lundi 4 février 2013

Le groupe chinois «HNA meilleur candidat pour Cargolux!»


              Le chinois HNA fera t'il décoller le luxembourgeois Cargolux?






Hub de référence...
Notre source ne fait pas dans la dentelle, pour elle, point de doute, c'est bien le chinois HNA qui représente la meilleure hypothèse pour venir remplacer la société Qatar Airways. « 35% qui ne doivent pas faire l'objet de pures spéculations financières, il faut un modèle économique qui pourra s'imposer face à la concurrence, c'est bien la force du chinois HNA. » On relève qu'il pourrait même devenir « un hub de référence sur les relations fret entre l'Europe et la Chine » (...) « qui dans cette région centrale de l'Europe semble miser toujours plus. La méga zone d'Illange est une des plus grandes démonstrations des volontés affichées par les investisseurs chinois.», (ndlr:zone d'activités en France, à la frontière.)  dans ce contexte, c'est dire que le chinois HNA semble disposer d'une nette avance, il faudra juste voir « Comment le gouvernement luxembourgeois pourra donner si bons gages aux efforts d'un groupe qui tient pour acquis les récents évènements liés au départ des Qataris », des évènements qui devaient marquer un modèle économique « à bout de souffle, sans réelle cohérence », celle de l'anticipation « d'un marché si concurrentiel. » Notre source précise que le Luxembourg s'accorde « le temps d'une réflexion sur le dossier », histoire de ne pas « reproduire les erreurs du passé, la précipitation n'étant pas meilleure conseillère en la matière. » Sur le papier, HNA serait donc pour notre source, la meilleure solution, « elle intègre des capacités de développement de l'activité et des synergies que les autres potentiels ne peuvent en rien garantir... dans des proportions équivalentes. »
 

 
"Du lourd..."
 
Le modèle Chinois aurait l'avantage de concilier les grandes attentes d'une compagnie qui doit retrouver « un volume utile d'affaires » capable de lui assurer « un avenir plus serein », l'arrivée du groupe HNA devrait représenter « un tuyau stable entre Asie et Europe, une activité en constant développement... » mais notre source confirme que les cycles de négociations avec la Chine « sont plus longs, et donc forcément susceptibles de variations, » et d'insister « L'important est de ne pas changer de ligne lors des négociations, il faut démontrer une force de patience qui peut parfois induire en erreur sur les volontés et finalités des investisseurs chinois... » Il faut dire que le groupe HNA dispose « d'une flotte en constante évolution », des ventures stratégiques « capables de démontrer une présence efficace » partout ou la société « prend des participations... » (selon certains médias chinois, elle présentait en 2011 un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros), et plus important « possède la compagnie de fret chinoise Yangtze River Express, ainsi qu'une participation à 49% dans le capital d'une société turque, de quoi asseoir une réputation « de groupe sérieux et connaissant bien le job! » … « C'est très certainement pour cette raison que les autorités luxembourgeoises se sont enfermées dans un relatif silence sur les négociations, » HNA, serait pour notre source pas moins que «  du lourd! » et il ne faudrait pas « tout faire capoter avec des bruits porteurs de vents contraires... » sans compter que les syndicats doivent faire l'objet « d'une réelle pédagogie de la part des autorités, » le climat serait apaisé, « mais uniquement en surface, c'est un point crucial qui fera la différence au final. » Il faut rappeler que les syndicats s'étaient émus « de certaines conditions présumées d'entrée au capital des Qataris, une affaire bien vite étouffée, pour cause! » précise notre source. Pour l'heure, l'Etat luxembourgeois est toujours dans une logique « d'un actionnaire majoritaire contraint au portage technique, mais doit avant tout trouver un actionnaire capable de lui conférer une excellence, celle que portent les personnels qui au delà de leurs inquiétudes légitimes, sont un élément central des négociations en cours. » Des bruits de délocalisation de l'activité maintenance avaient mis le feu aux poudres lors des récents évènements de la société Cargolux, fait rare, l'intersyndicale  devait même manifester devant la chambre des députés du pays, « alors en pleine commission sur l'avenir du secteur aérien, c'est dire... »
 
 
Un atout...

Pour Finance Offshore, notre avis porte plus sur la question du devenir des employés qui sont l'élément moteur de la compagnie, une interrogation plus importante que l'origine du nouvel actionnaire. Il faudra leur donner des garanties, ce ne sont pas eux qui doivent trouver cet actionnaire efficient pour être enfin capable d'offrir un développement serein à l'activité et donc au devenir du groupe. Sur ce point notre source partage notre analyse sur le besoin de défendre les personnels. « Ils le font bien fonctionner , (le groupe) avec rigueur et professionnalisme, c'est un atout indiscutable, » , la réputation de Cargolux est selon notre source « toujours indemne sur ce point » et de conclure «  la moindre des choses étant que l'actionnaire qui viendra compléter le tour de table soit bien accueilli, puisque nécessairement dans un climat apaisé, et sur ce point, c'est bien le job du gouvernement luxembourgeois... » et d'insister « Actionnaire chinois ou pas! »
 
Souhaitons justement que les personnels du groupe soient bien un atout dans les négociations actuelles et non pas une unique variable d'ajustement pour de futurs actionnaires qui pour l'instant, semblent toujours dans un processus de négociations jugé là aussi très « attentif sur les questions du personnel... » et ce comme pour le  plus haut niveau de l'état luxembourgeois. A suivre

 
 









 
Photographie: Tous droits réservés
Finance Offshore © Copyright 2013 Tous droits réservés.

Finance Offshore © Copyright 2006 - 2017- Tous droits réservés- Images may be subject to copyright.