lundi 7 avril 2014

UE: A Berlin, le candidat PPE Jean-Claude Juncker recadre la France!


La Chancelière, madame Angela Merkel, monsieur Jean-Claude Juncker, candidat du PPE.




LE 7/04/2014-  Jean-Claude Juncker se cherche l'occasion de faire décoller « sa campagne », lui même ayant reconnu quelques retards lors de son intronisation par les éminents délégués du PPE (Parti Populaire Européen). Depuis un mois, Jean-Claude Juncker vient donc flatter son oratoire avec des arguments toujours plus forts. Conscient de devoir rattraper son principal rival, le très médiatique socialiste Martin Shultz, son principal opposant dans la course des élections européennes, pas moins pour l'emblématique poste de la présidence de la Commission de Bruxelles. Les deux hommes se connaissent, et sont en général plutôt bons clients des petites phrases assassines, celles qui impriment la marque de fabrique d'un homme politique en campagne. Sur le fond, Jean-Claude Juncker passe en mode plus offensif, « Il est temps, les sondages sont inquiétants, l'extrême droite est toujours en embuscade pour cette élection, il faut donner une grille de lecture objective sur l'Europe, les gens ne parlent que de ce qui ne va pas, ou plus. (…) Il faut réveiller les consciences en évoquant l'importance d'une Union qui se devra toujours plus en phase avec les attentes de ses différents peuples et donc états. L'emploi, l'économie, et l'impression d'un déficit de démocratie grandissant qui place l'Europe comme la responsable de tous les maux, la récente crise de la Zone euro qui s'est avérée comme le point de rupture de confiance entre institutions européennes et bons peuples. Les gens se disent, on a aidé les banques, les peuples paient la facture avec l'austérité imposée à tous les états dans des proportions variables, mais bien suffisantes pour créer un climat particulier de défiance pour l'idéal européen. » Insiste notre éminente source à Bruxelles.

Le changement, c'est maintenant...

Invité en Allemagne au congrès de la CDU par Angela Merkel, Jean-Claude Juncker regonfle ses troupes avec un argumentaire bien ciblé sur les dossiers urgents. L'ancien chef de l'Eurogroupe, pas peu fier de son bilan personnel de la gestion de la crise de la dette va droit au but. Point de fausse complaisance, juste la bonne dose pour réveiller les esprits et rafler au passage l'occasion d'une bonne tribune dans les médias.européens. « Mettant le focus sur l'importance du pacte de stabilité européen, acté et donc à respecter, il vise la France de façon à peine voilée pour ses choix actuels, pas moins futurs depuis l'arrivée du nouveau gouvernement de Manuel Vals. » insiste notre source à Paris. Dans le viseur, l'obligation pour les États membres de respecter des objectifs de gestion de la dette et donc leur déficit public, Jean-Claude Juncker s'est montré particulièrement inquiet sur le dossier français, insistant sur son refus de voir la France bénéficier d'un énième report ou passe droit: « La France doit respecter les mêmes règles que Chypre, que malte, que tous les autres. (...) Martin Schulz commet une grave erreur politique en voulant autoriser pour la troisième fois d'affilée la France à dépasser la limite de 3%! (...) Les socialistes (au pouvoir) veulent continuer comme avant la crise, et accumuler de la dette au détriment de la prochaine génération"» insiste le candidat Juncker. Aujourd'hui lundi, Arnaud Montebourg et Michel Sapin sont à Berlin pour "préparer le terrain", évoquant la situation de l'emploi et le manque de croissance pour porter avec succès les objectifs de la France, enferrée dans son plan drastique de responsabilité qui promet en plus de la relance une économie de quelques 50 milliards d'euros d'ici à 2017.

Questions diplomatiques...

Jean-Claude Juncker a profité de l'occasion pour placer son curseur sur les questions diplomatiques, il fait une lecture sévère des récentes décisions du pouvoir turque, comme l'interdiction de l'utilisation des réseaux sociaux comme Twitter ou encore Youtube. Une hérésie pour le candidat du PPE qui ne confond pas le peuple turque et le pouvoir en place. En marge du congrès de la CDU, il a rejoint les positions à peine plus nuancées de la chancelière allemande, une Angela Merkel inquiète sur le déficit démocratique qui selon elle « Gagne toujours plus dangereusement toute la péninsule anatolienne. » Jean-Claude Juncker après avoir relativiser les dérives actuelles du pouvoir en place devait préciser « Les discussions en cours sont menées avec la Turquie, et non Erdogan. » comprendre bon peuple de Turquie qu'il veut rassurer en instiguant un calendrier, selon lui, toujours ouvert. En effet, depuis 2004, l'intégration de la Turquie est dans les cartons de l'Union européenne, objectif qu'il considère comme toujours possible « Dans cinq à dix années, l'adhésion du pays à l'Union européenne devrait se faire. » devait préciser Jean-Claude Juncker tout en suggérant que le temps de l'élargissement de l'Union européenne mérite à présent une pause salutaire: « Je conseille la prudence et la raison quand on parle d’expansion de l’Union européenne. J‘étais enthousiaste en 2004 quand l’UE s’est étendue vers le centre et l’est de l’Europe. Mais je crois qu’aujourd’hui, il est nécessaire de marquer un temps d’arrêt. Quelquefois nous devons prendre le temps de penser en Europe avant d’agir.»

























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