samedi 2 juillet 2011

Zone Euro Grèce: L'Eurogroupe débloque les 12 milliards d'euros!


Après la Grèce, l'Eurogroupe devra donner de sérieux gages...




La Grèce obtient ce jour un certain répit, "celui de quelques 12 milliards d'euros...".  Après de nombreuses et légitimes hésitations, l'Eurogroupe peut enfin annoncer aujourd'hui "la bonne nouvelle". Les ministres des finances de la zone euro devaient se rencontrer à Bruxelles "ce dimanche", s'en remettant aux premières déclarations du gouvernement Grec qui n'imaginait pas obtenir un vote pour le plan de rigueur "avant le samedi 2!". Finalement le parlement a voté ce plan avec quarante huit heures d'avance, "Alors comme plus rien rendait indispensable la présence physique de l'ensemble des ministres de la zone euro, on s'est logiquement tourné vers une conférence téléphonique pour acter notre décision..." (...) "et ainsi nous allons pouvoir débloquer la cinquième tranche et le déblocage des fonds, le gouvernement Grec ayant obtenu une majorité de son parlement pour le nouveau plan de 28, 4 milliards de mesures d'économie supplémentaire d'ici à 2015, répondant favorablement à la troïka du Fonds monétaire international, de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE), nous allons donc acter formellement cette décision indispensable à la poursuite du premier plan de 110 milliards d'euros."

Olli Rhen, commissaire chargé de l'Economie à la commission de Bruxelles avait reconnu vendredi que la Grèce "était pratiquement certaine d'obtenir le déblocage".  Mais il faut comprendre que si les ministres se limitent aujourd'hui à une "simple" réunion téléphonique s'est avant tout pour s'éviter de donner un signal négatif aux marchés qui attendent toujours les contours du nouveau plan d'aide. C'est donc le prochain rendez-vous de l'Eurogroupe "qui s'y collera", Jean-Claude Juncker, (ndlr:premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe) n'ayant jamais caché que les négociations étaient ardues et d'autant plus difficiles par le caractère -volontaire- indispensable que suppose l'implication du secteur privé... "Il serait utopique de faire croire en une avancé pour le second plan dès ce week-end  alors que les modalités sont toujours dans un cadre qui doit intégrer des nouvelles pistes comme le "plan français". Il  semble faire l'objet d'un large consensus, dès lors qu'il est expliqué et perçu comme une solution intelligente pour alléger les contraintes financières qui pèsent sur les finances publiques grecques et donc son peuple." Nous précisait un haut diplomate sous couvert de l'anonymat.

Sérieux gages...

 L'avantage de ce plan réside dans une ligne de nouveaux prêts de trente ans qui seraient consentis à Athènes par un ensemble de créanciers privés qui de banques à Fonds de placements en passant par assurances devront compléter l'offre des institutions de la Troïka (FMI, UE, BCE) sans jamais oublier le risque d'un évènement de crédit "...si les agences de notations ne devaient pas percevoir la sincérité d'une implication forcément volontaire du secteur privé..." (...) "C'est un  risque technique, de nombreux experts y travaillent, nous avons bon espoir, l'initiative de Vienne s'est déjà démontrée comme une solution efficace, elle repose sur un modèle qui peut être adapté, perfectionné et pourquoi pas devenir une base de réflexion intéressante sur les nouveaux mécanismes de la Zone euro...". Nous commentait un chef économiste d'une grande banque. La ligne "Sarkozy Merkel" se retrouvera au centre de toutes les décisions du 11 juillet, l'Eurogroupe va devoir mettre d'ici là les trésors de tous les états  de la Zone euro "au diapason y compris de la Banque Centrale Européenne" toujours exposée avec quelques 46 milliards d'Euros dans le dossier Grec.  Selon de nombreux économistes, il faudra que la Zone euro donne à son tour "de sérieux gages sur sa future politique relative à l'unicité de la Zone euro, notamment en périodes de crise!" Ce qui ne manquera pas de conforter la Grèce qui vient de donner "elle aussi" de sérieux gages avec "l'adoption d'un plan d'austérité qui est loin de faire l'unanimité dans son peuple... ". On le voit, l'Eurogroupe va subir à son tour la pression, celles des marchés, qui ne limiteront jamais leur analyse à de simples "bonnes volontés..." A suivre...



Source: Eurogroupe/BCE/IFF/FINANCE OFFSHORE/DIVERS
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