lundi 1 août 2011

Dominique Strauss Kahn: Cyrus Vance: Reculer pour mieux sauter?

 Dominique Strauss Kahn, une affaire de vérités...
                                      



Cyrus Vance est bien ce procureur de tous les superlatifs...  Alors qu'il semblait vouloir abandonner "purement et simplement"  les principales charges qui pèsent contre Dominique Strauss Kahn, il semble que son bureau se lance dans une nouvelle opération en forme de "task force de...  la dernière chance!". Car celui qui vient de décider le report de l'audience est aussi "celui sur qui tous les regards sont rivés." Élu par le bon peuple de New-York, il sait qu'un cuisant échec de l'affaire Dominique Strauss Kahn le privera d'une nouvelle élection en 2012. "Nombreux bruits se font jour, le procureur ne ferait plus "recette en confiance"  dans les salons de la société New-Yorkaise, certains parlent d'une future candidature en forme de peau de chagrin..." 

Le principal problème du procureur est bien la crédibilité de son témoin principal, "Aux États-Unis, en droit plus que partout ailleurs, on ne fait pas une croisière sur un "bateau qui prend l'eau!".  Pour de nombreux observateurs éclairés des rouages de la justice américaine "que de bateaux justement!". Dans un premier temps, le procureur s'était montré comme précipité dans la teneur de ses décisions, désireux d'en découdre.  "Quoi de plus normal tant les faits annoncés dans leur horreur pouvaient suggérer une réponse efficace et soutenue de la justice!" Mais il fallait bien reconnaître que les premiers effets du bureau du procureur sont restés imprécis voir incomplets. "De bonne guerre que sa relative précipitation, monsieur Dominique Strauss Kahn est bien d'un pedigree hors du commun!" "Il est une personnalité qui par ses éminentes responsabilités au FMI et plus que potentiel candidat à la présidence de la république française" devait marquer un intérêt particulier "mais en rien supérieur à l'équité que doit pouvoir garantir la justice américaine!", "le passage en prison de Dominique Strauss Kahn étant la plus édifiante démonstration..."  


Méthode

Cet épisode, très lourdement médiatisé, s'était révélé bien plus contre-productif "dès lors que les premières failles de la plaignante remontaient à la surface". Aujourd'hui le bureau du procureur "change de méthode", et avance dans un contexte qui voit "l'implémentation de l'opinion publique." Organisée par Kenneth Thompson, avocat de la présumée victime mais surtout nouvel électron libre de cette partition. Un avocat qui se doit de mettre "toutes les chances" du côté de sa cliente. Madame Nafissatou Diallo qui se retrouve propulsée dans un véritable road-show médiatique pour inverser un doute "qui pointait un peu trop son nez," voir clairement envahissant! Le procureur a le crucial besoin de compulser des éléments de preuves irréfutables et donc solides. Mercredi dernier, le bureau du procureur était en plein travail: "Une audition fleuve de huit heures pour analyser et surtout décrypter tous les échanges téléphoniques entre madame Diallo et son ami incarcéré pour trafic de drogue en Arysona. Un travail minutieux pour sortir du maquis de la langue foulani (ou peul). Voir mais surtout entendre si les propos relatifs à l'argent et le potentiel profit attendu de la plaignante était bien une légende... comme son avocat le précisera au sortir de cette séance, "l'occasion lui étant donnée pour remettre certaines pendules à l'heure!".

Casanova

Maintenant que la montre du procureur est "enfin  réglée" sur celle de l'avocat de la plaignante, on devrait pouvoir s'attendre au retour d'une forme de cohérence dans la mise en état d'un dossier qui ne manque pas de rebondissements. Le dernier en date, cette prétendue ex-compagne de Dominique Strauss Kahn, Marie Victorine "M" qui depuis la Suisse vient nous donner "ses vérités" sur son amant plutôt "furtif" dont elle n'hésite pas à décrire toutes les qualités et "gentils petits défauts compris!". L'histoire "banale" du coup de foudre que seul le philosophe pourra décrypter, celui qui sait différencier "un Casanova d'un Cupidon..." Renvoyant les fins limiers du dossier à leurs classiques. "Victorine, un doux nom porteur de victoire que ne pourra faire mentir la beauté?" Pas si sûre à lire les premiers effets pervers de cette nouvelle sortie médiatique qui s'invite comme "une ficelle un peu grosse" pour de nombreux observateurs éclairés. "Il y a des coïncidences qui font relativiser toutes les entreprises à destination de l'opinion publique." Soyons sport, imaginons que cette charmante demoiselle soit réellement éprise de la même quête de vérité... ainsi partagée.

Et puis il n'y a pas de mal à prendre note d'un témoignage "si charnel" qui nous éloigne de cette thèse toujours plus incroyable d'un Dominique Strauss Kahn clairement transformé en tout aussi " incroyable Hulk au sortir d'une douche que certains souhaiteraient toujours plus froide..."  "L'intérêt de ce témoignage réside dans sa capacité à lever certains doutes persistants sur "certaines coutumes" si répandues dans une presse toute aussi "trash"..."

Experts...

Le plus important est de savoir comment Cyrus Vance va pouvoir "démêler tout ce dossier", doit-il baisser les bras et s'en remettre à la logique d'un procès au civil? Doit-il persévérer et profiter de ces récents évènements pour s'intéresser à d'autres pistes. Le choix est disponible: "Conspirationnistes, une piste qui risque de pointer en force dans les jours à venir, l'immixtion du cas Tristane Banon, marquant un parfait sillon qui se creuse avec le temps, mais qui souffre de contradictions difficilement acceptables dans un système si spécifique de la justice américaine". "Car cette nouvelle séquence pourra t-elle véritablement contribuer au devoir éthique d'un procureur qui devra prouver la culpabilité de l'accusé pour maintenir les charges qui  feront force face au doute?"  Dieu seul le sait, comme tout bon procureur, il doit pouvoir savoir que "le diable se cache dans les détails!" Comme ceux de l'ADN?  "...Sauf que les "experts" c'est à la télé! Ici, le scénario diffère, le timing est différent et les rebondissements toujours plus nombreux, imprévisibles!" On entend parler d'expertises psychiatriques qui pourraient pointer dans le déroulé du dossier, "L'horreur des faits rapportés est assimilable à un acte de démence, une pathologie psychiatrique qui mérite autant d'égard que la pertinence de nouvelles expertises médicales pour déterminer s'il y a bien eu blessure à l'épaule comme l'affirme l'avocat de la présumée victime... " Que penser de la psychologie d'un accusé ainsi décrit par ses présumées victimes voir prétendues rencontres d'infortune?  Que penser d'une présumée victime en état traumatique lancée dans un tel road show médiatique après avoir concédé quelques omissions ou faits si graves pour se sortir d'un passé malheureux si tourmenté, l'évocation d'un viol collectif  relevant pour le moins là aussi d'une psychologie que certains jugent comme possiblement altérée ? Autant de bonnes questions qui sont entre les mains du procureur Cyrus Vance qui doit mesurer l'opportunité d'un non lieu face à la logique d'un procès au civil qui semble faire plus consensus. "La déposition de la plaignante devant le grand jury et la recherche de compensations financières par l'avocat de la plaignante suggèrent une issue qui sauverait un ensemble qui manque cruellement de cohérence, ce que certains éminents analystes judiciaires assimilent déjà comme "reculer pour mieux sauter..." Option à double tranchant pour la réélection de Cyrus Vance qui doit s'imposer une rigueur sans failles pour un exercice serein de la justice.   A suivre...




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