mercredi 9 avril 2014

Le FMI met en garde sur la contagion des risques entre Russie et Ukraine.


Le président Vladimir Poutine, ici lors d'une conférence avec les journalistes sur la crise en Crimée.


Mercredi 9 Avril 2014- Depuis quelques semaines pointent des incertitudes grandissantes sur les risques de contagion liés à la crise en Ukraine. Alors que la Russie s'enferme dans une logique toujours plus risquée pour son économie, de nombreux experts et observateurs internationaux sonnent à présent l'alarme. En Russie, de nombreux économistes soulignent le risque inhérent d'une position toujours plus fractale de leur gouvernement, de nombreux mouvements inhabituels de capitaux démontrent des inquiétudes devant le risque amplifié de sanctions internationales qui visent encore les autorités russes. Outre les représailles sur des dignitaires proches de l'oligarchie intimement liée à Vladimir Poutine, pointent à présent des mesures qui peuvent mettre à mal tous les acteurs de l'économie russe dans leur besoin de préserver des liens économiques indispensables avec d'autres états.

Contagion...
Mardi, le Fonds monétaire international a donc clairement mis en garde contre les risques de contagion de la crise ukrainienne, qui selon l'organisation supranationale, affecte déjà très directement la Russie. Le Fonds a réduit ses prévisions de croissance économique pour cette année en Russie à 1,3% par rapport à 1,9%, initialement projeté. Insistant par ailleurs sur un risque de contagion à l'ensemble de l'économie mondiale, notamment en cas de perturbations dans les approvisionnements en hydrocarbures, cette menace étant à peine voilée par les autorités Russes, mais pas moins risquée pour les conséquences sur la trésorerie de la Russie très dépendante de ses exportations comme celles de l'énergie.
Le FMI a également pointé le risque de nouvelles conséquences pour ce ce pays liées aux événements actuels qui selon les experts, pourraient être encore plus dures et ne pas rester limitées uniquement à l'ex-espace soviétique. L'Ukraine est elle-même durablement impactée pour être entrée dans une profonde récession quand dans un même temps, se remarque une importante et grandissante fuite des capitaux de Russie, première conséquence de l'actuelle confrontation diplomatique entre Russie et les occidentaux. Un impact qui risque de se doubler avec la réaction des marchés financiers qui préfèrent s'éviter de nombreux écueils en faisant le choix d'actifs moins risqués dans la perspective de s'éviter une toujours possible et donc graduelle amplification des tensions sur la scène mondiale.

Regain de tension...
Le FMI met en garde sur l'escalade des sanctions ou contre-sanctions, en effet, les deux camps s'inscrivent dans une rhétorique qui laisse envisager une amplification des sanctions comme celles sur les flux financiers ou encore commerciaux. "En particulier, il pourrait y avoir des retombées importantes en cas de perturbations importantes dans la production ou le transport du gaz naturel ou du pétrole brut, ou dans une moindre mesure, du maïs et du blé" précise le FMI. Alors que la désescalade était attendue pour ne pas dire vivement souhaitée par la communauté internationale, pointe un regain de tension sur toute la région est de l'Ukraine, qui par ses conséquences risque de voir une intervention menaçante des forces militaires ou spéciales russes et donc une amplification vers de nouvelles sanctions internationales. Mesures de rétorsion que les experts jugent comme plus importantes que les premières décidées suite à la crise ouverte de Crimée, bien que devant théoriquement se limiter à de hauts responsables russes. La Russie en qualité de premier fournisseur de gaz de l'Europe et pas moins comme très grand producteur de pétrole, risque par son isolement de mettre à mal des pans entiers de son économie, créant un point de rupture avec les nombreux efforts entrepris, laissant place à un véritable gâchis, qui de l'aveu même de nombreux économistes du pays, prend la forme d'un suicide collectif imposé par le risque que porte l'imprédictibilité toujours plus notoire de leur président Vladimir Poutine. Des voix commencent à s'élever dans les propres rangs de l'actuel président, qui ne semble pas toujours mesurer toutes les conséquences objectives sur l'économie.

Fuite des capitaux...
D'ailleurs,les premières conséquences s'invitent dans la partition, la plus grave étant une fuite massive et constante des investisseurs de la Russie, en effet les investissements dans ce pays fondent pour être déjà divisés par trois depuis le début de la crise. "Un rythme inquiétant pour une économie qui perd par la fuite de ses nombreux capitaux quelques 50 milliards d'euros depuis le premier trimestre", les analystes sont formels, à ce rythme, "la Russie s'inscrit dans une crise durable..."

D'autre part, les flux commerciaux et financiers pourraient être affectés par "l'intensification de sanctions et contre-sanctions", soulignait mardi le FMI."Le climat des affaires n'était déjà pas parfait, il en ressort probablement encore pire. Les investisseurs hésitent à mettre de l'argent en Russie et à le laisser", a estimé mardi le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard. Dans le viseur de la communauté internationale, le gouvernement russe a réduit de manière draconienne ses prévisions de croissance pour 2014, entre 0,5% et 1,1%, contre 2,5% auparavant, sans exclure un scénario encore plus sombre en cas de sanctions économiques comme celles annoncées. Un pronostic encore plus grave que celui du FMI, les autorités se fondent en particulier sur des prévisions de fuite massive des capitaux, de 100 milliards de dollars sur l'année, bien loin des 25 milliards envisagés. La Banque mondiale fait montre de pessimisme en avançant un risque de chute de 1,8% du PIB en cas d'intensification des sanctions imposées à Moscou, les prévisions actuelles de croissance qui sont bien loin des 7% à 8% qu'enregistrait le pays au début des années 2000 au cours des premiers mandats de Vladimir Poutine, président qui semble faire peu de cas des conséquences futures pour son peuple et donc son économie. 











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