dimanche 24 février 2013

Affaire Bommeleeër, paravent "Stay Behind" made in Luxembourg?

DOSSIER EXCLUSIF



Note aux lecteurs: Le présent dossier de la rédaction du site "Finance Offshore", premier site de la Finance Offshore de l'espace francophone international,  est en référence et donc visible sur le site Wikipédia qui propose une base documentaire complète sur l'affaire dite du "Bommeleeër".



Avec le procès dit du "Bommeleeër, Luxembourg va ouvrir sa plus belle boîte de Pandore! Un procès d'une affaire où certains risquent bien «de se faire tirer les oreilles... » Pour cause, une sombre affaire digne des meilleurs films d'espionnage qui depuis 1985, et selon certains observateurs du dossier, impliquerait peut-être très directement le renseignement luxembourgeois avec des pratiques jugées encore « bien chaudes » pour une fin de guerre froide... Une bien mystérieuse série d'attentats à l'explosif contre des pylônes (du fournisseur national d'électricité Cegedel), du cabinet d'un juge, de la maison d'un notaire, une société de presse... entre Mai 1984 et Mars 1986.

Une affaire qui n'est toujours pas close, depuis leur inculpation en 2007, les deux principaux inculpés, Marc Scheer et Jos Wilmes nient toujours les faits...

Deux ex-membres d'un "corps d'élite" de la Gendarmerie Grand-ducale, qui devront dès ce Lundi 25 février 2013, passer en jugement devant la "9e chambre criminelle de l'arrondissement de Luxembourg". Considérés par de nombreux observateurs comme "simples" lampistes... alors que pour d'autres allant "jusqu'au possible statut "d'agents doubles", ...un comble!




Dans le Mille... 


C'est dire que tous les phantasmes sont déjà acquis à ce dossier qui annonce un procès fleuve de quatre semaines! Une affaire à rebondissements depuis la divulgation de l'enregistrement de la "conversation-captation" de 2008 entre un ancien agent du renseignement (chef de l'unité nommé Mille) et le premier ministre, ministre d'état, un Jean-Claude Juncker aujourd'hui fraîchement libéré de son mandat "à rallonge" de président de l'Eurogroupe... Une conversation enregistrée "à son insu" par une montre toute aussi spéciale que l'agent secret. Document -partiel- crypté puis étrangement mis à disposition des journalistes...

Un document crucial qui pointe des révélations -donc partielles- sur une présumée implication de la Cour du Grand-Duc Henri de Luxembourg, mettant en cause directement des possibles liens avec le MI6, services secrets Britanniques... Rebondissement de l'affaire invitant "...la commission de contrôle parlementaire des services de renseignement de l'État luxembourgeois à réviser les précédentes conclusions de son rapport sur " l' affaire Bommeleeër."...




Finance Offshore vous propose un premier volet du dossier pour comprendre les possibles implémentassions de la logique du réseau "Stay Behind", souvent cité en marge de l'affaire en référence:" Bommeleeër..." (Bommeleeër: un poseur de bombes)

"Stay Behind", réseau parallèle aux différents services secrets des états membres de l'axe afin de servir la sécurité des territoires intégrés de l'Otan en pleine guerre froide, et plus tard, pour devoir en assurer une présumée "rampe de lancement au futur réseau officiel du renseignement" pour les mêmes forces de l'axe.

Mais qu'en est-il du contexte particulier de cet opus qui vient renforcer les pires spéculations sur un état plus connu pour sa place financière? Une nouvelle étape pour un pays souvent résumé à tort comme... unique "paradis fiscal!" En prenant soins de regarder le contexte particulier de ce dossier, on y perçoit un environnement qui est fortement lié au devenir du Luxembourg européen et financier, lui même, très attaché à l'axe américano-britannique de l'après guerre froide... Ce qui fait de ce dossier un ensemble attrayant pour tous ceux qui s'intéressent à l'évolution des services secrets de l'Otan pour asseoir les nouvelles logiques comme celles du renseignement économique, seconde phase "matricielle" du réchauffement de l'après guerre froide...






"Stay Behind..."




Pour comprendre ce dossier, il faut d'abord se plonger dans l'histoire du « Stay Behind », le réseau parallèle secret mis en place par l'Otan (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) durant la guerre froide pour contenir une éventuelle attaque soviétique en Europe de l'Ouest. Réseau qui s'est vite retrouvé au coeur de l'actualité d'une présumée affaire d'état qui devait mettre le Luxembourg au centre d'une incroyable série d'attentats, que bons nombres de services secrets étrangers considèrent toujours « Comme un coup des plus foireux de l'histoire de la sortie de la guerre froide... » (...) « Un exemple du ridicule que doivent encore redouter les services du renseignement d'une alliance qui s'est toujours refusée à si mauvaise publicité! »


En fait, selon certains avis si partagés, le pays aurait utilisé « le réseau « Stay Behind » pour régler des « comptes intérieurs », seul un état comme Luxembourg pouvait "innover" en la matière, au point de créer une situation « si peu glorieuse... » (?)






"Made in Luxembourg"...




Dans le cas du dossier Bommeleeër, on semblerait bien plus s'orienter plus sur un différent "entre militaires"... En fait une unité pleine d'attentes "pour garantir avec efficacité ses missions" et qui un temps, semblait au contraire bien plus "promue à une forme de réduction d'effectifs... "

Au terme de cette triste série d'attentats, il est à noter que les forces de sécurités du pays (Gendarmerie et Police) devaient faire l'objet d'une augmentation de leur capacité opérationnelle, sans précèdent! Les moyens humains et matériels, longtemps espérés, furent enfin acquis aux différentes directions de la sécurité intérieure.

Pour certains observateurs de l'affaire, des questions précises devront trouver des réponses précises, ainsi devrait pouvoir "s'ouvrir la boîte de Pandore" de "l'affaire d'état ...Bommeleeër"...



-Mais qu'en est-il des motivations réelles et objectifs sur cette présumée réduction de moyens matériels et humains, voir même menace de possible suppression d'unité?

-Des missions spéciales "intégrées" (passées*) pour le compte du "Stay Behind" sont-elles à l'origine de cette présumée volonté de dissoudre une unité pour mieux tenter brouiller des pistes?

-S'agit-il plus d'une "barbouserie" de professionnels militaires qui devaient mettre à profit leurs connaissances pour tenter instiguer une forme de pression sur un gouvernement peu disposé à leur accorder les augmentations d'effectifs et donc moyens en adéquation?

- S'agit t'il d'un cadre de rupture d'engagements (ou promesses), et donc pour quelles raisons objectives?

- Simples rivalités de personnes?

- La thèse d'un acte purement isolé? Bien que difficilement acceptable en l'état...

- Quels sont les donneurs d'ordres, si avérés comme existants ("es qualités"), leurs motivations?

- Une influence d'un pays tiers est-elle envisageable?



* Un contexte démontrant une édifiante -chronologie- d'actes du "Stay behind" perpétrés au Grand-duché et dans la région frontalière de Belgique démontrant un calendrier pour le moins surprenant. Différentes missions sous formes d'opérations spéciales (déstabilisations, attentats-sabotages, exfiltrations, écoutes...) sont démontrées par un ensemble d'une stratégie globale de manoeuvres spécifiques... Dont certains opus réalisés directement avec les militaires de la coalition, américains ou anglais.


Le plus intéressant est de voir comment les accusés vont argumenter leur défense. Pour de nombreux observateurs, il faut aller plus loin que "l'arbre qui cache la forêt..."

Remonter la genèse de cette affaire, "comprendre l'origine et les raisons objectives qui devaient aboutir à cette série d'attentats", sans précédent au Luxembourg.

La gravité des faits est en proportion de "ce besoin crucial de réponse sur l'organisation de la défense et les services intégrés de ce pays." Son appartenance et donc son rôle au sein du réseau "Stay Behind" qui devrait pouvoir éclaircir "certains chaînons manquants..."

A l'heure d'un certain bilan et possible réorganisation programmée, des possibles rapports de force semblaient-ils faire sens à une affaire "qui pour certains serait construite sur mesure" afin de répondre aux divergences croissantes sur une alliance stratégique qui devait asseoir l'axe d'une autre alliance, peut-être déjà plus économique...





MI6




«Le réseau Stay Behind » fut rejoint par le Luxembourg, (branche axe Belgo-Britannique) » ce qui permet aujourd'hui à certains d'établir "de nombreux raccourcis entre l'actuel souverain Grand Duc Henri et le non moins célèbre MI6", les fameux services secrets Britanniques..
.

Mais il est vrai que les liens entre la Cour Grand-Ducale et le MI6 sont « historiquement bons et empreints d'une très grande loyauté », ce qui en l'espèce suppose une qualité de liens pas moins « adaptés au réalisme de la situation géopolitique d'un Luxembourg, inscrit au pacte de l'Otan... » (...) « De quoi peut-être faire encore penser que Le Grand Duc serait toujours en contradiction avec sa constitution, son parlement...» Une idée renforcée par une présumée "implication malheureuse" (?) de son frère, le Prince Jean De Luxembourg, suffisante pour que certains y débusquent "...une parfaite machination... de bas étages! " Là aussi "...suffisante pour contribuer à brouiller certaines pistes..." (?)

En effet, un témoin allait devoir imaginer devoir reconnaître le Prince Jean de Luxembourg aux abords de l' aéroport le jour d'un fumeux attentat... de la triste série des années 85/ 86.

Dès lors, il n'en fallait pas moins pour que si belle légende soit inscrite au panthéon de "l'histoire testamentaire" de l'affaire « Bommeleeër!» "Un témoignage qui à l'époque, se voulait accablant pour finalement devoir s'avérer comme unique "pétard mouillé..." "

Mais s'était sans compter sur la justice luxembourgeoise, capable d'ouvrir le dossier "quelques 29 ans après les faits!" ("Il n'est jamais trop tard pour...") Une série d'attentats qui devaient créer un climat de terreur dans le pays et causer de nombreux dégâts, qui de matériels à politiques, semblent s'inviter de nouveau dans les esprits échauffés de l'état luxembourgeois...



Le fait du Prince?



A l'époque, en 1985, l'histoire des attentats fait désordre, au point que nombreux seront ceux « qui aiment à penser que les pressions furent insistantes pour tenter étouffer le présumé "volet Princier"de l'affaire! » .... Dieu merci, ce jour là, « L'alibi du Prince "Jean le chasseur" fera mouche! (...) Tout comme le registre de la chasse et les témoignages appuyés de ses nombreux partenaires présents en Sologne (France), amis qui viendront tenter mettre un coup fatal à ce témoignage accusateur qui pour certains fins observateurs, serait que « pure construction... pour dévier le véritable centre de gravité de l'affaire, et seulement!... » Comme quoi, une thèse en masquera définitivement toujours une autre...*/1

Art subtile que les services du renseignement savent maîtriser avec un talent qui se voulait toujours plus "certain." Il faut dire qu'imaginer le Prince Jean De Luxembourg comme présumé "envoyé spécial de circonstance du MI6" (ou toute autre organisation) est une idée qui pouvait peut être contribuer à marquer certains esprits comme sur le fonctionnement réel du "Stay Behind" au Luxembourg... Il faudra d'autant plus relativiser cette thèse qui consiste à entrevoir une sollicitation d'un jeune Prince Jean de Nassau âgé de seulement 25 ans (!) à l'époque des faits et ce pour lui demander ou suggérer d'aller "poser des bombes!", c'est dire la fragilité d'une telle allégation au combien... scabreuse pas moins gravissime pour le préjudice direct à l'image du Prince Jean, pas moins ses proches, et d'une façon générale, la Cour.

Ecran de fumée, ou ciblage vers des objectifs d'un réseau, ou plutôt ceux qui devaient préparer l'après guerre froide, et donc asseoir aux yeux de tous, "les flagrantes ramifications toutes verticales du réseau "Stay Behind" avec la CIA ou plutôt la NSA", -(?)- Opération "...de communication" désireuse d'offrir une étonnante démonstration pour mettre au jour, si belle volonté inclusive de l'axe Américano-Britannique. Donc pour certains observateurs, peut-être qu'une " fable détonante" pour démasquer "l'objectif réel de l'axe pour placer encore quelques bons et si loyaux pions au Luxembourg, coeur de l'Europe..."



*/1: Une lettre à destination de la défense des deux inculpés, vise à démontrer que le Prince Jean de Luxembourg, frère du Grand-Duc Henri, "...ne peut pas avoir été impliqué dans l'attentat du 7 mai 1985 au Schleiwenhaff, son avocat, Me Entringer, révèle que le Prince Jean participait -à cette date- à une manœuvre militaire dans le nord du pays", et ce pour le compte de l'Alliance (Armées Luxembourgeoise, Britannique, Américaine, Belge), Oesling 85, du cycle de manœuvres inter-armées...






CIA...



Au sortir de la guerre, le Luxembourg, de par sa position centrale, reste logiquement enferré avec ses voisins " ...ceux qui sont dans le besoin urgent d'organiser collectivement une défense passive sur leurs territoires respectifs." Une défense passive, en théorie seulement, puisque devant se révéler finalement "...bien plus active... dans les faits!"


"La nouvelle guerre étant assurée de devenir très rapidement économique, avec la montée en puissance de la Communauté européenne..."*


Un nouvel objectif du réseau trop souvent présenté à tort, comme présumé "simple dormant", mais finalement "s'aménageant une vigilance adaptée aux nouvelles menaces que représentaient le devenir de l'union économique et "la préfiguration de la future politique monétaire de l'Union"*, aujourd'hui acquise comme toutes ses conséquences...

Une posture bien éloignée de la mission matricielle "de protection d'un envahisseur venu tout droit du bloc de l'Est!" A cette fin "hautement stratégique", le réseau "Stay Behind" préfigurait en son temps, la rampe de lancement d'un futur arsenal technologique et humain, qui "se devait être maintenu en place à la demande expresse de certains membres, s'assurant ainsi pour l'avenir "une nouvelle fenêtre de tir " pour garantir des projets stratégiques en devenir comme à l'image du futur "Echelon*" ", dont les prémisses sur les écoutes des communications devaient garantir une information conséquente sur la nouvelle partition...

L'objectif est bien de garantir à l'axe, une information conséquente et donc pérenne dans un futur "proche", et ce dès les années 80, "...un ensemble cohérent sur les enjeux que représente déjà la construction européenne, dont certains centres stratégiques sont déjà acquis au territoire Luxembourgeois, comme l'important contingent d'institutions de l'Union européenne..."*



* Echelon est un projet américain pour structurer (à l'échelle de la planète) un réseau pour les écoutes et la collecte d'informations. Émanation de la NSA et dont la CIA ne disposait aucun regard avant la nouvelle planification du renseignement américain. Aujourd'hui des porosités démontrent une présumée utilisation à des fins économiques en plus des seules fins stratégiques militaires, dont le projet trouvera son origine par le contexte de la guerre froide.





Questions budgétaires...




Alors qu'en marge de l'affaire du procès est souvent évoquée "la question centrale des moyens utiles à une sécurité efficace du pays, son organisation", il est intéressant de voir le contexte de l'époque..


Une année après les attentats de l'affaire « Bommeleeër! », en 1986, le patron du renseignement luxembourgeois fait remonter une note très intéressante sur « "" les dépenses courantes ""» du service à son ministre de tutelle, le premier ministre Jacques Santer:



« Depuis sa création, le SRE s'occupe de la mise en place, de l'entraînement et de l'équipement de structures clandestines "Stay-Behind" (SB) dont la mission est de supporter les autorités nationales en exil ainsi que le Commandement militaire allié en cas d'occupation par l'ennemi de notre territoire national. (…) L'ACC a décidé début 1980 de faire développer à charge des membres un poste radio Harpoon façonné exclusivement à ses besoins spécifiques. Vu le nombre très restreint d'équipements à fabriquer ainsi que les conditions très sévères imposées quant à la sécurité des émissions, le CCA était conscient qu'une lourde charge financière s'en suivrait pour ses membres. (...)Tout en restructurant nos réseaux de manière à ne plus avoir que le strict minimum des postes radio à acquérir, la dépense pour l'acquisition du nouveau système s'élèverait toujours à (---) Fr. lux à échelonner sur 4 ans. » *









Harpoon par Telefunken AG.





Une bien intéressante note, qui instigue rapidement des questions économiques et donc les considérations budgétaires qui doivent porter des logiques débats au plus haut niveau de l'état qui par ailleurs, semble plus que jamais pressé vouloir réorganiser la structure « Stay Behind ». Le ministre d'Etat, Président du Gouvernement approuva le principe de la demande. Mais il enjoignit « M. le Chef du SR de se mettre en rapport avec M. le Directeur de l'inspection générale des Finances pour discuter des problèmes budgétaires ». Le « Remplacement de l'équipement radio spécial utilisé en cas d'occupation du territoire » fut inscrit à l'exercice 1987 du budget du Service de renseignement, mais également à celui des Affaires étrangères. L'inspection générale des finances fut également associée à la prise de décision, l'exécution budgétaire étant soumise au contrôle par la Chambre des comptes.*




MI6 / \ SREL...




Ainsi, la plus importante dépense jamais réalisée par le "Stay Behind" était liée à l'acquisition de radios cryptées de type Harpoon, produites par la société allemande AEG Telefunken ; ce système permettait d'envoyer des messages cryptés à six mille kilomètres, permettant aux réseaux d'entretenir des relations entre eux, mais également de joindre les différents centres de commandement, le MI-6 et le gouvernement en exil en Grande-Bretagne comme la CIA aux Etats-Unis. Car dès 1960, on pouvait comprendre que par la loi, le gouvernement luxembourgeois transféra l'autorité sur le « Stay Behind » de l'Armée luxembourgeoise au -Service de renseignement nouvellement créé-,(aujourd'hui SREL) comme la responsabilité politique du ministre de la Force armée au ministre d'Etat, président du gouvernement.



« Outre que le concept même du "Stay Behind" a été expliqué et développé aux autorités politiques compétentes dès sa création et sa mise en œuvre (...), chaque exercice, national ou international, au Luxembourg ou à l'étranger, avec participation luxembourgeoise a, au préalable, fait l'objet d'une demande d'autorisation sous forme de lettre, introduite par le directeur du Service de renseignement auprès de l'Autorité politique compétente. Dans ces demandes, le directeur prit soin de présenter minutieusement l'objet des exercices. »*






Mutation



C'est dire que nombreuses volontés furent mises à contribution pour permettre le succès de la mutation de la structure qui devait impliquer une information précise des élites gouvernementales, ce qui fût fait avec beaucoup d'attention lors d'une réunion d'information organisée en juillet 1985 au profit de Jacques Santer et de son ministre de la Force publique, Marc Fischbach, « la structure, le fonctionnement et les activités du service leur ont été exposés au moyen de transparents "Overhead". Dans ce contexte, le concept "Stay Behind" a été expliqué et l'exposé était suivi de la visite des bureaux du "Stay Behind" avec présentation de l'équipement des agents du "Stay Behind". Par la suite, avec l'accord de principe de M. le Premier ministre, un certain nombre de personnalités du gouvernement, du Conseil d'État et de la Chambre des Députés ainsi que certains hauts fonctionnaires et magistrats ont répondu à l'invitation du directeur du SRE et ils ont pu suivre le même programme de présentation. » *



"Une liste manuscrite retrouvée dans un dossier aux archives du SREL, (probablement constitué lors de l'enquête de 1990), indique qu'entre juillet 1985 et juin 1987, des politiques de tout le spectre luxembourgeois non-communiste (chrétiens-sociaux, ouvriers socialistes, démocratiques) participèrent à ces briefings." Il y avait naturellement des ministres en fonction : Jacques Santer, Marc Fischbach, Jacques F. Poos, Robert Goebbels, Jean Spautz, Emile Krieps. Il y avait des députés : Willy Bourg, Henri Grethen, François Colling, Edouard Juncker, et des hauts-fonctionnaires, comme les diplomates Jean-Jacques Kasel et Jean Dondelinger. Il sembla même qu'un certain consensus existât. Sous le mandat du socialiste Jacques Poos aux Affaires étrangères, certaines dépenses affectées directement aux besoins du réseau furent imputées sur le budget du ministère.*





Détournements d'objectif...





L'histoire du Stay Behind luxembourgeois permet de remettre en perspective les révélations autour de « Gladio ». Comme l'avait rappelé Claude Silberzahn, ancien directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE, services secrets français) dès 1995, le dispositif était connu « sous la dénomination "Stay Behind" » partout en Europe occidentale et n'était « qu'une structure "dormante" et non armée, destinée à maintenir en place un réseau logistique - essentiellement de communication et d'exfiltration - en cas d'occupation du territoire par des forces ennemies ». Et rien d'autre. *

« Les détournements d'objectif en Italie, et certainement en Belgique et en Turquie, ne constituent pas une règle pour ces réseaux de la Guerre froide, mais bien autant d'exceptions. L'erreur faite par certains, renouvelée une nouvelle fois en janvier 2008 dans la presse luxembourgeoise, à propos des « Bommeléerten », a été de croire et de prétendre le contraire. » *






 Nul ne peut prétendre ne pas savoir... 



Histoire...



Pour bien comprendre la réalité des structures Stay Behind, il fallait prendre leur histoire au commencement, et non succomber aux facilités médiatiques. Il ne fallait pas omettre de prendre en compte le contexte idéologique des années 1940-1950 et ses poussées de peur. Trois chronologies de départ apparaissent ainsi. Il convient de distinguer *



- les pays « précurseurs » (1944-1949), réellement menacés par l'expansion communiste, directement comme la Grèce, l'Allemagne et l'Autriche, ou indirectement comme la France, l'Italie, la Norvège, la Belgique et les Pays-Bas ; *


- des pays qui rejoignirent le réseau entre la répression du soulèvement de Berlin-Est et celui de Budapest (1953-1956), comme la Suède, la Finlande, la Turquie, le Luxembourg, le Danemark ; *


- et celui des atypiques qu'étaient l'Espagne, le Portugal et la Suisse.*




Les raisons de rejoindre les structures Stay Behind furent imposées par la situation géographique ou le résultat du durcissement des relations internationales, notamment à partir du déclenchement de la guerre de Corée. D'autres raisons plus locales étaient également à prendre en compte. Ainsi, au Luxembourg, la recherche d'un format adéquat de force armée entamée au lendemain du conflit mondial n'aboutit finalement qu'avec le vote de la loi d'organisation militaire du 17 juin 1952. Ce n'est qu'ensuite que s'élabora la doctrine d'emploi dans le cadre de la Guerre froide, dont l'issue ne pouvait être différente, compte tenu de l'environnement opérationnel, des orientations prises par la participation du Grand-Duché au Comité clandestin de l'Union occidentale. *


Il serait tout aussi erroné d'y voir une volonté structurée de l'OTAN. Ce serait d'abord prêter beaucoup trop à cette alliance qui n'est qu'organisation politico-militaire. Ce serait ensuite méconnaître le fonctionnement des institutions inter-gouvernementales internationales.


Dans le premier cas, il serait illusoire que l'Alliance atlantique ait pu mettre sur pied un service intégré de renseignement et d'action, alors qu'il s'agit là d'un domaine particulièrement sensible de souveraineté nationale ; il n'est qu'à voir les difficultés qui s'opposent aujourd'hui à une « communauté européenne du renseignement », malgré des conditions favorables liées à la lutte anti-terroriste.


Dans le second cas, il ne faut pas sous-estimer la fonction de paravent qu'offrent ces organisations, permettant de traiter en toute discrétion de questions dont on ne s'attend pas à débattre dans ces lieux. N'oublions pas que l'Union de l'Europe occidentale a abrité les négociations d'entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne, contribuant à lever les objections françaises...*





Effacer...



Le 14 novembre 1990, tirant les conséquences de la nouvelle donne géopolitique, mais également de la tempête médiatique européenne qui s'annonçait, Jacques Santer donna à Charles Hoffmann « l'instruction de ne plus faire poursuivre par le Service de Renseignements la mission dite "Stay Behind" ni aucun des aspects qui en relevaient. Vous voudrez dès lors prendre les mesures nécessaires pour dissoudre ce réseau. »


Le ministre d'Etat devançait de dix jours la décision de l'allié belge et de quatorze celle de l'italien d'en finir avec la Guerre froide.


-Le directeur du Service de renseignement informa l'ACC/CPC de la fin de la collaboration luxembourgeoise, en avisa les services étrangers. Puis il signifia aux agents nationaux que leur mission était achevée.


- Ils devaient rendre leur équipement opérationnel. Leur relation avec le service fut ensuite interrompue. Conformément aux instructions et aux règlements en vigueur, les documents relatifs au "Stay Behind" furent soit restitués à leurs autorités émettrices, soit détruits.


- La cache d'armes fut démantelée, les armes qu'elle contenait soit détruites, soit prises en charge par le Musée militaire de Diekirch.


-Les radios Harpoon ainsi que le matériel de chiffrage furent mis à la disposition d'un pays allié qui avait décidé de maintenir en place ses réseaux clandestins.*



Remerciements personnels! 



Le 10 janvier 1991, Jacques Santer adressa une dernière lettre aux agents du "Stay Behind luxembourgeois", notez les termes de la missive, on y parle volontiers de "...mission ingrate", "...maintenir la crédibilité de notre patrie", "...jamais sorti du cadre légal"...




« A tous les membres du réseau "Stay Behind"








Madame, Monsieur,






Au moment où, sur mes instructions, le Service de Renseignements de l'État vient de procéder à la dissolution du réseau "Stay Behind" - dont vous faisiez partie - il me tient à cœur de vous remercier de l'engagement dont vous avez fait preuve. Vos sentiments patriotiques vous ont amené à accepter, pendant des années, une mission ingrate à laquelle vous avez consacré une partie de votre temps libre sans avoir eu droit, et sans avoir prétendu, à la moindre indemnisation.


Le service que vous avez rendu au pays est d'autant plus grand que, fermement ancré comme vous l'êtes dans le corps social, vous avez espéré au maintien de la paix, tout comme nos compatriotes, tout en préparant une éventualité cruelle que vous abhorriez tout autant que les autres Luxembourgeois. Vous avez accepté de tirer dès à présent les leçons des événements de 1940/45 que la Résistance d'alors a dû apprendre à ses dépens et pour lesquelles elle a dû payer un tribut effroyable.



Quoi qu'en disent certains, mal informés ou mal intentionnés, je vous assure que vous avez assumé une mission importante et que vous avez contribué à maintenir la crédibilité de notre patrie à l'égard de ses alliés. La dissolution du réseau "Stay Behind" intervient pour des raisons qui sont étrangères à l'organisation et au fonctionnement du réseau qui, je le constate avec satisfaction, n'est jamais sorti du cadre légal.


Ce sont, comme vous le savez, les changements importants qui se sont manifestés au niveau international, et qui sont pleinement apparus au récent sommet CSCE à Paris, qui ont amené le gouvernement à reconsidérer les missions confiées au Service de renseignement, à l'instar d'ailleurs de ce qui s'est passé parallèlement dans d'autres pays de l'Alliance.


Je m'excuse de m'adresser à vous sous cette forme anonyme mais je suis persuadé que vous comprendrez que je ne veuille pas, dans un document officiel, faire apparaître votre identité, bien que celle-ci, comme d'ailleurs celle de tous les agents du réseau, me soit connue depuis peu, ce qui m'a d'ailleurs permis, à l'égard du Parlement, de me porter fort de votre honorabilité.


Avec ce qui sera sans doute le dernier contact du gouvernement et de ses services avec vous-même en tant qu'agent du réseau "Stay Behind", et avec mes remerciements personnels, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée.






Le Premier Ministre, Ministre d'État






Jacques Santer.








Document: *Selon une source du renseignement.












Le Rapport 2008, de la commission de contrôle parlementaire SREL...


Lien vers le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg,


(Document officiel) format PDF:

http://www.gouvernement.lu/salle_presse/actualite/2008/07-juillet/10-chd_commission/bomm.pdf











vendredi 7 mars 2014





Affaire Bommeleeër: Des photos intéressantes ou accablantes?








"Cordeau détonant, pains explosifs..." 



Alors que le procès tient en haleine tout un pays, "Finance Offshore" vous présente une série de documents dont certains exclusifs, en fait des photographies édifiantes sur des entraînements réalisés dans la caserne Vielsalm, elle même directement liée aux manoeuvres "Flintlock". Opérations de formation spécifiques à l'utilisation d'explosifs. Ces documents exclusifs devraient peut-être enfin intéresser au plus haut point la justice luxembourgeoise. Même si nous ne doutons pas que l'excellent travail des enquêteurs soit déjà en capacité de mettre à disposition de la justice tels documents... disponibles aux yeux de tous! Nos interrogations sont toujours aussi fortes, aussi précises...


En effet, alors que certains tentent toujours nier certaines évidences, "Finance Offshore" préfère se poser les bonnes questions, celles qui nous permettront de s'intéresser au plus haut point sur les présumées et souvent prétendues corrélations entre la série des attentats liés à l'affaire dite du "Bommeleeër" et les pratiques si spéciales de troupes militaires pas moins spéciales... Certains aiment à le penser.



Main experte...


Exercice inter-armés de renom, véritable méthodologie sur les opérations "transfrontalières" "Flintlock", c'est ainsi que le cadre opérationnel de l'état major de l'armée américaine définissait la série de ces manoeuvres. Certains militaires et donc fidèles serviteurs ne manquèrent pas de se rappeler les "bons souvenirs" de ces entraînements effectués dans la caserne belge de "Vielsalm", au point de partager certains clichés. Souvent, ces opérations sont l'occasion d'un partage et logique mutualisation de compétences comme celles très intéressantes de la maîtrise des explosifs, cette série de photographies diffusées un temps sur le site "des amis" pas peu fiers de la caserne de Vielsalm, nous font relativiser à bon escient un exercice de compréhension sur les interrogations persistantes de ceux qui reconnaissent dans les attentats du "Bommeleeër", la main relativement experte... de professionnels, et donc se risquant pas moins à voir de biens étranges similitudes... Loin de notre pensé que d'imaginer que tous les militaires formés aux explosifs soient un jour confrontés à une utilisation en dehors du strict champs d'application des objectifs stratégiques et donc défensifs d'une armée en représentation.


Cependant, à lire les médias, le climat qui entoure le procès dit "Bommeleeër" démontre que nos questions sont pas moins différentes de celles de nombreux observateurs de l'affaire. En effet, comment s'expliquer des présumées similitudes si édifiantes entre les moyens utilisés lors de cette série d'attentats de triste mémoire et certains témoignages visuels de cette époque? Affaire aujourd'hui enfin jugée avec méticulosité et ce après tant de longues années...


On s'étonnera toujours et encore des nombreuses carences liées à la série d'enquêtes relatives à l'affaire érigée au peu glorieux rang d'affaire d'état, d'ailleurs ne devraient-on pas dire "affaire d'états" au pluriel? Certains se risquent toujours à le penser.


Comment ne pas s'étonner de voir des aéronefs type nomenclature militaire ou hélicoptères présumés de l'armée US ou de la force spéciale dont certains clichés nous font penser au retrait de signes extérieurs pouvant rattacher ces derniers à leur propriétaire? S'interroge une de nos sources. Simple effet involontaire d'un angle de prise de vue? Ou présumée judicieuse volonté de s'éviter une forme de reconnaissance pour actions et donc opérations plutôt... spéciales? Comment ne pas se poser la question de la maîtrise des explosifs a dispositif et déclenchement -filaire- avec fameux "cordeau détonant" (le bien nommé) dont chacun pourra se faire son idée à la vue d'un des clichés présentés, ceux-ci souvent utilisés dans le cadre de la série des attentats du "Bommeleeër"... Nombreux militaires connaissent bien l'existence de ces dispositifs, mais rares sont ceux qui suivaient une telle formation... si spécifique, réservée en général à des troupes d'un profil plus élitiste ou expert.




Stay behind...



Une série de photographies édifiantes* qui nous l'espérons, sera vous interpeller comme nous le sommes au plus haut point. A notre image, certains médias et observateurs s'interrogent sur le réseau "Stay behind", son organisation qui devait mettre en réseau des civils et parfois même militaires de certaines forces si spéciales. Faut-il y voir pour autant un cordeau qui ferait le présumé lien avec ce procès, la question reste posée...




Documents exclusifs "Finance Offshore":



"Système d'amorce et pain explosif?" 


Revue de matériel opérationnel, notez le fameux cordeau détonant...

"Faire sauter" (Titrait fièrement le site...)




"Objectif atteint..." 




Flintlock...






Les militaires qui participaient à l'exercice "Flintlock" se voyaient décerner le quitus pour service rendu, objet de gratification pour féliciter l'implication des meilleurs éléments. Voici le "modèle officiel version... 1984!":



"Diplôme pour participation et fier support à l'opération..." 



Les clichés ci dessous démontrent le matériel utilisé, comme de nombreux aéronefs présumés US... étrangement aucun sigle permettant d'identifier l'origine des hélicoptères est visible sur ces clichés! Mais, rassurons nous, il s'agit bien de la caserne de Vielsalm, visible dans le deuxième cliché...








"Ou est mon sigle?,d'ou je viens?"













"Les médias luxembourgeois s'intéressent depuis longtemps sur les exercices Flintlock,
ici "Oesling 84" dans un dossier du très sérieux Journal francophone "Le Jeudi"
 










"Vielsalm: "Bataillon fluide, souple et mobile!"
Film promotionnel de l'Armée Belge, dont Caserne Vielsalm
 Notez la mise en avant de l'utilisation des explosifs -timing: 8-54-
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Oesling... Stay behind?




"Un témoignage bien intéressant?" 




Dans son traitement de l'affaire "Bommeleeër", RTL fait logiquement part du témoignage d'un ancien soldat évoquant la présence effective ou plutôt présumée active du réseau Stay behind au Grand-Duché de Luxembourg, les détails relatés ne manquent pas d'attirer notre attention, pas moins celle de la défense ou de la justice luxembourgeoise...


Source: RTL.Lu le 7/03/2013
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