lundi 21 novembre 2011

Zone Euro: La France trés proche d'une dégradation de sa note?

"Les agences de notation ne pourront maintenir indéfiniment un "état de grâce",
il faut comprendre que les marchés anticipent largement
 la rétrogradation possible de la note maximale de la France..."



Simple remorque?

C'est bien à Paris qu'on évoque le plus cette surenchère qui entoure les plans d'austérité qui s'empilent pour la maison France. "Fillon 1, 2 "et donc  jamais sans 3!" Ce qui devait rassurer, s'est bien  vite transformé en "une entreprise qui ne peut que renvoyer au bilan "personnel" du président français, (...) son virage à 180° intervient... un peu tard! (...) manque cruellement de réponses sur la question cruciale "...du retour à la croissance!" Le président utilise "des éléments de langage dont la construction transforme la France en "simple remorque" d'un couple franco-allemand aux contours biens moins évidents sur le terrain macro-économique que dans les diatribes publiques ou médiatiques". (...) "C'est un jugement qui démontre l'édifiante incapacité pour se reposer sur un bilan économique fort qui manque cruellement d'une parfaite ligne directrice entre objectifs et résultats. La France est un de ces pays "aux rares capacités réelles de rebond devenues...  très rares en Zone euro!", encore fallait-il s'en préoccuper "plus tôt, et de façon plus efficiente!"(...) "C'est un véritable gâchis, dès l'annonce future de la dégradation de la note française, nombreux pourront "se gausser sur le bilan économique de la France, il se partagera dans un "parfait ensemble d'incohérences et parfois même,  de cruelles absences", celles qui seront pointées alors que ce pays "dispose toujours de  réelles capacités pour traverser l'épisode de la crise de la dette", d'autant plus incompréhensible "que des actions de ce gouvernement ont maintes fois réorientées audacieusement  l'économie et finalement pour ne devoir se conclure qu'en véritables marches arrières!". Un climat qui ajoute à la confusion du débat politique qui fait rage en France, "des annonces catastrophiques sur les orientations économiques  de l'opposition au président français", un ensemble d'incohérences qui là aussi, donne l'image d'une France "en pleine dérive sur ses fondamentaux!" Depuis longtemps, est pointé pour la France "le risque d'une austérité excessive qui viendrait se substituer aux objectifs de croissance", "l'absence d'une stratégie de croissance, la déconfiture totale du tissu industriel français" (...) "au compte goutte" ne pouvait que contribuer à une logique aggravée en pleine crise de la dette.
6 milliards...

Le triple A bat de l'aile, les taux montent vite, "nous ne sommes plus en Triple A compatible", le taux des obligations sont "sans appel", les marchés sont dans une logique qui  tient tout "autant  compte de la situation globale en Europe": "Le fonds européens au 2000 milliards d'euros n'existera jamais, la croissance ne sera probablement pas de retour", "l'émission d'Euro-obligations rendue complètement impossible par les Allemands" (et pour cause...), et l'amplification de la contagion "qui après avoir été tant redoutée doit être à présent gérée", "le temps des vérités est arrivé, (...)  la Zone euro est dans cette épreuve", pour certains, " La France "ne sera pas ou plus épargnée", sa note est dans un sursis qui "ne repose plus sur des éléments objectifs",  "à demi vérité, demi résultat" pourrait enfoncer un certain clou, cependant les conditions d'emprunts ajoutés à l'absence de croissance, les difficultés budgétaires de la France ne pourront que s'alourdir, "bien au delà des 6 milliards actuellement... en réserve", situation à venir que le "spread serait bien incapable de faire mentir!" (Le spread en question est celui  entre l’Allemagne et la France, donc l'écart de taux d’intérêt entre les deux pays.)  "Le spread entre les OAT Française à dix ans et les bunds allemands a approché les 185 points de base ", ce qui veut dire que "la France paie presque deux fois plus que l’Allemagne en intérêts". (...) " Une augmentation de 100 points de base entraine un surcoût de 3 milliards par an "...  On le voit, sans retour à la croissance, "la France va devoir anticiper les besoins colossaux qui lui sont utiles pour le paiement du coût de l'augmentation de ses taux pour emprunter et rembourser sa dette." Cette dégradation de la note triple A "est devenue la bête noire de l'actuelle  majorité politique française", pourtant il est bien "plus imprudent de voir l'opposition à l'actuel français se gausser de cette perspective, une opposition dont les errements programmatiques ne pourraient qu'alourdir la gravité actuelle." (...) Un pays à la note dégradée qui prend la mesure de ses besoins, de l'urgence de la situation, aura d'autant plus de chances de se sortir d'une telle situation."(...)" Les marchés sont à présent pris en otage par la cacophonie politique française, celle d'un état qui s'est fait fort d'exiger la concorde pour ses partenaires de la Zone euro, comme en Grèce, en Italie, en Espagne... Partenaires enferrés dans la crise de la dette!" Souhaitons juste que cette dégradation qui va s'inviter dans le débat des élections présidentielles françaises de 2012, sera bien celle d'une occasion de vérités sur les fondamentaux de l'économie française, "ses acquis, ses orientations, et restons optimistes, ses capacités de rebond, maintes fois vérifiées dans l'histoire..."

Indignés

"Loin de la simple mise en réserve des six milliards", dont la ministre de tutelle, madame Pécresse  devrait faire force de prudence sur  cette utilisation  "toujours plus abusive" comme "nouvel élément de langage "fourre tout", l'autre annonce, celle bien plus cohérente de Moody's n'est  "que le reflet d'une situation qui doit pouvoir encore trouver des réponses, nous sommes encore dans une logique des possibles, alors... patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" pourrait-on dire au président français qui redoute cette épreuve "maintes fois annoncée". En effet, "des mouvements inquiètent sur le marché des CDS" (credit default swap ou assurances contre le défaut d’un État)  CDS dont "le taux explose, à 222 points de base, dont l'envol des 100 points dès Juin". Jusqu'à décembre il n'est pas impossible de voir , "des spéculateurs qui devraient tenter attiser la panique en achetant ou en prenant des positions sur les CDS français" (un CDS pouvant se négocier sans que l’on possède cette même dette, voire sans jamais le posséder lui-même, voir notre article sur les ventes à nu et le vote récent du Parlement européen).(...) "3,70 % la semaine dernière pour les OAT à dix ans placés par l’AFT (Agence Française du Trésor), soit 85 points de base de plus qu’en octobre". "France qui aura bouclé la presque totalité de son programme d’emprunt pour cette année".  

 Nicolas Sarkozy ne démérite pas de vouloir donner des réponses sur cette question de la  possible rétrogradation de la note, "Cependant on peut se poser la question de la pertinence des cibles qui sont mises en avant dans les orientations récentes de son gouvernement", ne dit-on pas "qu'il faut aller chercher l'argent là ou il se trouve... "(...)"S'en prendre aux plus fragiles (en France le débat politique fait l'objet d'un flirt avec certaines thèses populistes de l'extrême droite, dont l'électorat est fort convoité pour 2012) un ciblage des plus fragiles qui marquant ainsi une des incohérences de ce président qui devrait "bien plus" activer les leviers de la puissance publique sur des objectifs porteurs de croissance, comme la défense de l'industrie "loin de cette surenchère de la stigmatisation  au combien inutile des plus faibles".  On risque de voir des indignés plus nombreux, plus motivés, dès lors que le triple A sera  "à son tour "bien" entré dans le débat sur la dette de la France, sa situation sociale et économique!"...  A suivre







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