mercredi 14 novembre 2018

Etienne Schneider sera dans le prochain gouvernement, les agents économiques du Luxembourg rassurés!


Accord "WIn WIn" pour "Gambia 2.0"...
Etienne Schneider Vice-Premier ministre et Xavier Bettel Premier ministre du Luxembourg.  (Droits réservés.)


Didier REMER
Paris le 14 Novembre 2018.


Véritable cheville ouvrière du gouvernement sortant de Xavier Bettel, Etienne Schneider, emblématique vice premier ministre et ministre en charge de l'économie de la majorité "Gambie", a souhaité couper court à la rumeur d'une possible acceptation d'un poste de commissaire européen. Après l'inquiétude suscitée dans le milieu des affaires du pays et chez les nombreux partenaires du Duché comme à l'international, le ministre s'est voulu rassurant sur "son attachement inconditionnel" pour s'assurer et donc mieux rassurer que les nombreux efforts entrepris pour réformer le pays ne soient pas boutés voir secondarisés avec un éventuel départ à Bruxelles. " Il est clair que le profil avait de quoi séduire, mais c'est bien au Luxembourg qu'Etienne Schneider sait comprendre qu'il se pourra d'autant plus efficace, après avoir entamé un réflexion profonde sur les besoins d'un nouveau branding pour le pays et bien sûr l'investissement étranger comme jamais..." suggère notre éminente source depuis la  place financière internationale de Luxembourg. En effet,  Etienne Schneider avait rapidement organisé une consultation nationale ouverte à différents publics, "C'est à dire du simple citoyen à l'entrepreneur et autres agents économiques, l'idée étant de permettre une réflexion constructive sur l'économie circulaire, le futur à bâtir d'un pays en mutation." Ayant mandaté RIFKIN pour préparer l'avenir d'un pays qui devrait compter rapidement " son premier million d'habitants d'ici à 2040", enclin au dialogue, au delà des différents clivages, le parlement de l'unique chambre de ce pays à système monocaméral "...avait rejoint la proposition du ministre en charge de l'économie lors des nombreuses réunions de la commission économique." aime t-on à nous rappeler au Luxembourg.


Nouveau gouvernement: Arbitrages en cours.

Les récentes élections se sont traduites par un succès relatif de l'actuelle majorité, le pays est d'ailleurs encore dans le délicat travail de " finalisation des différents arbitrages qui devront apporter une réponse à l'ensemble des groupes politiques du pays ", une percée des écologistes ajoutée à l'érosion relative des grands partis traditionnels suggérant quelques ajustements pour la nouvelle équipe gouvernementale. Mais contrairement à l'exercice insidieux de quelques organismes de sondages de l'opinion en déroute totale au soir des élections, "L'actuelle majorité affiche un résultat qui ne suggère aucune réserve de fond sur les choix ou la méthode, tout juste la confirmation d'un travail parlementaire à ouvrir davantage pour inclure toutes les réalités." croit savoir notre éminente source au parlement qui résume ainsi au passage le message du chef de l'état, à savoir S.A.R  Le Grand Duc Henri. " Celui-ci a reçu tous les différents responsables de groupes politiques du pays, et suit au plus près les négociations en cours après avoir nommé Xavier Bettel formateur. Ses exigences sont précises..." instigue notre éminente source au Luxembourg.



Investissements: 1 milliard d'euros: Google...

Etienne Schneider, qui accuse qu'une baisse de 3% du -total des voix- de son camp, supposent que les socialistes (LSAP) luxembourgeois, restent bien fondés à maintenir le vice-premier ministre dans l'exécutif qui sera présenté "...avant Noël!". Actuellement vice premier ministre en charge de l'économie, il devrait pouvoir assurer une continuité à ses nombreuses réformes entreprises, on notera la création de l'Agence spatiale luxembourgeoise et nombreux projets d'investissements étrangers en cours et pour certains, comme l'emblématique investissement record de la multinationale GOOGLE "qui souhaite créer un centre ERBC pour développer ses capacités opérationnelles dans le cadre de son mappage à  l'international. Google qui est déjà propriétaire de 33,7 hectares sur la commune du centre du pays Bissen, le géant américain attend la suite des événements pour venir concrétiser un ticket qui se veut gagnant gagnant avec le Luxembourg", 1 Milliard d'euros d'investissement pour "un centre Data center taillé sur mesure comme pour les besoins grandissants de l'IA ou intelligence artificielle mais aux enjeux biens réels pour ce qui est de l'économie mondialisée."  Etienne Schneider, étant le "gov.referent" qui a fait gagner du terrain aux négociations au sens propre et figuré notamment pour l'acquisition des 33,7 hectares, une véritable mission dans ce pays ou le foncier est un parcours du combattant tant pour le prix que les surfaces adaptées encore disponibles aux entreprises, ce qui pour la multinationale, suppose bel et bien que le Luxembourg se devra particulièrement prégnant sur les futures fonctions du futur ministre de l'économie qui se devra accompagner les négociations jusqu'à la finalisation, "Cet aspect est particulièrement observé outre-atlantique", selon une de nos sources à LA: "Il est par ailleurs l'objet d'une possible discussion à l'état major de Google qui ne dément jamais son approche pragmatique pour ce genre de questions tout en reconnaissant tous refus possibles d'ingérence dans la politique d'un pays logiquement ami..." .


Des fondamentaux plus terre à terre...

Les affaires sont les affaires, depuis que le ministre de l'économie s'est attelé à la refonte de pans entiers du modèle luxembourgeois, les investissements étrangers se sont développés au Luxembourg, "Il est l'unique pays de l'Union européenne capable d'afficher une telle santé économique, quand ses grands voisins doivent assurer de compliquées réformes structurelles, mais subsiste une forme d'urgence,le Luxembourg doit plutôt s'atteler à gérer efficacement les premiers signes d'une surchauffe économique liée à une croissance jugée un brin trop en roue libre." croit-on savoir.

A cette fin, les travaux de négociations en cours donnent libre court à un ensemble de réflexions de tous les groupes politiques pour que soit inclus un maximum d'orientations pour accompagner la mission du futur gouvernement, un "livre blanc" de la future majorité qui devra tenir compte des récentes élections et les nombreux signes de la population, ensemble qui ne craint pas l'évidence. La question environnementale ou celle de la durabilité en mode éco-responsable devrait gagner en ampleur. Un défi que devrait pouvoir relever sans peine celui qui est à l'origine de la réflexion sur l'économie circulaire... " Pendant la campagne électorale, une certaine opposition avait fait la critique de l'approche de RiFkin, toutefois après les résultats, le bon peuple de Luxembourg démontre l'importance de renouer avec des fondamentaux plus terre à terre, il est bien question de mobilité et de logement et qualité de l'environnement, une obligation pour le futur gouvernement! L'expérience spatiale vient de démontrer quelques faiblesses avec la perte de millions d'argent public, il est temps de revenir à du terre à terre..." instigue notre source au parlement luxembourgeois. Il est bien question de la perte récente de la participation dans la start-up américaine Planetary Resources à laquelle le Luxembourg avait apporté 13,75 millions d'euros contre 10% des parts... En effet, une venture à participation de l'investisseur de l'Etat (véhicule financier de la société nationale SNCI.) s'est avérée "Finalement un cuisant échec aux Etats-Unis dans l'entreprise globale du SpaceResources à la luxembourgeoise la tête un brin trop la tête... dans les étoiles!",  taclera sans ambages notre source à Luxembourg. Toutefois, le risque inhérent à ce genre d'associations Etat/privé est plutôt fréquent dans le secteur en fort développement du... spatial, "Certains y voient plus volontiers une opération pour limiter la casse par l'Etat luxembourgeois qui ne manque pas à sa vigilance, une startup du domaine sera plus souvent tributaire à un contexte souvent encore diffus comme avec un cadre réglementaire complexe et donc souvent très mouvant pour en être tributaire de nombreux investisseurs, pas moins à des promesses d'investissements qui ne sont pas toujours tenues dans les délais par d'autres investisseurs plus dimensionnés, de surcroît quand des rachats ou cessions de sociétés se font aussi vite..." croit-on savoir à Luxembourg. Cette dynamique conquérante du pays toujours assumée se voit confirmée par la création de l'agence Luxembourgeoise spaciale qui démontre des accords forts encourageants en matière de recherche et développement, pas moins économiques.


Un nouveau portefeuille gagnant-gagnant...

Nul doute que l'actuel vice-premier ministre Etienne Schneider devrait retrouver une part intéressante de la gestion de ses fondamentaux dans le nouveau gouvernement que présentera dans les prochaines semaines le premier ministre "formateur" Xavier Bettel, des négociations "à huis clos pour préserver un cadre serein aux discussions en cours", elles devraient s'achever avant les vacances de Noël. En refusant l'idée flatteuse d'une nomination de commissaire européen, Etienne Schneider démontre un positionnement clair et fidèle à la mission qu'il s'est fixée dès 2013 dans Gambia 1.0, permettre au grand-Duché de Luxembourg de capitaliser sur ses nombreux acquis et assurer "Une continuité opérationnelle à l'ensemble des services et agences du pays qui oeuvrent aussi pour l'image de ce pays ayant véritablement changé de cap! " croit-on savoir à LuxembourgA présent, " Le paradis fiscal n'est plus l'unique référence tronquée du Luxembourg, le pays s'est réorienté vers une économie durable et hautement compétitive tant sur le continent européen qu'à l'international, un portefeuille qui se veut résolument gagnant-gagnant, les investisseurs étrangers ne s'y trompent déjà plus... "  Nous allons voir quelle place de choix reviendra à Etienne Schneider dans la prochaine mouture "Gambia 2.0", occasion pour confirmer le changement de paradigme du Duché.  A suivre.














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vendredi 9 novembre 2018

UBS, amende record de 3,7 milliards d'euros pour démarchage record illicite de clients en France!

La justice française souhaite marquer au fer rouge l'organisation de l'évasion fiscale par la banque UBS.



Didier REMER

Paris, le 9 Novembre 2011.



Pour de nombreux observateurs, point de doute, la banque UBS AG semble s'être enfermée dans le déni le plus total qui soit, "incapable de reconnaître une forme pourtant avancée de l'évidence, la défense tentera une explication qui ne manquera pas de faire rire un pan entier des bons clients de la somptueuse cafétéria du Palais de justice." Donc on résume, UBS explique la présence et "la mission" de ses commerciaux en France pour un amour inconditionnel "des événements sportifs, ou culturels et même chasses de l'hexagone", plus c'est gros, plus ça passe, pourrait-on se dire. Mais visiblement, même si l'honneur pouvait sembler bien flatteur pour la haute image de la culture et du sport ou de la chasse en France, la justice souveraine ne s'est pas laissée conter fleurette, pour cause, le préjudice pour le contribuable français est bien là, quantifiable, palpable pourrait-on vous dire encore du côté de Bercy. D'ailleurs, "un service spécial qui compte les meilleurs hauts fonctionnaires de la République en charge de l'évasion fiscale", démontrera toujours qu'ils sont bien ceux qui attendent beaucoup de ce jugement, et donc "du signal clair qui se doit toujours pouvoir être affirmé avec exemplarité." 



"Créer l'empathie pour mieux jouer de toutes les sciences cognitives..."




 " Vanitas vanitatum et omnia vanitas."

Ce dossier s'est révélé particulièrement sensible pour la Banque, dès les prémices, elle s'est lancée dans une campagne digne d'une chasse aux sorcières, jusque dans les placards, et moindres tiroirs, comprendre ici qu'UBS AG s'était avérée "particulièrement active sur la gestion de ses ressources humaines en France." Pour ce qui est d'une évidence de la défense, voir cette "question simple de déontologie en interne" notamment si certaines personnes employées devaient se démontrer loquaces en matière de repenti? Il est bien question du rôle des lanceurs d'alertes...  Aujourd'hui, c'est à dire quelques années après les faits, le dossier "s'est étoffé, capable de démontrer toute l'organisation mise en place pour venir démarcher les clients sur le territoire national, au plus près des quidams, leurs passions, une forme d'entre-soi" qui s'est armé d'analyse transactionnelle et autre programmation neuro-linguistique qui nous renvoient à nos fières études, "créer l'empathie pour mieux jouer de toutes les sciences cognitives..." La justice n'est pas en reste sur le genre et donc procédé, "l'avocat est souvent le bon curseur de la maîtrise de l'art, mais le juge n'est pas moins armé sur la pratique", cette fois-ci, UBS s'embourbe, s'enfonce avec méthode, "cherchant toujours l'ancrage du moindre vice de procédure" pour certains, alors que d'autres, y verront plus volontiers la dernière douce provocation pour qui se sent approcher la dernière marche vers l'échafaud: " Vanitas vanitatum et omnia vanitas"... Comprendra qui voudra.

Toutefois les débats se font précis, les preuves sont étayées et démontrent sans grande peine la méthodologie de la banque Suisse, "Comment celle qui ne pouvait prétendre ne pas connaître ce risque d'une démarche "externalisée" comme pour s'en être démontrée si compatible avec celle un temps déjà pratiquée aux États-Unis", et ce bien sûr "pour en avoir payé des amendes records", bien sûr la perte d'une licence dans tous les bons esprits de l'état-major d'UBS. C'est donc bien une fable qui nous serait ainsi proposée par la défense d'UBS pour le volet français d'une pratique "finalement assumée rubis sur ongle outre Atlantique", comme à toujours trop se vouloir "constater que la justice française avait peut-être l'habitude de plier sur les subtilités de procédure", une erreur que va pouvoir méditer longtemps la banque qui risque bien d'inaugurer "le nouveau virage répressif français" de "l'évasion fiscale en mode Go fast..." Alors oui, on s'étonnera de voir comment la banque s'est démontrée particulièrement "engagée pour gommer tout ce qui peut l'être comme de bonne guerre dans un prétoire", mais les faits sont là, têtus, implacables, le reste n'étant qu'un écran de fumée qui suggère beaucoup d'envie pour un exercice de la justice en démonstration.


Amende requise record de 3,7 Milliards d'euros!

"La sanction se veut exemplaire, conservant à l'esprit l'échelle des sanctions au niveau mondial", c'est ainsi que le procureur Serges Roques explique comment se doit être sanctionnée une grande banque privée de Suisse pour "démarchage illicite de clients français" sur le territoire... national "et donc blanchiment aggravé de fraude fiscale!"  Cette amende record de 3,7 milliards d’euros, somme inédite en France a donc été requise jeudi 8 novembre contre UBS AG. Le procureur ne manquera pas de souligner "des faits exceptionnels par leur ampleur." Eric Russo représentant le Parquet national financier viendra planter le clou crucificateur (si j'ose dire), bien fondé à expliquer la gravité des faits "La fraude à l'impôt ce n'est rien d'autre qu'un vol commis au préjudice de la collectivité." Quand on sait que "la France accuse un manque à gagner de quelques 80 à 90 milliards d'euros annuels à cause de l'évasion fiscale et consorts", on relativise plutôt mieux le montant de l'amende qui touchera les comptes (logiquement?) provisionnés de résultat d'UBS. Au passage, on s'étonnera moins de voir une certaine presse Suisse dont le détail de la structuration capitalistique en informera plus d'un sur la disproportion ainsi déclamée à longueur de manchettes sur cette prétendue sévérité hors norme de la justice française...


Finalement un cadeau pour UBS...

L’accusation ne pouvait conclure qu'au refus de suivre l'appel tronqué d'un réalisme édulcoré de l'équipe dirigeante de la banque Suisse partagée entre petits fours et champagne ainsi... délocalisés! "UBS AG et ses dirigeants avaient parfaitement conscience d’enfreindre la loi française en venant démarcher des résidents fiscaux français lors d’événements et ce comme les réceptions, tournois sportifs ou parties de chasse." Mais le Parquet national financier sait aussi jouer de la calculette, point de doute, "3,7 Milliards d'euros représentent bien le bas de la fourchette des 27 Milliards de l'évasion fiscale, autant dire une amende qui se veut à tout le moins punitive mais en rien disproportionnée." C'est d'autant plus vrai, que les radars de Bercy ne disposent pas encore de tous les ressorts utiles et du précieux temps "pour détricoter les nombreux montages qui se sont fondus -rapidement- dans... la masse!" Finalement, un secret de Polichinelle quand on s'intéresse à la finance offshore...  Une approche qui ne plaira pas vraiment à la banque UBS, mais là aussi les chiffres sont têtus. Elle s'arqueboute tant bien que mal à exiger autant de preuves que se pourrait. Mais elle semble oublier les conséquences "d'un message organisé pour finalement "vendre" de telles pratiques en mode go fast", sur ce signal ainsi envoyé aux contribuables indélicats, ce sport de l'évasion fiscale à grand renfort de commerciaux "qui tels en plein raid, sont venus à la rencontre subtilement forcée" de personnes pour les transformer en "parfaits (petits nouveaux) évadés fiscaux", bien sûr, comme vous le dirait Roger au Pmu du coin de la rue, "Les commerciaux ne racontaient pas l'histoire du petit joueur à grande claque!" C'est dire que les 3.7 Milliards d'euros sont encore finalement "un cadeau pour UBS, car le Parquet national financier s'est basé sur le montant total de la régularisation globale effectuée à... ce jour", autant dire que la marge laisse plutôt un goût amère face à l'ampleur... à retrouver. 

Ainsi, la banque UBS s'est depuis démontrée vers un exercice plus conforme de son métier, mais se refuse toujours "à faire force à l'interprétation modérée d'une justice qui souhaite obtenir logique réparation." Chacun pourra comprendre que l'ampleur de la gravité des faits devrait suffire à établir "une attitude plus cohérente avec les nouvelles orientations d'une banque UBS qui ne devrait plus manquer aux efforts incontestables de sa nouvelle réputation", elle s'est démontrée pro-active pour se réorienter, toutefois, visiblement elle ne craint pas le retour de certains vieux démons de son si récent... passé! A suivre.





3,7 Milliards d'euros soit 4,2 Milliards de Francs suisses pour UBS AG.

15 Millions d'Euros pour UBS France.


Parmi les prévenus physiques, les peines les plus lourdes ont été requises contre l’ancien numéro trois d’UBS Raoul Weil (24 mois de prison avec sursis et 500 000 euros d’amende) et son ancien subordonné Dieter Kiefer (18 mois de prison avec sursis et 400 000 euros d’amende). L’ancien directeur commercial d’UBS France Patrick de Fayet, qui avait tenté in extremis une reconnaissance de culpabilité, n’a pas bénéficié de circonstances atténuantes. L’accusation a également requis contre lui 12 mois de prison avec sursis.






*Sic transit gloria mundi. Vanitas, vanitatum et omnia vanitas (Ecclésiaste ). 

   "Ainsi passe la gloire de ce monde. vanité des vanités, tout est vanité... "



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lundi 23 avril 2018

Losc de Gérard Lopez : L’accident industriel redouté ne devrait pas dispenser les vrais responsables ! (Exclusif)

Gérard Lopez, président du club de football du Losc qui risque la rétrogradation. (Droits réservés).



Paris le lundi 23 Avril 2018.
Didier REMER




Bien triste samedi, alors que le club Lillois pensait sauver ce qui pouvait ‘’encore’’ l’être, la grâce ne fût pas vraiment au rendez-vous!  Sans réelle arrogance, Marseille semble avoir accéléré le sort de la délicate descente aux enfers du club des Dogues; 5-1, résultat sans appel... Contrairement à l’idée si trop facilement répandue, au départ de l'aventure de la reprise du Losc par l'homme d'affaires l'hispano-luxembourgeois Gérard Lopez, les joueurs lillois n’avaient pas spécifiquement à rougir des statistiques -purement- sportives, « Doivent être soulignés de nombreux efforts et progrès qui malheureusement ne trouvèrent pas toujours leur concrétisation sur le terrain…  des réalités ! »  croit savoir ce retraité supporter actif de la première heure qui toutefois ne limite pas la responsabilité de l'actuel fiasco aux seuls dirigeants des Dogues « Une ficelle un peu trop grosse pour un supporter de mon grand âge !  Je n’aime pas voir battre les gens qui sont à terre ou presque, ce n’est pas le véritable esprit des gens du Nord, encore moins des vrais sportifs ! Vous savez, ici la valeur travail et celle de la solidarité comptent encore ! Que les efforts aboutissent ou pas, tout est question du mérite en action, le succès est une notion plus variable, il faut regarder qui sont les adversaires, tout est question de pointure ! » Un bon état d’esprit qui ne semble pas ou plus vraiment traverser toutes les générations de supporters d'un club en pleine crise. Entre mauvais résultats sportifs, ambiance dégradée au possible, coups bas et autres coups tordus, situation financière contrainte, le club du Losc risque de subir une rétrogradation avec toutes ses conséquences, « Avant les larmes qui nous sont promises, nous sommes tous condamnés au constat du véritable gâchis qui se joue sous nos yeux impuissants depuis de longs mois ! »  


La volonté seule ne suffit pas !


A présent, les commentateurs sportifs se lâchent sur le club, « Les Dogues sont devenus des proies médiatiques si faciles ! »  comme si le contexte délicat des épisodes Bielsa et autres écueils de la sphère dirigeante se pouvaient miraculeusement gommés dans les esprits des joueurs, pas moins ceux si tourmentés des supporters aux prises de la saga depuis de longs mois…  Pourtant, nombreux sont les observateurs qui se refusent à limiter leur analyse à la trop simple critique d’un dirigeant en devenir logiquement jugé, « Il est vrai, parfois rapidement approximatif ou clairement inapproprié pour relever… si grand défi ! Mais rarement insincère… » L’histoire est ainsi faite, l’hispano-luxembourgeois Gérard Lopez souhaitait racheter Marseille, c’est bien l’OM qui viendra peut-être aussi un peu sceller le nouveau destin « du » club Losc… Le tour de table objectif des investisseurs suppose bien « du » club ; plutôt que d‘un « son » club… Comme quoi, la volonté seule ne suffira jamais. Des premiers doutes avec « L’analyse économétrique et donc systémique lors de la reprise du club ! Dès le départ par la DNCG, la situation du club interrogeait déjà beaucoup ! » ; plus que jamais vrai aujourd’hui à l’heure d’un certain ''premier'' bilan. « Peut-être le dernier de l’ère Lopez si… »

Le modèle économique de Gérard Lopez est d’un équilibre jugé parfois « précaire entre pro-spéculation et pari logiquement sportif », comprendre ici que « L’axiome joueurs entraîneur restant toujours la clef de voûte d’un club de football de première ! », dans le cas de Gérard Lopez, c’est-à-dire pour certains esprits, misant davantage sur des stratégies comme surtout « Une acquisition massive de jeunes pousses ou soyons clairs, avec la spéculation pour seul avenir au point peut être d’en oublier un peu trop rapidement qu’un atome sans son noyau démontre plutôt l’inertie du présent, souvent explosive dans un futur proche... » insiste sévèrement notre source à Luxembourg qui scrute « Une dramaturgie… annoncée ! » Un jugement pour le moins peu optimiste et assez définitif.

Accident industriel ?

Le plus compliqué et donc lourd de conséquences pour notre source « Serait (à présent) de se mentir à soi-même et ce plus qu’aux autres, (…) Bien sûr qu’il fallait être optimiste, mais cette volonté sans cohérence allait devoir annoncer ce qui pourrait encore devenir l’accident industriel le plus grave de l’histoire du football français, ce drame annoncé par beaucoup d’observateurs qui devra aussi rapidement interpeller sur toute la chaîne des responsabilités ! », à commencer sur les autorités françaises, nationales et donc sportives, « Les principes de la régulation économique du secteur et donc tous les acteurs liés au processus décisionnel ! (…) Plus grave encore serait un déni général et pour le coup, la promesse d’un conflit durable entre la ligue professionnelle et certains clubs et autres agents économiques embarqués dans des pratiques qui démontrent qu’au-delà de l’aspect purement sportif, se jouent aussi des drames humains, toujours à la périphérie de l’économie. » Tacle sans réserve notre source à Luxembourg qui regrette de voir son compatriote Gérard Lopez avoir considéré qu’un club de foot pouvait se diriger comme « Une vulgaire entreprise de Time sharing* ! » Alors faut-il comprendre ici une bourse d’échange de joueurs avec visée purement pro-spéculative ? « Plus ou moins ! L’idée est plutôt bonne sur le papier, finalement réaliste, mais peut s’appliquer surtout à ceux qui disposent vraiment des moyens pour l’imposer, or l’urgence du Losc était visiblement ailleurs ! (…) Il fallait investir dans deux ou trois grands joueurs dès le départ, bien vérifier le cadre réglementaire dans le détail, innover, oui, mais avec autant de prudence que d’incontestable intelligence comme peut en démontrer un Gérard Lopez. Sans être plus désagréable que la situation, on gagne toujours à traiter ses dossiers dans l’ordre… » croit-on savoir encore. Cet aspect purement stratégique ne semble pas vraiment avoir affecté les autorités sportives de régulation, « Un club de première division est un relais économique souvent impliqué dans le devenir d’une région, ville ou collectivités territoriales, pour s’en convaincre, regardez ce que sont devenues toutes les villes de ces clubs rétrogradés (…), dans le cas du Losc, des élus doivent aussi regretter amèrement une fin de non-recevoir sur leurs inquiétudes de bon sens et ce par certaines autorités du football français dans leur tour d'ivoire… »  Et pour ceux qui sont remontés en première division ? « C’est toujours possible ! Mais surtout avec beaucoup de cohérence, bien sûr une question de management, de méthode et surtout d’un tour de table financier… sérieux ! » Fermer le ban. Un sauvetage? Notre source semble encore y croire avec force de conviction,  « Impossible n'est pas français! Ne dit-on pas... ? » nous allons donc voir quels seront les développements pour l’avenir du club Losc pour nous rappeler ce qui vient de nous être dit dans le détail...


Une hirondelle qui fait le printemps...

Au départ, sur le papier, un mix entre projet présumé fiable économiquement et pas moins sportif véritablement conquérant mais aussi avec ses indissociables premiers doutes, ce qui semblait annoncer la couleur, si je puis dire. Toutefois, l’épisode Bielsa s‘est rapidement démontré comme un élément déclencheur dont la justice semble calmer certaines ardeurs (lire notre précèdent article ici) visiblement éloignées de l’esprit de mutualisation de l’effort et de la solidarité si chères au milieu sportif si contraint. « Soit les attentes étaient déraisonnables, soit la promesse trop grande pour s’avérer véritable, il est bien question des engagements réciproques. » Pourtant, ce n’est pas faute d’y avoir œuvré, le dirigeant Gérard Lopez s’est battu comme un lion pour faire son tour de table financier, lui manquait peut-être un peu plus de concrétisation « rapide » sur le terrain, ce canal de la chance et donc de l’aboutissement de l’effort réservé exclusivement aux joueurs et donc à l’entraîneur, derniers ressorts. « Ainsi, avec des premiers résultats encourageants, la manne financière pouvait à nouveau suivre dans un futur proche. Mais l’histoire manquait peut-être aussi d’un autre ingrédient si précieux... la confiance ! » Ce n’est sûrement pas la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et la ligne nationale professionnelle qui viendront contredire cet aspect au retraité supporter de la première heure du Losc qui pourtant croit à l’ultime miracle : « Sur le terrain, peut-être, mais aussi avec une prise de conscience des autorités du foot qui ne sont visiblement pas très claires dans toute cette affaire! »  Sur monsieur Lopez? « Seule, sa volonté qui me paraît toujours sincère ne suffira pas ou plus, la situation financière suggère de trouver rapidement des investisseurs capables, la dette serait abyssale (entre 110 Millions à 130 Millions d'euros: Ndlr), et dans son tour de table on nous parle aussi d’un fond vautour qui n’a rien d’une hirondelle qui fait le printemps… »  A suivre...



Gérard Lopez, sa mise au point...

L’actionnaire principal des Dogues a choisi de s’exprimer ce mardi sur RMC, laissant la porte ouverte pour poursuivre l'aventure en cas de rétrogradation en deuxième ligue, le dirigeant insiste sur l'ambiance qui selon-lui, plombe ses joueurs, souvent jeunes et donc plus réceptifs à cet aspect: « J’espère, tant que comptablement on pourra le faire j’y croirai, on vit une situation hallucinante en termes d’événements catastrophiques, je serai le dernier à y croire. Il reste quatre matches à jouer. Le fait de ne pas gagner depuis janvier, parfois la performance, parfois les erreurs, parfois un tout petit peu d’arbitrage, mais c’est annexe, nous desservent. Je continue à garder espoir qu’on va se réveiller et qu’on va mettre les pièces les unes sur les autres pour pouvoir avancer. De l’intérieur, j’ai échangé avec une série de joueurs, avec certains plus expérimentés et le paradoxe avec ce que j’entends et en partie ce que je peux voir, c’est qu’ils sont concernés, c’est le terme le plus approprié. Parfois ils n’ont pas de réponse avant même que la question soit posée. À n’importe quel moment ils sont convaincus qu’il peut se passer un truc dont ils seront coupables et ils ne jouent jamais libérés. Guingamp c’est le symbole, dès qu’on commence à avoir des résultats ils se demandent quoi faire et ne pas quoi faire... Vous sentez des gars qui sont concernés par la situation quand on leur parle un à un », a commencé par expliquer Gérard Lopez sur les ondes de RMC Sport. Il a ensuite annoncé avoir un plan en cas de rétrogradation, d'ailleurs le club se doit effectivement être en capacité de proposer deux plans de continuation en fonction de l'issue de la saison aux conséquences différentes : « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre » Dans la foulée, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a nié certaines informations sorties dans la presse notamment sur les retards avant d’arriver au point qui intéresse le plus les supporters : le volet financier. « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre. Même si on espère encore rester en Ligue 1, il n’y aura pas de dépôt de bilan si on va en Ligue 2. Sur la DNCG ce n’est pas à moi de m’exprimer. On a discuté de certaines choses, si on avait pu recruter certains joueurs d’expérience, on n’en serait pas là non plus. C’est vrai qu’on ne veut pas descendre. Si on descend, on va ajuster. Est ce qu’il peut vivre deux trois-quatre ans en Ligue 2 ? Non. C’est un club qui peut descendre ? Oui. Est-ce que c’est un club qui veut descendre ? Non. Je serai là l’année prochaine, même en Ligue 2. Clairement, il y a une communication qui a été faite, je ne pense pas par la DNCG, mais si les infos sortent, ce n’est pas anodin. Il y a six ou sept clubs qui ont reçu des remontrances et on n’en parle pas. Depuis le début on est un peu à la mode, je n’ai pas à sauter sur toutes les infos. Le point le plus important c’est que je bosse pour que ça marche, mais ce n’est pas anodin que certaines infos sortent. Il y a une erreur dans certaines choses qui sont sorties, les chiffres énoncés sont complètement faux. Le club a été acheté point barre. L’investissement dans les joueurs a été fait avec 30% en fonds propres et 70% en externe. Ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai pu lire comme quoi tout a été financé par la dette... », a-t-il ainsi ajouté sans pour autant jamais évoquer l'évolution possible de son rapport avec les engagements pris avec le fonds Elliott et autres consorts, possiblement une bonne nouvelle si le club parvient à se maintenir ? La question reste clairement posée...



Fonds Elliott...



" Le fonds américain achète des dettes ou des actions décotées et secoue les dirigeants concernés pour qu’ils améliorent la situation. Si ce harcèlement aboutit au résultat espéré, il revend ensuite ses titres avec une forte plus-value. Depuis sa création en 1977, Elliott se flatte d’avoir ainsi fait bénéficier ses investisseurs d’une rentabilité moyenne de 13,5 % par an, supérieure à celle des 500 plus grandes valeurs américaines (11,2 %)." s'était encore alarmé le journal "Le Monde" il y à quelques mois... L'ancien patron de l'écurie Formule1 Lotus «  Rachetée en bout de course pour l'euro symbolique par Renault... » suite à l'échec de la stratégie de Gérard Lopez que certains préfèrent relativiser au regard là aussi, «  ...d'un tour de table qui avait tout pour séduire sur le papier, mais dont l'optimisme de la stratégie tant sportive qu'économique ne devait pas se confirmer au plus près des engagements réciproques... » croit-on savoir à Luxembourg en oubliant un peu vite de préciser que pour cette affaire, certains détails et autres "dilemmes de circonstances" avec des associés de l'homme d'affaires Gérard Lopez. Reste à connaître l'issue de cette saison pour le club du Losc et donc son rapport à la ligue 1 de football, puis dans un autre registre pas moins important, l'issue après la clôture des comptes après l'audition des dirigeants devant la DNCG programmée dans les semaines à venir, serait déjà évoquée la possibilité d'une audition de l'ensemble des actionnaires... « Il faudra aussi s'intéresser dans le détail à la chronologie des décisions prises par l'instance régulatrice plus en amont, on pensera notamment par la suite aux mesures conservatoires restrictives, le projet ayant démontré des limites dès les premières heures, ce que ne peuvent contester la Dncg ou la ligue professionnelle..» insiste notre source à Luxembourg.





L'Avis de Finance Offshore...

Le calendrier est toujours plus tendu, entre derniers matchs à jouer - et surtout à gagner ! - et la prochaine audition de l'équipe dirigeante à la Direction nationale du contrôle de gestion, toute une région reste logiquement suspendue à l'issue du club qui s'est démontré comme un des plus brillants de l'histoire du football français. Bien sûr, face à la crise, les avis sont parfois tranchés pour ne pas dire sévères, mais souhaitons sincèrement au club du Losc et à ses nombreux supporters une issue par le haut, c'est à dire capable de s'éviter la rétrogradation. Sur l'aspect purement financier du club, il faudra bien plus que des bonnes intentions, il faudra un plan de sauvetage, là aussi, capable ! Pour être tout à fait complet, il faudra aussi tirer toutes les conséquences d'une issue possiblement encore moins positive, elle appellera toutes les responsabilités qui devront se faire jour... Pour l'heure, la première urgence sera bien de voir tout ce que compte de supporters démontrer leur soutien à leur équipe face à celle de Metz, ce qui pourrait s'avérer comme essentiel !































* Time Sharing: Le temps partagé ou pseudo-parallélisme, est une approche permettant de simuler le partage par plusieurs utilisateurs; ce terme est surtout utilisé pour la vente d'appartements en temps partagé, ici dans le texte avec une connotation assez péjorative et donc plutôt négative.










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dimanche 18 mars 2018

Convention fiscale, mobilité, travail frontalier, partenariat économique : France-Luxembourg, la visite d’Etat pour se remettre en marche !




Capital sympathie assuré pour la visite d'Etat en France de LL.AA.RR Mara Teresa et Henri de Luxembourg. (Droits réservés.)



Didier REMER

Paris le 18 Mars 2018.




Depuis 1978, dernière visite d’Etat du dit format, les relations bilatérales entre la France et le Luxembourg se sont démontrées particulièrement cordiales, cependant force est de constater qu’elles demeurent bien plus complexes dans les faits. Dans l’ensemble, les deux pays ont appris à capitaliser sur un pragmatisme plutôt convergent, de nombreux différents ont cependant émaillés des crises ouvertes qui se sont cristallisées notamment sur des sujets sensibles comme le secret fiscal en son temps ou plus récemment, la pratique assumée d’un dumping fiscal. Controversé avec les fameux rescrits fiscaux, le Luxembourg vient pourtant renforcer le manque de développement économique de trois départements du Grand Est de la France.  Quand certains s’inquiètent de l’appauvrissement de la région Lorraine (ancienne nomenclature), notamment le sillon mosellan, d’autres s’inquiètent de voir 95 000 travailleurs frontaliers français au Luxembourg pris en otages par un manque d’infrastructures efficientes pour assurer leur mobilité quotidienne. C’est à n’en plus douter un des grands dossiers et donc défis qui viendront nourrir les discussions politiques en marges de cette visite d’Etat. Bien sûr, les bonnes volontés seront clairement affichées, le Luxembourg veut profiter de cette occasion pour disposer d’un nouveau strapontin en respectabilité, ce pays fait beaucoup d’efforts, pas toujours ceux que Paris souhaiterait voir priorisés, toutefois, le président de la République semble disposé à réactiver ce qui peut l’être sur l’autel d’une indéfectible amitié. 

Ne soyons pas injustes avec le Luxembourg, cet état est lui-même dans une phase assez introspective depuis 2013, pour revoir son modèle économique et peut-être s’écarter d’une image un brin trop orientée sur sa place financière aux dimensions internationales. Bien sûr, les scandales Luxleaks et consorts y sont pour beaucoup dans le "Luxembourg bashing" ! Toutefois, avec un travail salutaire de rebranding,  pointe un vent de renouveau dans l’approche des relations apaisées du Luxembourg avec ses « grands » voisins, pour cause, la France comme la Belgique redécouvrent le chemin de la croissance et nos amis allemands souhaitent réarmer le couple indispensable à l’intégration européenne. C’est d’ailleurs tout le sens de la visite d’Emmanuel Macron au Grand-Duché il y a quelques mois, rebooster l’Union européenne, ce à quoi le premier ministre luxembourgeois libéral Xavier Bettel s’était engagé au même titre que Charles Michel pour la Belgique…


En mode Win-Win…

Lors de la visite d’Etat de Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri de Luxembourg, il y a des sujets qui seront abordés avec franchise par les deux chefs d’état, l’intérêt est bien de rester dans une logique constructive, le président de la République française Emmanuel Macron qui est très enclin avec sa feuille de route programmatique très orientée pour la réforme sait devoir mettre aussi du réalisme sur la table des négociations bilatérales. Les luxembourgeois sont disposés à faire des efforts, la notion de partenaires en mode Win-Win sera logiquement au rendez-vous, mais ils auront aussi à cœur de défendre un ensemble de desiderata comme pour dire à l’Etat français si centralisateur que les recettes du passé ne sont plus adaptées au cadre transfrontalier, le fameux millefeuille territorial des niveaux décisionnels de l’administration française. Un dossier viendra certainement confirmer cet aspect cornélien avec le doublement de l’A31, cette artère vitale qui mène au Luxembourg la grande majorité des travailleurs frontaliers que certains imaginent sous concession à péage, projet loin de faire l’unanimité dans les deux pays. Dossier épineux qui peine à mettre tout le monde d’accord, en effet là ou nos amis luxembourgeois souhaitent miser sur l’alternative au tout voiture, on pensera transports alternatifs, à tout le moins, chemin de fer enfin efficace ou co-voiturage avec incitation fiscale, et même jusqu’à la proposition récente de télétravail dont l’idée serait déjà expérimentée avec plus ou moins de bonheur, et ce toujours en attendant mieux.


L'exemple Belge...

Les luxembourgeois expérimentent un système de co-financement avec nos amis Belges, il est bien question d’investissements directs dans les infrastructures comme les voix de communications et les P+R, les fameux parkings pour inciter les travailleurs frontaliers à utiliser les transports en commun. Notons que le parallèle avec la Suisse est assez intéressant si l’on regarde du côté de l’exemple de Genève, avec une problématique systémique assez équivalente, entre péréquation réaliste et fiscalité et donc pas moins mobilité renforcée, cet ensemble de réalités pragmatiques s’avère intéressant d’enseignements pour un président français décidé à se trouver certaines bonnes issues. D’ailleurs, le Luxembourg commence à participer à la réalisation de P+R en zone frontalière directe, un début intéressant qui marque un état d’esprit assez conciliant pour ne pas dire frondeur pour accompagner les élus de villes françaises frontalières qui peinent à trouver certains égards de la bonne part de leur Etat, comme quoi, volonté, il y a ! 


Les sénateurs français souhaitent des gages...

Mais si des efforts sont notables côté luxembourgeois,  le pragmatisme de Bercy sera lui aussi au rendez-vous, pour s’en convaincre, le travail du Sénat français qui ne l’oublions pas, est bien cette chambre qui tient la bonne corde des collectivités territoriales. Les sénateurs veulent certains gages, et même si certains sujets seraient plus ou moins évités lors de la visite d’Etat, subsisteront certains contentieux sur la fiscalité des travailleurs frontaliers et donc certaines modalités de la redistribution de la manne fiscale ainsi perçue par le seul Luxembourg, contentieux, déjà clairement inscrit à l’agenda. Sur ce point, tout est question d’interprétation, toutefois, il y a des évolutions notables et donc supra-légales au niveau européen, et n’ayons pas peur de le dire ici, peut-être l’occasion de trouver enfin un arrangement proche du gentlemen’s agreement, à l’heure ou le Win-Win est à la mode, autant tenter lui faire réellement sens. D’ailleurs l’entreprise du président français pour un certain rééquilibrage sur la question sensible de l’imposition au réel du territoire du client final des GAFA, la France « est particulièrement engagée » dans son offensive contre les géants du numérique, assure le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi. Les « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) ont selon lui « une responsabilité » en raison de leur « rôle extrêmement important dans l'économie et la société ». « On ira jusqu'au bout », a ajouté le secrétaire d'Etat, jugeant nécessaire de faire évoluer les « pratiques fiscales » des géants du numériques, bien sûr, à commencer en Europe...

Pointeront aussi certains reliquats "comptables" liés aux rescrits fiscaux qui donnent quelques bons arguments aux deux commissions des deux chambres de la République, pas vraiment un train d’avance, mais de quoi maintenir l’envie de réfléchir aussi du côté de l’unique chambre de l’état luxembourgeois à système monocaméral, bien sûr, tout est question d’échelle et respect d'une saine concurrence. Notons que le Luxembourg est un bon élève de l'Union européenne, sa croissance et son économie démontrent que le pays aborde l'avenir avec beaucoup de pragmatisme, sa stabilité économique vient de se voir confirmer par l'agence de notation Standard and Poor's ayant annoncé le maintien de la note «AAA» pour l'économie luxembourgeoise. C'est le plus haut niveau assorti d'une perspective aussi stable.


Cartes sur table...

Les urgences sont notables, venir à Luxembourg et annoncer vouloir rebooster l’Union européenne suggère au président français et donc par la même au chef de l’état luxembourgeois quelques prises de positions fermes, un engagement mutuel qui méritera d’être détricoté avec le sens du détail, ce que promettent déjà certaines ONGs et parlementaires de l’opposition en France et pas seulement, à quelques mois des élections européennes, il faudra plus que des bonnes volontés oratoires, et soyons clairs, une forme d’exemplarité comme se doit pouvoir le suggérer le travail des différentes commissions bilatérales missionnées. Pour l’heure, la volonté est assez partagée, le volet économique devrait permettre aux entreprises luxembourgeoises de bénéficier d’un focus intéressant pour ne pas dire apaisé, du taillé sur mesure devrait donner un certain quitus à cette volonté. Il est bien question de tourner la page des épisodes tendues sur le front de relations souvent complexifiées entre les deux états, l’objectif est bien de jouer cartes sur table, c’est-à-dire tout sauf un poker menteur comme semblent s’en inquiéter certains journalistes au Luxembourg, inquiets pour être coutumiers de certains ratés du passé, et comment ne pas les comprendre… Certains dossiers sont dans les cartons depuis plus de vingt années, c’est dire ! La convention fiscale franco-luxembourgeoise est elle-même datée de 1958, certes amendée, elle mérite un profond dépoussiérage, ce à quoi tenteront les deux états… amis ! 










Le programme de la visite d'Etat...


Lundi 19 mars

Le couple grand-ducal et sa délégation seront accueillis officiellement aux Invalides en présence de la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. Après l’interprétation des hymnes nationaux, le chef d’État passera en revue la garde d’honneur composée de quatre grandes forces – la garde républicaine, l’armée de terre, la marine nationale et l’armée de l’air – dans la cour d’honneur du château.

Le couple grand-ducal, accompagné de la grande escorte composée de 140 chevaux et de 28 motards de l’escadron motocycliste de la garde républicaine, sera ensuite conduit au palais de l’Élysée. Henri et Maria Teresa seront accueillis par Emmanuel et Brigitte Macron, pour un entretien privé.

Le couple grand-ducal, les ministres Étienne Schneider et Pierre Gramegna ainsi que la secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Économie, Delphine Gény-Stephann, assisteront à un déjeuner de hauts responsables économiques et à un forum à la Chambre de commerce de Paris, intitulé «France-Luxembourg : Plus que des voisins», qui permettra aux entreprises luxembourgeoises de nouer ou renforcer des contacts avec les entreprises locales.

En fin d’après-midi, le couple grand-ducal aura une entrevue avec le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, en présence de Jean Asselborn.

Un dîner de gala au palais de l’Élysée clôturera cette première journée.

Mardi 20 mars

En début de matinée, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse se rendront à l’hôtel du Luxembourg afin de rencontrer le président du Sénat, Gérard Larcher, en présence de Jean Asselborn.

Le couple grand-ducal participera ensuite à une réception à l’Hôtel de ville de Paris, suivie d’une entrevue avec la maire de la capitale, Anne Hidalgo, en présence également du ministre Jean Asselborn. Cette rencontre sera suivie de la signature d’un parchemin commémoratif et échange de cadeaux. Le couple grand-ducal aura également l’occasion de saluer les invités et la communauté luxembourgeoise à Paris.

De son côté, le Premier ministre Xavier Bettel rencontrera, à l’hôtel de Matignon, le Premier ministre français, Édouard Philippe, pour un entretien privé.

Temps fort de la journée, les ministres français et luxembourgeois rejoindront l’hôtel de Matignon afin de participer au séminaire intergouvernemental France-Luxembourg, qui portera sur des dossiers bilatéraux, transfrontaliers et européens. Sûreté nucléaire, coopération en matière de changement climatique et dans le cadre de la Grande Région seront notamment au centre des discussions. La nouvelle convention fiscale des travailleurs frontaliers français, présentée vendredi au Luxembourg, sera signée en marge de la visite.

Ce séminaire sera suivi d’un déjeuner à Matignon.

À Station F, un incubateur de start-up installé dans un ancien bâtiment ferroviaire, le chef d’État et son épouse, accompagnés de Xavier Bettel, Étienne Schneider et Pierre Gramegna, rencontreront des entrepreneurs sur le programme d’accélération ShareIT.io, dont l’objectif est d’aider les entrepreneurs sociaux ou environnementaux à développer des projets technologiques à la hauteur des grands enjeux sociétaux.

Le couple grand-ducal et l’épouse du chef d’État français assisteront à une visite guidée au musée Rodin de l’exposition « Steichen/Rodin: Un dialogue. », qui retrace l’histoire d’amitié entre un Américain d’origine luxembourgeoise et un Français, dans la capitale de l’art contemporain au début du XXe siècle. Après la visite,  le Grand-Duc et la Grande-Duchesse donneront une réception dînatoire dans les jardins du musée.

Mercredi 21 mars

Le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ainsi que ministre de l’Économie, Étienne Schneider, se rendront à Toulouse accompagnés du secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.

La délégation officielle se rendra d’abord au Centre national des études spatiales (CNES) afin d’y visiter, entre autres, le French Instrument Mars Operation Centre (FIMOC), un centre d’opérations d’instruments français pour la mission Mars. Le FIMOC permet aux collaborateurs du CNES, de guider les instruments ChemCam et SAM-GC – deux instruments d’analyse des roches et des sols – embarqués sur le Rover Curiosity durant sa mission d’exploration du cratère Gale de la planète Mars, l’objectif étant de déterminer si la planète rouge est habitable.

A la mairie de Toulouse, le couple grand-ducal et les ministres seront accueillis par le maire de la ville rose et président de Toulouse métropole, Jean-Luc Moudenc. Après une entrevue, ils visiteront la Salle des illustres dont les peintures retracent l’histoire de la ville et d’y rencontrer des ressortissants luxembourgeois et des autorités locales.

Après un déjeuner officiel offert par le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pascal Mailhos, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ainsi que leur délégation se rendront au Quai des savoirs, un espace culturel dédié à la diffusion et au partage de la culture scientifique, technique et industrielle, à l’innovation et au numérique. Ils y visiteront l’exposition «#HumainDemain», sur les enjeux et impacts des innovations scientifiques et technologiques sur la vie quotidienne des citoyens et celle des générations futures.

Cette visite d’État se terminera en fin d’après-midi avec la visite de l’entreprise Airbus. Après la visite notamment de la chaîne de montage de l’Airbus 380 et une présentation générale des activités de l’entreprise, Étienne Schneider et le vice-président en charge de la stratégie et des affaires internationales d’Airbus, Patrick de Castelbajac, signeront un accord-cadre.


Source: Présidence de la République.
















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