vendredi 4 mai 2012

Eurogroupe: Jean-Claude Juncker veut encadrer François Hollande avec Wolfgang Schäuble!



 Jean-Claude Juncker bataille fort pour imposer Schäuble...



  C'est à Luxembourg que les bruits se font les plus insistants, l'actuel président de l'Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker  souhaite préparer sa sortie courant Juin. Loin de faire le consensus dans l'ensemble des exécutifs européens, Wolfgang Schäuble, actuel ministre des finances allemand fait l'objet d'une véritable entreprise d'entremise pour se voir confier l'important fauteuil de la présidence de l'eurogroupe...

Connu "en privé" pour être très sceptique sur les orientations souhaitées par le candidat socialiste François Hollande, Angela Merkel souhaite aussi pouvoir s'aménager une issue plus confortable pour tenir tête à ce futur président français qui ne manque pas d'inquiéter outre-Rhin...  Un cadeau que souhaite également  faire le premier ministre luxembourgeois à son futur interlocuteur français...  "On reconnaît bien notre premier ministre qui se fait fort de travailler pour garder une influence sur les prochains grands dossiers qui devront s'imposer. Adepte du grand écart, il veut surtout se ménager le terrain sur l'épineuse question des "euro bonds sauce hollandaise"  et de cette impérieuse nécessité pour trouver un équilibre au traitement futur de la crise de la dette." (...) " On voit bien la partition qui se joue aussi depuis Luxembourg, épinglé lors de nombreux meeting du candidat socialiste, ce Luxembourg de la Finance Offshore, ...pas celui des ouvriers du groupe ArcelorMittal!..."  Raillé pour son « manque de réalisme », son « amateurisme » lorsqu’il a évoqué la nécessité de renégocier le pacte budgétaire, " François Hollande risque de remettre en cause toutes les orientations de son prédécesseur, un certain Nicolas Sarkozy qui ne manquerait pas de vouloir à son tour, un successeur confronté à la toute puissance du ministre des finances allemand dont le pragmatisme laisse que trop peu de place à la contestation..."



Angélique...

Car si Wolfgang Schäuble est imposé à la présidence de l'Eurogroupe, "François Hollande disposera d'une voilure moins importante, ses volontés pour imposer un volet social renforcé dans le paquet européen seront sérieusement mises à rude épreuve dans une relation qui sera des plus fractales avec "le bon sens allemand...". Jean-Claude Juncker serait bien plus inquiet sur le traitement de la crise de la dette proposé par le candidat socialiste français, bien qu'officiellement réceptif à sa volonté d'instaurer la croissance comme cette nouvelle vertu de la Zone euro. Il doute réellement des capacité de François Hollande pour y parvenir... "Angélique à Paris, démon à Luxembourg, Jean-Claude (Juncker) est enferré dans le besoin de préserver les relations avec l'Allemagne mais tout aussi important, la France, et le dossier Arcelor qui risque de devoir se traiter en tandem avec le futur président français qui ne cache pas vouloir en faire une affaire personnelle..."(...)"Il faut comprendre Juncker, remettre tout son travail à plat sur l'autel du prochain président français est un sacrifice qui reste difficile à avaler pour notre premier ministre qui connaît trop bien les difficultés qui s'imposeront à tous!" Notre source diplomatique ne cache pas que si François Hollande était informé de la partition qui se joue, "Il serait pour le moins choqué de la posture réelle du premier ministre luxembourgeois à son endroit..." (ambiance!) Car selon d'autres sources, il faut admettre que le bon sens de Jean-Claude Juncker ne laisse aucune place à certaines incohérences du candidat socialiste français. "Il veut s'éviter le grand chamboulement,  certaines  thématiques des candidats français, celles qui  sont regardées par l'ensemble des gouvernements de l'Union."  Paris bloquerait  "officiellement le corpus des nominations importantes pour s'accorder une issue qui correspondra le mieux aux programmes de la droite comme de la gauche, cependant sous couvert de cette bonne intention, un travail s'opère déjà pour préparer le terrain au futur président français..." (...) "On imagine bien les raisons qui motivent ce travail si dual!" (...)  En plus du fauteuil stratégique de chef de l'Eurogroupe, il s'agit de désigner les présidents du fonds de secours européen MES ou encore de la Banque européenne pour la reconstruction (BERD), ainsi que de pourvoir un poste à la Banque centrale européenne (BCE).



A Paris...

A Paris certaines personnalités du Parti Socialiste montent au créneau et invitent ceux qui seraient tentés de "de la faire à l'envers pour la mettre à l'endroit" de redoubler de.... prudence! "On nous parle de croissance pour casser le modèle de récession qui gagne l'Europe, mais François Hollande ne sera pas dupe! Même si le poste jugé comme hautement stratégique de président de l'Eurogroupe est logiquement convoité, il devra garantir les intérêts des peuples et non plus du seul secteur financier!" François Hollande l'exigera, "Il faut impérativement que l'Eurogroupe ne soit plus une simple chambre de compensation du secteur financier, il faut que la future dimension impulsée par la France, son peuple,  soit clairement intégrée et donc représentée par un premier des ministres des finances de la zone euro exemplaire sur la place logiquement donnée aux peuples!"; Pour d'autres,  le ministre allemand "ne souffre pas d'incompétences, juste d'une rigidité qui est loin de faire consensus!" Pour ce qui est d'Angela Merkel, son ministre de finances Wolfgang Schäuble est "toujours le meilleur pour cette fonction!..."



Austérité VS Croissance...

Jean-Claude Juncker ne manquera pas de le rappeler au président socialiste français ce prochain jeudi à Paris (10 mai 2012) , en effet il sera un de ces premier hauts diplomates reçu par François Hollande...  A suivre.





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