jeudi 14 février 2013

Zone euro: BNP Paribas toujours plus haut!

                                          BNP Paribas: "The Bank for a changing world"




Le 13 février 2013, le Conseil d'administration de BNP Paribas, réuni sous la présidence de Baudouin Prot, a examiné les résultats du Groupe pour le quatrième trimestre et arrêté les comptes de l'année 2012. Il en ressort que le groupe fait mieux que l'ensemble de ses concurrents, et ce dans un marché relativement contraint. Dans un environnement économique difficile, la banque assure "une solvabilité jugée comme exemplaire dans une configuration  qui instigue rigueur et adaptabilité pour tous les acteurs." L'image du groupe étant particulièrement préservée pour ses fondamentaux tout en démontrant un regain de confiance particulièrement positif. Le groupe est incontestablement en capacité de marquer sa différence "avec la solidité acquise de son modèle économique, là aussi,  jugé comme particulièrement efficient." Ce n'est certainement pas le fruit du hasard, cette banque intègre "aux mieux les besoins de parfaire son adaptation au nouveau cadre réglementaire, pointant par ailleurs une  relative avance sur le calendrier, fait rare pour être souligné." 


Plus haut...

Le bénéfice net de l'exercice atteint 6,55 milliards d'euros, en hausse de 8,3%, mais selon certains analystes, le quatrième trimestre s'est situé assez nettement en-deçà de leurs attentes, à 514 millions d'euros alors que le marché en prévoyait 969 millions d'euros, selon un consensus établi par l'agence Dow Jones Newswires.  Certes la première banque française BNP Paribas a enregistré en 2012 un bénéfice net inférieur aux attentes, essentiellement -sous l'effet d'éléments exceptionnels-, ce qui visiblement n'empêchera pas la banque de faire mieux que ses concurrentes... L'ajustement de la  valeur comptable de la filiale italienne par dépréciations pour répondre aux exigences de fonds propres du superviseur national ajouté à la remontée du coût du risque des provisions pour impayés de banque de financement et d'investissement, sans compter des dotations exceptionnelles pour  la branche crédits à la consommation vers le "Personal Finance" sont clairement à mettre dans la balance des résultats présentés. François Villeroy de Galhau, directeur général délégué,  précisera sur la radio BFM: «Le résultat du quatrième trimestre n'est pas significatif parce qu'il y a plusieurs éléments exceptionnels», préférant à juste titre devoir logiquement  insister sur le fait que les résultats de la banque «sont plus significatifs sur l'ensemble de l'année». L'impact de ses éléments sur les trois derniers mois étant acquis pour l'ensemble des analystes qui préfèrent intégrer les capacités de la banque à préserver un modèle économique en période si contrainte, ce qui tranche avec les autres établissements dans l'environnement économique. La Bourse n'a d'ailleurs pas tenu rigueur à BNP Paribas de ce quatrième trimestre jugé pourtant inférieur aux attentes. Pour conclure, en 2012, le Groupe BNP Paribas est toujours dans le peloton de tête des établissements de taille internationale et peut rivaliser en terme de rentabilité avec les meilleurs établissements américains de périmètre équivalent, confortant au passage sa position dominante en Europe. La plus-value sur la cession d'une participation dans la foncière Klépierre au premier trimestre 2012 (1,79 milliards d'euros) complétée par le renforts des activités opérationnelles ne sont pas étrangères à la réussite de résultats solides qui se voient confortés avec la réalisation du plan d'adaptation.




Source: Groupe BNP Paribas.
 


 Pour compléter votre analyse:




 
 
Communiqué de BNP Paribas:
 

PLAN D'ADAPTATION REALISE ET RESULTATS SOLIDES DANS UN ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE DIFFICILE

Le Groupe a réalisé cette année son plan d'adaptation à la nouvelle réglementation, en avance sur le calendrier annoncé : les besoins en ollars de CIB ont été réduits de 65 milliards de dollars dès avril 2012 et l'objectif du Groupe d'augmenter de 100 pb le ratio « common equity Tier 1 de Bâle 3 plein1 » a été dépassé dès fin septembre 2012. Ce ratio s'élève à 9,9% au 31 décembre 2012, illustrant le niveau de solvabilité très élevée du Groupe. Les actifs pondérés ont été réduits de 62 milliards d'euros depuis le 31 décembre 2011.

BNP Paribas réalise cette année des résultats solides dans un environnement économique difficile : la zone euro est retombée en récession (PIB : -0,4%) et les marchés de capitaux sont restés en crise pendant une large partie de l'année. Dans ce contexte, le produit net bancaire s'établit à 39 072 millions d'euros, en recul de 7,8% par rapport à 2011. Il inclut cette année l'impact de quatre éléments exceptionnels significatifs pour un total de -1 513 millions d'euros : des pertes sur cessions de titres souverains (-232 millions d'euros), des pertes nettes sur cessions de crédits (-91 millions d'euros), la réévaluation de dette propre (-1 617 millions d'euros) et l'amortissement exceptionnel de la mise à la juste valeur d'une partie du banking book de Fortis du fait de remboursements anticipés (+427 millions d'euros). Les revenus des pôles opérationnels augmentent pour leur part de 0,8%, affichant une bonne résistance, avec une hausse de 0,4% dans Retail Banking2, de 4,8% dans Investment Solutions et une baisse de 1,8% dans CIB.

Les frais de gestion, à 26 550 millions d'euros, sont bien maîtrisés avec une légère hausse de 1,7%. Ils baissent de 0,1% dans Retail Banking2, augmentant de 1,4% dans Investment Solutions et de 2,4% chez CIB (-1,1% à périmètre et change constants). 

Le résultat brut d'exploitation diminue ainsi sur la période de 23,0%, à 12 522 millions d'euros. Il progresse en revanche de 0,8% dans les pôles opérationnels.

Le coût du risque du Groupe, à 3 941 millions d'euros, soit 58 pb des encours de crédit à la clientèle, recule de 42,0% par rapport à 2011 qui intégrait l'impact de 3 241 millions d'euros du plan de soutien à la Grèce. Hors impact des provisions sur titres grecs, le coût du risque est en hausse modérée de 9,2%.

Les éléments hors exploitation s'élèvent à 1 791 millions d'euros. Ils incluent l'impact de deux éléments exceptionnels pour 1 445 millions d'euros : la plus-value de 1 790 millions d'euros enregistrée à l'occasion de la cession d'une participation de 28,7% dans Klépierre SA, et des dépréciations pour un montant total de 345 millions d'euros, dont 298 millions d'euros d'ajustement de la survaleur de BNL bc en raison de l'augmentation attendue des exigences de fonds propres de la Banque d'Italie (« common equity Tier 1 » local passant de 7% à 8%).

Le résultat avant impôt s'établit ainsi à 10 372 millions d'euros, en hausse de 7,5% par rapport à l'année dernière, avec un impact total des exceptionnels négligeable, à -68 millions d'euros. Pourles pôles opérationnels, le résultat avant impôt s'élève à 11 574 millions d'euros, en hausse de 0,8% par rapport à 2011. Dans un environnement toujours défavorable, BNP Paribas réalise cette année un résultat net de 6 553 millions d'euros, en hausse par rapport à celui de 2011 (6 050 millions d'euros), grâce à la large diversification de ses métiers. La rentabilité des capitaux propres, à 8,9%, est quasiment stable par rapport à l'année dernière où elle s'élevait à 8,8%.

Le bénéfice net par action s'élève à 5,16 € contre 4,82 € en 2011. L'actif net comptable par action1 s'élève à 60,8 euros, soit une hausse de 4,5% par rapport à l'année dernière et un taux de croissance moyen annualisé de 6,5% depuis le 31 décembre 2008, montrant la capacité de BNP Paribas à réaliser une croissance continue de l'actif net par action à travers le cycle.

Le Conseil d'administration proposera à l'Assemblée Générale des actionnaires de verser un dividende de 1,50 euro par action, soit un taux de distribution de 29,7% payable en numéraire. Cette répartition du résultat permet de réinvestir plus des deux tiers des bénéfices dans l'entreprise afin de poursuivre le développement du Groupe et l'accompagnement de ses clients. 

Au quatrième trimestre 2012, le produit net bancaire s'établit à 9 395 millions d'euros, en baisse de 3,0% par rapport au quatrième trimestre 2011. Il inclut ce trimestre un impact négatif de la réévaluation de dette propre (-286 millions d'euros contre +390 millions au quatrième trimestre 2011) et le solde des pertes nettes sur cession de crédits réalisées dans le cadre du plan d'adaptation de CIB (-27 millions d'euros contre -148 millions d'euros au quatrième trimestre 2011). Les pôles opérationnels réalisent une bonne performance, avec une hausse du produit net bancaire de 7,3% par rapport au quatrième trimestre 2011, marqué par la crise de la dette souveraine.

Les frais de gestion augmentent de 1,9%, à 6 802 millions d'euros et le résultat brut d'exploitation s'établit à 2 593 millions d'euros, en recul de 13,8% par rapport au quatrième trimestre 2011. Il est en forte hausse (32,3%) dans les pôles opérationnels.

Le coût du risque, à 1 199 millions d'euros, soit 72 pb des encours de crédit à la clientèle, diminue de 21,0% par rapport à la même période de l'année précédente, qui incluait un effet de 567 millions d'euros du plan de soutien à la Grèce. Dans une conjoncture économique défavorable, il est en hausse de 17 pb par rapport au troisième trimestre 2012, notamment du fait d'une provision sur un dossier spécifique chez CIB pour 6 pb, et de dotations exceptionnelles chez Personal Finance pour 2 pb.

Compte tenu des dépréciations exceptionnelles pour un montant total de 345 millions d'euros (cf. ci-dessus), le résultat net part du groupe s'établit à 514 millions d'euros au quatrième trimestre 2012, en baisse de 32,8% par rapport à la même période de l'année précédente. Hors éléments exceptionnels, le résultat net part du groupe s'établit à 1 051 millions d'euros.






Lire l'intégralité du communiqué de presse "Groupe BNP Paribas : résultats au 31 décembre 2012"














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