samedi 31 mai 2014

Amende BNP Paribas: De l'art d'éviter toutes surenchères!


BNP Paribas: Une banque dans la tourmente de la justice américaine.

31/05.2014- Finance Offshore l'évoquait, la banque française BNP Paribas est dans le viseur du Doj, département américain de la justice pour avoir violé l'embargo américain contre Cuba , l'Iran et le Soudan. « La banque serait ainsi visée pour avoir contourné l'embargo pendant quatre années, de 2002 à 2009 et ce en organisant des transactions en dollars pour différents clients en Iran, Cuba ou encore au Soudan. Sont évoquées de possibles passerelles via la filiale de Genève, voir d'autres plateformes offshores en Europe ou certains autres présumés ''montages'' pourraient s'avérer comme des maquillages de transactions en dollars. » croit savoir notre source.


Administration Obama...

Sur l'aspect légal, de nombreux experts ne font pas la même grille de lecture du Doj, « Les transactions effectuées étaient conformes au droit européen ...», mais une résistance à une condamnation de la justice américaine serait bien trop lourde de conséquences, outre le risque d'une perte totale de licence aux Etats-Unis, peut poindre dans un premier temps « une suspension temporaire de son droit à mener des transactions en dollars! », elles limiteraient les activités vitales de la banque, les clients qui sortiraient de la banque pour de telles opérations n'y reviendraient plus... Les résultats en seraient affectés et tout « le modèle économique de BNP Paribas en serait clairement pénalisé. » Du côté européen, on cherche à comprendre la stratégie que sous tend cette possible décision de justice avec ses très fortes sanctions comme annoncées, faut-il y voir un effet de la nouvelle politique de l'administration Obama, ou plus directement une occasion « à peine voilée » de déstabiliser tout le système bancaire européen? C'est la question que toutes les banques européennes visées se posent sérieusement. « BNP Paribas n'étant pas une banque américaine, en plaidant coupable aux Etats-Unis, se posera la question d'une certaine impartialité de la justice américaine!»  Selon certains médias américains, le procureur fédéral de l'état de New-York souhaite que la banque « plaide coupable de violations de la loi », un dilemme pour la banque française, les banques qui paient de telles amendes parvenaient à s'éviter telle humiliation si lourde de conséquences.


Contre productive?

Sur le montant de l'amende, beaucoup d'incertitudes subsistent, sont évoqués 10 milliards d'euros, mais en fait, l'amende devrait bien plus osciller entre 4 à 7 milliards d'euros. « Serait affectée sérieusement la solidité financière de la banque en fonction du seuil Bâle III, l'amende par son ampleur pourrait ramener le seuil du ratio comme inférieur de 10%, certains évoquent une possible augmentation de capital pour s'éviter des écueils pour les prochains stress tests. » La taille de l'amende peut donc impacter le futur de la banque... Une amende de 10 milliards de dollars comme évoquée serait clairement contre-productive. Comprendre l'incertitude liée au règlement financier potentiel et pas moins frais dont «  II faudra mesurer l'impact sur les capacités opérationnelles de la banque. » C'est à la fin du processus en cours que seront confirmés la nature exacte et le montant total des sanctions imposées à la banque.


Inquiétudes des marchés et des analystes...

Les actions de la plus grande banque de France ont donc fortement chuté dans le contexte si particulier de l'attente des annonces des sanctions par les autorités fédérales et étatiques des Etats-Unis. BNP Paribas ayant rassuré pour avoir démontré sa volonté de « collaborer pleinement avec le ministère de la justice américain » et le bureau du procureur du district de Manhattan. « Il faut dissocier les négociations entre bonnes volontés affichées et totale collaboration avec la justice,» la banque se doit aussi préserver son modèle économique, « Elle est en capacité d'afficher sa stratégie. Elle dispose d'une marge de manoeuvre certes relativement faible, mais si elle s'avère d'autant plus claire, les analystes y feront sens. » Les analystes sont prudents sur l'issue de ce dossier, « Il faut s'éviter toutes les surenchères sur le montant de l'amende, ce dossier va rapidement se déplacer sur le terrain politique des relations entre Etats-Unis, France et pas moins Europe... » (…) « L'état français est un partenaire des Etats-Unis contre les dérives de ces différents états visés par l'embargo, il faut une juste mesure sur le volet sanctions de la banque, c'est tout l'art des négociations en cours... » devait conclure notre source. On le comprendra, pour l'heure, il faut donc s'éviter toutes surenchères... Pointent toujours les négociations de l'accord de libre échange avec l'Union européenne, et ce besoin de préserver un climat diplomatique qui se doit pas moins constructif à quelques jours du D.Day. A suivre...



Pour comprendre, notre précèdent article ...























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