lundi 23 avril 2018

Losc de Gérard Lopez : L’accident industriel redouté ne devrait pas dispenser les vrais responsables ! (Exclusif)

Gérard Lopez, président du club de football du Losc qui risque la rétrogradation. (Droits réservés).



Paris le lundi 23 Avril 2018.
Didier REMER




Bien triste samedi, alors que le club Lillois pensait sauver ce qui pouvait ‘’encore’’ l’être, la grâce ne fût pas vraiment au rendez-vous!  Sans réelle arrogance, Marseille semble avoir accéléré le sort de la délicate descente aux enfers du club des Dogues; 5-1, résultat sans appel... Contrairement à l’idée si trop facilement répandue, au départ de l'aventure de la reprise du Losc par l'homme d'affaires l'hispano-luxembourgeois Gérard Lopez, les joueurs lillois n’avaient pas spécifiquement à rougir des statistiques -purement- sportives, « Doivent être soulignés de nombreux efforts et progrès qui malheureusement ne trouvèrent pas toujours leur concrétisation sur le terrain…  des réalités ! »  croit savoir ce retraité supporter actif de la première heure qui toutefois ne limite pas la responsabilité de l'actuel fiasco aux seuls dirigeants des Dogues « Une ficelle un peu trop grosse pour un supporter de mon grand âge !  Je n’aime pas voir battre les gens qui sont à terre ou presque, ce n’est pas le véritable esprit des gens du Nord, encore moins des vrais sportifs ! Vous savez, ici la valeur travail et celle de la solidarité comptent encore ! Que les efforts aboutissent ou pas, tout est question du mérite en action, le succès est une notion plus variable, il faut regarder qui sont les adversaires, tout est question de pointure ! » Un bon état d’esprit qui ne semble pas ou plus vraiment traverser toutes les générations de supporters d'un club en pleine crise. Entre mauvais résultats sportifs, ambiance dégradée au possible, coups bas et autres coups tordus, situation financière contrainte, le club du Losc risque de subir une rétrogradation avec toutes ses conséquences, « Avant les larmes qui nous sont promises, nous sommes tous condamnés au constat du véritable gâchis qui se joue sous nos yeux impuissants depuis de longs mois ! »  


La volonté seule ne suffit pas !


A présent, les commentateurs sportifs se lâchent sur le club, « Les Dogues sont devenus des proies médiatiques si faciles ! »  comme si le contexte délicat des épisodes Bielsa et autres écueils de la sphère dirigeante se pouvaient miraculeusement gommés dans les esprits des joueurs, pas moins ceux si tourmentés des supporters aux prises de la saga depuis de longs mois…  Pourtant, nombreux sont les observateurs qui se refusent à limiter leur analyse à la trop simple critique d’un dirigeant en devenir logiquement jugé, « Il est vrai, parfois rapidement approximatif ou clairement inapproprié pour relever… si grand défi ! Mais rarement insincère… » L’histoire est ainsi faite, l’hispano-luxembourgeois Gérard Lopez souhaitait racheter Marseille, c’est bien l’OM qui viendra peut-être aussi un peu sceller le nouveau destin « du » club Losc… Le tour de table objectif des investisseurs suppose bien « du » club ; plutôt que d‘un « son » club… Comme quoi, la volonté seule ne suffira jamais. Des premiers doutes avec « L’analyse économétrique et donc systémique lors de la reprise du club ! Dès le départ par la DNCG, la situation du club interrogeait déjà beaucoup ! » ; plus que jamais vrai aujourd’hui à l’heure d’un certain ''premier'' bilan. « Peut-être le dernier de l’ère Lopez si… »

Le modèle économique de Gérard Lopez est d’un équilibre jugé parfois « précaire entre pro-spéculation et pari logiquement sportif », comprendre ici que « L’axiome joueurs entraîneur restant toujours la clef de voûte d’un club de football de première ! », dans le cas de Gérard Lopez, c’est-à-dire pour certains esprits, misant davantage sur des stratégies comme surtout « Une acquisition massive de jeunes pousses ou soyons clairs, avec la spéculation pour seul avenir au point peut être d’en oublier un peu trop rapidement qu’un atome sans son noyau démontre plutôt l’inertie du présent, souvent explosive dans un futur proche... » insiste sévèrement notre source à Luxembourg qui scrute « Une dramaturgie… annoncée ! » Un jugement pour le moins peu optimiste et assez définitif.

Accident industriel ?

Le plus compliqué et donc lourd de conséquences pour notre source « Serait (à présent) de se mentir à soi-même et ce plus qu’aux autres, (…) Bien sûr qu’il fallait être optimiste, mais cette volonté sans cohérence allait devoir annoncer ce qui pourrait encore devenir l’accident industriel le plus grave de l’histoire du football français, ce drame annoncé par beaucoup d’observateurs qui devra aussi rapidement interpeller sur toute la chaîne des responsabilités ! », à commencer sur les autorités françaises, nationales et donc sportives, « Les principes de la régulation économique du secteur et donc tous les acteurs liés au processus décisionnel ! (…) Plus grave encore serait un déni général et pour le coup, la promesse d’un conflit durable entre la ligue professionnelle et certains clubs et autres agents économiques embarqués dans des pratiques qui démontrent qu’au-delà de l’aspect purement sportif, se jouent aussi des drames humains, toujours à la périphérie de l’économie. » Tacle sans réserve notre source à Luxembourg qui regrette de voir son compatriote Gérard Lopez avoir considéré qu’un club de foot pouvait se diriger comme « Une vulgaire entreprise de Time sharing* ! » Alors faut-il comprendre ici une bourse d’échange de joueurs avec visée purement pro-spéculative ? « Plus ou moins ! L’idée est plutôt bonne sur le papier, finalement réaliste, mais peut s’appliquer surtout à ceux qui disposent vraiment des moyens pour l’imposer, or l’urgence du Losc était visiblement ailleurs ! (…) Il fallait investir dans deux ou trois grands joueurs dès le départ, bien vérifier le cadre réglementaire dans le détail, innover, oui, mais avec autant de prudence que d’incontestable intelligence comme peut en démontrer un Gérard Lopez. Sans être plus désagréable que la situation, on gagne toujours à traiter ses dossiers dans l’ordre… » croit-on savoir encore. Cet aspect purement stratégique ne semble pas vraiment avoir affecté les autorités sportives de régulation, « Un club de première division est un relais économique souvent impliqué dans le devenir d’une région, ville ou collectivités territoriales, pour s’en convaincre, regardez ce que sont devenues toutes les villes de ces clubs rétrogradés (…), dans le cas du Losc, des élus doivent aussi regretter amèrement une fin de non-recevoir sur leurs inquiétudes de bon sens et ce par certaines autorités du football français dans leur tour d'ivoire… »  Et pour ceux qui sont remontés en première division ? « C’est toujours possible ! Mais surtout avec beaucoup de cohérence, bien sûr une question de management, de méthode et surtout d’un tour de table financier… sérieux ! » Fermer le ban. Un sauvetage? Notre source semble encore y croire avec force de conviction,  « Impossible n'est pas français! Ne dit-on pas... ? » nous allons donc voir quels seront les développements pour l’avenir du club Losc pour nous rappeler ce qui vient de nous être dit dans le détail...


Une hirondelle qui fait le printemps...

Au départ, sur le papier, un mix entre projet présumé fiable économiquement et pas moins sportif véritablement conquérant mais aussi avec ses indissociables premiers doutes, ce qui semblait annoncer la couleur, si je puis dire. Toutefois, l’épisode Bielsa s‘est rapidement démontré comme un élément déclencheur dont la justice semble calmer certaines ardeurs (lire notre précèdent article ici) visiblement éloignées de l’esprit de mutualisation de l’effort et de la solidarité si chères au milieu sportif si contraint. « Soit les attentes étaient déraisonnables, soit la promesse trop grande pour s’avérer véritable, il est bien question des engagements réciproques. » Pourtant, ce n’est pas faute d’y avoir œuvré, le dirigeant Gérard Lopez s’est battu comme un lion pour faire son tour de table financier, lui manquait peut-être un peu plus de concrétisation « rapide » sur le terrain, ce canal de la chance et donc de l’aboutissement de l’effort réservé exclusivement aux joueurs et donc à l’entraîneur, derniers ressorts. « Ainsi, avec des premiers résultats encourageants, la manne financière pouvait à nouveau suivre dans un futur proche. Mais l’histoire manquait peut-être aussi d’un autre ingrédient si précieux... la confiance ! » Ce n’est sûrement pas la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et la ligne nationale professionnelle qui viendront contredire cet aspect au retraité supporter de la première heure du Losc qui pourtant croit à l’ultime miracle : « Sur le terrain, peut-être, mais aussi avec une prise de conscience des autorités du foot qui ne sont visiblement pas très claires dans toute cette affaire! »  Sur monsieur Lopez? « Seule, sa volonté qui me paraît toujours sincère ne suffira pas ou plus, la situation financière suggère de trouver rapidement des investisseurs capables, la dette serait abyssale (entre 110 Millions à 130 Millions d'euros: Ndlr), et dans son tour de table on nous parle aussi d’un fond vautour qui n’a rien d’une hirondelle qui fait le printemps… »  A suivre...



Gérard Lopez, sa mise au point...

L’actionnaire principal des Dogues a choisi de s’exprimer ce mardi sur RMC, laissant la porte ouverte pour poursuivre l'aventure en cas de rétrogradation en deuxième ligue, le dirigeant insiste sur l'ambiance qui selon-lui, plombe ses joueurs, souvent jeunes et donc plus réceptifs à cet aspect: « J’espère, tant que comptablement on pourra le faire j’y croirai, on vit une situation hallucinante en termes d’événements catastrophiques, je serai le dernier à y croire. Il reste quatre matches à jouer. Le fait de ne pas gagner depuis janvier, parfois la performance, parfois les erreurs, parfois un tout petit peu d’arbitrage, mais c’est annexe, nous desservent. Je continue à garder espoir qu’on va se réveiller et qu’on va mettre les pièces les unes sur les autres pour pouvoir avancer. De l’intérieur, j’ai échangé avec une série de joueurs, avec certains plus expérimentés et le paradoxe avec ce que j’entends et en partie ce que je peux voir, c’est qu’ils sont concernés, c’est le terme le plus approprié. Parfois ils n’ont pas de réponse avant même que la question soit posée. À n’importe quel moment ils sont convaincus qu’il peut se passer un truc dont ils seront coupables et ils ne jouent jamais libérés. Guingamp c’est le symbole, dès qu’on commence à avoir des résultats ils se demandent quoi faire et ne pas quoi faire... Vous sentez des gars qui sont concernés par la situation quand on leur parle un à un », a commencé par expliquer Gérard Lopez sur les ondes de RMC Sport. Il a ensuite annoncé avoir un plan en cas de rétrogradation, d'ailleurs le club se doit effectivement être en capacité de proposer deux plans de continuation en fonction de l'issue de la saison aux conséquences différentes : « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre » Dans la foulée, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a nié certaines informations sorties dans la presse notamment sur les retards avant d’arriver au point qui intéresse le plus les supporters : le volet financier. « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre. Même si on espère encore rester en Ligue 1, il n’y aura pas de dépôt de bilan si on va en Ligue 2. Sur la DNCG ce n’est pas à moi de m’exprimer. On a discuté de certaines choses, si on avait pu recruter certains joueurs d’expérience, on n’en serait pas là non plus. C’est vrai qu’on ne veut pas descendre. Si on descend, on va ajuster. Est ce qu’il peut vivre deux trois-quatre ans en Ligue 2 ? Non. C’est un club qui peut descendre ? Oui. Est-ce que c’est un club qui veut descendre ? Non. Je serai là l’année prochaine, même en Ligue 2. Clairement, il y a une communication qui a été faite, je ne pense pas par la DNCG, mais si les infos sortent, ce n’est pas anodin. Il y a six ou sept clubs qui ont reçu des remontrances et on n’en parle pas. Depuis le début on est un peu à la mode, je n’ai pas à sauter sur toutes les infos. Le point le plus important c’est que je bosse pour que ça marche, mais ce n’est pas anodin que certaines infos sortent. Il y a une erreur dans certaines choses qui sont sorties, les chiffres énoncés sont complètement faux. Le club a été acheté point barre. L’investissement dans les joueurs a été fait avec 30% en fonds propres et 70% en externe. Ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai pu lire comme quoi tout a été financé par la dette... », a-t-il ainsi ajouté sans pour autant jamais évoquer l'évolution possible de son rapport avec les engagements pris avec le fonds Elliott et autres consorts, possiblement une bonne nouvelle si le club parvient à se maintenir ? La question reste clairement posée...



Fonds Elliott...



" Le fonds américain achète des dettes ou des actions décotées et secoue les dirigeants concernés pour qu’ils améliorent la situation. Si ce harcèlement aboutit au résultat espéré, il revend ensuite ses titres avec une forte plus-value. Depuis sa création en 1977, Elliott se flatte d’avoir ainsi fait bénéficier ses investisseurs d’une rentabilité moyenne de 13,5 % par an, supérieure à celle des 500 plus grandes valeurs américaines (11,2 %)." s'était encore alarmé le journal "Le Monde" il y à quelques mois... L'ancien patron de l'écurie Formule1 Lotus «  Rachetée en bout de course pour l'euro symbolique par Renault... » suite à l'échec de la stratégie de Gérard Lopez que certains préfèrent relativiser au regard là aussi, «  ...d'un tour de table qui avait tout pour séduire sur le papier, mais dont l'optimisme de la stratégie tant sportive qu'économique ne devait pas se confirmer au plus près des engagements réciproques... » croit-on savoir à Luxembourg en oubliant un peu vite de préciser que pour cette affaire, certains détails et autres "dilemmes de circonstances" avec des associés de l'homme d'affaires Gérard Lopez. Reste à connaître l'issue de cette saison pour le club du Losc et donc son rapport à la ligue 1 de football, puis dans un autre registre pas moins important, l'issue après la clôture des comptes après l'audition des dirigeants devant la DNCG programmée dans les semaines à venir, serait déjà évoquée la possibilité d'une audition de l'ensemble des actionnaires... « Il faudra aussi s'intéresser dans le détail à la chronologie des décisions prises par l'instance régulatrice plus en amont, on pensera notamment par la suite aux mesures conservatoires restrictives, le projet ayant démontré des limites dès les premières heures, ce que ne peuvent contester la Dncg ou la ligue professionnelle..» insiste notre source à Luxembourg.





L'Avis de Finance Offshore...

Le calendrier est toujours plus tendu, entre derniers matchs à jouer - et surtout à gagner ! - et la prochaine audition de l'équipe dirigeante à la Direction nationale du contrôle de gestion, toute une région reste logiquement suspendue à l'issue du club qui s'est démontré comme un des plus brillants de l'histoire du football français. Bien sûr, face à la crise, les avis sont parfois tranchés pour ne pas dire sévères, mais souhaitons sincèrement au club du Losc et à ses nombreux supporters une issue par le haut, c'est à dire capable de s'éviter la rétrogradation. Sur l'aspect purement financier du club, il faudra bien plus que des bonnes intentions, il faudra un plan de sauvetage, là aussi, capable ! Pour être tout à fait complet, il faudra aussi tirer toutes les conséquences d'une issue possiblement encore moins positive, elle appellera toutes les responsabilités qui devront se faire jour... Pour l'heure, la première urgence sera bien de voir tout ce que compte de supporters démontrer leur soutien à leur équipe face à celle de Metz, ce qui pourrait s'avérer comme essentiel !































* Time Sharing: Le temps partagé ou pseudo-parallélisme, est une approche permettant de simuler le partage par plusieurs utilisateurs; ce terme est surtout utilisé pour la vente d'appartements en temps partagé, ici dans le texte avec une connotation assez péjorative et donc plutôt négative.










Finance Offshore © Copyright 2018 Tous droits réservés pour tous pays - Images may be subject to copyright.



Finance Offshore, premier site sur la Finance Offshore de l'espace francophone international


dimanche 18 mars 2018

Convention fiscale, mobilité, travail frontalier, partenariat économique : France-Luxembourg, la visite d’Etat pour se remettre en marche !




Capital sympathie assuré pour la visite d'Etat en France de LL.AA.RR Mara Teresa et Henri de Luxembourg. (Droits réservés.)



Didier REMER

Paris le 18 Mars 2018.




Depuis 1978, dernière visite d’Etat du dit format, les relations bilatérales entre la France et le Luxembourg se sont démontrées particulièrement cordiales, cependant force est de constater qu’elles demeurent bien plus complexes dans les faits. Dans l’ensemble, les deux pays ont appris à capitaliser sur un pragmatisme plutôt convergent, de nombreux différents ont cependant émaillés des crises ouvertes qui se sont cristallisées notamment sur des sujets sensibles comme le secret fiscal en son temps ou plus récemment, la pratique assumée d’un dumping fiscal. Controversé avec les fameux rescrits fiscaux, le Luxembourg vient pourtant renforcer le manque de développement économique de trois départements du Grand Est de la France.  Quand certains s’inquiètent de l’appauvrissement de la région Lorraine (ancienne nomenclature), notamment le sillon mosellan, d’autres s’inquiètent de voir 95 000 travailleurs frontaliers français au Luxembourg pris en otages par un manque d’infrastructures efficientes pour assurer leur mobilité quotidienne. C’est à n’en plus douter un des grands dossiers et donc défis qui viendront nourrir les discussions politiques en marges de cette visite d’Etat. Bien sûr, les bonnes volontés seront clairement affichées, le Luxembourg veut profiter de cette occasion pour disposer d’un nouveau strapontin en respectabilité, ce pays fait beaucoup d’efforts, pas toujours ceux que Paris souhaiterait voir priorisés, toutefois, le président de la République semble disposé à réactiver ce qui peut l’être sur l’autel d’une indéfectible amitié. 

Ne soyons pas injustes avec le Luxembourg, cet état est lui-même dans une phase assez introspective depuis 2013, pour revoir son modèle économique et peut-être s’écarter d’une image un brin trop orientée sur sa place financière aux dimensions internationales. Bien sûr, les scandales Luxleaks et consorts y sont pour beaucoup dans le "Luxembourg bashing" ! Toutefois, avec un travail salutaire de rebranding,  pointe un vent de renouveau dans l’approche des relations apaisées du Luxembourg avec ses « grands » voisins, pour cause, la France comme la Belgique redécouvrent le chemin de la croissance et nos amis allemands souhaitent réarmer le couple indispensable à l’intégration européenne. C’est d’ailleurs tout le sens de la visite d’Emmanuel Macron au Grand-Duché il y a quelques mois, rebooster l’Union européenne, ce à quoi le premier ministre luxembourgeois libéral Xavier Bettel s’était engagé au même titre que Charles Michel pour la Belgique…


En mode Win-Win…

Lors de la visite d’Etat de Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri de Luxembourg, il y a des sujets qui seront abordés avec franchise par les deux chefs d’état, l’intérêt est bien de rester dans une logique constructive, le président de la République française Emmanuel Macron qui est très enclin avec sa feuille de route programmatique très orientée pour la réforme sait devoir mettre aussi du réalisme sur la table des négociations bilatérales. Les luxembourgeois sont disposés à faire des efforts, la notion de partenaires en mode Win-Win sera logiquement au rendez-vous, mais ils auront aussi à cœur de défendre un ensemble de desiderata comme pour dire à l’Etat français si centralisateur que les recettes du passé ne sont plus adaptées au cadre transfrontalier, le fameux millefeuille territorial des niveaux décisionnels de l’administration française. Un dossier viendra certainement confirmer cet aspect cornélien avec le doublement de l’A31, cette artère vitale qui mène au Luxembourg la grande majorité des travailleurs frontaliers que certains imaginent sous concession à péage, projet loin de faire l’unanimité dans les deux pays. Dossier épineux qui peine à mettre tout le monde d’accord, en effet là ou nos amis luxembourgeois souhaitent miser sur l’alternative au tout voiture, on pensera transports alternatifs, à tout le moins, chemin de fer enfin efficace ou co-voiturage avec incitation fiscale, et même jusqu’à la proposition récente de télétravail dont l’idée serait déjà expérimentée avec plus ou moins de bonheur, et ce toujours en attendant mieux.


L'exemple Belge...

Les luxembourgeois expérimentent un système de co-financement avec nos amis Belges, il est bien question d’investissements directs dans les infrastructures comme les voix de communications et les P+R, les fameux parkings pour inciter les travailleurs frontaliers à utiliser les transports en commun. Notons que le parallèle avec la Suisse est assez intéressant si l’on regarde du côté de l’exemple de Genève, avec une problématique systémique assez équivalente, entre péréquation réaliste et fiscalité et donc pas moins mobilité renforcée, cet ensemble de réalités pragmatiques s’avère intéressant d’enseignements pour un président français décidé à se trouver certaines bonnes issues. D’ailleurs, le Luxembourg commence à participer à la réalisation de P+R en zone frontalière directe, un début intéressant qui marque un état d’esprit assez conciliant pour ne pas dire frondeur pour accompagner les élus de villes françaises frontalières qui peinent à trouver certains égards de la bonne part de leur Etat, comme quoi, volonté, il y a ! 


Les sénateurs français souhaitent des gages...

Mais si des efforts sont notables côté luxembourgeois,  le pragmatisme de Bercy sera lui aussi au rendez-vous, pour s’en convaincre, le travail du Sénat français qui ne l’oublions pas, est bien cette chambre qui tient la bonne corde des collectivités territoriales. Les sénateurs veulent certains gages, et même si certains sujets seraient plus ou moins évités lors de la visite d’Etat, subsisteront certains contentieux sur la fiscalité des travailleurs frontaliers et donc certaines modalités de la redistribution de la manne fiscale ainsi perçue par le seul Luxembourg, contentieux, déjà clairement inscrit à l’agenda. Sur ce point, tout est question d’interprétation, toutefois, il y a des évolutions notables et donc supra-légales au niveau européen, et n’ayons pas peur de le dire ici, peut-être l’occasion de trouver enfin un arrangement proche du gentlemen’s agreement, à l’heure ou le Win-Win est à la mode, autant tenter lui faire réellement sens. D’ailleurs l’entreprise du président français pour un certain rééquilibrage sur la question sensible de l’imposition au réel du territoire du client final des GAFA, la France « est particulièrement engagée » dans son offensive contre les géants du numérique, assure le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi. Les « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) ont selon lui « une responsabilité » en raison de leur « rôle extrêmement important dans l'économie et la société ». « On ira jusqu'au bout », a ajouté le secrétaire d'Etat, jugeant nécessaire de faire évoluer les « pratiques fiscales » des géants du numériques, bien sûr, à commencer en Europe...

Pointeront aussi certains reliquats "comptables" liés aux rescrits fiscaux qui donnent quelques bons arguments aux deux commissions des deux chambres de la République, pas vraiment un train d’avance, mais de quoi maintenir l’envie de réfléchir aussi du côté de l’unique chambre de l’état luxembourgeois à système monocaméral, bien sûr, tout est question d’échelle et respect d'une saine concurrence. Notons que le Luxembourg est un bon élève de l'Union européenne, sa croissance et son économie démontrent que le pays aborde l'avenir avec beaucoup de pragmatisme, sa stabilité économique vient de se voir confirmer par l'agence de notation Standard and Poor's ayant annoncé le maintien de la note «AAA» pour l'économie luxembourgeoise. C'est le plus haut niveau assorti d'une perspective aussi stable.


Cartes sur table...

Les urgences sont notables, venir à Luxembourg et annoncer vouloir rebooster l’Union européenne suggère au président français et donc par la même au chef de l’état luxembourgeois quelques prises de positions fermes, un engagement mutuel qui méritera d’être détricoté avec le sens du détail, ce que promettent déjà certaines ONGs et parlementaires de l’opposition en France et pas seulement, à quelques mois des élections européennes, il faudra plus que des bonnes volontés oratoires, et soyons clairs, une forme d’exemplarité comme se doit pouvoir le suggérer le travail des différentes commissions bilatérales missionnées. Pour l’heure, la volonté est assez partagée, le volet économique devrait permettre aux entreprises luxembourgeoises de bénéficier d’un focus intéressant pour ne pas dire apaisé, du taillé sur mesure devrait donner un certain quitus à cette volonté. Il est bien question de tourner la page des épisodes tendues sur le front de relations souvent complexifiées entre les deux états, l’objectif est bien de jouer cartes sur table, c’est-à-dire tout sauf un poker menteur comme semblent s’en inquiéter certains journalistes au Luxembourg, inquiets pour être coutumiers de certains ratés du passé, et comment ne pas les comprendre… Certains dossiers sont dans les cartons depuis plus de vingt années, c’est dire ! La convention fiscale franco-luxembourgeoise est elle-même datée de 1958, certes amendée, elle mérite un profond dépoussiérage, ce à quoi tenteront les deux états… amis ! 










Le programme de la visite d'Etat...


Lundi 19 mars

Le couple grand-ducal et sa délégation seront accueillis officiellement aux Invalides en présence de la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. Après l’interprétation des hymnes nationaux, le chef d’État passera en revue la garde d’honneur composée de quatre grandes forces – la garde républicaine, l’armée de terre, la marine nationale et l’armée de l’air – dans la cour d’honneur du château.

Le couple grand-ducal, accompagné de la grande escorte composée de 140 chevaux et de 28 motards de l’escadron motocycliste de la garde républicaine, sera ensuite conduit au palais de l’Élysée. Henri et Maria Teresa seront accueillis par Emmanuel et Brigitte Macron, pour un entretien privé.

Le couple grand-ducal, les ministres Étienne Schneider et Pierre Gramegna ainsi que la secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Économie, Delphine Gény-Stephann, assisteront à un déjeuner de hauts responsables économiques et à un forum à la Chambre de commerce de Paris, intitulé «France-Luxembourg : Plus que des voisins», qui permettra aux entreprises luxembourgeoises de nouer ou renforcer des contacts avec les entreprises locales.

En fin d’après-midi, le couple grand-ducal aura une entrevue avec le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, en présence de Jean Asselborn.

Un dîner de gala au palais de l’Élysée clôturera cette première journée.

Mardi 20 mars

En début de matinée, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse se rendront à l’hôtel du Luxembourg afin de rencontrer le président du Sénat, Gérard Larcher, en présence de Jean Asselborn.

Le couple grand-ducal participera ensuite à une réception à l’Hôtel de ville de Paris, suivie d’une entrevue avec la maire de la capitale, Anne Hidalgo, en présence également du ministre Jean Asselborn. Cette rencontre sera suivie de la signature d’un parchemin commémoratif et échange de cadeaux. Le couple grand-ducal aura également l’occasion de saluer les invités et la communauté luxembourgeoise à Paris.

De son côté, le Premier ministre Xavier Bettel rencontrera, à l’hôtel de Matignon, le Premier ministre français, Édouard Philippe, pour un entretien privé.

Temps fort de la journée, les ministres français et luxembourgeois rejoindront l’hôtel de Matignon afin de participer au séminaire intergouvernemental France-Luxembourg, qui portera sur des dossiers bilatéraux, transfrontaliers et européens. Sûreté nucléaire, coopération en matière de changement climatique et dans le cadre de la Grande Région seront notamment au centre des discussions. La nouvelle convention fiscale des travailleurs frontaliers français, présentée vendredi au Luxembourg, sera signée en marge de la visite.

Ce séminaire sera suivi d’un déjeuner à Matignon.

À Station F, un incubateur de start-up installé dans un ancien bâtiment ferroviaire, le chef d’État et son épouse, accompagnés de Xavier Bettel, Étienne Schneider et Pierre Gramegna, rencontreront des entrepreneurs sur le programme d’accélération ShareIT.io, dont l’objectif est d’aider les entrepreneurs sociaux ou environnementaux à développer des projets technologiques à la hauteur des grands enjeux sociétaux.

Le couple grand-ducal et l’épouse du chef d’État français assisteront à une visite guidée au musée Rodin de l’exposition « Steichen/Rodin: Un dialogue. », qui retrace l’histoire d’amitié entre un Américain d’origine luxembourgeoise et un Français, dans la capitale de l’art contemporain au début du XXe siècle. Après la visite,  le Grand-Duc et la Grande-Duchesse donneront une réception dînatoire dans les jardins du musée.

Mercredi 21 mars

Le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ainsi que ministre de l’Économie, Étienne Schneider, se rendront à Toulouse accompagnés du secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.

La délégation officielle se rendra d’abord au Centre national des études spatiales (CNES) afin d’y visiter, entre autres, le French Instrument Mars Operation Centre (FIMOC), un centre d’opérations d’instruments français pour la mission Mars. Le FIMOC permet aux collaborateurs du CNES, de guider les instruments ChemCam et SAM-GC – deux instruments d’analyse des roches et des sols – embarqués sur le Rover Curiosity durant sa mission d’exploration du cratère Gale de la planète Mars, l’objectif étant de déterminer si la planète rouge est habitable.

A la mairie de Toulouse, le couple grand-ducal et les ministres seront accueillis par le maire de la ville rose et président de Toulouse métropole, Jean-Luc Moudenc. Après une entrevue, ils visiteront la Salle des illustres dont les peintures retracent l’histoire de la ville et d’y rencontrer des ressortissants luxembourgeois et des autorités locales.

Après un déjeuner officiel offert par le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pascal Mailhos, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ainsi que leur délégation se rendront au Quai des savoirs, un espace culturel dédié à la diffusion et au partage de la culture scientifique, technique et industrielle, à l’innovation et au numérique. Ils y visiteront l’exposition «#HumainDemain», sur les enjeux et impacts des innovations scientifiques et technologiques sur la vie quotidienne des citoyens et celle des générations futures.

Cette visite d’État se terminera en fin d’après-midi avec la visite de l’entreprise Airbus. Après la visite notamment de la chaîne de montage de l’Airbus 380 et une présentation générale des activités de l’entreprise, Étienne Schneider et le vice-président en charge de la stratégie et des affaires internationales d’Airbus, Patrick de Castelbajac, signeront un accord-cadre.


Source: Présidence de la République.
















Finance Offshore © Copyright 2018 Tous droits réservés pour tous pays - Images may be subject to copyright.


Finance Offshore, premier site sur la Finance Offshore de l'espace francophone international


vendredi 23 février 2018

L'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez face au "créancier Bielsa" du LOSC !


L'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez se doit faire face au créancier "Bielsa"...
(Droits réservés.)


Didier REMER

Paris, le Vendredi 23 Février 2018.


La volonté seule ne suffit pas, c’est l’adage du moment à Lille, le club de football du LOSC est dans une situation pour le moins complexe et pour le pire, rendue potentiellement délicate.  Pour l’heure, ce sont les revendications du « créancier » Marcelo Bielsa qui nous donnent l’ambiance du club. « Le bouillonnant coach argentin n’est pas du genre à essuyer la moindre critique, notamment si elle touche à son pedigree de meilleur entraîneur de sa génération, l’homme est plutôt direct, et rend coup pour coup. » croit-on savoir.  Pragmatique, depuis la séparation et la lune de miel ainsi avortée, l’homme serait bien décidé à "laver son honneur", cet aspect passera par sa réelle capacité ou pas, à faire valoir des arguments bétons pour faire sens à une clause de son contrat, il serait question de 18,8 Millions d’euros ( ?), salaires et primes non payés et préjudices ainsi, évalués...


La méthode Bielsa...

Bien sûr comme souvent en tel cas, il est question d’interprétation, toutefois ne faudrait-il pas que la ficelle soit un peu trop grosse, un tribunal de commerce se doit juger le fond, c’est-à-dire le maintien de l’activité économique de l’entreprise et le respect de son business plan, et donc de constater si effectivement, « Le degré d’implication d’un employé est en correspondance avec les objectifs ainsi définis, c’est-à-dire ceux qui fondent la relation entre employeur et employé. » insiste ma source. Nul besoin de rapports coûteux d’expertise pour un club de football ! En effet, cet aspect se vérifie assez rapidement pour un club sportif, « C’est en général les résultats sportifs du dit club qui offrent la tendance, d’ailleurs pour être complet, l’humain tient bonne part, on peut s’intéresser à l’ambiance du club, des vestiaires jusqu’aux tribunes des supporters en passant par le degré de sincérité pour l’implication de chacun… » Or dans le cadre du club nordiste du Losc, ce qui devait être un mariage de raison ne s’était pas vraiment traduit dans les faits, sont à présent évoquées la mission d’un coach sportif dont les résultats et surtout la méthode, sont l’objet d’importantes réserves, du moins chez les supporters. « Tous sont visiblement assez déçus pour ce qui est de la concrétisation sur le terrain de "la méthode Bielsa"..., (...) un aspect plus technique sur certains choix et donc cette capacité à fédérer et donc entraîner… », c’est le cas de le dire, vers théoriquement toujours plus haut. Un aspect bien subjectif, mais un technicien du sport est censé faire la démonstration efficiente de la transmission de sa technique...  


"Une histoire de fric..."

Après quelques dissonances et donc démonstrations jugées par certains comme assez égotiques, le mot serait faible, celui qui devait actionner la cohésion d’une équipe ne semble pas avoir démontré une implication à la tâche des plus… efficientes ! « Le club de Gérard Lopez est une entreprise qui fait vivre de nombreuses familles dans le Nord de la France, il est un acteur économique comme tant d’autres, se devant assurer la pérennité d’un modèle économique par ailleurs bien connu pour en être fort tributaire de différents aléas. » insiste une autre éminente source, impliquée dans la vie politique de Lille. Toutefois, puisqu’il est à l’évidence question de méthode, la justice va devoir s’intéresser aux détails de la chronologie des faits, « C’est-à-dire des différentes interactions entre les différentes parties. » instigue t-on. Peut-on imaginer que le dirigeant Gérard Lopez ait failli dans son rôle ? Celui-ci ne s‘est-il pas inquiété de la traduction concrète du travail et donc des performances des joueurs coachés par son entraîneur ? Ne l’a-t-il pas informé en temps et en heure, ne lui a-t-il pas assigné une stratégie adaptée toujours en correspondance avec les objectifs du club ? A-t-il été écouté, visiblement, les supporters ont leur réponse. « Au départ, nombreux en voulez à Gérard Lopez, mais rapidement quant on a compris que c’est devenu qu’une histoire de fric, on voit bien que l’avenir du Losc et ses employés et donc nous les supporters, c’est vraiment le cadet des soucis de Bielsa ! » (…)  « Après que l’on soit d’accord ou pas sur la reprise du club par l’homme d’affaires luxembourgeois, on remarque qu’il se bat comme un lion pour nous sortir de tout ça, vous savez, dans le Nord, on aime les gens sincères… » croit-on aussi savoir à Lille.  C’est peut-être un aspect qui devra ressortir au prochain coup, en effet, vu la configuration du dilemme, c’est bien une chambre d’appel qui devrait hériter de l’affaire.

La clause, "le jackpot..."

Le tribunal de commerce rendra sa décision le prochain 5 mars, en attendant il a déjà écarté une demande de médiation de la défense de Bielsa, le procureur de la République n’a donc pas suivi les « premières » demandes de l’ancien entraîneur du Losc. Ce qu’avait déjà reconnu son avocat qui mise davantage sur un appel : « Le tribunal a également refusé la demande de médiation réclamée par mon client. Quelle que soit la décision rendue le 5 mars, la Cour d'appel sera ensuite compétente et interviendra de toute façon ! » a déclaré Me Benjamin Cabagno dans des propos relayés par L’Equipe alors qu’il n’avait pas manqué d’annoncer la couleur de la teneur de ses principales revendications si j’ose dire: « Pour défendre sa situation de créancier (18,8 millions d'euros, salaires et primes non payés plus l'estimation de préjudices), (Monsieur Bielsa) souhaitait faire constater une cessation de paiement pouvant conduire à un redressement judiciaire du club nordiste… » Autant dire que l’avenir du club n’est visiblement pas la priorité de ce côté-ci de l’échiquier, « Les attentes se font plus précises sur l'aspect d’une interprétation d’une clause qui pourrait faire décrocher "un certain jackpot" à monsieur Bielsa, on est loin de l’esprit du sport avec ça, au moins; ça a le mérite d’être clair, notamment enfin plus clair à présent chez les journalistes sportifs! … » devait conclure ma source.

Les supporters: "On est avec lui ! "

Pour ce qui est de l’homme d’affaires luxembourgeois Gérard Lopez, la charge du bizutage est plutôt lourde, « Il en prend plein la gueule, mais s’il sort par la grande porte de cette affaire, il aura bien mérité de poursuivre l’aventure du Losc. Après tout ça, il ne peut qu’en ressortir renforcé, qu’il ne s’y trompe pas, on est avec lui ! »  La juridiction d’appel va donc devoir fonder sa réflexion sur un ensemble d’éléments qui risquent de se transformer en grand déballage sur la place publique, et là encore, les supporters devront tous, …supporter ! Pour l'heure, le dirigeant du Losc Gérard Lopez ne s'en cache pas, c'est déjà visiblement une épreuve de voir le club dévisser: « Émotionnellement, c’est compliqué et je le vis mal. J’ai envie qu’on réussisse, qu’on gagne. J’ai envie d’aider. Je suis un fan parmi d’autres mais ce n’est pas moi qui joue ». Très touché, Gérard Lopez a ensuite ajouté : « Le projet est sportif et il se joue à moyen et long terme. On est un peu en retard. La nature même du projet n’a pas changé. Il faut recadrer l’aspect sportif. Ce n’est pas acceptable d’être seizième mais il faut garder confiance ». Pour cela, les pensionnaires du stade Pierre-Mauroy comptent sur le soutien de leur public. « Il y a peu de clubs en France avec des résultats aussi moyens qui peuvent compter sur leur public. Ce sont eux qu’il faut respecter ».et d'ajouter pour l'affaire Bielsa tout de go dans un entretien à  "La Voix Du Nord", "quelques erreurs depuis sa prise de fonction." La mise en place d’un loft l’été dernier en était une. « Beaucoup de choses ont été faites au départ et les premiers retours étaient positifs. Il y a des décisions qui ont été prises mais qui n’auraient pas dû l’être comme cela, je pense notamment au loft. Quand on fait quelque chose, on le fait à fond, quitte à en assumer les conséquences après. On n’était pas cent pour cent à l’aise avec celles-ci mais à l’époque on avait donné une liberté de choix à l’entraîneur en place (...) Je regrette de ne pas avoir gardé plusieurs joueurs d’expérience pour encadrer nos jeunes ». Toujours est-il concernant la politique des Nordistes, il a évoqué le dernier mercato d’hiver. « On aurait vendu, on aurait dit, Lille est forcé de vendre, soit un scénario de fin du monde ». Enfin, Marcelo Bielsa, sur lequel il avait beaucoup misé, est dans sa ligne de mire. « Je retiens pour l’instant que ça a mis notre projet en retard car on n’est pas là où on voulait être en début de saison ». Concernant la procédure en cours, il n’a pas souhaité faite de commentaires. Il a simplement tenu à préciser au sujet des 18 millions d’euros qu’El Loco réclame au LOSC : « Les chiffres que je lis rentrent dans le domaine du fantasme mais comme on rentre dans le domaine légal, je ne rentrerai pas dans les détails ». Mais ce dossier sera très important pour le LOSC, déjà dans le collimateur de la DNCG. « On va essayer de parfaitement préparer notre prochain rendez-vous pour avoir toutes les réponses ». Un rendez-vous qui sera assez capital dans les deux sens du terme pour un club qui enchaîne les déconvenues depuis un an. 




L'avis de Finance Offshore...


C'est encore un épisode cornélien pour le Losc, toutefois si leur dirigeant Gérard Lopez peut parvenir escompter une issue par le haut, nul doute que les supporters devraient s'y retrouver. Ce club dispose bien des supporters historiquement considérés comme les plus impliqués dans la vie d'un club français, leur rêve n'est pas impossible, toutefois, en plus de cohérence sur l'aspect purement sportif,  il sera bien question de patience et de chance aussi à devoir organiser sur le terrain. A suivre...
















Finance Offshore © Copyright 2018 Tous droits réservés pour tous pays - Images may be subject to copyright.

Finance Offshore, premier site sur la Finance Offshore de l'espace francophone international

mercredi 14 février 2018

Emmanuel Macron, la communication présidentielle à la peine ? Enquête exclusive.


Le président de la République Emmanuel Macron refuse "La République du soupçon." (Droits réservés.)




Didier REMER

Paris, le Mardi 13 Février 2018.



Le président de la République française le sait trop bien, la communication est un exercice qui peut s’avérer parfois bien complexe dès lors qu’une stratégie souffre d’éléments contradictoires qui s'invitent dans la partition. Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est lancé dans un nouveau modèle de communication, plus personnel, quasi intuitif. Celui que « Finance Offshore » imaginait un jour président de la République avant même que l’intéressé y songeât en se rasant de bon matin... Hier, le président s’est démontré très serein devant 120 journalistes conviés à lui poser les questions du moment.  En mode « Afterwork », à bâtons rompus et préférant l’annexe du Grand Palais pour le cadre plutôt lounge du bar du « Petit Palais », le président est venu étayer sa stratégie sans manquer de conserver la bonne distance avec les journalistes chargés de chroniquer la présidence. Ce mardi était celui d’un certain bilan, à n’en pas douter, Emmanuel Macron est venu nous dire sa part « d’ascèse » rappelant à son auditoire :

 « Je n’oublie pas d’où je viens… » (…) « Je ne suis pas l’enfant naturel de temps calmes de la vie politique. Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire. Une effraction parce que la France était malheureuse et inquiète. Si j’oublie tout cela, cela sera le début de l’épreuve.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

  Alors tout juste nommé ministre de l’économie, notre intérêt s’était rapidement porté pour une personnalité qui laissait paraître tous les possibles pour un destin assez hors normes. Jugé parfois arrogant,  visiblement le président affublé d’un style jupitérien s’est renforcé, aujourd’hui, l’homme paraît apaisé. Déterminé à ne pas se laisser enfermer dans la fonction, sa jeunesse n’a plus rien d’un étendard, le président s’est posé comme le garant des institutions, la fonction régalienne est préservée:

 « J’ai pris la mesure de la charge, du poids de celle-ci, de la solitude qu’elle implique, de la part d’innocence qu’elle décrète mais ce n’est pas une épreuve.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 février 2018.

  Dès le départ, le président ne voulait pas la mise en œuvre d’un cadre rigide pour ne pas dire en marche forcée pour sa communication, rien qui puisse lui enlever son si précieux libre arbitre. Bien sûr à ceux qui pensent un peu naïvement que sa com’ est en roue libre, Emmanuel Macron sait pouvoir encore donner quelques précieux gages sur sa stratégie globale, « Elle repose davantage sur sa capacité à mettre en avant des éléments de langages simples et accessibles au plus grand nombre, car n’en déplaise, le président Macron ne limite pas l’exercice au seuls salons feutrés parisiens.» croit-on savoir.  Si Emmanuel Macron mise encore sur une organisation verticale de son système de communication, c’est bien pour « Éviter que toutes les idées partent dans tous les sens, perdent ainsi de leur substance et escompte ainsi limiter des résultats décevants dans l’opinion publique, en général ça marche plutôt bien, mais parfois, c’est la vraie cata… » instigue notre source spécialiste en communication politique.



Têtes de gondole…

 Étrangement, les véritables premiers couacs de la communication de l’ère Macron sont à mettre sur le compte de certains ministres du gouvernement. « Le président n’a pas souhaité verrouiller au sens strict du terme la com’ du gouvernement, mieux, il souhaite que les ministres s’impliquent davantage dans les médias. » Après quelques mois, des ratés notables sont logiquement identifiés, « Ces problèmes sont souvent le fruit d’une méconnaissance approfondie sur certains dossiers, en l’espèce inexcusable, et donc logiquement et rapidement si sévèrement sanctionnée… » Les ministres qui parlent dans les médias le font encore trop souvent mal et de façon clairement inappropriée, « Ils pensent que leur présence de bon client des médias les assigne dans ce présumé rôle de premiers de la classe du front ligne, convaincus d’êtres les indispensables à la com' d’ensemble du gouvernement, mais toujours plus souvent inquiétant depuis quelques mois, la com’ du président !»   Or, bien souvent, « Ils ne sont que des têtes de gondole qui se transforment rapidement en vulgaire chair à canons médiatiques ! » insiste notre source. C’est bien la limite de l’exercice, les sondages d’opinion sont là pour le rappeler « A qui veut se l’entendre dire, mieux, prédire. »  La stratégie de communication d’un président de la République est avant tout un positionnement qui se doit rester clair, celui qui va permettre de définir un message global qui se doit atteindre une ou plusieurs cibles, parfois assez opposées ou contradictoires et ce bien que très liées par le sujet. « D’un sujet banal, on plonge rapidement dans le bouillon de la thématique complexe d’une politique hautement stratégique qui sera rapidement mise à mal… » C’est bien la complexité de l’actuelle majorité gouvernementale, quand le premier ministre Edouard Philippe montre l’exemple sur les réseaux sociaux en répondant aux questions d’un panel libre et citoyen comme en direct sur Facebook, « D’autres font déjà des boulettes magistrales chez Bourdin le lendemain matin ou quelques autres rendez-vous médiatiques qui ne seront diffusés à la télévision le week-end... qui suit ! » Cet aspect commence à faire des vagues…  Le président a la gâchette facile, comprendre qu’il n’hésite pas à prendre son téléphone pour dire tout le "bien" qu’il pense de certaines sorties médiatiques, « Souvent il peut vous appeler dans la nuit profonde pour un bon recadrage ! », c’est-à-dire quand il aura le temps utile pour vous donner quelques sérieuses recommandations, histoire de bien vous réveiller sur le besoin de se préparer…   Un véritable gâchis, c’est bien le mot, alors que les moyens sont « A disposition ! », on pensera média-training, et autres séances de douces tortures pour mettre en cohérence éléments de langage et verbaliser au plus juste la stratégie du sujet du moment.  Depuis quelques semaines, les sondages d’opinion démontrent un certain relâchement pour ne pas dire décrochage du couple régalien, le président de la République et son premier ministre passent à la caisse pour les boulettes de ceux qui se jettent dans l’arène médiatique avec un effet élastique, avec parfois les fumeux rebonds qui visiblement font très mal. 



Pression grandissante…

Emmanuel Macron est du genre pédagogue, il est souvent venu ‘’reloader’’ ou corriger les erreurs, mais c’est à présent plus grave quand au moins deux ministres sont directement pris dans la tourmente médiatique. Il est bien question des deux affaires qui touchent -la vie privée- de deux ministres, personnages publiques si emblématiques sur les thématiques hautement stratégique du gouvernement, le budget et l’environnement, si chers au président. Sur ce point précis des affaires, le président de la République s’est montré efficace, ne pas lâcher qui que ce soit. Mais alors, le président de la république savait-il que Nicolas Hulot faisait l’objet d’une plainte pour viol ? 

« Bien évidemment que non, rétorque le chef de l’Etat, un brin agacé par le sujet. Il n‘y a pas eu de jury de moralité pour savoir qui pouvait devenir ministre ou pas.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Il précisera le cadre et les vérifications fiscales d’usage, explique ce président qui martèle fermement son attachement à l’équilibre entre le pouvoir et les contre-pouvoirs. 

« Ces derniers ne doivent pas avoir pour but de détruire ceux qui exercent le pouvoir . Sinon, non seulement le pays court le risque de se priver de « gens de qualité » mais pire, d’instaurer une « République du soupçon.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.


L’affaire du ministre Darmanin est elle-même assez révélatrice de la pression qui s’exerce sur le pouvoir en plein débat grandissant sur le pouvoir… d’achat ! Bien sûr, il n’en fallait pas moins pour venir compléter l’offre avec cette autre affaire pourtant déjà jugée en son temps, elle qui touche un des hommes politiques préférés des français, « Le ministre de l’environnement Nicolas Hulot raccroché à l’emblématique nom de Mitterrand ! Etrangement deux affaires qui sortent dans un agenda assez particulier, vous noterez... » Toujours est-il, le président semble encore s’accorder le bénéfice de ne pas tomber dans le panneau, pour les deux affaires « -sur la vie privée !», le déminage a pour l'instant plutôt bien fonctionné. La présomption d’innocence et le caractère spontané et donc particulièrement ciblé des deux affaires démontrent une ficelle un peu trop grosse comme jugée dans une opinion publique qui visiblement, elle aussi, ne s’y est pas trompée. 

Le président de la République Emmanuel Macron dans son bureau au Palais de l'Elysée.
 (Droits réservés.)

Le temps du pouvoir... d’achat.

Reste des thématiques qui vont prendre de l’ampleur, c’est la principale difficulté des prémices de l’ère Macron. Un ensemble d’annonces qui devraient pour grande part séduire encore les français, mais des orientations qui peinent à se traduire dans le quotidien du citoyen. Il est bien question de pouvoir d’achat :

 « 70% des Français ne vous font pas confiance pour l’améliorer ? », l’interpelle une journaliste.   « Je ne suis pas obsédé par les sondages.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

 Emmanuel Macron sait qu’il peut compter sur un allié précieux : le temps. « Il faut que les choses deviennent perceptibles par les citoyens pour qu’elles soient crues, dit-il. C’est en 2020 qu’ils auront la totalité des effets de ces mesures. » Emmanuel Macron qui rappellera que son véritable fil rouge sera la transformation du marché de l’emploi. Bien sûr on pensera à la CSG, celle qui touche de plein fouet les retraités et la sortie récente de la ministre du travail, qui pourtant plutôt bonne communicante, s’est vautrée sur la question en direct chez Bourdin. Murielle Pénicaud appelant de ses vœux « à la solidarité générationnelle », la ministre élude le problème, et ce n’en fût d’ailleurs pas moins cuisant pour l’exécutif. Venir dire tout de go que « La fin de la taxe d’habitation allait ‘’intégralement’’ compenser les efforts que doivent faire les anciens pour les plus jeunes. », oubliant que celle-ci était amenée à disparaître en paliers, et plus grave, nous laissant croire que les retraités de ce pays, n’étaient pas pour dans les faits comme celui si précis pour en être générationnel, « Déjà à aider leurs enfants comme financièrement… » Toutefois, une pirouette plus tard, « La prime des 500 euros pour le permis de conduire des jeunes et le relèvement de l’âge de la prise en charge de la formation professionnelle à 30 ans » devaient limiter la casse ce jour-là, chez Bourdin encore de bon matin ! Tout ça pour nous rappeler que le débat qui va gagner en ampleur sera bien celui du -pouvoir d’achat-. Les français ne sont plus disposés à se mettre en pause sur la question devenue hautement sensible pour l’exécutif, « A présent, les enquêtes d’opinion le démontrent, ils veulent voir un ensemble de réformes qui ne se limitera pas aux seuls effets d’annonce dont les résultats seraient promis à 2020 ! Un cap, certes, mais bien trop loin face à l'impatience...» Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, mais à moins de refuser vouloir se rendre compte qu’un désamour profond s’installe, « Cette stratégie de communication de l'exécutif qui repose sur une absence totale de verticalité comme pour mieux s’écarter le risque d’une rigidité à l’exercice semble à présent montrer ses premières limites.» 


Le président de la République Emmanuel Macron en plein dialogue impromptu avec un migrant.
 (Droits réservés.)


Contradiction béante…

 « Il y a un mouvement de fond qui annonce que le président de la République va devoir donner autre chose que de "la poudre à Perlimpinpin", les français sont impatients, à présent ils veulent des résultats. » Si les réformes entreprises s’avèrent salutaires à bien des égards, « La croissance du pays et les résultats encourageants sur le front de l’économie et donc de l’emploi ne pourront suffire à endormir, les français sont au premier rang des acteurs de la transformation, tant par leurs efforts et la contradiction béante d’une politique qui fait des largesses aux plus riches dans le même calendrier de spoliation des plus pauvres ! » C’est en tous cas effectivement la perception plutôt commune de la musicalité d’une ambiance nettement dégradée. Faire croire que la communication peut recréer des passerelles là ou certains font sauter des ponts est pas moins risqué, le président le sait trop bien, l’omniprésence n’est pas sa stratégie. Segmenter la parole pour élargir l’audience est une hypothèse qui devrait permettre quelques correctifs, toutefois « Il lui faudra compter sur un gouvernement capable d’ajuster la communication au plus juste de la feuille programmatique. »  Si le premier ministre Edouard Philippe semble redoubler d’efforts afin de donner un maximum de lisibilité aux actions de son gouvernement, il doit pouvoir le faire avec une équipe qui soit au diapason. Comme si la partie n’était pas assez compliquée, c’est à présent dans les rangs des nouveaux députés si frêles que la marche s’avère parfois bien compliquée, « Les retours des circonscriptions et donc dans la presse locale n’ont rien de rassurants, les députés ne font pas vraiment corps avec la stratégie globale, ils plaident volontiers sur les objectifs et s’enfoncent allègrement sur la méthode dès lors que les questions se font précises ! » Si tous n’ont pas forcément la maîtrise de l’exercice, à vouloir en faire trop, ils fonts encore trop souvent de sérieux dégâts, «  A présent, il y a une urgence, c’est l’appareil du parti « En Marche » qui n’est pas en adéquation, mais vraiment pas... » Il faut préciser qu’à part un travail efficace et donc louable pour son style sur les réseaux sociaux, le parti présidentiel est complètement inaudible pour ce qui est de -renforcer efficacement- la couverture médiatique de l’exécutif, outre certains problèmes sérieux de casting, « Les députés sont parfois jetés dans les filets des journalistes qui n’attendent que le bon mot qui va permettre de creuser le fossé, combien de députés s’emmêlent encore les pinceaux à vouloir expliquer le calcul de la CSG.  (…) Tous sont tombés dans le panneau, expliquer le bénéfice du rapport entre l’augmentation de la CSG des retraités et la suppression de la taxe d’habitation en tentant démontrer le bien-fondé du calendrier de la fin de l’impôt sur la fortune, il fallait un certain courage! Surtout après la suppression des 5 euros de l’aide au logement des plus pauvres qui écoutent les inquiétudes des travailleurs eux-mêmes souvent encore pauvres au point pour certains d'être prêts à se taper sur la tronche pour un pot de Nutella… » une charge bien sévère, mais reconnaissons cette part de vérité au débat actuel. Soyons sport, le président a lui-même reconnu ce qui devait l’être pour la suppression des 5 euros des APL « C’était une connerie ! » devait reconnaître le président de la République qui souhaite encadrer certaines pratiques de la grande distribution moins prompte  à aider nos agriculteurs et éleveurs, bien sûr « C'était une connerie reconnue En Off… », toutefois la mesure des APL fût maintenue et le ressentiment davantage soutenu. 

Madame Brigitte Macron, ici avec des enfants d'une maison de jeunes.
 (Droits réservés.)


La première Dame…

Emmanuel Macron regarde aussi son image au sens très horizontal, « Si les pages people de Paris Match ou Gala se font prégnantes pour activer les ressorts du secteur clef de l’économie du Luxe à la française, il comprend bien que son épouse ne doit pas finir qu’en sympathique ambassadrice d’une marque d’un groupe aussi notable qu’il soit… » instigue notre source en faisant tourner son Mont-Blanc...  Le première dame de la République ayant d’autres compétences à mettre en valeur, et de conclure, « Ce n’est pas tant que renforcer des liens précieux avec la Chine en campant devant les journalistes pour le panda, madame Macron ancien professeur peut aussi continuer à s’investir avec plus de lisibilité dans les causes nobles de la République, l’éducation et l’illettrisme par exemple, ou cette implication notable pour l’accompagnement de la fin de vie et la cause entière des femmes s’avèrent aussi intéressantes pour une communication et ce bien une actualité compliquée qui touche la vie privée de ministres en dehors des salons dorés de la République… »  Sur ce point ; laissons le bénéfice aux actions de l’implication sincère de la première dame, d’ailleurs quand le président de la République reçoit un jeune homme handicapé en fauteuil roulant pour défendre si noble cause, on peut se rassurer sur ses capacités à rester dans le vrai.



Le président de la République Emmanuel Macron 
et la chancelière de la République fédérale d'Allemagne Angela Merkel.
(Droits réservés.)



Leadership à l’international…

 Les prochains mois s’avèrent cruciaux, si le président de la République s’est démontré particulièrement efficace lors du sommet de Davos ou lors de son périple africain, il lui faudra s’attaquer à de sérieux rendez-vous à l’international. Si chacun peut comprendre sa capacité à rester droit dans ses bottes comme avec la Corse Républicaine, il devra nous montrer que le pré-carré de la présidence sur les questions internationales sera lui aussi bien respecté. Sur la question sensible du recours à la force en Syrie, le président de la République annonce la couleur :

« Si la France a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils en Syrie, nous frapperons. Dès que la preuve sera établie, je ferai ce que j’ai dit.»
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018. 

Mercredi dernier, le responsable de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, semblait convaincu que de telles armes étaient utilisées par le régime de Bachar al-Assad, par ailleurs conforté par différentes agences du renseignement, et pas des moindres. « Toutes les indications nous montrent aujourd’hui qu’il y a l’usage du chlore par le régime en ce moment en Syrie », assurait le ministre des Affaires étrangères. Est-ce le signe de l’imminence de frappes françaises ou en l'espèce coalisées pour rompre avec les effets d’annonce jamais suivis d’effets au sens systémique de son prédécesseur? L’hypothèse est à l’étude dès lors que le dictateur s’est enfermé dans une logique inacceptable pour la cause urgente des minorités civiles en réelles souffrances, qui se souvient de l'implication de ceux qui prêtèrent main-forte à nos troupes face à Daesh? C’est aussi à la communauté internationale d’abonder vers une réponse proportionnée, or cette configuration en "roue libre" du régime syrien inquiète au plus haut point le président de la République qui va devoir donner ses réponses.

 La guerre n’est pas le seul pré-carré présidentiel, entre le G20 Finances et l’avenir de l’Union européenne et comme exemple d’un ensemble non exhaustif, les questions sensibles de l’imposition des Gafa ou des multinationales ou pas moins urgent, de l’avenir des crypto-monnaies au sein de l’Union européenne, « Devrait s’imposer là aussi un travail méthodique précis à la redéfinition des objectifs du couple franco-allemand dans le contexte si particulier du Brexit et de la crise migratoire.  Certains dossiers marquent des rendez-vous cruciaux. D’ailleurs sur le sujet de l’Union européenne, le leadership de la France va devoir rapidement se remarquer, le président s'est fait fort d'annoncer vouloir booster l'Union européenne, qu'il le fasse ! », les élections européennes seront un excellent baromètre sur les capacités présidentielles à définir un cadre efficace et durable dans l’opinion publique. 



Le président de la République Emmanuel Macron avant un entretien télévisé.
 (Droits réservés.)



La foi, la bonne étoile…

 Outre une interpellation sur le rôle de son épouse, une seule question privée, de l’ordre de « l’intime », dira-t-il lui-même. Le chef de l’Etat est-il croyant ? 

« J’ai la foi au sens générique du terme » . « Je crois en une transcendance. Je respecte éminemment la place que les religions occupent dans notre société.» 
Emmanuel Macron, Mardi 13 Février 2018.

Devait répondre un président mystique. « Si on ne croit pas en sa bonne étoile, en sa chance, en son pays, on n’a pas le quotidien que j’ai aujourd’hui ». Il lève les yeux au ciel, le timbre de sa voix s’assourdissant... En fait, croire en sa bonne étoile est un bon début dès lors que les pieds restent sur terre.Le calendrier va rapidement se compliquer.

 Mais ce n’est pas tant sur les performances à l’international qu’il faudra s’inquiéter, la veille de l’action gouvernementale sur les questions sensibles comme celles sociétales avec la réforme du Culte Musulman de France ou les indispensables réformes du secteur de la santé dont l’hôpital à la peine, seront aussi des prochains rendez-vous à ne pas manquer. Ces nombreux dossiers du moment sont « Capables de s’avérer chronophages pour l’exécutif, pas moins le président de la République qui devra pouvoir compter sur un gouvernement plus efficace à la tâche, son rôle à l'international va durablement s'amplifier. »  On pourra donc se rassurer sur les différentes mesures déjà prises pour que le gouvernement communique avec plus de cohérence, car finalement, il n'est pour l'heure d'un certain bilan bien plus question d’un exercice incomplet et donc souvent maladroit que la marque réelle d’actions volontaires ou de si mauvaises volontés. Par contre, il ne faudrait pas s'y tromper, Emmanuel Macron ne souhaite pas pour autant se rapprocher davantage des médias, il veut juste un équilibre pour des relations qu'il espère enfin apaisées. Les dernières semaines lui sont visiblement assez éprouvantes, il lui faut à présent une configuration capable de l’accompagner sur les différents chantiers dont certains déjà entamés. Souhaitons-lui de bénéficier enfin d'un étayage plus efficace et donc pragmatique de la part de son gouvernement, pas moins de son Parlement, ainsi les français devraient pouvoir enfin s'y retrouver... 











Finance Offshore © Copyright 2018 Tous droits réservés pour tous pays - Images may be subject to copyright.

Finance Offshore, premier site sur la Finance Offshore de l'espace francophone international


Finance Offshore © Copyright 2006 - 2018- Tous droits réservés- Images may be subject to copyright.