mardi 29 avril 2014

Elections européennes: Le débat pointe la montée des extrêmes! (Vidéo)

Elections européennes: Le débat présidentiel pointe la montée des extrêmes! 


29/04/2014- Euronews s'était associé à l'Université de Maastricht aux Pays-Bas pour organiser le premier débat présidentiel des élections européennes. Les cinq principaux candidats pour la présidence de la Commission de Bruxelles s'étaient donc déplacés pour croiser le fer en direct sur la chaîne d'information européenne. Le grec Alexis Tsipras s'était excusé pour des raisons de calendrier, étaient présents les autres grandes pointures de ces élections européennes, président sortant du Parlement Européen, Martin Shulz l'allemand (socialiste), l'ancien chef de l'Eurogroupe et ex-premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker (centre droit, chrétien social, droite), madame Ska Keller, allemande (vert, écologiste), et enfin l'ancien premier ministre belge, monsieur Guy Verhofstadt (libéral, centre droit).


Populisme grandissant...

Une ambiance studieuse entourait le débat, il faut dire que les étudiants de l'Université étaient nombreux dans les rangs des spectateurs. Le débat a bien suscité un certain sursaut comme escompté sur les thématiques fortes de ces élections européennes, pointant la montée des extrêmes en Europe, et ce possible « vote sanction d'une Europe qui serait à la peine car responsable de tous les maux » ajouté d'une abstention qui par son ampleur, « risque (toujours) de porter le déséquilibre des forces démocratiques historiques. » Le chômage est particulièrement élevé en Europe, surtout chez les jeunes, l'immigration est à présent perçue comme un réel danger là ou certains candidats misent toujours sur les qualités d'une intégration assumée et donc « si constructive, bien maîtrisée »... Les candidats se sont croisés le fer avec des arguments parfois très aiguisés, l'écolo Ska Keller attaquant frontalement le luxembourgeois chrétien social Jean-Claude Juncker, « l'ancien premier ministre de l'état paradis (roi) de l'évasion fiscale au sein de l'Europe », tout en pointant « la récupération de certaines thèses de l'extrême droite européenne par le PPE », parti populaire européen d'un certain Berlusconi flirtant avec les thèses « toujours plus extrêmes d'un certain populisme grandissant. » Le luxembourgeois Juncker a bien rétorqué garantir « vouloir refuser (comme président) tout dialogue avec de tels mouvements » et pour enfoncer le clou, rétorquant à son opposant libéral Verhofstadt sur cette présence « d'un (encombrant) Berlusconi dans le PPE et autres eurosceptiques » déclarés dans « ses rangs », Juncker a répondu que Berlusconi l'avait « écoeuré » comme  « sur ses récentes sorties médiatiques inacceptables sur les allemands. » Martin Shulz devait fermer le ban sur les populistes « trouvant toujours un bouc émissaire, mais jamais de solution (efficiente). » renvoyant à « Hitler et le nationalisme socialiste » et donc le risque et conséquences « d'une telle idéologie. »

M. Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, s'est montré très offensif et critique envers le bilan de la Commission sortante dirigée par José Manuel Barroso. Il faut ce « tournant radical vers une Europe plus efficace et mieux intégrée », guidée par un nouveau leadership plus fort d'une Commission débarrassée de ses allégeances à Berlin et Paris comme l'instigue le libéral. M. Schulz (socialiste), actuel président allemand du Parlement européen qui insiste: « Je veux un vote des citoyens, et pas un débat derrière des portes fermées.». En vertu du traité de Lisbonne en vigueur depuis 2009, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devront pour la première fois « tenir compte des élections au Parlement européen pour la désignation du chef de l'exécutif européen.»


Diplomatie concertée...

Sur les dossiers sensibles de la diplomatie européenne, tous s'accordent sur l'urgence « d'une riposte (concertée) européenne à la Russie pour ses actions en Ukraine », mais qui ne menace pas la paix. « Nous ne voulons pas une troisième guerre en un siècle » sur le continent européen, a affirmé M. Juncker alors que M. Verhofstadt a plaidé pour une réponse plus musclée: « Nous n'avons pas le courage de nous en prendre aux oligarques » russes, a-t-il déploré, écartant toutefois dans l'immédiat l'option de sanctions économiques contre la Russie au delà des mesures de rétorsion ciblées prises par l'UE contre des fauteurs de division en Ukraine. Une inquiétude étant très palpable chez tous les candidats sur la crise ouverte en Ukraine.

Sur l'économie, tout le monde y est allé de son bilan à tirer, et plus important, les solutions à porter.

Un premier débat d'une série des présidentielles de la Commission qui permettra d'éclairer 400 millions d'électeurs européens, d'ici à quatre semaines d'un rendez-vous électoral crucial, plombé comme jamais par la montée des populistes et cette perspective aggravante d'une large abstention. 




Ici, la vidéo du débat en intégralité...


Euronews, tous droits de diffusion audiovisuelle réservés pour tous pays.






Réponse de Jean-Claude Juncker (PPE) sur le "cas" Berlusconi...





Statement by Jean-Claude Juncker

Candidate of the European People’s Party for President of the European Commission,
in the 2014 European Parliament elections



Brussels, 28 April 2014



“The recent statements made by Mr Berlusconi have sickened me.

There are some things one does not make fun of. For everybody with European history in mind, this is particularly true for the terrors experienced during the Holocaust that cost millions of innocent lives. Mr Berlusconi, the Holocaust is no laughing matter!

Equally, I find Mr Berlusconi’s attacks on Germany unacceptable. During the crisis, Germany, like many other EU Member States, has shown unprecedented solidarity with European countries in difficulty. These countries have themselves taken unprecedented and often painful measures to stabilise their public finances and their economies.

This has not been an easy process, neither for Germany nor for the countries in difficulty. One-sided accusations are simply inappropriate!

The crisis has exposed many wounds. We now have to heal these wounds, and not rub salt on them, as Mr Berlusconi is doing with his statements.

We have to re-unite Europe after the crisis, not create further division.

Italy is a great nation. But Germany is also a great nation. All 28 EU Member States are great nations. Nobody has the right to insult friends and partners in the European Union.

I call on Mr Berlusconi to withdraw his statements immediately and to apologise to the survivors of the Holocaust and to the citizens of Germany. There is no place in European politics for divisive statements betraying the values on which our Union is based.”

Jean-Claude Juncker.

















Photographie: Tous droits réservés pour tous pays.
Insert vidéo: Euronews - Youtube: Tous droits de diffusion audiovisuelle réservés pour tous pays.



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