mercredi 1 juin 2011

FMI BRESIL: Un nom pour un oui: Christine Lagarde!


                                Christine Lagarde, avocate des pays émergents!




Actuellement en pleine tournée au Brésil, Christine Lagarde souhaite voir les pays émergents obtenir davantage de droits au sein du FMI, s'inscrivant dans une logique toujours plus ouverte. 


Si un pays doit pouvoir  lui ouvrir les portes du FMI, c'est bien le Brésil, nous commentait un diplomate international sous couvert de l'anonymat lors d'une rencontre "technique". La ministre française de l'Economie est trés certainement celle qui démontre le plus son attachement à la cause des pays émergents, forte d'un argumentaire qui démontre une volonté déjà jugée "entière, sincère" et "dévouée à la cause..." "Elle exprime trés bien toutes les réalités des enjeux du FMI, il est surprenant de voir à quel point ces arguments sont plus cohérents que certaines autres candidatures "émergentes" , je pense que le trés mauvais procès qui lui était fait ne tiendra pas encore longtemps. (...) Une européenne qui est capable de défendre avec autant de convictions la cause des états émergents sans pour autant renoncer au besoin d'un FMI efficace sur ses fondamentaux, c'est un atout! C'est une femme, européenne, avec une brillante carrière aux Etats-Unis, tous procès sur son origine serait fallacieux et sans intérêt face aux enjeux qui attendent le FMI!" (...) "Les européens revendiquent le droit aux compétences, ceux de l'excellence, notamment l'expérience d'une femme, dont le parcours professionnel démontre une réelle capacité au dépassement de certains  préjugés, il faut pour diriger le FMI une personne capable de faire évoluer l'institution tout en consolidant les acquis, Dominique Strauss Kahn, lui aussi français et donc européen,  aura bien été le directeur général à l'origine des plus grandes évolutions du fonds... J'ai le souvenir de chefs d'états de pays émergents toujours surpris par cette capacité du directeur général à élever le débat!" 

 Hier, le ministre des finances brésilien, Guido Mantega, a déclaré que le Brésil n’avait pas encore établi son choix entre Christine Largarde, la ministre de l’économie ou le mexicain Agustin Carstens, gouverneur de la banque centrale mexicaine. Pourtant, dans les derniers conciliabules, Christine Lagarde marquerait de sérieux points, ses arguments sur la nécessité de prendre en compte "toutes les réalités" sonnent déjà comme une opération capable de faire taire certaines rumeurs jugées pour le coup obsolètes et sans communes mesures avec "l'implication ainsi affichée! "  De bonne guerre que cette rivalité ouverte pour régler certains ...vieux comptes!  Pourtant les thèses programmatiques de la ministre française "reposent plus sur un état des lieux jugé plus objectif que les critiques souvent creuses  de certains autres candidats".

 La diplomatie affichée de la française est un sérieux gage pour tous ceux qui doutent avec des arguments qui finalement paraissent si obsolètes.  D'ailleurs,  en privé, les officiels brésiliens affirment déjà que Christine Lagarde peut compter sur le soutien de Dilma Rousseff, "femme" présidente brésilienne, qui exigerait -quand même-  une réforme en profondeur du FMI. « Si je suis élue, je ferais en sorte que la diversité des membres composant le FMI soit assurée. Le FMI va continuer les réformes qui ont déjà commencé sous Dominique Strauss-Kahn. » Christine Lagarde assurant vouloir continuer l'essentiel pour les missions salutaires de l'organisation supra nationale qui se doit d'évoluer sur de nombreux fronts...

De son côté, Carstens a commencé son tour d’Europe puisqu’il est actuellement en Espagne pour vendre sa candidature en incitant les pays européens à ne pas soutenir Lagarde, initiative très male perçue à Brasilia, tant la ministre française se serait montrée "plus élégante à l'endroit de toutes les autres candidatures" alors que le mexicain se répendait en salves toujours plus acerbes:  « Les européens ont tord s’il pense que seul une européenne est capable de résoudre leurs problèmes actuels. Ce n’est pas au G8 de décider qui va diriger le FMI. »  Felipe Calderon, aurait  même appelé Dilma Rousseff "afin que le Brésil apporte officiellement son soutien à Agustin Carstens". Une requête qui ne semble pas émouvoir les brésiliens, désireux de préserver une image d'un pays toujours capable "d'élever le débat!". Le ministre brésilien des finances Mantega a cependant demandé à ce que le Brésil et les pays émergents soient davantage entendus au sein du FMI, une remarque que Christine Lagarde semble avoir entendu, puisque l'ayant déjà soulignée à maintes reprises avant même que l'éventualité d'une candidature de directeur général du Fonds monétaire international lui soit acquise!





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