mardi 10 décembre 2013

Luxembourg: Ouverture, responsabilité et cohésion pour Xavier Bettel!



Monsieur Xavier Bettel, Ministre d'Etat, Premier Ministre!



Luxembourg, le 10 décembre 2013.

C'est incontournable, mais depuis quelques temps, l'actualité politique luxembourgeoise est à l'honneur sur votre site Finance Offshore. Aujourd'hui, le premier ministre, ministre d'état devait se frotter à l'exercice du fameux grand oral, et même si l'étape est plutôt d'un genre convenu, « La première impression est en général souvent la bonne! » Me souffle un important correspondant d'une très grande agence de presse, présent ce jour à Luxembourg... Il faut dire que Xavier Bettel s'est montré dans un style plutôt direct et même resserré, il a esquissé toutes les grandes thématiques de l'accord de coalition. Un point culminant, la gestion du budget de l'état et donc les fameuses questions prioritaires comme celle très importante de la gestion du déficit structurel, le calendrier semble assez précis et les objectifs sur ce point, très clairs... Le pays doit rassurer les agences de notation qui scrutent, pour l'instant et encore seulement pour un temps, l'orientation que choisira le pays et donc les premières annonces en la matière. Xavier Bettel se veut rassurant, tout de go:"La fonction publique doit participer aux efforts de consolidation du budget. L'effort doit être solidaire. Si nous voulons égaliser le budget, il faut aussi parler du volet des recettes. La politique des impôts doit être prévisible et il faut une réforme globale." Il démontre ainsi sa volonté de s'attaquer dans l'immédiat à la consolidation du budget en insistant sur l'indispensable réduction des dépenses:"Nous voulons réduire les dépenses de l'État et réinvestir l'argent dans notre pays et donc vers l'économie de notre pays". Il annoncera par ailleurs la feuille de route de cette logique: "Nos mesures que nous voulons prendre pour remédier à la situation sont claires. Nous allons réduire le solde structurel à 0,5% du PIB, et les dettes publiques ne devront jamais dépasser 30% du PIB." assure le nouveau premier ministre devant la représentation nationale.

Innovation...

Un premier constat saute aux yeux attentifs des nombreux observateurs internationaux présents, ce quadra « En impose avec un style direct et semble faire cas de tous les dossiers avec la même puissance! », en fait nombreux y perçoivent « Une politique sans pré carré, faisant force d'ouverture et d'un appel sincère à la concorde nationale devant les urgences, insistant sur le besoin réel de cohésion... », et pour s'en convaincre, « Le besoin d'un débat constructif entre les différentes composantes du pays pour préserver un modèle qui se doit impérativement évoluer. » Dans l'ensemble, Xavier Bettel veut s'attaquer à tous les leviers utiles d'une démocratie moderne « C'est à dire en démonstration... », il donne le ton à l'expression des différentes sensibilités de sa coalition gouvernementale, mais ne fait pas l'économie de certaines vérités en souhaitant un pays rayonnant à l'international par une image qui capitalisera sur ses nombreuses qualités et dont la première, « Sa réelle capacité d'innovation! » Il se veut rassurant sur la problématique du chômage des jeunes, et n'hésite pas à raccrocher cette problématique de l'éducation des jeunes à la locomotive de l'économie:"Pour nous, la politique économique et la politique d'éducation offrent les meilleures conditions pour garantir l'emploi et le travail dans le pays. C'est sur cela que nous devons miser." Sur ce point, un grand ministère est d'ailleurs programmé à cette fin par Xavier Bettel, Claude Meisch, un Économiste qui sera en charge de cette nouvelle orientation très stratégique. "L'existence financière et les perspectives d'avenir des jeunes sont aujourd'hui en péril. Il en va de notre pays, son avenir, et de l'emploi! Nous devons remédier à la situation actuelle. Nos principes seront la cohésion, l'égalité des chances et la responsabilité."devait insister Xavier Bettel.


Diversification...


La justice sera très certainement un bon curseur d'un état qui se veut innovant, l'état de droit sera en démonstration avec un contingent de réformes qui placeront le Luxembourg comme l'égal de toutes démocraties modernes et responsables de l' Union européenne, assurant ainsi au nouveau gouvernement un socle stable. Le pays pourra ainsi entreprendre toutes les réformes utiles comme celles très attendues pour l'économie en mutation."La diversification de notre économie est également importante. Nous continuerons à investir dans l'industrie mais aussi à analyser de nouveaux secteurs d'avenir comme les nouvelles technologies, la logistique et les biotechnologies. Nous devons créer des avantages par rapport à nos concurrents. Nous voulons notamment rendre plus accessibles l'innovation et la recherche pour les entreprises. Nous voulons devenir un précurseur dans ce domaine." insiste Xavier Bettel. Son Vice-premier ministre , Etienne Schneider voit ici un encouragement aux nombreuses réformes entreprises ou à imaginer.


Qualité...

Le pays étant victime parfois d'un certain conservatisme, le nouveau premier ministre veut placer la culture du dialogue comme objectif. "Nous devons miser sur nos points forts et être réactifs. En premier lieu, il incombe au gouvernement de garantir une place financière stable. Nous devons être conformes aux standards de l'OCDE et continuer notre politique au niveau des règles internationales. Nous voulons établir une place financière conforme aux règles tout en proposant aux clients qualité, discrétion et sécurité." devait préciser Xavier Bettel. Sur ce point, la première sortie européenne du nouveau ministre des finances, Pierre Gramegna, semble donner déjà raison à la vision éclairée du nouveau premier ministre. Xavier Bettel sait trop bien la chance que représentera un fin diplomate comme ministre des finances, à coup sûr, "Un bon choix!" soufflent nos éminentes sources à Bruxelles.  Et soyons francs et complets sur la question, les retours de la première sortie en Conseil Ecofin de Pierre Gramegna sont justement très encourageants, comme quoi, certains aigris devront méditer encore sur le besoin permanent d'ouverture d'esprit. Xavier Bettel confirmera bien le virage éthique pour Luxembourg:"Pour ce qui est de l'échange automatique d'informations, il faut élaborer un calendrier précis, qui ne remette pas en place la stabilité et la compétitivité du Luxembourg. Notre gouvernement soulignera le besoin d'établir des règles financières homogènes au niveau mondial. Dans ce cas-là, le Luxembourg ne s'opposera pas à l'échange automatique d'informations." En fait Luxembourg se dit prèt à aller plus loin dès lors que tous les pays concernés soient réellement dans cette même logique et donc esprit d'équité.



Locomotive...

Pendant son grand oral, Xavier Bettel n'a pas manqué de souligner le travail de son prédécesseur, un Jean-Claude Juncker, visiblement très ému de l'honneur ainsi rendu par ses pairs lors d'une standing ovation. Justement, selon nos très bonnes sources, « Il ne serait pas surprenant que monsieur Jean-Claude Juncker soit logiquement présent dans le futur « jeu des émérites » du carrousel des -très- hautes fonctions européennes... » insiste une de nos sources à Bruxelles. Comme quoi, un Luxembourg qui devrait voir ses récents efforts récompensés, mieux, soulignés avec un possible « Possible nouveau rôle précurseur comme peut être en matière de régulation des finances internationales... », peut-être celui d'une locomotive dans le concert des effets de l'évolution du cadre réglementaire international. Sur ce point, Xavier Bettel instigue donc déjà que son pays fera force d'exemplarité "dès lors que seront prises toutes les assurances pour que la règle soit bien la même pour... tout le monde! Comment ne pas le comprendre!" insiste une source à Luxembourg.


Il veut s'attaquer aussi à certaines dérives très locales, en fait le Grand-Duché de Luxembourg subit une problématique qui pour un économiste, laisse très songeur sur l'emprise de certaines dérives « pro-spéculatives » dites clairement « pro-castiques », on pensera au logement et son coût prohibitif. Un modèle local purement artificiel qui ne repose sur aucun fondement économique. Le pays doit effectivement s'attaquer à cette problématique qui peut aller jusqu'à pénaliser sérieusement les rouages primaires liés à sa propre compétitivité."Le logement met une pression trop importante sur les salaires et donc sur toute l'économie du pays. Si la moitié d'un salaire se voit consacré au coût du logement, il est clair qu'une personne avec le salaire minimum ne parvient pas s'en sortir. Il faut augmenter l'offre du logement. Il faut mobiliser les terrains de construction, les logements sociaux et revoir le pacte logement et la politique actuelle des subsides." Souligne Xavier Bettel.


Synergies...

Sur l'économie, Xavier Bettel veut aussi que cessent toutes les rivalités d'ego qui entourent parfois les différents organismes de tutelle, il souhaite la fusion des agences chargées des questions financières et économiques. Il souhaite un organisme restructuré et composé par différents départements pour défendre le Luxembourg comme une valeur ajoutée plurielle et donc assez globale, en fait, faire jouer à fond les bienfaits des synergies. Sur ce point le pays doit recapitaliser sur une nouvelle image en totale rupture avec celle du fameux « Luxemburg bashing » qui enferme souvent le pays comme unique paradis fiscal, trou noir européen de la finance. En fait, Xavier Bettel veut démontrer que cet état de l'Union européenne doit pouvoir capitaliser sur cet aspect de membre fondateur, défendeur de l'intégration européenne, mais aussi capable d'une vision ouverte sur un monde en mutation dont il se veut aussi un acteur faisant force de propositions et ne pas être condamné au seul second rôle voir même simple spectateur. La transparence et la confidentialité ne sont pas opposées dans la vision de la politique de la future coalition, on semble percevoir une conscience sur ce besoin de changement de paradigme. « Luxembourg peut démontrer que sa capacité de rebond trouvera bien son origine dans ses nombreux talents, si présents au pays... » insiste notre source à Luxembourg. Une vision qui devra permettre à ce pays de ne pas disparaître dans le concert des grandes nations de la mondialisation. Pour l'heure, l'impression générale est donc plutôt bonne, Xavier Bettel s'avère un premier ministre qui place à sa juste hauteur le curseur les différents défis, ceux que représentera son gouvernement de coalition dans sa mission."Nous devons redresser la situation financière de notre État et garantir une croissance durable. Nous ne sommes pas des iconoclastes, ni des révolutionnaires. Nous voulons fermer les fossés qui se sont creusés et éviter d'en créer de nouveaux. Nous voulons trouver une solution aux problèmes. Nous voulons ouverture, responsabilité et cohésion." Devait souligner Xavier Bettel lors de son grand oral à la Chambre des Députés, qualité es Premier Ministre, Ministre d'Etat!  A suivre...





Programme gouvernemental...





Déclaration de monsieur Xavier Bettel, Ministre d'Etat, Premier Ministre:


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