mercredi 8 janvier 2014

Le Luxembourgeois Juncker, toujours la tête dans les étoiles!


Jean-Claude Juncker relève (bien) la tête...



Bruxelles le 8 Janvier 2014. C'est le sujet de conversation de la Commission, dans certains conciliabules, si un nom revient, c'est bien celui de l'ancien premier ministre luxembourgeois, l'emblématique Jean-Claude Juncker qui vient d'entamer un énième road show pour « Ne pas se faire oublier... » L'année 2014 sera celle des élections européennes, par ailleurs jugées très cruciales. Le PPE doit se trouver une tête de liste: « La plus expérimentée, la plus reconnue, et ne l'oublions jamais, la plus consensuelle! » commente notre éminente source à Bruxelles. Jean-Claude Juncker vient de vivre une année 2013 entachée par un chapelet de scandales qui devaient bouter les démocrates sociaux chrétiens luxembourgeois dans l'opposition! Le parti CSV de monsieur Juncker se trouvant remisé sur le simple banc de touche de l'unique assemblée parlementaire de ce pays membre fondateur de l'Union européenne. Un scandale d'état plus tard, l'ancien premier ministre luxembourgeois sait que le simple rôle de chef de fil de l'opposition luxembourgeoise est un strapontin déjà bien trop étroit. L'homme devrait pouvoir capitaliser sur son expérience et finalement s'imposer dans la course à la présidence de la Commission sans grandes difficultés. « Considérer cette candidature comme très sérieuse est une évidence, mais il ne faut pas oublier que d'autres profils s'inviteront dans la partition! » Insiste une autre source. Le meilleur dénominateur commun des qualités de monsieur Juncker est bien celui de la constance, l'homme d'état ayant la durée aux affaires la plus longue pour ce qui est d'un exécutif européen. Sur ses valeurs, on retiendra surtout l'homme qui s'est révélé comme la cheville ouvrière des relations franco-allemandes, parfois tendues, l'homme s'est avéré comme un fin diplomate. Non sans humour, il est d'un genre plutôt direct, et ne cache pas en privé, que pour la crise politique intérieure et le scandale d'état à l'origine de  « sa sortie » du gouvernement luxembourgeois, qu'il avait peut être reposé « un peu trop vite sa confiance sur certains éléments qui définitivement ne la méritaient pas! ».


Entremise efficace...

Il faut dire qu'en plus de premier ministre de son état, l'homme cumulait l'imposante responsabilité de chef de l'Eurogroupe dans une période très complexe du fait de la crise de la Zone euro, sur ce point, la gestion de la crise s'est avérée exemplaire et même « Avec un Jean-Claude, une crise bien moins dramatique ou plutôt dramatisée dans le concert de ceux qui souhaitaient tous les maux à l'édifice européen! » insiste une éminente personnalité à Paris. « En effet, Jean-Claude (Juncker) a mouillé sa chemise, et très important, dès le départ, annoncé la couleur aux gouvernements indélicats. C'est à dire l'ampleur des défis à relever, mais sans jamais faire force de fausse complaisance! » Insiste une source à Francfort. Jean-Claude Juncker est connu pour son franc-parler qui lui assure une capacité d'entremise très efficace. Imaginer pouvoir mettre à profit ses nombreuses compétences au service de l'Europe, est en rien usurpé. « L'ancien président français Nicolas Sarkozy, un temps grippé sur le cas Juncker, serait même d'avis que sa gestion de la crise de la Zone euro est un sérieux gage sur les chances actuelles du luxembourgeois pour la présidence de la Commission. » croit savoir une source à Paris. Comme quoi, un homme politique peut faire taire un pan de contradictions, par la seule force des résultats acquis au bilan de sa mission. Le seul point négatif qui restera pour longtemps au compteur de monsieur Juncker est le marqueur du grand écart permanent d'un chef d'état en charge de l'eurogroupe et de l'autre qui se devait préparer le changement de paradigme de sa place financière souvent citée comme unique trou noir de la finance internationale. « Le paradis de Jean-Claude s'est rapidement avéré comme son pire enfer, il était dans le besoin de préserver certains acquis, histoire de ne pas se faire croquer comme par les suisses! » Commente avec humour notre source à Luxembourg. Sur ce point, il a initié une refonte du cadre réglementaire de sa place financière et donc usages, que certains jugent comme une posture parfois incomplète ou d'un genre « ...certes peu empressé »! » (…) « Mais il avait de bonnes raisons, la première étant d'exiger une réelle équité au niveau international, sur ce point rien ne démontre qu'il avait fondamentalement tort! Luxembourg devra se mettre en conformité au sens des recommandations de ses pairs, comme ceux de l'OCDE! La fin du secret bancaire pour les non résidants, les accords d'échanges d'informations attestent de l'évolution entreprise par Jean-Claude Juncker. » insiste notre source à Luxembourg. 



Baume au coeur...

Sur le plan personnel, l'homme semble avoir tiré les bonnes leçons de son éviction, mais relativise en assurant que son parti est toujours le premier de son pays, et sait que la coalition qui s'est liguée face à son parti, « Repose sur un équilibre logiquement précaire, en rien impossible... » Croit savoir notre source à Luxembourg. Le plus important pour lui, étant de voir un Luxembourg capable de travailler dans un esprit de concorde nationale. L'homme est finalement bien plus « sport » que certains membres aigris de son parti, privilégiant l'intérêt national: « Sa porte sera toujours ouverte à l'ancien formateur, elle l'était déjà lors des négociations, elle le sera toujours alors que monsieur Bettel est bien le premier ministre de tous les luxembourgeois! » Insiste notre source. De quoi confirmer l'image d'un homme d'état en démonstration! C'est bien la qualité matricielle de ce grand serviteur de la cause européenne, d'ailleurs il sera intéressant de voir dans le détail comment monsieur Juncker mettra en pratique si bonne volonté, certains lui prêtent toujours une volonté de jouer un blocage sur certaines questions sociétales au parlement. « De bonne guerre, mais il sait écouter son parti, notamment les jeunes, il veut les voir à leur tour en bonne place pour préparer l'avenir de son pays. Ils sont dans le vrai, Jean-Claude Juncker mise beaucoup sur la capacité de rebond qu'ils représentent... Pour lui, les exclure du débat national deviendrait à coup sûr la plus grande erreur de son parti! » Complète notre source. « La candidature de Jean-Claude Juncker leur donne du baume au cœur, ils connaissent ses qualités sur les questions internationales et européennes, cette démarche devient fédératrice pour tous ceux qui se sont retrouvés orphelins après le mauvais souvenir de l'issue des élections. Nombreux font une lecture plutôt juste sur le leader, il y avait un problème dans l'entourage de monsieur Juncker! » Insiste notre source. Comme quoi, Jean-Claude Juncker peut toujours s'avérer comme une candidature plutôt consensuelle au niveau européen, pas moins luxembourgeois. Un autre nom s'invite depuis des mois dans cette candidature, celui de la commissaire luxembourgeoise: « Madame Reding a de grandes qualités, mais elle ne fait pas encore l'objet d'une reconnaissance internationale. Pour être clair, celle de monsieur Juncker est bien le fruit d'un travail de longues années, d'une implication sans faille, au delà des clivages, mieux, au delà des frontières!» Croit savoir notre éminente source à Bruxelles. Sur ce point, fermer le ban.


Bons points...

On le voit, monsieur Juncker est bien placé dans la course, il a de bons points au compteur, et finalement devrait pouvoir s'imposer comme un leader pour remplacer l'actuel président. En face, il y a bien aussi Michel Barnier, commissaire français dont la cote est très bonne, l'homme est jugé très besogneux et faisant force d'une capacité d'implication très remarquée sur les dossiers traités, résultats acquis dans les esprits. C'est dire que des bonnes pointures sont en capacité de nous offrir un débat de qualité sur l'avenir de l'Europe et ses institutions. Nous allons voir comment Jean-Claude Juncker pourra faire mentir tous ceux qui résument son avenir comme celui d'un simple aigris sur un banc de l'opposition d'une assemblée...



La petite histoire...

Pour conclure, à Bruxelles, une petite histoire luxembourgeoise fait rire dans les couloirs, en fait « La charmante sympathique nouvelle secrétaire d'état à l'économie s'est vue reprocher par certains médias luxembourgeois l'utilisation présumée abusive d'une voiture 4X4 BMW ( BMWay prononcent nos amis belges!) du parc de l'état pour aller... en vacances au ski! » Francine Closener croyait bien faire, « la neige étant particulièrement très présente à la montagne cette année », sauf que la belle en 4X4 flanqué de plaques « CD » ou Corps diplomatique s'est retrouvée au cœur d'un -mini- « scandale ». En effet, le pays faisant force de dépoussiérer l'état de droit après le scandale du gouvernement sortant de monsieur Juncker « ...et donc la mise en avant d'un nouveau code de déontologie, la ministre s'est vue reprocher des pratiques... d'un autre temps!» Rien de grave ou « ...bien méchant!, plaques CD comme "Code de Déontologie" à présent pour tous nos amis luxembourgeois! Pas très classieux et donc un peu léger pour accueillir si charmante demoiselle dans la vie politique luxembourgeoise! » Instigue à Bruxelles notre source avec humour.

























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