dimanche 23 janvier 2011

Eurogroupe, Juncker laisse bonne place au triple A !



   Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe veut fédèrer le club des AAA!



La précèdente réunion mensuelle de l'Eurogroupe, le 17 Janvier, s'est soldée par la définition d'un calendrier toujours plus ambitieux. Comme il fallait s'y attendre, le groupe des ministres des finances de la zone Euro confirme sa volonté de trouver "une réponse globale" à la crise de la dette.

 Exigeant qu'un certain temps leur soit accordé pour parfaire leurs travaux les plus importants, Jean-Claude Juncker veut pouvoir faire des propositions: "Les difficultés rencontrées dans la zone sont relativement différentes d'un  état à l'autre, même si les conséquences s'avèrent trés proches!" précise un diplomate proche du dossier. Les ministres  se sont penchés sur la méthode de relever les capacités réelles du FESF (Fond Européen de Solidarité Financière) pour lui permettre d'étendre son champs d'interventions en fonction des différentes solutions qui doivent portées des réponses trés précises en fonctions de différents modèles macro économique.

 "Il serait utopiste de s'enfermer dans un certain lot commun de solutions qui ne pourraient pas porter de réelles réponses dans des situations d'urgence. Il faut cibler nos travaux pour être le plus exact possible, l'effet domino étant notre principale inquiètude." Précisera à Finance Offshore un diplomate du Conseil Européen en marge de la réunion. 

"Aujourd'hui, nous avons eu une séance de travail consacrée aux différents éléments qui seront les ingrédients de cette réponse globale. Nous allons accélérer nos travaux pour faire part au conseil européen des conclusions auxquelles nous parviendrons", a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à l'issue de la réunion tout en précisant à nouveau: "Nous allons essayer de terminer le plus rapidement possible (...) Cela ne va pas durer une éternité. Il y a une certaine urgence pour terminer rapidement", a-t-il ajouté, tout en refusant de communiquer une date butoir.
 
Trois priorités étaient acquises:

-Rapport des ministres aux chefs d'Etat dès que possible

-Un "paquet" de mesures envisagé pour le sommet européen des 24 et 25 mars, l'objectif qui était dans toutes les têtes.

-Réflexion sur les moyens et missions du FESF

D'autant que le succès des émissions d'obligations lancées la semaine dernière par la Grèce, le Portugal et l'Espagne ont réduit le sentiment d'urgence offrant  un relatif répit aux dirigeants européens pour mettre au point ce "paquet" de mesures.

Les annonces envisagées devraient notamment porter sur la gouvernance économique et budgétaire de la zone euro ainsi qu'une plus grande harmonisation sociale et fiscale, les premiers résultats des stress tests bancaires programmés pour février et les détails du futur mécanisme européen de stabilité.

L'objectif premier sera bien la révision du Fonds européen de stabilité financière créé en mai dernier pour soutenir la zone euro jusqu'en 2013. Sur ce point, deux axes de travail sont privilégiés :

- L'extension de la capacité réelle de prêt du FESF
- L'évolution des missions du Fonds, pour permettre enfin l'achat  des obligations sur le marché secondaire.

Le FESF a été doté lors de sa création d'une capacité théorique de 440 milliards d'euros mais sa capacité effective de prêt est pour l'instant limitée à environ 250 milliards.

"Nous sommes en train de voir en détail les différents instruments que nous pouvons activer. (Concernant les 440 milliards d'euros), nous sommes en train de voir comment parvenir à cette enveloppe", a dit Jean-Claude Juncker.

Car dans la zone Euro, les états "tripe A" sont ceux qui feront "la pluie et le beau temps" pour reprendre l'expression d'un diplomate de haut rang. L'axe franco-allemand: "Merkel et Sarkozy qui tiennent plus que jamais "la bonne corde" pour tirer l'ensemble..." ajoute cette personnalité qui souligne que Christine Lagarde reste trés confiante sur les qualités de rebond de l'Eurogroupe...

 Jean-Claude Juncker ne ménage pas ses efforts pour fédérer les états "triple A" dont l'impact s'avère toujours plus indispensable aux objectifs de la mission. Le président de l'Eurogroupe ne cache pas qu'il faut d'une certaine façon "accorder ses beaux violons" en précisant:  "Nous allons essayer de terminer le plus rapidement possible (...) Cela ne va pas durer une éternité. Il y a une certaine urgence pour terminer rapidement".


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