mardi 11 mars 2014

Luxembourg: Xavier Bettel, 100 jours et toujours à 100%!


Monsieur Xavier Bettel: 100 Jours pour premier ministre à 100%!

La période de grâce des fameux premiers 100 jours d'un nouveau gouvernement est acquise au compteur de Xavier Bettel, nouveau premier ministre du Grand-Duché de Luxembourg.

A présent la communauté financière ne fait pas l'économie d'un premier "bilan d'étape" et veut voir si la scénographie et l'ambiance de ces premiers 100 jours du gouvernement Bettel correspondent bien à la feuille de route annoncée lors des élections anticipées et ce à grand renfort de la fameuse thématique du changement. Finance Offshore fait un rapide tour de table avec des analystes pour prendre la température de cette cruciale étape et voir comment sont perçus les premiers 100 jours du gouvernement Bettel...

Collaborateurs qui adhèrent...

Sur le fond, la coalition « Gambia » semble prendre plutôt bien ses repères, il y a bien ici ou là des ajustements à porter, « Un nouveau gouvernement doit pouvoir s'approprier les rouages de l'organisation opérationnelle d'un exécutif, souvent les questions des ressources humaines seront logiquement tranchées au plus vite, à Luxembourg, nous sommes dans ce temps. Il y a des arbitrages et chacun des ministres se doit composer une équipe de collaborateurs qui adhèrent au projet, mieux, souhaitent véritablement le défendre! » croit savoir une de nos sources. La première urgence du gouvernement de coalition est de s'aménager un cadre propice pour entrevoir un respect strict du calendrier budgétaire et donc la définition d'une politique d'accompagnement qui tend vers cet objectif. « Dans le cadre très précis du Grand-Duché de Luxembourg, il faut trouver des moyens plus efficaces pour que l'état soit structurellement en capacité de garantir une maîtrise des fondamentaux et permettre l'encadrement objectif des dépenses publiques. »(...)  « Le Luxembourg ne fait pas exception à la règle, il doit chasser contre les différentes formes du gaspillage, d'abord celui des incohérences et donc resserrer son action sur les niches habituelles avant la mise en avant de ses premiers effets, c'est à dire le train des réformes programmatiques en action. »

Le pays est confronté à une double problématique, la première et donc la plus évidente pour les analystes, le fameux changement de paradigme ou « comment assurer la transition d'un modèle économique qui n'échappera pas aux professionnels de la finance » et la seconde, « le besoin d'apporter de sérieux gages sur les notionnels d'un nouveau cadre réglementaire international. » Xavier Bettel doit agir en position d'équilibriste, placer le curseur à sa juste hauteur, c'est à dire en homme d'état, faisant force à ses capacités d'entremise pour jouer dans l'arène politique intérieure, pas moins extérieure. Sur ce point, il peut s'appuyer sur les définitions stratégiques de l'ancienne majorité, « finalement sur les dépenses publiques, le budget sera en partie conforme avec la feuille de route de son prédécesseur Jean-Claude Juncker. Contrairement à l'idée qui prévaut dans certains médias du pays, il ne s'agit pas d'un simple « copier coller », mais l'effet d'un calendrier qui force un effet de lissage pour s'éviter quelques écueils. »


Un acte sur chaque parole...

Pour les analystes, l'urgence véritable de ce nouveau gouvernement est de bien « veiller à mettre un acte sur chaque parole », une relative clémence est toutefois acquise au profit d'un calendrier technique rendu complexe « par des élections anticipées. » Les relatives lenteurs perçues sur la mise en application effective des objectifs de la coalition gouvernementale s'expliquent par le besoin de solder les affaires courantes liées à l'exercice en cours et le besoin crucial de rassurer sur les fondamentaux. Xavier Bettel doit garder à l'esprit que les analystes qui scrutent son appareil de gestion feront pour ses premiers 100 jours « le distinguo entre les habituels effets d'annonce et l'apport de ses premiers arbitrages, il est clair que la tendance actuelle est assez marquée vers la redéfinition totale de la politique de compétitivité du pays » et l'apport de développements divers et variés pour accompagner et donc « juguler le déclin annoncé de la suprématie de la place financière elle même, prise à « bons comptes» par les professionnels du secteur » et donc pas moins les analystes en référence. 

L'intérêt général...


En résumé, il faut voir deux tendances pour le Grand-Duché de Luxembourg, une ligne directrice plutôt droite sur la maîtrise des dépenses publiques, « avec la mise en action de nombreuses réformes sociétales et arbitrages certes douloureux» qui devront garantir la relative stabilité et donc pérennité des amortisseurs sociaux du pays et « l'intervention de l'état sur les leviers de l'économie, on pensera au développement d'une politique toujours plus offensive sur l'indispensable terrain de la compétitivité. » Fondamentalement, le Grand-Duché de Luxembourg est sur la bonne voie, les dépenses de l'état sont encadrées, la réforme annoncée de la TVA serait plutôt bien appréhendée dans l'opinion publique, notamment et seulement si Xavier Bettel parvient à donner de sérieuses garanties sur l'épineux problème du logement, « C'est un objet de légitimes attentes pour compenser de possibles et logiques altérations du pouvoir d'achat liées à certains efforts dans un pays ayant un niveau de vie plutôt élevé par rapport aux standards de la Zone euro. » précise notre source. « 2015 et la fin de l'apport du commerce électronique sont dans tous les esprits, pas moins l'incidence du nouveau cadre réglementaire international de la finance », cependant les premiers effets de la nouvelle coalition gouvernementale luxembourgeoise seront à mettre en perspective avec une politique qui devra associer à l'effort collectif une relative imagination pour réformer le pays. Étrangement, les analystes notent un débat politique intérieur « en profond décalage avec les problèmes du pays, ceux qui devraient instiguer toujours plus de concorde vers la démonstration efficiente de la primauté de l'intérêt général en période contrainte. » insiste notre source. Xavier Bettel fait donc l'objet d'un relatif satisfecit pour ses premiers 100 jours, la réorganisation de l'état luxembourgeois est donc bien en marche... A suivre!



























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