vendredi 23 février 2018

L'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez face au "créancier Bielsa" du LOSC !


L'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez se doit faire face au créancier "Bielsa"...
(Droits réservés.)


Didier REMER

Paris, le Vendredi 23 Février 2018.


La volonté seule ne suffit pas, c’est l’adage du moment à Lille, le club de football du LOSC est dans une situation pour le moins complexe et pour le pire, rendue potentiellement délicate.  Pour l’heure, ce sont les revendications du « créancier » Marcelo Bielsa qui nous donnent l’ambiance du club. « Le bouillonnant coach argentin n’est pas du genre à essuyer la moindre critique, notamment si elle touche à son pedigree de meilleur entraîneur de sa génération, l’homme est plutôt direct, et rend coup pour coup. » croit-on savoir.  Pragmatique, depuis la séparation et la lune de miel ainsi avortée, l’homme serait bien décidé à "laver son honneur", cet aspect passera par sa réelle capacité ou pas, à faire valoir des arguments bétons pour faire sens à une clause de son contrat, il serait question de 18,8 Millions d’euros ( ?), salaires et primes non payés et préjudices ainsi, évalués...


La méthode Bielsa...

Bien sûr comme souvent en tel cas, il est question d’interprétation, toutefois ne faudrait-il pas que la ficelle soit un peu trop grosse, un tribunal de commerce se doit juger le fond, c’est-à-dire le maintien de l’activité économique de l’entreprise et le respect de son business plan, et donc de constater si effectivement, « Le degré d’implication d’un employé est en correspondance avec les objectifs ainsi définis, c’est-à-dire ceux qui fondent la relation entre employeur et employé. » insiste ma source. Nul besoin de rapports coûteux d’expertise pour un club de football ! En effet, cet aspect se vérifie assez rapidement pour un club sportif, « C’est en général les résultats sportifs du dit club qui offrent la tendance, d’ailleurs pour être complet, l’humain tient bonne part, on peut s’intéresser à l’ambiance du club, des vestiaires jusqu’aux tribunes des supporters en passant par le degré de sincérité pour l’implication de chacun… » Or dans le cadre du club nordiste du Losc, ce qui devait être un mariage de raison ne s’était pas vraiment traduit dans les faits, sont à présent évoquées la mission d’un coach sportif dont les résultats et surtout la méthode, sont l’objet d’importantes réserves, du moins chez les supporters. « Tous sont visiblement assez déçus pour ce qui est de la concrétisation sur le terrain de "la méthode Bielsa"..., (...) un aspect plus technique sur certains choix et donc cette capacité à fédérer et donc entraîner… », c’est le cas de le dire, vers théoriquement toujours plus haut. Un aspect bien subjectif, mais un technicien du sport est censé faire la démonstration efficiente de la transmission de sa technique...  


"Une histoire de fric..."

Après quelques dissonances et donc démonstrations jugées par certains comme assez égotiques, le mot serait faible, celui qui devait actionner la cohésion d’une équipe ne semble pas avoir démontré une implication à la tâche des plus… efficientes ! « Le club de Gérard Lopez est une entreprise qui fait vivre de nombreuses familles dans le Nord de la France, il est un acteur économique comme tant d’autres, se devant assurer la pérennité d’un modèle économique par ailleurs bien connu pour en être fort tributaire de différents aléas. » insiste une autre éminente source, impliquée dans la vie politique de Lille. Toutefois, puisqu’il est à l’évidence question de méthode, la justice va devoir s’intéresser aux détails de la chronologie des faits, « C’est-à-dire des différentes interactions entre les différentes parties. » instigue t-on. Peut-on imaginer que le dirigeant Gérard Lopez ait failli dans son rôle ? Celui-ci ne s‘est-il pas inquiété de la traduction concrète du travail et donc des performances des joueurs coachés par son entraîneur ? Ne l’a-t-il pas informé en temps et en heure, ne lui a-t-il pas assigné une stratégie adaptée toujours en correspondance avec les objectifs du club ? A-t-il été écouté, visiblement, les supporters ont leur réponse. « Au départ, nombreux en voulez à Gérard Lopez, mais rapidement quant on a compris que c’est devenu qu’une histoire de fric, on voit bien que l’avenir du Losc et ses employés et donc nous les supporters, c’est vraiment le cadet des soucis de Bielsa ! » (…)  « Après que l’on soit d’accord ou pas sur la reprise du club par l’homme d’affaires luxembourgeois, on remarque qu’il se bat comme un lion pour nous sortir de tout ça, vous savez, dans le Nord, on aime les gens sincères… » croit-on aussi savoir à Lille.  C’est peut-être un aspect qui devra ressortir au prochain coup, en effet, vu la configuration du dilemme, c’est bien une chambre d’appel qui devrait hériter de l’affaire.

La clause, "le jackpot..."

Le tribunal de commerce rendra sa décision le prochain 5 mars, en attendant il a déjà écarté une demande de médiation de la défense de Bielsa, le procureur de la République n’a donc pas suivi les « premières » demandes de l’ancien entraîneur du Losc. Ce qu’avait déjà reconnu son avocat qui mise davantage sur un appel : « Le tribunal a également refusé la demande de médiation réclamée par mon client. Quelle que soit la décision rendue le 5 mars, la Cour d'appel sera ensuite compétente et interviendra de toute façon ! » a déclaré Me Benjamin Cabagno dans des propos relayés par L’Equipe alors qu’il n’avait pas manqué d’annoncer la couleur de la teneur de ses principales revendications si j’ose dire: « Pour défendre sa situation de créancier (18,8 millions d'euros, salaires et primes non payés plus l'estimation de préjudices), (Monsieur Bielsa) souhaitait faire constater une cessation de paiement pouvant conduire à un redressement judiciaire du club nordiste… » Autant dire que l’avenir du club n’est visiblement pas la priorité de ce côté-ci de l’échiquier, « Les attentes se font plus précises sur l'aspect d’une interprétation d’une clause qui pourrait faire décrocher "un certain jackpot" à monsieur Bielsa, on est loin de l’esprit du sport avec ça, au moins; ça a le mérite d’être clair, notamment enfin plus clair à présent chez les journalistes sportifs! … » devait conclure ma source.

Les supporters: "On est avec lui ! "

Pour ce qui est de l’homme d’affaires luxembourgeois Gérard Lopez, la charge du bizutage est plutôt lourde, « Il en prend plein la gueule, mais s’il sort par la grande porte de cette affaire, il aura bien mérité de poursuivre l’aventure du Losc. Après tout ça, il ne peut qu’en ressortir renforcé, qu’il ne s’y trompe pas, on est avec lui ! »  La juridiction d’appel va donc devoir fonder sa réflexion sur un ensemble d’éléments qui risquent de se transformer en grand déballage sur la place publique, et là encore, les supporters devront tous, …supporter ! Pour l'heure, le dirigeant du Losc Gérard Lopez ne s'en cache pas, c'est déjà visiblement une épreuve de voir le club dévisser: « Émotionnellement, c’est compliqué et je le vis mal. J’ai envie qu’on réussisse, qu’on gagne. J’ai envie d’aider. Je suis un fan parmi d’autres mais ce n’est pas moi qui joue ». Très touché, Gérard Lopez a ensuite ajouté : « Le projet est sportif et il se joue à moyen et long terme. On est un peu en retard. La nature même du projet n’a pas changé. Il faut recadrer l’aspect sportif. Ce n’est pas acceptable d’être seizième mais il faut garder confiance ». Pour cela, les pensionnaires du stade Pierre-Mauroy comptent sur le soutien de leur public. « Il y a peu de clubs en France avec des résultats aussi moyens qui peuvent compter sur leur public. Ce sont eux qu’il faut respecter ».et d'ajouter pour l'affaire Bielsa tout de go dans un entretien à  "La Voix Du Nord", "quelques erreurs depuis sa prise de fonction." La mise en place d’un loft l’été dernier en était une. « Beaucoup de choses ont été faites au départ et les premiers retours étaient positifs. Il y a des décisions qui ont été prises mais qui n’auraient pas dû l’être comme cela, je pense notamment au loft. Quand on fait quelque chose, on le fait à fond, quitte à en assumer les conséquences après. On n’était pas cent pour cent à l’aise avec celles-ci mais à l’époque on avait donné une liberté de choix à l’entraîneur en place (...) Je regrette de ne pas avoir gardé plusieurs joueurs d’expérience pour encadrer nos jeunes ». Toujours est-il concernant la politique des Nordistes, il a évoqué le dernier mercato d’hiver. « On aurait vendu, on aurait dit, Lille est forcé de vendre, soit un scénario de fin du monde ». Enfin, Marcelo Bielsa, sur lequel il avait beaucoup misé, est dans sa ligne de mire. « Je retiens pour l’instant que ça a mis notre projet en retard car on n’est pas là où on voulait être en début de saison ». Concernant la procédure en cours, il n’a pas souhaité faite de commentaires. Il a simplement tenu à préciser au sujet des 18 millions d’euros qu’El Loco réclame au LOSC : « Les chiffres que je lis rentrent dans le domaine du fantasme mais comme on rentre dans le domaine légal, je ne rentrerai pas dans les détails ». Mais ce dossier sera très important pour le LOSC, déjà dans le collimateur de la DNCG. « On va essayer de parfaitement préparer notre prochain rendez-vous pour avoir toutes les réponses ». Un rendez-vous qui sera assez capital dans les deux sens du terme pour un club qui enchaîne les déconvenues depuis un an. 




L'avis de Finance Offshore...


C'est encore un épisode cornélien pour le Losc, toutefois si leur dirigeant Gérard Lopez peut parvenir escompter une issue par le haut, nul doute que les supporters devraient s'y retrouver. Ce club dispose bien des supporters historiquement considérés comme les plus impliqués dans la vie d'un club français, leur rêve n'est pas impossible, toutefois, en plus de cohérence sur l'aspect purement sportif,  il sera bien question de patience et de chance aussi à devoir organiser sur le terrain. A suivre...
















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mercredi 14 février 2018

Emmanuel Macron, la communication présidentielle à la peine ? Enquête exclusive.


Le président de la République Emmanuel Macron refuse "La République du soupçon." (Droits réservés.)




Didier REMER

Paris, le Mardi 13 Février 2018.



Le président de la République française le sait trop bien, la communication est un exercice qui peut s’avérer parfois bien complexe dès lors qu’une stratégie souffre d’éléments contradictoires qui s'invitent dans la partition. Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est lancé dans un nouveau modèle de communication, plus personnel, quasi intuitif. Celui que « Finance Offshore » imaginait un jour président de la République avant même que l’intéressé y songeât en se rasant de bon matin... Hier, le président s’est démontré très serein devant 120 journalistes conviés à lui poser les questions du moment.  En mode « Afterwork », à bâtons rompus et préférant l’annexe du Grand Palais pour le cadre plutôt lounge du bar du « Petit Palais », le président est venu étayer sa stratégie sans manquer de conserver la bonne distance avec les journalistes chargés de chroniquer la présidence. Ce mardi était celui d’un certain bilan, à n’en pas douter, Emmanuel Macron est venu nous dire sa part « d’ascèse » rappelant à son auditoire :

 « Je n’oublie pas d’où je viens… » (…) « Je ne suis pas l’enfant naturel de temps calmes de la vie politique. Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire. Une effraction parce que la France était malheureuse et inquiète. Si j’oublie tout cela, cela sera le début de l’épreuve.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

  Alors tout juste nommé ministre de l’économie, notre intérêt s’était rapidement porté pour une personnalité qui laissait paraître tous les possibles pour un destin assez hors normes. Jugé parfois arrogant,  visiblement le président affublé d’un style jupitérien s’est renforcé, aujourd’hui, l’homme paraît apaisé. Déterminé à ne pas se laisser enfermer dans la fonction, sa jeunesse n’a plus rien d’un étendard, le président s’est posé comme le garant des institutions, la fonction régalienne est préservée:

 « J’ai pris la mesure de la charge, du poids de celle-ci, de la solitude qu’elle implique, de la part d’innocence qu’elle décrète mais ce n’est pas une épreuve.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 février 2018.

  Dès le départ, le président ne voulait pas la mise en œuvre d’un cadre rigide pour ne pas dire en marche forcée pour sa communication, rien qui puisse lui enlever son si précieux libre arbitre. Bien sûr à ceux qui pensent un peu naïvement que sa com’ est en roue libre, Emmanuel Macron sait pouvoir encore donner quelques précieux gages sur sa stratégie globale, « Elle repose davantage sur sa capacité à mettre en avant des éléments de langages simples et accessibles au plus grand nombre, car n’en déplaise, le président Macron ne limite pas l’exercice au seuls salons feutrés parisiens.» croit-on savoir.  Si Emmanuel Macron mise encore sur une organisation verticale de son système de communication, c’est bien pour « Éviter que toutes les idées partent dans tous les sens, perdent ainsi de leur substance et escompte ainsi limiter des résultats décevants dans l’opinion publique, en général ça marche plutôt bien, mais parfois, c’est la vraie cata… » instigue notre source spécialiste en communication politique.



Têtes de gondole…

 Étrangement, les véritables premiers couacs de la communication de l’ère Macron sont à mettre sur le compte de certains ministres du gouvernement. « Le président n’a pas souhaité verrouiller au sens strict du terme la com’ du gouvernement, mieux, il souhaite que les ministres s’impliquent davantage dans les médias. » Après quelques mois, des ratés notables sont logiquement identifiés, « Ces problèmes sont souvent le fruit d’une méconnaissance approfondie sur certains dossiers, en l’espèce inexcusable, et donc logiquement et rapidement si sévèrement sanctionnée… » Les ministres qui parlent dans les médias le font encore trop souvent mal et de façon clairement inappropriée, « Ils pensent que leur présence de bon client des médias les assigne dans ce présumé rôle de premiers de la classe du front ligne, convaincus d’êtres les indispensables à la com' d’ensemble du gouvernement, mais toujours plus souvent inquiétant depuis quelques mois, la com’ du président !»   Or, bien souvent, « Ils ne sont que des têtes de gondole qui se transforment rapidement en vulgaire chair à canons médiatiques ! » insiste notre source. C’est bien la limite de l’exercice, les sondages d’opinion sont là pour le rappeler « A qui veut se l’entendre dire, mieux, prédire. »  La stratégie de communication d’un président de la République est avant tout un positionnement qui se doit rester clair, celui qui va permettre de définir un message global qui se doit atteindre une ou plusieurs cibles, parfois assez opposées ou contradictoires et ce bien que très liées par le sujet. « D’un sujet banal, on plonge rapidement dans le bouillon de la thématique complexe d’une politique hautement stratégique qui sera rapidement mise à mal… » C’est bien la complexité de l’actuelle majorité gouvernementale, quand le premier ministre Edouard Philippe montre l’exemple sur les réseaux sociaux en répondant aux questions d’un panel libre et citoyen comme en direct sur Facebook, « D’autres font déjà des boulettes magistrales chez Bourdin le lendemain matin ou quelques autres rendez-vous médiatiques qui ne seront diffusés à la télévision le week-end... qui suit ! » Cet aspect commence à faire des vagues…  Le président a la gâchette facile, comprendre qu’il n’hésite pas à prendre son téléphone pour dire tout le "bien" qu’il pense de certaines sorties médiatiques, « Souvent il peut vous appeler dans la nuit profonde pour un bon recadrage ! », c’est-à-dire quand il aura le temps utile pour vous donner quelques sérieuses recommandations, histoire de bien vous réveiller sur le besoin de se préparer…   Un véritable gâchis, c’est bien le mot, alors que les moyens sont « A disposition ! », on pensera média-training, et autres séances de douces tortures pour mettre en cohérence éléments de langage et verbaliser au plus juste la stratégie du sujet du moment.  Depuis quelques semaines, les sondages d’opinion démontrent un certain relâchement pour ne pas dire décrochage du couple régalien, le président de la République et son premier ministre passent à la caisse pour les boulettes de ceux qui se jettent dans l’arène médiatique avec un effet élastique, avec parfois les fumeux rebonds qui visiblement font très mal. 



Pression grandissante…

Emmanuel Macron est du genre pédagogue, il est souvent venu ‘’reloader’’ ou corriger les erreurs, mais c’est à présent plus grave quand au moins deux ministres sont directement pris dans la tourmente médiatique. Il est bien question des deux affaires qui touchent -la vie privée- de deux ministres, personnages publiques si emblématiques sur les thématiques hautement stratégique du gouvernement, le budget et l’environnement, si chers au président. Sur ce point précis des affaires, le président de la République s’est montré efficace, ne pas lâcher qui que ce soit. Mais alors, le président de la république savait-il que Nicolas Hulot faisait l’objet d’une plainte pour viol ? 

« Bien évidemment que non, rétorque le chef de l’Etat, un brin agacé par le sujet. Il n‘y a pas eu de jury de moralité pour savoir qui pouvait devenir ministre ou pas.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Il précisera le cadre et les vérifications fiscales d’usage, explique ce président qui martèle fermement son attachement à l’équilibre entre le pouvoir et les contre-pouvoirs. 

« Ces derniers ne doivent pas avoir pour but de détruire ceux qui exercent le pouvoir . Sinon, non seulement le pays court le risque de se priver de « gens de qualité » mais pire, d’instaurer une « République du soupçon.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.


L’affaire du ministre Darmanin est elle-même assez révélatrice de la pression qui s’exerce sur le pouvoir en plein débat grandissant sur le pouvoir… d’achat ! Bien sûr, il n’en fallait pas moins pour venir compléter l’offre avec cette autre affaire pourtant déjà jugée en son temps, elle qui touche un des hommes politiques préférés des français, « Le ministre de l’environnement Nicolas Hulot raccroché à l’emblématique nom de Mitterrand ! Etrangement deux affaires qui sortent dans un agenda assez particulier, vous noterez... » Toujours est-il, le président semble encore s’accorder le bénéfice de ne pas tomber dans le panneau, pour les deux affaires « -sur la vie privée !», le déminage a pour l'instant plutôt bien fonctionné. La présomption d’innocence et le caractère spontané et donc particulièrement ciblé des deux affaires démontrent une ficelle un peu trop grosse comme jugée dans une opinion publique qui visiblement, elle aussi, ne s’y est pas trompée. 

Le président de la République Emmanuel Macron dans son bureau au Palais de l'Elysée.
 (Droits réservés.)

Le temps du pouvoir... d’achat.

Reste des thématiques qui vont prendre de l’ampleur, c’est la principale difficulté des prémices de l’ère Macron. Un ensemble d’annonces qui devraient pour grande part séduire encore les français, mais des orientations qui peinent à se traduire dans le quotidien du citoyen. Il est bien question de pouvoir d’achat :

 « 70% des Français ne vous font pas confiance pour l’améliorer ? », l’interpelle une journaliste.   « Je ne suis pas obsédé par les sondages.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

 Emmanuel Macron sait qu’il peut compter sur un allié précieux : le temps. « Il faut que les choses deviennent perceptibles par les citoyens pour qu’elles soient crues, dit-il. C’est en 2020 qu’ils auront la totalité des effets de ces mesures. » Emmanuel Macron qui rappellera que son véritable fil rouge sera la transformation du marché de l’emploi. Bien sûr on pensera à la CSG, celle qui touche de plein fouet les retraités et la sortie récente de la ministre du travail, qui pourtant plutôt bonne communicante, s’est vautrée sur la question en direct chez Bourdin. Murielle Pénicaud appelant de ses vœux « à la solidarité générationnelle », la ministre élude le problème, et ce n’en fût d’ailleurs pas moins cuisant pour l’exécutif. Venir dire tout de go que « La fin de la taxe d’habitation allait ‘’intégralement’’ compenser les efforts que doivent faire les anciens pour les plus jeunes. », oubliant que celle-ci était amenée à disparaître en paliers, et plus grave, nous laissant croire que les retraités de ce pays, n’étaient pas pour dans les faits comme celui si précis pour en être générationnel, « Déjà à aider leurs enfants comme financièrement… » Toutefois, une pirouette plus tard, « La prime des 500 euros pour le permis de conduire des jeunes et le relèvement de l’âge de la prise en charge de la formation professionnelle à 30 ans » devaient limiter la casse ce jour-là, chez Bourdin encore de bon matin ! Tout ça pour nous rappeler que le débat qui va gagner en ampleur sera bien celui du -pouvoir d’achat-. Les français ne sont plus disposés à se mettre en pause sur la question devenue hautement sensible pour l’exécutif, « A présent, les enquêtes d’opinion le démontrent, ils veulent voir un ensemble de réformes qui ne se limitera pas aux seuls effets d’annonce dont les résultats seraient promis à 2020 ! Un cap, certes, mais bien trop loin face à l'impatience...» Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, mais à moins de refuser vouloir se rendre compte qu’un désamour profond s’installe, « Cette stratégie de communication de l'exécutif qui repose sur une absence totale de verticalité comme pour mieux s’écarter le risque d’une rigidité à l’exercice semble à présent montrer ses premières limites.» 


Le président de la République Emmanuel Macron en plein dialogue impromptu avec un migrant.
 (Droits réservés.)


Contradiction béante…

 « Il y a un mouvement de fond qui annonce que le président de la République va devoir donner autre chose que de "la poudre à Perlimpinpin", les français sont impatients, à présent ils veulent des résultats. » Si les réformes entreprises s’avèrent salutaires à bien des égards, « La croissance du pays et les résultats encourageants sur le front de l’économie et donc de l’emploi ne pourront suffire à endormir, les français sont au premier rang des acteurs de la transformation, tant par leurs efforts et la contradiction béante d’une politique qui fait des largesses aux plus riches dans le même calendrier de spoliation des plus pauvres ! » C’est en tous cas effectivement la perception plutôt commune de la musicalité d’une ambiance nettement dégradée. Faire croire que la communication peut recréer des passerelles là ou certains font sauter des ponts est pas moins risqué, le président le sait trop bien, l’omniprésence n’est pas sa stratégie. Segmenter la parole pour élargir l’audience est une hypothèse qui devrait permettre quelques correctifs, toutefois « Il lui faudra compter sur un gouvernement capable d’ajuster la communication au plus juste de la feuille programmatique. »  Si le premier ministre Edouard Philippe semble redoubler d’efforts afin de donner un maximum de lisibilité aux actions de son gouvernement, il doit pouvoir le faire avec une équipe qui soit au diapason. Comme si la partie n’était pas assez compliquée, c’est à présent dans les rangs des nouveaux députés si frêles que la marche s’avère parfois bien compliquée, « Les retours des circonscriptions et donc dans la presse locale n’ont rien de rassurants, les députés ne font pas vraiment corps avec la stratégie globale, ils plaident volontiers sur les objectifs et s’enfoncent allègrement sur la méthode dès lors que les questions se font précises ! » Si tous n’ont pas forcément la maîtrise de l’exercice, à vouloir en faire trop, ils fonts encore trop souvent de sérieux dégâts, «  A présent, il y a une urgence, c’est l’appareil du parti « En Marche » qui n’est pas en adéquation, mais vraiment pas... » Il faut préciser qu’à part un travail efficace et donc louable pour son style sur les réseaux sociaux, le parti présidentiel est complètement inaudible pour ce qui est de -renforcer efficacement- la couverture médiatique de l’exécutif, outre certains problèmes sérieux de casting, « Les députés sont parfois jetés dans les filets des journalistes qui n’attendent que le bon mot qui va permettre de creuser le fossé, combien de députés s’emmêlent encore les pinceaux à vouloir expliquer le calcul de la CSG.  (…) Tous sont tombés dans le panneau, expliquer le bénéfice du rapport entre l’augmentation de la CSG des retraités et la suppression de la taxe d’habitation en tentant démontrer le bien-fondé du calendrier de la fin de l’impôt sur la fortune, il fallait un certain courage! Surtout après la suppression des 5 euros de l’aide au logement des plus pauvres qui écoutent les inquiétudes des travailleurs eux-mêmes souvent encore pauvres au point pour certains d'être prêts à se taper sur la tronche pour un pot de Nutella… » une charge bien sévère, mais reconnaissons cette part de vérité au débat actuel. Soyons sport, le président a lui-même reconnu ce qui devait l’être pour la suppression des 5 euros des APL « C’était une connerie ! » devait reconnaître le président de la République qui souhaite encadrer certaines pratiques de la grande distribution moins prompte  à aider nos agriculteurs et éleveurs, bien sûr « C'était une connerie reconnue En Off… », toutefois la mesure des APL fût maintenue et le ressentiment davantage soutenu. 

Madame Brigitte Macron, ici avec des enfants d'une maison de jeunes.
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La première Dame…

Emmanuel Macron regarde aussi son image au sens très horizontal, « Si les pages people de Paris Match ou Gala se font prégnantes pour activer les ressorts du secteur clef de l’économie du Luxe à la française, il comprend bien que son épouse ne doit pas finir qu’en sympathique ambassadrice d’une marque d’un groupe aussi notable qu’il soit… » instigue notre source en faisant tourner son Mont-Blanc...  Le première dame de la République ayant d’autres compétences à mettre en valeur, et de conclure, « Ce n’est pas tant que renforcer des liens précieux avec la Chine en campant devant les journalistes pour le panda, madame Macron ancien professeur peut aussi continuer à s’investir avec plus de lisibilité dans les causes nobles de la République, l’éducation et l’illettrisme par exemple, ou cette implication notable pour l’accompagnement de la fin de vie et la cause entière des femmes s’avèrent aussi intéressantes pour une communication et ce bien une actualité compliquée qui touche la vie privée de ministres en dehors des salons dorés de la République… »  Sur ce point ; laissons le bénéfice aux actions de l’implication sincère de la première dame, d’ailleurs quand le président de la République reçoit un jeune homme handicapé en fauteuil roulant pour défendre si noble cause, on peut se rassurer sur ses capacités à rester dans le vrai.



Le président de la République Emmanuel Macron 
et la chancelière de la République fédérale d'Allemagne Angela Merkel.
(Droits réservés.)



Leadership à l’international…

 Les prochains mois s’avèrent cruciaux, si le président de la République s’est démontré particulièrement efficace lors du sommet de Davos ou lors de son périple africain, il lui faudra s’attaquer à de sérieux rendez-vous à l’international. Si chacun peut comprendre sa capacité à rester droit dans ses bottes comme avec la Corse Républicaine, il devra nous montrer que le pré-carré de la présidence sur les questions internationales sera lui aussi bien respecté. Sur la question sensible du recours à la force en Syrie, le président de la République annonce la couleur :

« Si la France a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils en Syrie, nous frapperons. Dès que la preuve sera établie, je ferai ce que j’ai dit.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018. 

Mercredi dernier, le responsable de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, semblait convaincu que de telles armes étaient utilisées par le régime de Bachar al-Assad, par ailleurs conforté par différentes agences du renseignement, et pas des moindres. « Toutes les indications nous montrent aujourd’hui qu’il y a l’usage du chlore par le régime en ce moment en Syrie », assurait le ministre des Affaires étrangères. Est-ce le signe de l’imminence de frappes françaises ou en l'espèce coalisées pour rompre avec les effets d’annonce jamais suivis d’effets au sens systémique de son prédécesseur? L’hypothèse est à l’étude dès lors que le dictateur s’est enfermé dans une logique inacceptable pour la cause urgente des minorités civiles en réelles souffrances, qui se souvient de l'implication de ceux qui prêtèrent main-forte à nos troupes face à Daesh? C’est aussi à la communauté internationale d’abonder vers une réponse proportionnée, or cette configuration en "roue libre" du régime syrien inquiète au plus haut point le président de la République qui va devoir donner ses réponses.

 La guerre n’est pas le seul pré-carré présidentiel, entre le G20 Finances et l’avenir de l’Union européenne et comme exemple d’un ensemble non exhaustif, les questions sensibles de l’imposition des Gafa ou des multinationales ou pas moins urgent, de l’avenir des crypto-monnaies au sein de l’Union européenne, « Devrait s’imposer là aussi un travail méthodique précis à la redéfinition des objectifs du couple franco-allemand dans le contexte si particulier du Brexit et de la crise migratoire.  Certains dossiers marquent des rendez-vous cruciaux. D’ailleurs sur le sujet de l’Union européenne, le leadership de la France va devoir rapidement se remarquer, le président s'est fait fort d'annoncer vouloir booster l'Union européenne, qu'il le fasse ! », les élections européennes seront un excellent baromètre sur les capacités présidentielles à définir un cadre efficace et durable dans l’opinion publique. 



Le président de la République Emmanuel Macron avant un entretien télévisé.
 (Droits réservés.)



La foi, la bonne étoile…

 Outre une interpellation sur le rôle de son épouse, une seule question privée, de l’ordre de « l’intime », dira-t-il lui-même. Le chef de l’Etat est-il croyant ? 

« J’ai la foi au sens générique du terme » . « Je crois en une transcendance. Je respecte éminemment la place que les religions occupent dans notre société.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Devait répondre un président mystique. « Si on ne croit pas en sa bonne étoile, en sa chance, en son pays, on n’a pas le quotidien que j’ai aujourd’hui ». Il lève les yeux au ciel, le timbre de sa voix s’assourdissant... En fait, croire en sa bonne étoile est un bon début dès lors que les pieds restent sur terre.Le calendrier va rapidement se compliquer.

 Mais ce n’est pas tant sur les performances à l’international qu’il faudra s’inquiéter, la veille de l’action gouvernementale sur les questions sensibles comme celles sociétales avec la réforme du Culte Musulman de France ou les indispensables réformes du secteur de la santé dont l’hôpital à la peine, seront aussi des prochains rendez-vous à ne pas manquer. Ces nombreux dossiers du moment sont « Capables de s’avérer chronophages pour l’exécutif, pas moins le président de la République qui devra pouvoir compter sur un gouvernement plus efficace à la tâche, son rôle à l'international va durablement s'amplifier. »  On pourra donc se rassurer sur les différentes mesures déjà prises pour que le gouvernement communique avec plus de cohérence, car finalement, il n'est pour l'heure d'un certain bilan bien plus question d’un exercice incomplet et donc souvent maladroit que la marque réelle d’actions volontaires ou de si mauvaises volontés. Par contre, il ne faudrait pas s'y tromper, Emmanuel Macron ne souhaite pas pour autant se rapprocher davantage des médias, il veut juste un équilibre pour des relations qu'il espère enfin apaisées. Les dernières semaines lui sont visiblement assez éprouvantes, il lui faut à présent une configuration capable de l’accompagner sur les différents chantiers dont certains déjà entamés. Souhaitons-lui de bénéficier enfin d'un étayage plus efficace et donc pragmatique de la part de son gouvernement, pas moins de son Parlement, ainsi les français devraient pouvoir enfin s'y retrouver... 











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vendredi 9 février 2018

Le G20 Finances de Mars 2018 présentera un ensemble de mesures drastiques pour légiférer sur les cryptomonnaies !


Le G20 Finances doit rapidement statuer sur la régulation des cryptomonnaies !


Paris, le 9 Février 2018.

Les autorités et banquiers centraux avaient largement anticipés le risque que représente l’absence de régulation des cryptomonnaies, après de multiples avertissements, semble se dessiner un risque de scénario catastrophe. La menace pour le système financier est bien réelle et la monnaie virtuelle risque d’étendre une problématique à plusieurs étages, d’abord pour « les clients » puis logiquement leurs banques.  Depuis plusieurs semaines, les plateformes d’échanges sont en ébullition, les arguments sont contradictoires et les premiers effets se font déjà ressentir sur les clients les moins précautionneux. La semaine dernière était certainement la plus mauvaise depuis janvier 2015 pour le bitcoin, « Mal informé et souvent lâché par ses plateformes, soit le client lambda retire ses billes avec de nombreuses pertes, ou plus grave, accroît son endettement personnel pour tenter se refaire. » Passé de 20000 Dollars en décembre à 7380 Dollars lundi dernier, la démonstration d’un certain plafond de verre est acquise pour les spécialistes, « Ceux qui sont à l’origine de la monnaie virtuelle ne prennent même plus le temps de venir rassurer leurs clients, ils s’enferment dans des explications scabreuses et pour le moins évasives », (…) alors que d’autres tempèrent :  « C’est un emballement qui n’a rien de systémique, juste un effet de seuil qui trouve son origine dans le nombre croissant de cryptomonnaies qui viennent compléter l’offre et donc élargir l’assiette… »


Légiférer de façon drastique...


La banque britannique Lloyds Banking Group et même Pékin se sont lancés dans une guerre à peine voilée pour contraindre l’accès aux différentes plateformes d’échange. Dès septembre, le pouvoir central chinois avait durci le ton en bloquant les dernières transactions de cryptomonnaies réalisées depuis la Chine. Le gouvernement veut désormais légiférer de façon drastique « pour empêcher le modèle d’une monnaie contraire aux valeurs du pays. En Chine et en Asie, nombreux petits porteurs sont allés miser dans cette monnaie qui ne repose pas sur les fondements d’une économie qui repose sur la réalité des efforts de chacun, c’est un piège qui peut mettre à mal tous les efforts entrepris… »



Le cours du Bitcoin est revenu à son plus bas niveau depuis le mois de Novembre.


Le meilleur remède trouvé en l’absence d’un cadre réglementaire efficient est bien « d’interdire les achats de Bitcoin par cartes de crédit », de nombreuses banques américaines craignent de devoir répondre de futurs procès en « Class actions » ou Recours collectifs dans un avenir proche. L’endettement de certains clients étant déjà particulièrement inquiétant. Les britanniques semblent redouter les mêmes effets et commencent à limiter de tels achats « par carte de crédit ». La Lloyds est plutôt bien reconnue pour ses logiques prudentielles, elle repose son analyse sur un constat objectif de l’évolution des comptes de certains de ses clients. Le gouvernement britannique avait lui-même appelé dès fin janvier « à réguler (au plus vite) le bitcoin. », évoquant un système finalement équivalent au « pyramidal de Ponzi », système qui profite toujours d’un vide juridique flagrant. Il met ainsi  une majorité de personnes dont les situations vont rapidement représenter une vraie menace pour l’ensemble du système financier.


La BRI siffle la première fin de partie...


“La Banque des règlements internationaux (BRI) a lancé mardi un appel sans équivoque aux autorités, les appelant à “protéger” les investisseurs “contre la prolifération des cryptomonnaies”, a indiqué Agustín Carstens, directeur de la banque centrale des banques centrales. Le Bitcoin enregistrait parallèlement une chute spectaculaire.

“L’ascension fulgurante des cryptomonnaies ne doit pas nous faire oublier la place importante qu’occupent les banques centrales en tant que dépositaires de la confiance du public”, a dit M. Carstens lors d’une conférence à Francfort. Selon ce dernier, “des jetons numériques privés se faisant passer pour des monnaies ne doivent pas nuire à cette confiance”.

Pour le responsable de l’institut d’émission bâlois, les autorités doivent veiller à ce que les progrès technologiques ne servent pas à légitimer les profits d’activités illégales et doivent éduquer et protéger les investisseurs.


Le Bitcoin “associe aujourd’hui les caractéristiques d’une bulle, d’une pyramide de Ponzi et d’une catastrophe pour l’environnement”, a lancé M. Carstens à l’attention de la cryptomonnaie la plus répandue. Ces monnaies virtuelles ne doivent donc pas “parasiter l’infrastructure institutionnelle du système financier”.



G20 Finances en Task Force!


Les cryptomonnaies seront au programme du futur G20 Finances en Mars 2018, les ministres français et allemand des Finances souhaitent la mise en place d’une « Task force » pour présenter des propositions communes sur la régulation des cryptomonnaies. « Il n’est pas impossible que la situation soit amenée à se dégrader pour l’ensemble de ces monnaies, l’annonce d’une prochaine régulation pouvant sonner la fin d’une partie pour nombreux acteurs de ce marché parallèle. » 
















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samedi 27 janvier 2018

Luxembourg Elections 2018, la majorité "Gambie" de Xavier Bettel toujours en marche ?

Xavier Bettel, premier ministre du Luxembourg en marche vers les élections d'octobre. Droits réservés.

Entretien exclusif avec Didier Remer ; rédacteur en chef du site « Finance Offshore » par Emmanuel de Saint-Cyr.

Luxembourg le mercredi 24 Janvier 2018.

Cette année 2018 sera cruciale pour le Luxembourg, dès à présent jusqu’à courant Octobre le Duché va vivre au rythme des élections générales, l’état qui reste une fière monarchie constitutionnelle à système monocaméral va vivre une année intense sur le plan politique. Le bon peuple du Luxembourg va devoir faire le choix délicat de renouveler ou pas son parlement en octobre. L’actuel premier ministre Xavier Bettel sait déjà que la tâche sera rendue complexe par le jeu des alliances qui organisent le pays depuis plusieurs siècles. Bien que tous les indicateurs macro-économiques démontrent le respect de la feuille de route de la majorité « Gambie », le bilan de l’actuelle majorité est perçu comme contrasté par la population. Le gouvernement de Xavier Bettel trouve l’origine de son appellation « Gambie » dans les couleurs du drapeau de ce pays africain par ailleurs à des années lumières du P.I.B d’un Luxembourg plus que jamais engagé dans les réformes sociétales, s’étant par ailleurs assigné une nouvelle orientation pour son économie ainsi toujours plus diversifiée. 



Didier REMER, rédacteur en chef  de "Finance Offshore".
 Droits Réservés.


Emmanuel de Saint-Cyr : Didier Remer, votre connaissance du Luxembourg est assez intime, pensez-vous que l’actuel premier ministre Xavier Bettel sera en capacité de maintenir la configuration actuelle de l’échiquier politique luxembourgeois et donc par la même, une chance raisonnable de conserver la présidence du gouvernement luxembourgeois à l’issue des prochaines élections générales ?

Didier Remer : La question est directe, mais je vais vous répondre avec la même puissance, oui, Xavier Bettel peut se maintenir ! Si Xavier Bettel se donne les moyens de défendre le bilan de la majorité, il devrait pouvoir espérer conserver par le jeu d’alliances sincères une configuration capable de maintenir son action pour poursuivre un travail de réformes jugées efficientes, toutefois son poste de premier ministre ne suggère pas d’évidence comme pour tout gouvernement d’alliance. Pour être complet et juste, on voit bien que son principal opposant Claude Wiseler est aussi en assez bonne capacité avec son parti, le CSV ou chrétiens sociaux de l’ancienne majorité dirigée par Jean-Claude Juncker bouté en 2013 après le scandale des écoutes de son service de renseignement.  Claude Wiseler peut toujours tenir la bonne corde pour étrangler la configuration actuelle, mais de là à l’emporter, il lui faudrait relever un sacré défi. Toutefois il serait bien dommage aux tenants de la majorité « Gambie » de ne pas redoubler d’efforts pour mieux communiquer sur leur bilan qui n’a pas à faire rougir ! En 2018, le Luxembourg de la majorité conduite par Xavier Bettel démontre un ensemble intéressant qui se partage entre avancées sociétales et positionnement clair d’un état qui se veut moteur de l’inclusion européenne et d’une certaine idée de la relance économique en Europe…

Emmanuel de Saint-Cyr :  Si le bilan est aussi bon, pourquoi le pays ne démontre pas autant d’évidence sur les résultats du travail accompli par la majorité « Gambie », les indicateurs économiques sont au vert, les luxembourgeois ne sont-ils pas conscients que leur pays reste un des rares à pouvoir satisfaire le respect des accords de l’Union européenne, pas moins ceux du board international. Quels sont d’après-vous les ratés de ce gouvernement Bettel ?

Didier Remer : En fait il n’y a pas matière à spéculer sur une terminologie excessive de ratés au pluriel, ce gouvernement « Gambie » est parvenu à inverser des problématiques récurrentes pour le pays, en premier lieu, le logement qui tiendra bonne place dans les débats. Sur ce point cornélien, il faut comprendre que le Luxembourg n’avait pas vraiment anticipé par l’effet de la loi l’évolution de la demande comme actuellement démontrée, pour être précis, à l’instar de ses grands voisins, le pays n’avait pas au départ une politique de remembrement efficace. Finalement cette absence devait se traduire par une politique pro-spéculative horizontale, rendant rapidement le prix et donc coût du foncier à des sommets assez artificiels qui avec le temps, se sont collés avec l’évolution soutenue de l’économie. Dans le cas de l’actuelle majorité, des réformes courageuses importantes sont toujours en cours, et il est tout aussi vrai de penser que le décalage entre premiers bons effets et visibilité concrète sur le terrain ne peuvent encore se traduire dans l’opinion publique qui est en droit d’être toujours impatiente ! Mais l’ancienne majorité, pourtant très longtemps au pouvoir, n’a pas été en capacité de régler et donc accompagner et anticiper efficacement cette problématique. Sur l’économie, le Luxembourg s’est lancé dans une réflexion introspective, ce gouvernement avait d’ailleurs commandé une étude à l’économiste Jeremy Rifkin afin de voir comment anticiper le rôle que pouvait devoir tenir ce pays dans l’avenir. Comprendre ici comment celui-ci doit s’armer dès à présent pour que son positionnement soit maintenu à l’échelle internationale et pas moins locale comme avec la Grande Région (France, Belgique, Allemagne, Luxembourg : ndlr). Bien sûr, le travail de l’économiste émérite a listé les urgences pour que ce pays soit en capacité de gérer les problématiques telles que la durabilité et donc y suggérant assez justement un modèle circulaire pour accompagner tout risque systémique dans le futur. Ce rapport a fait l’objet de consultations assez larges des différents acteurs concernés et même, c’est particulièrement notable ici au Luxembourg, davantage avec la population, toutefois, on entend bien quelques critiques acerbes pour dire que celui-ci est trop souvent mis en tête de gondole de l’action programmatique de la majorité dirigée par Xavier Bettel…

Emmanuel de Saint-Cyr : Est-ce à dire que les ministres de la majorité « Gambie » ont un réel problème et déficit de communication ?

Didier Remer : Ce n’est pas à moi de porter tel jugement, individuellement, quand un ministre luxembourgeois vous commente l’action et donc le bilan de son gouvernement, il sait se faire précis. Le problème, il faut que l’habitant paysan du Nord du pays ou l’ouvrier du Sud dispose de la même qualité d’information afin de bien appréhender la logique et donc l’ensemble de la stratégie gouvernementale en place. Visiblement, les élections communales devaient démontrer en partie le contraire, la majorité actuelle s’étant retrouvée parfois en relative difficulté comme dans la deuxième ville au Sud du pays. (Esch sur Alzette : Ndlr.)  L’opposition s’est parfois lancée dans une communication jouant de nostalgie et mémoire pour le moins étrangement assez sélective, il faut comprendre que le CSV est un parti intimement lié à l’histoire de ce pays, la modernisation du parti chrétien social entreprise à l’issue du fiasco de 2013 porte aussi ses fruits, ne pas le reconnaître serait clairement malhonnête de ma part, des progrès sont notables et méritent de trouver une réelle qualification dans l’opinion publique. Notons qu’en nombre total de voix, le corpus électoral était encore fidèle au CSV en 2013, c’est bien les alliances qui l’étaient moins. Direct et sincère, Claude Wiseler incarne plutôt bien ce changement, toutefois il faudra s’intéresser dans le détail à qui pourrait gouverner avec lui, je pense déjà bien sûr à sa propre famille politique et ce toujours possible retour en arrière avec certains quidams et ce même si l’intéressé bataille fort en coulisse et depuis les premières heures de la crise de 2013… 



Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne,
Claude Wiseler, leader du CSV (Chrétiens sociaux Luxembourgeois).
Droits réservés.

Emmanuel de Saint-Cyr : Justement, sur Claude Wiseler, on le dit sociable, assez direct dans ses rapports, moderne pour faire court. Mais il est toujours susceptible de besoin d’ouverture pour composer une nouvelle majorité, qui pourrait selon vous, faire alliance pour former un ticket gagnant ?

Didier Remer : C’est l’arithmétique pure qui le décidera, le jeu des alliances est assez ouvert, quand je vous parlais d’alliances sincères pour que Xavier Bettel puisse raisonnablement capitaliser sur ce que je considère comme un bon bilan, j’escompte que les alliés de sa majorité actuelle jouent si je puis dire, un jeu sincère dans la campagne qui s’annonce bien entamée ! Si la majorité « Gambie » démontre son unité en s’appuyant sur son bilan, je ne vois pas de raisons objectives pour que tous les luxembourgeois ne s’y retrouvent pas ou plus en l’espèce. Ce gouvernement doit déjà capitaliser sur ce qui peut l’être, les échecs relatifs des élections communales sont la résultante d’un problème de travail de terrain incomplet et j’insiste de communication parfois inefficace au sens pur des Sciences politiques en action. Evidemment, tous les ministres vont au charbon aujourd’hui, mais ce ne fût pas toujours le cas. Il y a des distances qui se creusent inexorablement avec le temps… 



Xavier Bettel, premier ministre du Luxembourg
et Emmanuel Macron président de la République française.
 Droits réservés.


Emmanuel de Saint-Cyr : Justement, bon communiquant, Xavier Bettel s’est rapidement raccroché au président français Emmanuel Macron notamment lors de sa visite au Luxembourg, à l’instar du premier ministre Belge Charles Michel, on peut donc considérer que sa volonté pour booster l’Union européenne est toujours d’actualité pour les élections de 2018?

Didier Remer : Elle l’est pour en être sincère, tant sur l’amitié réciproque entre les trois hommes au-delà du fait générationnel, par moins pour ce désir affiché de booster l’inclusion européenne et redynamiser son économie. Bien sûr il faudra au premier ministre luxembourgeois donner à la France quelques garanties supplétives tous comme à nos amis belges et ne pas systématiquement jouer la montre comme pour l’évolution sur la question sensible de l’imposition des Gafa et autres problématiques comme liées à la taxation au plus juste des multinationales et ce en fonction du territoire du client final. Sur le plan spécifiquement luxembourgeois, il est assez normal que son premier ministre puisse à défendre un certain calendrier pour accompagner tout un pan de l’évolution de son économie en mutation, toutefois le pays est conforme aux plus récentes recommandations de l’OCDE, et bien sûr de l’Union européenne même si pointent quelques pressions qui se renforceront rapidement. Il faut connaître et pratiquer ce pays pour comprendre que son attachement à la construction européenne est une réalité qui se conjugue au quotidien, tout en exigeant une forme logique de réciprocité, contrairement à l’idée répandue au-delà de ses frontières, sa population le démontre avec une recherche permanente d’équité et ce à tous les niveaux, le luxembourgeois est tout à fait disposé à certains renoncements pour être tout à fait conscient que son pays doit conserver un maximum de chances avec l’évolution de notre monde. Il n’est pas moins sensible à l’idée que son pays a d’autres atouts que le dumping fiscal et que sa place financière aux dimensions supranationales ne résument pas tout un pays, son économie, ses nombreuses autres réalités et donc qualités. A titre d’exemple, je pense aux questions humanitaires, ce petit état s’est fait grand dans sa mission d’accueil des réfugiés de guerre liés à la crise Irako-Syrienne, il faut dire que le ministre des affaires étrangères luxembourgeois est un homme de convictions ; respecté et respectable à bien des égards ! Jean Asselborn s’est montré efficace notamment lors de la présidence luxembourgeoise de l’Union européenne et plus tard avec la gestion du drame des migrants. C’est une pointure qui renforce aussi ce bilan de l’actuelle majorité, un homme politique humaniste qui fait corps avec l’actuelle majorité de Xavier Bettel pour assurer un rayonnement international différent pour un Luxembourg souvent trop longtemps enferré dans les scandales planétaires tels que Luxleaks et consorts. Sur les accords bilatéraux, l’économie du pays a besoin d’une main d’œuvre frontalière logiquement très présente, le gouvernement actuel s’adapte au mieux à cette réalité, la majorité donne de sérieux gages comme avec l’exemple des investissements concédés pour la mobilité, sur ce point, c’est d’ailleurs à ses ‘’grands’’ voisins d’accompagner pour partie le prolongement de ses nombreux efforts. Le président de la République française Emmanuel Macron devrait pouvoir faire avancer dans un avenir proche certains dossiers comme celui de l’A31, (l’autoroute entre Nancy, Metz, Thionville et Luxembourg : ndlr), toujours plus proche de la saturation.

Emmanuel de Saint-Cyr : Que pensez vous de l’initiative du Vice-premier ministre Etienne Schneider pour utiliser les ressorts de la stratégie gagnante du mouvement du président de la République française Emmanuel Macron avec la création d’un mouvement « En marche » pour les élections au Luxembourg ?

Didier Remer : D’abord c’est une interprétation journalistique conservatrice bien locale au Luxembourg, Etienne Schneider propose avant tout de tenir compte des évolutions du paysage politique luxembourgeois. Il n’est pas fondamentalement question de créer un mouvement « En Marche » en lieu et place du parti socialiste luxembourgeois, il faut y voir une hypothèse de travail pour moderniser les forces en présence, ce que dit assez justement Etienne Schneider. C’est donc une stratégie qui se doit perçue comme une invitation à coaliser l’ensemble des forces de la majorité « Gambie » en tenant compte des spécificités historiques propre au pays et donc à chacun, le constat est simple, pour maintenir une action d’ensemble constructive et donc plus efficace dans l’opinion publique, il faut fédérer ce qui pourra l’être encore au sortir des élections d’Octobre. Son propos est d’ailleurs précis, il souhaite tenir compte des rapports de force qui pourraient résulter des futures échéances électorales d’Octobre, ainsi escomptant fédérer au mieux pour une action toujours plus concertée. Mais soyons précis, il n’y a pas l’once d’un renoncement sur le socle des valeurs du parti socialiste luxembourgeois, il faut y voir une modernisation de l’échiquier, ce que le CSV (chrétiens sociaux) a déjà bien entrepris avec Claude Wiseler comme leader des conservateurs. Justement, Etienne Schneider propose de fédérer toutes ces forces progressistes du pays qui intègrent un respect profond pour les valeurs sociales dont sociétales et donc logiquement progressistes du pays, Etienne Schneider est souvent enfermé par la presse conservatrice du pays par ailleurs très en lien avec le CSV, dont un ancien ministre des finances dirige le conseil d’administration du principal groupe de presse de ce pays… 



Etienne Schneider, vice premier ministre, ministre de l'économie
et Larry Page co-fondateur de Google. Droits réservés.


Emmanuel de Saint-Cyr : Sur la partie économie, le Luxembourg a misé sur des secteurs stratégiques qui peinent à convaincre toute la population, on pensera par exemple à l’exploration minière spatiale et donc l’initiative « SpaceMining ». Est également attendue l’installation d’un méga centre de données de l’américain Google. Ce projet annoncé pour 1 milliard de dollars d’investissement est jugé fantasque et parfois même pour certains, risqué à terme pour l’environnement, un gouvernement la tête dans les étoiles qui ne serait parfois pas trop haut perché pour en être éloigné du plancher des vaches ?

Didier Remer : Pour ce qui est de l’initiative SpaceMining, pour rester les pieds sur terre, il vous suffira de comptabiliser le nombre de pays qui rejoignent avec de solides investissements l’initiative portée par le vice-premier ministre socialiste Etienne Schneider en charge de l’économie.  On pensera à la récente signature avec la Chine, quand on connaît les modus operandi de cette supra puissance pour concrétiser un accord, on pensera que SpaceMining n’est pas qu’une simple lubie. Sur Etienne Schneider, il est incontestablement une des véritables chevilles ouvrières de ce bilan gouvernemental « Gambie », le ministre aura passé le plus clair de son temps en missions économiques à l’étranger afin de concrétiser la stratégie du nouveau Luxembourg comme avec sa réflexion pour un nouveau branding à l’international et au passage s’étant doté d’une agence pour communiquer aussi sur les autres valeurs du Duché, si nombreuses ! Mais attention, contrairement à certaines sorties des opposants de l’actuelle majorité, il n’était pas question que de « petits fours et cocktails », le ministre luxembourgeois de l’économie Etienne Schneider est revenu au pays avec de nombreux accords de coopération ou contrats commerciaux viabilisés financièrement pour les entreprises de son pays qui visiblement, ne s’en plaignent pas ! Sur certaines réserves de la population par rapport à la politique de réformes pour l’Economie comme avec « SpaceMining », là aussi la mémoire doit faire son œuvre, quand le Luxembourg s’est lancé dans l’audiovisuel et même les satellites, il y avait aussi parfois des réticences, notamment pour les satellites de SES Global, le groupe est aujourd’hui un des premiers acteurs mondiaux et bien sûr RTL Group, aujourd’hui filiale émérite de l’allemand Bertelsman Group, sociétés qui suffisent à rassurer sur cette formidable capacité de l’innovation luxembourgeoise pour des secteurs clefs de l’électronique. Pour des raisons privées, je connais des personnes liées à Bertelsman en Allemagne, je puis vous assurer que RTL Group s’est assigné des objectifs pour maintenir une rentabilité avec une stratégie opérationnelle des plus efficientes du secteur en pleine mutation au niveau mondial. Notons que la majorité actuelle du gouvernement luxembourgeois s’est elle-même assignée une refonte de son secteur public de l’audiovisuel en partage avec le groupe privé, il est question de donner plus de parole aux luxembourgeois et d’implémenter un volet culturel plus dense avec une aide renforcée à la réalisation et création de programmes de flux plus adaptés aux nombreuses réalités de ce pays. Pour le méga data center du californien Google, le projet est plutôt bien avancé, notons à ce sujet que la chambre de l‘unique parlement de ce pays s’était prononcée de façon plutôt collégiale pour un accord de principe ! C’est dire que les opposants à la majorité actuelle accompagnent aussi la démarche, certes avec de logiques interrogations de bon sens comme pour la question environnementale, mais sur ce point, je crois pouvoir dire que cette dimension est bien prise en compte par la présence effective des verts dans l’actuel gouvernement. Pour le groupe américain Google, outre le respect strict de la question environnementale par ailleurs replacée au centre de sa stratégie globale avec les meilleurs critères internationaux, le géant américain qui n’a pas vocation à faire force d’immixtion dans les affaires politiques intérieures de la gouvernance d’un état, Google annoncera son choix dans le cadre unique de son calendrier de sa stratégie internationale ERBC. Cette montée en charge des besoins comme promise avec le développement de l’IA ou intelligence artificielle démontre qu’alors oui, le Luxembourg serait assurément un bon choix et ce bien que certains luxembourgeois s’inquiètent du peu d’emplois créés si finalisation intégrale du projet. Cette donnée est assez relative, notons que l’actuel premier ministre Xavier Bettel a bien raison de rappeler que pour Amazon les effectifs sont passés de 200 à 2000 employés dans son pays ! Par ailleurs la Commission européenne a bien fait le choix pour l’Union européenne du Luxembourg pour son super ordinateur pour méga centre de données, et pour être complet, SpaceMining est une rampe de lancement intéressante pour la création d’une future agence spatiale luxembourgeoise, un ensemble solide de projets efficients pour la recherche et le développement dans ce pays qui compte de nombreux partenaires. On le voit bien, réduire le Luxembourg à sa place financière, pourtant deuxième au monde pour la gestion des fonds ou véhicules financiers en Hedge fund n’est plus d’actualité même si elle demeure encore une belle réalité également disposée à étendre le champs de ses compétences des fonds comme vers les énergies durables, on le voit, la majorité « Gambie » fait plutôt bien le job pour diversifier et amender l’économie avec des projets structurants qu’elle se verrait bien amplifier avec un maintien aux affaires en Octobre prochain …

Emmanuel de Saint-Cyr : Ce pays est proche du plein emploi, la croissance y est une des plus stables de l’Union européenne, mais semble demeurer un défi important pour l’éducation et la formation. Le pôle universitaire luxembourgeois démontre que le gouvernement de Xavier Bettel place un intérêt majeur pour satisfaire les nombreux besoins comme identifiés pour accompagner l’économie du pays, subsistent des problèmes de résultats dans le secondaire, la majorité actuelle est souvent critiquée par l’opposition sur cet aspect, peut-être une faiblesse ?

Didier Remer: C’est un défi, mais très franchement, la situation est sans commune mesure avec celle de 2013, l’ancienne majorité est clairement en responsabilité sur certains retards ou dysfonctionnements. Le pays s’est doté d’un pôle universitaire renforcé et donc toujours plus performant. Dans le secondaire il y a des impératifs à poursuivre, le pays a tenu compte des indicateurs PISA, également les clusters de formation sont plus nombreux et mieux adaptés aux attentes des entreprises, le pays consacre un budget important pour l’éducation tout en misant assez logiquement sur la recherche et le développement. Là aussi, les premiers effets bénéfiques de cette politique s’inscrivent dans un calendrier souvent  plus long et donc assez logiquement différent de celui des élections. Dans l’ensemble, ce pays n’est plus le même qu’en 2013, d’ailleurs l’opposition est un peu à court d’arguments pour venir porter l’estocade, si bien qu’on va chercher ou inventer des critiques qui ne tiennent pas vraiment toujours la route et ce alors que Xavier Bettel démontre une volonté concertée avec le corps enseignant. Il serait un des plus rémunérés au monde d’après l’OCDE et une récente étude interne de la Commission de Bruxelles, de quoi renforcer quelques exigences gouvernementales pour de meilleurs résultats. Je suis souvent choqué par certaines assertions des opposants à l’actuelle majorité, d’autant plus difficilement acceptable au regard de l’extrême longévité de cette dernière aux affaires et pour le coup, accusant un sérieux déficit de bons résultats en leur temps souvent à l’origine de certaines problématiques actuelles comme justement pour l’éducation.

Emmanuel de Saint-Cyr : Vous pensez à quel type d’assertion ?

Didier Remer: La plus édifiante ne concerne pas l’éducation, je pense à celle sur la soutenabilité de la dette de ce pays qui conserve une notation triple A, je pense donc notamment aux modalités interprétatives sur son calcul par les opposants et conservateurs du pays. Si le Luxembourg se doit accompagner toutes ses réformes, il se doit emprunter en proportion pour investir sur les secteurs stratégiques de son économie en pleine mutation, comprendre de l’existant jusqu’à l’implémentation des besoins logiques à son développement et donc pour partie, renouvellement. J’ai bien envie de prendre l’exemple du modèle de l’entreprise et les fameuses dotations aux amortissements pour que certains leaders de l’opposition se découvrent l’envie d’être plus précis pour certaines de leurs critiques. Ce pays comptera un million d’habitants en 2040, bien sûr, il s’agit d’une hypothèse basse, ainsi, il serait suicidaire qu’un gouvernement n’accompagne pas un tel développement, c’est-à-dire à se reposer sur les générations futures et seulement. Concrètement, il est bien question d’infrastructures qui se doivent dimensionnées en proportion avec cette évolution, la population endogène ne correspondant pour l’instant qu’à un seuil inférieur avec la présence globale sur un territoire en pleine évolution dont une indispensable population étrangère acquise au maintien de la bonne santé de l’activité économique. Essentiellement liée au travail transfrontalier, avoir une politique sous dimensionnée serait rapidement suicidaire et clairement inconscient. Au passage, la croissance du pays invite à la création d’un modèle de fond souverain pertinent, les aléas économiques mondiaux dont nul ne pourra remettre en cause la récurrence procyclique, ils suggèrent une gestion orientée vers les générations futures. Si depuis 2013 le Luxembourg fait montre d’investissements stratégiques croissants toujours plus importants, il s’assure d’un développement en cohérence, notamment orienté en durable. 



Etienne Schneider, Ministre de l'économie et Jeremy Rifkin.
Droits réservés.

Emmanuel de Saint-Cyr : Vous êtes donc aussi en accord sur le rapport commandé par l’actuel gouvernement luxembourgeois, rapport Rifkin qui suggère l’économie circulaire pour le pays, mais finalement quels sont les principes de cette troisième révolution industrielle ?

Didier Remer : Je vais être long, j’annonce la couleur, mais je tente avec un mot clef, anticipation. Par exemple mon propos s’intéressera au futur économique pour l’Europe et donc le Luxembourg tous deux liés assez logiquement aux perspectives mondiales, c’est-à-dire en tenant compte des modélisations les plus efficientes et donc récentes sur l’avenir économique de la Zone euro par le FMI, de la commission européenne et nombreuses agences gouvernementales ou supranationales. Elles pointent le rapport de force qui va s’établir inexorablement et donc s’amplifier entre zones en développement comme par exemple non exhaustif, le continent africain dont je vous invite à regarder la réalité qui s’impose. On pensera développement économique, mais pas moins population, flux migratoires potentiels, et donc rythme du développement économique variable et déséquilibré des zones et ce avec le risque environnemental toujours plus prégnant, réchauffement climatique, conséquences avec crises potentielles diverses, énergies, conflits humanitaires... Ces différents aspects soulignent le besoin urgent pour se trouver des principes les mieux adaptés pour notre économie dans le contexte de la mondialisation, ils sont bien ceux de l’économie circulaire ou 3em révolution industrielle. Concrètement, cette économie réorientée vers le circulaire comme présentée par exemple aussi par le rapport collaboratif de Rifkin qui suggère fortement à réduire l’impact de la part des déchets de la production mais cela va de la limitation de la production par rapport à la consommation, à la valorisation de tout ou partie de la production. Ainsi, il nous faut intégrer comme principes de l’économie circulaire quelques indispensables fondamentaux, par exemple plutôt bien compris par chacun, l’écoconception pour minimiser les impacts environnementaux et ce dès l’élaboration d’un produit. L’écologie industrielle avec une organisation fonctionnelle qui optimise l’usage par rapports aux ressources toujours plus limitées, on parle ici matière et énergie et pas moins important, ce besoin de privilégier l’usage à la possession ou plus techniquement, ce que nous autres appelons l’économie de fonctionnalité.


Emmanuel de Saint-Cyr : Finalement le sacre de l’Ubérisation ?

Didier Remer : Absolument pas, c’est un faux ami de l’économie circulaire, j’insiste, il ne faut pas confondre avec l’Ubérisation mise en avant par les détracteurs de l’économie circulaire, l’Ubérisation qui n’intègre pas vraiment les valeurs environnementales et de durabilité car ce modèle est surtout orienté vers un système finalement pyramidal qui de mon point de vue personnel, tente à faire croire qu’il y a deux économies. Une qui serait ancienne voir clairement dépassée, et une nouvelle miraculeuse si j’ose dire ! Or, on le voit bien, avec les premiers effets pervers perçus de ce système, lui aussi peut faire s’effondrer aussi rapidement dès lors que l’ancienne économie se rappelle à certains bons souvenirs arithmétiques, comprendre ici que le capitalisme en mode go fast devient ainsi mirage ! On vous rend artificiellement indépendant, mais finalement vous êtes supra dépendant d’un grand ensemble et donc votre possible échec est logiquement dissocié de la valeur globale de l’entreprise ou activité qui a déjà compris l’intérêt de pouvoir vous remplacer au plus vite. Pour le succès, bien sûr votre motivation vous poussera à une indépendance réelle, c’est-à-dire une bascule vers un modèle différent et donc qui s’imposera à vous pour ne pas être dilué dans la masse de cet ensemble qui de toutes les façons, vous aurait été déjà remplacé avant même votre chute en cas d’échec. Comprendre que le taux d’échec est déjà calculé et intégré pour en être anticipé ! Dans le modèle circulaire de Jeremy Rifkin qui nous intéresse, vous vous rappelez, je commençais mon propos avec le mot clef, anticipation. On pense ainsi au réemploi qui permet de remettre dans le circuit économique les produits ne répondant plus aux besoins du premier consommateur de la boucle. La réutilisation s’imposera dans la chaîne, certains composants d’un produit peuvent être réparés ou démontés et les pièces encore en état de fonctionnement triées puis logiquement revendues. La réparation et donc tous les biens qui en pannes, peuvent retrouver une deuxième vie par ce biais. Le recyclage qui vise à réutiliser les matières premières issues des déchets, en boucle fermée (produits similaires : ndlr) ou en boucle ouverte (utilisation dans d’autres types de biens : ndlr). La sobriété par une incitation intelligente à la réduction de la consommation utile, un modèle pour les pays pauvres en développement, mais une impérieuse nécessité de réorientation pour les plus riches. C’est d’ailleurs l’enseignement à tirer sur la réflexion globale de Jeremy Rifkin et d’autres, l’économiste démontre ainsi le besoin de préparer un pays ou territoires aux réalités politiques différentes comme tant d’autres à la troisième révolution industrielle de l’économie mondialisée, ainsi nommée. Le gouvernement de Xavier Bettel tient avec ce rapport une feuille de route intéressante, Rifkin ne veut pas être considéré comme un gourou, ce que les opposants de la majorité « Gambie » chantent à tout va. Ses modèles observent toutes les conséquences objectives et bien sûr, prioritairement l’économie sur l’environnement. Finalement n’en déplaise, ce capital le plus précieux sur cette terre pour devoir rester disponible durablement tout à chacun y compris au Luxembourg ! Ainsi sont comptabilisées avec le respect de l’environnement, toutes les conséquences, humaines, financières etc... Ne pas tenir compte de cet aspect, c’est une forme d’égoïsme démontré, chacun comprendra que le modèle pro-capitaliste subirait ces mêmes conséquences si elles ne devaient pas être anticipées et donc évitées, il est bien question de durabilité, et donc j’insiste, ce risque de l’impact d’un environnement toujours plus dégradé pour ne pas avoir été préservé. Par analogie, un politicien qui gère le présent en reportant systématiquement les conséquences sur les générations futures est dans une logique qui plus grave qu’égoïste, s’imposerait comme suicidaire et donc potentiellement collective par ses tristes conséquences. Alors bien sûr, les critiques qui pleuvent sur cette initiative d’un tel rapport Rifkin comme pour le Luxembourg, elles sont souvent les mêmes que dans d’autres pays, l’idée étant surtout de poser un cadre de réflexion constructif, il est d’ailleurs fort exemplaire au Luxembourg, tant par son approche par le gouvernement et cette volonté de l’amender d’une participation de toute la population. Alors oui le temps politique est d’un calendrier qui se prétend toujours plus pragmatique, boucler un budget, une réforme…  Mais n’en doutez jamais, la bonne santé de l’économie au Luxembourg comme ailleurs, sera préservée que si et seulement on s’accorde aussi ce temps aussi précieux de la réflexion que peut l’être à devoir anticiper pro activement sur l’avenir de notre environnement.

Emmanuel de Saint-Cyr : Sur le fond, chacun peut comprendre les conséquences avec l’absence de préservation de notre environnement, la météo le fait plutôt bien avec les ouragans, les nombreuses conséquences du réchauffement de la planète. Fallait-il pour autant commanditer une étude jugée relativement coûteuse à Jeremy Rifkin, un économiste par ailleurs américain qui lui-même utilise les ressorts du capitalisme pour vendre sa soupe ? L’opposition de la majorité « Gambie » avait peut-être le droit de considérer cette initiative comme moins urgente que les causes nobles toutes aussi urgentes qu’elle se propose de défendre, on en revient à cette critique de mesure tête de gondole d’un gouvernement « Gambie » ?

Didier REMER : C’est d’abord un débat interne au parlement luxembourgeois, cependant je suis toujours amusé par ces personnes de l’opposition à l'actuelle majorité qui en public font une critique acerbe de cette initiative du rapport Rifkin et qui en privé avec la même puissance, font un parfait déroulé de l’ensemble des mesures de bon sens qu’il suggère pour accompagner l’avenir de ce pays. Je crois sincère ceux qui sont à l’origine de cette initiative, ils le sont par la cohérence que représente le bon bilan de leur travail pour ce pays, notamment et notablement pour son économie. L’idée n’est pas de faire un coup médiatique, il est à mon sens plus à considérer comme un cadre de réflexion ouvert à toutes les bonnes volontés et donc sensibilités politiques de ce pays, le Luxembourg est signataire des accords de Paris sur l’environnement, c’est une réalité votée par son parlement, il se veut à son échelle un vaillant membre contributeur et donc exemplaire, Xavier Bettel et Etienne Schneider sont de ceux qui se sont démontrés comme les plus proactifs de cette initiative internationale boutée par un autre américain que Rifkin, je pense bien sûr à Donald Trump qui d’ailleurs semble-t-il pourrait revenir sur sa décision, je vous laisse deviner par quel économiste et au passage, par quel président de la République, bien sûr la tâche s’annonce des plus âpres. Ici au Luxembourg, le rapport Rifkin est présenté comme tête de gondole, mais il est surtout le fruit d’une réflexion constructive ou l’ensemble des forces vives de ce pays sont venues porter leurs expériences et parfois même inquiétudes, c’est-à-dire au-delà des quelques parlementaires conservateurs qui se sont faits forts de critiques. Pour moi, ce cadre de réflexion est largement plus intéressant et représentatif que la demi travée du parlement qui se cherche désespérément des arguments pour s’enfermer dans une logique purement politicienne, il faudrait peut-être allait voir quels sont les lobbies qui viennent aussi bourrer le crâne de certains parlementaires, et pour quelles bonnes raisons… Le bilan carbone du Luxembourg se mesure aussi, pas moins ses conséquences.



Antoine Deltour, lanceur d'alerte du Luxleaks blanchi au Luxembourg.
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Emmanuel de Saint-Cyr : Alors je résume, selon vous, le Luxembourg dispose d’un bon gouvernement, son bilan est exemplaire, Google doit s’y implanter sans risque pour la population et l’environnement, l’économie viendra conforter l’économiste Rifkin ayant fait un bon rapport, Xavier Bettel peut dormir tranquille et donnera quitus à son ami Emmanuel Macron pour le dumping fiscal, Etienne Schneider a bien les pieds sur terre avec SpaceMining en restant un socialiste en marche qui ne craint pas la fronde qui gronde dans ses rangs, Wiseler est un conservateur moderne à qui on bourre le crâne, et la place financière change de paradigme pour être exemplaire après le procès gagné par le lanceur d’alerte Antoine Deltour de l’affaire Luxleaks, votre optimisme ne frôle-t-il pas une forme de complaisance ?

Didier Remer : Je reconnais votre légendaire perfidie cher Emmanuel, je ne sais pas si le Luxembourg dispose du meilleur gouvernement au monde, mais je m’intéresse davantage à son bilan qu’il nous faut transposer à celui de l’Union européenne qu’il souhaite booster. La croissance du Luxembourg y est soutenue, l’emploi se porte bien pour atteindre un niveau toujours cohérent avec la bonne santé économique du pays dirigé depuis 2013 par l’actuelle majorité. Que Google qui intègre un profond respect des valeurs environnementales s’implante au Luxembourg ne me gêne absolument pas. Dans un futur proche, si amenée à se concrétiser, cette implantation pour 1 milliard de dollars ne gênerait pas moins les futurs employés dont certains bien formés dans l’université transformée à Belval par cette majorité, d’ailleurs cette implantation intéressera tous ceux qui profiteront par ruissellement de l’ensemble des activités économiques connexes pour ce secteur stratégique !  D’ailleurs vous noterez que l’Union européenne et donc la commission Juncker, ancien premier ministre luxembourgeois et leader du CSV en faisant le choix éclairé de ce pays pour son super ordinateur conforte cet aspect avec beaucoup d’anticipation et semble faire force d’intelligence bien réelle ou avec l’actuelle majorité notamment pour celle artificielle ou IA qui intéresse tant Google pour en être aussi la prochaine révolution de ce siècle. N’en doutez pas, l’intelligence artificielle sera également indispensable à l’économie de l’Union européenne bien inspirée par la réelle stratégie de déploiement si indispensable au calendrier de Google, d’ailleurs le géant américain n’a-t-il pas acheté au Luxembourg les terrains utiles pour concrétiser si beau projet dans ce pays dans un futur proche ? Oui, vous avez raison, Xavier Bettel pourra toujours donner un quitus à son ami Emmanuel Macron en rien doux rêveur sur la question de l’imposition des multinationales pour se rappeler son engagement de chef de gouvernement de l’actuel majorité comme pour booster l’Union européenne alors qu’il recevait le président français, et donc aussi pouvoir dormir un peu plus tranquille avec les récentes décisions de l’OCDE ou de la Commission européenne dirigée par Monsieur Jean-Claude Juncker, j’insiste lui-même l’ancien patron des conservateurs représenté par monsieur Claude Wiseler. Juncker n’a-t-il pas fait vœux de voir le Luxembourg avancer sur cette question ?  Un Claude Wiseler qui en bon chef de l’opposition constructive ne manquera pas de souligner dans la campagne la pression qui est faite à son pays par le président de la commission Juncker pour accélérer ses réformes contre ce dumping fiscal si chère à certains bourreurs de crâne et peut être à préférer effectivement se trouver de sérieuses pistes de réflexion pour moderniser l’économie comme avec une lecture plus attentive du rapport Rifkin. Etrangement, ce sont bien les mêmes qui amplifiaient cette idée des rescrits fiscaux en mode industriel dans le pays à l’origine de l’affaire Luxleaks dont la justice souveraine du Luxembourg vient d’apporter une première réponse intéressante au lanceur d’alerte Antoine Deltour, de quoi vous indiquer l’ambiance qui prévaut dans ce pays armé de son nouveau branding et donc agence mise en place par l’actuel majorité pour communiquer à l’international sur ses autres bonnes valeurs. Il faudra peut-être vous intéresser davantage à quel gouvernement et donc quelle est cette époque imputable à la pratique industrielle des rescrits fiscaux, voir quels efforts sont faits depuis par ce gouvernement pour le contrôle de ceux-ci et se préparer à en sortir comme ce ne fût pas fait avec une réelle stratégie qui manqua pour le précédent que représente le secret bancaire ! Vous souvenir peut-être qu’on ne se priva pas de nous rappeler aussi qu’un seul homme au bureau 6 s’y collait et que les big four l’y aidaient avec une complaisance hors norme du gouvernement de l'époque.  Vous allez me dire qu’un ministre de l’économie socialiste d’une époque encore plus lointaine y est aussi pour beaucoup avec un certain rapport à des années lumières de l’économie circulaire comme suggérée par le rapport de Jeremy Rifkin qui propose une autre vision à ce pays. Mais ceci expliquera peut-être aussi une fronde de certains nostalgiques au sein du parti socialiste luxembourgeois qui tire à boulets rouges sur le vice premier ministre Etienne Schneider toujours en marche pour l’avenir de son pays ; d’ailleurs la Chine qui s’est muée comme un état socialiste capitaliste et pragmatique ne vient-elle pas de signer un accord avec le Luxembourg qui a n’en plus douter, les pieds bien sur terre, serait toujours bien fondé à se doter d’une agence spatiale, là aussi dans un futur proche. Très franchement, laissons à nos amis luxembourgeois défendre ce bilan pour ceux qui en auront la charge, respectons l’indispensable besoin d’un exercice de la démocratie qui se doit exemplaire, le bon peuple du Luxembourg tranchera, avec bonheur ou pas, mais en octobre n’en doutez pas, il tranchera…



LUXEMBOURG:  «Let's make it happen»




Laurent Witz signe un clip pour le Nation Branding. (Droits réservés.)
















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