mercredi 14 septembre 2011

Zone Euro: "L'avenir de la Grèce est dans la zone euro!" (Merkel et Sarkozy)

"Les pays de la Zone euro toujours au chevet de la Grèce?" 



Depuis que les marchés augmentent leur pression sur les banques exposées dans le fléau grec, il fallait leur donner un signal fort. Couper court aux rumeurs du scénario d'une possible "faillite de la Grèce", et donc de sa possible "sortie forcée" de la Zone...

Tel était l'objectif de cette réunion téléphonique qui se doit aussi de préparer la prochaine réunion -jugée comme cruciale par les marchés- de l'Ecofin. Nouvel opus "en vue de la réunion informelle des ministres des Finances de la zone euro" prévue en fin de semaine à Wroclaw (Pologne),

Angela Merkel, la chancelière de la république fédérale d'Allemagne et le président français Nicolas Sarkozy se sont déclarés convaincus que "l'avenir de la grèce se trouve dans la Zone euro!", exigeant toujours de voir le premier ministre grec Georges Papandréou "conforme aux engagements que requièrent l'accord du 21 juillet pour le second plan de sauvetage".

La prochaine séquence, celle  qui doit permettre le déblocage d'une tranche de quelques 8 milliards d'euros est bien suspendue -en partie- aux efforts de la Grèce. Le premier ministre grec aurait donné "des garanties nouvelles sur les nombreux efforts consentis" par son gouvernement pour accélérer la mise en oeuvre des différents leviers de ce plan. La troïka doit faire son retour en Grèce et constater si l'état fait bien "les efforts notamment en matières de privatisations, objet des principales carences identifiées". "Des efforts pour que le plan de cette même troïka soit enfin respecté!"

Pour de nombreux experts, "L'impact d'une faillite de la Grèce serait jugé comme un mauvais signal pour l'ensemble de la Zone euro" qui risquerait de se retrouver en "situation d'éclatement!"  Les chefs d'états franco-allemands préfèrent donc "se recentrer sur le plan acté" et miser pour que celui-ci "donne sens aux efforts de l'ensemble des états de la Zone euro" qui se doivent de donner un signal fort aux marchés financiers internationaux empris par un doute grandissant sur la capacité de la Zone à sortir de la crise de la dette.

Alors que le F.M.I, venait à peine de confirmer le besoin de voir les banques européennes exposées "se recapitaliser", dont les françaises qui selon de nombreux experts le doivent impérativement  pour s'éviter de nouvelles "salves des marchés!". Quelques jours après cette annonce, la directrice générale, la française Christine Lagarde voit ses inquiétudes clairement confirmées "par l'abaissement de la note des trois principales banques françaises de dimension internationale". L'agence Moody's ne pouvant "que souligner le risque de ces établissements exposés en Grèce."

Dans ce contexte si tendu, le couple franco-allemand a fait part au Premier ministre grec de l'importance qui s'attache "à la mise en oeuvre stricte et effective du programme de redressement de l'économie grecque soutenu par les pays de la zone euro et le FMI (Fonds monétaire international)" qui conditionne le déboursement des futures tranches du programme...

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont déclarés mercredi soir "convaincus que l'avenir de la Grèce se trouvait dans la zone euro!", après que Georges Papandreou leur a répété "la détermination absolue d'Athènes à respecter ses engagements!", a indiqué la présidence française.

Même si le président de la République Sarkozy et la chancelière Merkel, restent cependant convaincus que l'avenir de la Grèce est dans la zone euro, ils le conditionnent " par la mise en oeuvre stricte des engagements du programme!" Ces nombreux efforts sont indispensables pour que l'économie grecque puisse "retrouver les voies d'une croissance durable et équilibrée".

 "La réussite du plan de redressement de la Grèce confortera la stabilité de la zone euro...", a écrit la présidence française qui dirige le G20.

Pour de nombreux économistes, les hésitations et différents sur l'appréciation du plan pour sauver l'état grec démontrent "un réel problème de gouvernance économique au sein de la Zone euro". Il paraît toujours plus urgent que les objectifs de l'accord franco-allemand du 21 juillet en matière de gouvernance économique "soient appliqués au plus vite!"  La taxation des fluxs financiers (équivalent taxe Tobin) ne ferait pas l'unanimité et serait clairement contestée par d'autres états qui la jugent "comme utopique" au regard de l'urgence qui prévaut: "le retour à la croissance.!"



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