jeudi 30 mai 2013

New York: Liberty Réserve cible du procureur de Manhattan!


 
 
Fin de partie pour Liberty Reserve...

 
Liberty Reserve se voulait libre comme l'air, aujourd'hui, la justice new-yorkaise annonce la fin de la partie. Ce mardi, l'entité créée en 2006 par Arthur Budovsky est dans le collimateur du procureur de Manhattan, Preet Bharara, ce sont de nombreuses personnes qui ont été arrêtées à Brooklyn, en Espagne, au Costa Rica... Le réseau est mis à mal dans l'ensemble des états où transitaient les fonds du montage de cette plate-forme qui se voit reprocher un audacieux programme de blanchiment d'argent. Les premiers éléments de l'enquête évoquent pour l'heure "...quelques 6 milliards de dollars!"
Cybercriminalité
Une société à compartiments qui aurait mené au moins 55 millions de transactions illégales pour plus d'un million d'usagers clients dans le monde. 200000 seraient déjà clairement identifiés aux États-Unis, problème, les transactions restaient anonymes et donc impossible à tracer, de plus les identités de ce qui était présenté comme un nouveau modèle de plate -forme usant principalement l'internet, s'est avéré finalement comme une centrale de la cybercriminalité, favorisant tous les ressorts de multiples activités criminelles en ligne. Cette plate-forme permettait d'obtenir en quelques clics de souris, cartes bancaires, la possibilité d'investissements frauduleux, le piratage informatique, la pornographie infantile et les trafics de drogues. En fait elle permettait aux détendeurs de comptes « Liberty » de presque tout faire, surtout ce que d'autres banques avec traçabilité n'offraient plus aux criminels, favorisant par ailleurs le vol d'identité.
Opacité...
L'opacité était maître, "les utilisateurs de cette plate-forme ne pouvaient pas y virer directement des fonds, mais devait passer par « tiers » ou « changeur »" selon l'acte de mise en accusation...La nébuleuse concerne de nombreux états comme le Luxembourg, l'Espagne, le Vietnam, la Chine, et les Etats-Unis. Les autorités ont également saisi cinq noms de domaine, dont celui de « Liberty Reserve » et de quatre sites avec rôle présumé de «changeurs», ils étaient contrôlés par certains des accusés. A ce jour 45 comptes bancaires ont également été saisis ou gelés. L'enquête, a encore poursuivi le procureur Preet Bharara, « impliqué les forces de l'ordre dans 17 pays et serait «la plus grande enquête internationale jamais menée en termes de blanchiment d'argent». On ne cachait pas l'éventualité d'un effet domino pour de nombreux autres réseaux criminels vu le nombre de branches de cette opération;
Cash machine...
Liberty Reserve, dont les services étaient utilisés dans de nombreux pays, dont le Vietnam, le Nigeria, la Chine et les Etats-Unis, "prenait en honoraires 1% des transferts faits en LR. De quoi assurer de confortables revenus aux initiateurs de la plate-forme!" En ligne de mire de la justice américaine, le fondateur, aussi connu sous d'autres noms, "d'Arthur Belanchuk en Eric Paltz", « ...avait déjà été condamné en 2006 à New York pour avoir tenté de lancer une opération similaire au doux nom de "Gold age"».
Caméléon...
Il avait en 2011 renoncé à sa nationalité américaine, pour prendre un costume taillé sur mesure de Costaricien, «stratagème afin d'échapper aux lois américaines», selon l'acte d'accusation. Parmi les personnes inculpées figure aussi le cofondateur de « Liberty Reserve » Vladimir Kats, alias Ragnar, qui avait quitté si mauvaise barque dès 2009 suite à une dispute avec Budovsky, et Ahmed Yassine Abdelghani, alias « Alex », qui gérait les opérations de « Liberty Reserve » au jour le jour jusqu'en 2009, avant d'en partir lui aussi en raison d'une dispute que d'aucun imaginera sur des questions de gros sous, ou peut être d'ordre moral...
Il avait alors été remplacé par Allan Esteban Hidalgo Jimenez, alias « Allan Garcia », également inculpé.
Basée au Costa Rica, la fameuse devenue fumeuse « Liberty Reserve », créée en 2006, était une plate-forme de paiement électronique utilisant « la monnaie numérique du même nom » ou  « LR » permettant « à tout individu ayant accès à internet d'envoyer et de recevoir de l'argent, n'importe où dans le monde, en dehors de toute réglementation, bien sûr! »... Alors que les enquêtes se poursuivent dans de nombreux pays, la justice new-yorkaise a annoncé mardi la mise en accusation de l'émetteur de monnaie numérique Liberty Reserve et de sept de ses responsables, accusés d'avoir blanchi quelques six milliards de dollars. A suivre...













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