samedi 28 décembre 2013

Procès Bommeleeër: La dernière croisade! (Luxembourg)

Affaire Bommeleeër, la dernière croisade!

Luxembourg Le 28/12/2013.  On le sait, depuis le début de ce dossier érigé au rang d'affaire d'état, ils sont nombreux à s'intéresser à l'ambiance de l'époque des faits. Depuis le départ, Finance Offshore instigue l'idée de la question centrale d'un paravent « Stay behind made in Luxembourg » Aujourd'hui, le procès fleuve offre toujours ses bonnes vagues, il y a ceux qui n'en démordent plus, et surfent en pensant que le dossier « Bommeleeêr » serait avant tout un chapelet d'actions isolées comme celles d'un groupuscule qui trouverait son origine dans les relations conflictuelles qui émaillèrent des serviteurs de l'état avec une hiérarchie qui peu ou prou, faisait force d'une verticalité autoritaire présumée comme si particulière. Avec une certaine hauteur de vue, on constate que plus les audiences s'empilent, plus il nous sera difficile de faire un bon tri des différents témoignages. En fait, bien malin sera celui qui pourra nous dire qui se présente à la barre avec la ferme volonté de nous dire si bonnes vérités. La raison? Elle ne fait plus l'ombre d'un doute, un véritable jeu du « Je te tiens par la barbichette! » encore qu'à l'époque des faits, seule la moustache était bien de rigueur...


L'état de droit...

Il nous faudra bien détricoter toutes les salves et amitiés rendues qui se répandent au prétoire lors des nombreuses audiences de la chambre criminelle du tribunal de Luxembourg. Plus on avance, plus l'omerta prend tout son sens, car il ne faut pas confondre petites histoires et l'histoire, celle d'un pays, qui depuis quelques mois tourne une page. La première, la plus intéressante, très certainement celle qui porte le retour en grâce de l'état de droit en démonstration, ou comment la justice d'un pays ne se fait plus sortir par la seule petite porte, certains garderont à l'esprit le scandale du ''Livangegate... ''

Il y a toujours les deux accusés, leurs avocats, dont le courage n'a d'égal que cette ferme volonté de ne rien « laisser passer », pour cause, ils comprennent que deux « présumés lampistes » sont devenus définitivement le fameux prétexte d'un procès du siècle. Il leur faudra bien du courage pour que ces deux ex-gendarmes deviennent à leur tour la rampe de lancement d'une occasion rare de vérité. Il est incroyable, pour ne pas dire formidable de constater tous les fumeux rouages qui entourent ce dossier. Ce jeu malsain d'une pieuvre dont les tentacules sont parfois si étouffantes, chatouillez la bête, et vous constaterez à quel point l'animal peut réveiller tout un pan médiatico-politique luxembourgeois. 



Dernière croisade...

Autant se le rappeler, les journalistes luxembourgeois font preuve d'un travail exemplaire, ne se laissant jamais détourner de leur mission salutaire, surtout quand une pseudo élite tentera, en vain, s'attaquer au sacro-saint secret des sources! Instiguant maladroitement au passage un pseudo-droit de cuissage en si mauvaise règle. Une levée de boucliers de la corporation qui rassure pour l'avenir de la profession dans le pays, d'ailleurs qui s'en plaindra? A vrai dire, étrangement toujours les mêmes, vous savez, ceux qui d'un côté de l'échiquier politique, plutôt teutonique, tentent encore jouer le rôle de gardiens du temple définitivement embarqués dans... la dernière croisade. Une galère qui sans phare, coulera avec l'organisation d'élections anticipées, laissant place à une équipe dont on aura remarqué la capacité pour manier les rames durant toute la tempête. On pensera aux attaques odieuses sur la vie privée de certains capitaines, occasion de nous rappeler que si on vous attaque sur votre vie privée, c'est bien bien que du côté professionnel, les arguments se font si rares!

Dans cette affaire, une justice est déjà bien passée, celle des hommes, et comme de coutume, par les urnes... Il y aura bien les mauvais perdants, fidèles au poste des vanités. Pour l'heure, le procès nous compulse un étalage capable de transformer la longueur du nez d'un Pinocchio en bâton d'aveugle.


Omerta...

Dès le départ de l'instruction de cette affaire, il nous fallait noter toutes les tentatives pour rendre le brouillard toujours plus dense, « A couper aux couteaux! », et sur ce point, certains quidams ne sortiront pas épargnés par certaines salves, le dos bien courbé. Mais que penser de l'issue d'un tel opus, qui va flancher, qui viendra se mettre enfin à table? Encore que certaines personnes se déplacent qu'avec le fameux bristol d'invitation, pour cause! Le dossier est complexe, mais l'est-il d'autant plus par sa seule teneur? Ou finalement bien plus par l'omerta que nous aimons penser toujours en pilotage automatique, certains observateurs parlent toujours de la fameuse raison d'état. Pour d'autres observateurs, plus vaillants et donc possiblement optimistes, il est toujours possible que telle la bulle d'air, « la vérité remonte un jour à la surface! » Là aussi, la justice va pouvoir retrouver ses lettres de noblesse, nous démontrer que chemin faisant, elle peut encore nous surprendre.

Fidèles, les médias qui suivent l'affaire nous livrent leurs meilleures manchettes, on remarque que la périphérie du dossier gagne en ampleur. La Cour criminelle devant faire un parfait travail de synthèse pour nous dresser l'affiche du film et donc placer à leur juste hauteur les noms et rôles de ses mêmes acteurs, conservant peut-être à l'esprit, que certains seconds rôles sont pas moins importants que les prétendus premiers, ou inversement me souffle un crabe qui cherche désespérément son panier. Et oui, une affaire pleine d'images, l'imagerie d'Epinal ne s'étant révélée qu'au siècle des lumières.



Inépuisable...

Souhaitons que ce procès conserve son esprit, celui de nous éclairer, que cette chance pour l'histoire de tout un pays soit acquise à l'issue que nous rêvons tant. Comme peut-être pouvoir commencer par prendre en compte tous les éléments qui font cette fameuse ''ambiance'', la présence d'un Licio Gelli à Luxembourg dans cette période trouble, étrangement personne ne semble s'intéresser à cette présence effective, vouloir nous dire pourquoi un tel choix de destination? (Chinon Holding, Ambrosiano...)  Le rôle de certains acteurs qui se trouvèrent rattachés à certaines sociétés de sécurité liées à certains réseaux, les rivalités très marquées dans la hiérarchie de la gendarmerie de l'époque, c'est à dire avant sa fusion avec la Police... Les relations entre certains politiciens et organismes parallèles, la nomenclature de l'édifice Stay behind au Grand-Duché, tant officiel que présumé parallèle, ses différents ponts avec les autorités politiques ou organismes parallèles, ses promoteurs... Comme certains observateurs l'instiguent, dans une époque plus récente, l'impact d'une présumée mainmise de certaines représentations diplomatiques qui pour certaines, ''formaient'' d'anciens « futurs » membres du service de renseignement pour les avoir un temps comme « employés ou stagiaires ». Ou peut être encore et toujours, les fameux liens entre différentes institutions financières privées ou d'états tiers présentes au pays. Comme ceux qui travaillaient directement avec la représentation de L'I.O.R (Organisme financier du Vatican, ventilation des fonds, depuis Luxembourg? (IOR (CITTA DEL VATICANO), BA SPA, BAH Lussemburgo, UTC , UTC PANAMA, BDG SVIZZERA, BAA Peru, AGBC NICARAGUA, BAOL/CISO BAHAMAS etc...) L'impact de certaines dérives et l'objectif avéré de ces dernières, comme peut être les liens et transferts de fonds vers différents états en pleine guerre froide et ce pour financer ''leur révolution''. (On pensera à l'Amérique centrale, la Pologne...) Les présumées relations de la démocratie chrétienne au niveau local et européen, comme avec l'Italie et la Belgique... La présumée ''utilisation'' d'un calendrier étrangement proche de certains exercices transfrontaliers liés au réseau Stay behind... Peut-on pour autant conclure vers une simple volonté de créer un cadre confusionnel? L'affaire de l'attentat dans la caserne belge voisine, là aussi dans un calendrier très troublant...Quel serait l'intérêt d'une telle série d'attentats, comment expliquer les liens troubles de certaines sociétés européennes spécialistes de l'énergie (Italie, Belgique...) la nomenclature de ses dernières? Comme aussi, certains de ces liens avérés avec des éminents membres de la WACL organisme tenant ''vaillant meeting'' à Luxembourg.  Pourquoi d'ailleurs ce choix?  Peu de temps en marge des faits, la présence et l'action de présumées filiales de la secte Moon au Grand-Duché dont la vente d'un patrimoine hautement historique dans des conditions présumées douteuses, aujourd'hui siège mondial d'une secte profitant d'un cadre fiscal propice...

On le voit, les questions périphériques à l'affaire Bommeleeër sont inépuisables! La Cour s'intéresse au mandat clair du volet criminel, c'est à dire très factuel, mais qui peut prétendre pouvoir faire l'économie de tous les dossiers de cette époque? Ne marquent-ils pas un ensemble des convergences pour le moins étranges. Pour de nombreux observateurs, cet opus n'est qu'un petit maillon de la chaîne du verrou de cette fabuleuse boîte de Pandore qu'est bien le procès dit "Bommeleeër"!... A suivre.















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