes se profilent des reculades et l'occasion de remiser certains bonnes intentions. Au passage, certains vont jusqu'à nier le rôle du parlement, et la règle pourtant claire qui prévaut à cette élection.


Soutien et persévérance...


« C'est à en être écoeuré, aucun chef d'état tient compte de la leçon de la montée des populistes de tous poils! De Merkel à Hollande, sans exception, ...aucun! On rebat les cartes pour s'aménager une sortie, chacun travaillant pour son pré-carré! » croit savoir notre source à Bruxelles.  Un avis que ne partage pas une autre source à Paris: « Pour ce qui est du président Hollande, Jean-Claude Juncker est un compromis qui mérite soutiens et persévérance dans la réflexion!»  Il faut dire que la matérialisation de la reconnaissance de la victoire de Jean-Claude Juncker est clairement conditionnée « ...à la constitution d'un soutien qui doit se partager entre Parlement et Conseil des chefs d'états, puis seront nommés les commissaires, et sur ce point, ils devront oeuvrer dans un cadre propice! », c'est à dire avec un président de commission capable de fédérer si bonnes volontés. Sur le papier, Jean-Claude Juncker est un bon compromis, souvent jugé comme si peu différent de Martin Schulz, et donc d'autant plus difficilement identifiable par les conservateurs les plus radicaux, ce chrétien social démocrate, semble plutôt rompu à l'exercice des négociations. Son passage à l'Eurogroupe en période de crise peut s'apparenter à une forme de répétition générale pour une Commission qui plus que jamais, doit se réorienter, les actuelles pressions en attestent. Sur le fond, cette remise en question de sa victoire acquise est un scandale, complet, intégral, mais au combien révélateur, car si Jean-Claude Juncker devait en faire les frais, tout l'édifice européen en serait clairement affecté, et le citoyen européen, devrait lui aussi, se poser les bonnes questions. Mais sur ce point, n'est-il pas déjà trop tard? Que des chefs d'états comme Merkel ou Hollande laissent résumer la carrière d'un serviteur de la cause européenne avec autant de caricatures, et même mépris par certains propos haineux, on peut s'attendre à voir prospérer durablement les thèses populistes. David Cameron n'est pas en reste, lui est au moins conforme à l'idée qui prévaut dans son pays d'une  fameuse sortie de l'Europe, mais rien ne l'oblige à devoir en attaquer ses plus fidèles serviteurs, car les britanniques ne sont certainement pas les plus vertueux de la construction européenne, tout juste fidèles au chapelet des rendez-vous manqués! A suivre...




































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