vendredi 30 novembre 2018

Deutsche Bank , une perquisition au siège de Francfort qui promet des lendemains difficiles?

Impressionnante démonstration de police lors de la perquisition du siège de la banque à Francfort. (Droits réservés.)



Didier REMER

Paris, le 29 Novembre 2011.



Avec ses 1 769 milliards de dollars d'actifs financiers détenus, la onzième banque mondiale inquiète toujours plus à mesure que les dossiers juridiques s'empilent, nul doute que l'avenir de la Deutsche Bank devient toujours plus problématique après avoir perdu près de la moitié de sa valeur capitalisée en Bourse depuis le début de l'année 2018! 

A présent, c'est donc la justice allemande qui a ordonné "une perquisition jeudi dans six locaux de la Deutsche Bank, notamment au sein de l'emblématique siège de l'institution basée à Francfort" ou l'imposant cortège de véhicules de police laissait penser à une opération de très grande ampleur. Le parquet de Francfort précise une opération coordonnée et qui se devra "capable d'apporter des réponses précises sur la structuration de montages en offshore et tous les éléments concordants", une opération en lien sur un manque flagrant identifié "à l'obligation légale de communication ou signalements aux autorités de soupçons de blanchiment à l'égard de sociétés offshore pratiquant la fraude fiscale", et ce alors que la banque disposant "d'éléments suffisants pour informer sur ses relations" comme avec des clients indélicats, "la plupart étant basés dans des paradis fiscaux et donc juridictions complaisantes", ce que "ne pouvait ignorer la Deutsche Bank", notamment depuis les Panama Papers qui allaient permettre la diffusion publique et donc médiatique de nombreux documents précis sur "des pratiques de fraude fiscale". Ce scandale qui a éclaté en 2016 avec la fuite de millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, "détaillant plus de 214.000 sociétés offshore ainsi que leurs actionnaires. Selon les magistrats de Francfort, la banque disposait pourtant "d'éléments suffisants dès le début de ses relations" avec les clients basés dans des paradis fiscaux. Sur la seule année 2016, explique le parquet, une succursale de Deutsche Bank basée aux Îles vierges britanniques a ainsi pris en charge "plus de 900 clients représentant un volume d'affaires de 311 millions d'euros",  le droit allemand ne prévoyant pas de poursuites contre une entreprise, les investigations visent "deux salariés de Deutsche Bank âgés de 46 et 50 ans, ainsi qu'un certain nombre de responsables non identifiés de l'entreprise", d'après le parquet. La Deutsche Bank assure pour l'instant vouloir "coopérer pleinement et se rend disponible pour le travail des enquêteurs en cours ou à venir", des éléments de réponses seraient à l'étude par l'état-major du groupe qui "mesure l'impact à l'international ou pour le pays d'une telle démonstration de la justice." En Bourse, le titre de l'établissement lâchait 3,47% à 8,30 euros jeudi vers 10H50 GMT, après avoir déjà perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année...


Deutsche Bank, une bombe à retardement!

Une indéniable démonstration de force de la justice allemande qui risque de ne pas rassurer les marchés, si la banque avait plutôt bien résisté à l'impact de la crise de 2008, nul doute qu'il ne pourrait en être de même dans le cas d'un nouvel épisode mondial. Avec les Panama Papers, c'est une problématique d'ordre systémique qui semble promise à la Deutsche Bank, le désamour grandissant qui gagne les analystes et donc salles de marché, risque bien de s'aggraver dans les prochains mois. C'est d'ailleurs au niveau du gouvernement allemand que les inquiétudes seraient les plus vives, "Différents premiers conciliabules annoncent des mesures préventives au plus haut sommet de l'Etat." croit-on savoir à Berlin. 

Après avoir tremblé en 2008, la Deutsche Bank serait à présent considérée comme "Un maillon potentiellement toujours plus faible pour l'économie du pays." Contrairement à sa rivale la Commerzbank, la Deutsche Bank avait refusé l'éventualité de se faire renflouer par l'Etat, son ancien président du directoire Josef Ackermann avait même martelé, “J’aurais honte si nous acceptions l’argent public pour faire face à la crise!” Il était bien question à l'époque de repousser cette échéance pour ne pas perturber ses négociations dans le cadre de l'Union bancaire. A présent la donne est bien différente, "Outre l'amende record liée à la crise des subprimes aux Etats-Unis, 7,2 Milliards de dollars et l'annonce d'un premier plan social drastique de 7000 suppressions d'emplois au printemps dernier, ce sont trois années consécutives de pertes qui viennent mettre un coup d'arrêt au cercle vertueux d'une banque qui fêtera ses 150 ans en 2020!" 


Nous pouvons nous améliorer!

Son exposition aux produits dérivés en fait un maillon faible pour les prochaines années, à tel point que certains pensent même à une possible faillite intégrale en cas de nouvelle crise! Une vision alarmiste mais qui ne souffre pas de réalisme éclairé "Surtout quand on regarde les ratios de capitalisation de la banque au sens global qui ne représentent en fait que 13,8 % de capital! Une exposition de près de 50 000 milliards d'euros aux produits dérivés, soit 24 fois le montant de la dette allemande!" En cas d'une prochaine crise mondiale, la banque ferait exploser la dette publique allemande de "60% actuellement à près de... 90%!" Sans compter des conséquences désastreuses sur le système financier et une nouvelle panique bancaire pour ce qui reste à considérer comme "la plus grande bombe à retardement du secteur", elle serait donc ainsi promise à exploser en cas de nouvelle crise. "Finalement, rien à envier au sort de Lehman Brothers!". Deutsche Bank se défend en mettant en avant son nouveau plan stratégique, elle préfère communiquer sur son profil financier factuel qu'elle juge, "(Il est) très solide. Nous avons aujourd’hui 63 milliards d’euros de capitaux propres et environ 280 milliards d’euros de liquidités." bien sûr des liquidités à relativiser en cas de panique, banque reconnaissant toutefois une rentabilité pas à la hauteur de ses ambitions.

Fin septembre, le gendarme allemand des marchés avait pris la décision inédite de déclencher un audit pour évaluer les progrès du groupe dans la lutte contre la criminalité financière (blanchiment, financement du terrorisme ou du crime organisé). "Nous sommes d'accord avec la Bafin sur le fait que nous pouvons nous améliorer", avait reconnu Deutsche Bank.

En janvier 2017, la première banque allemande avait écopé d'une amende de près de 630 millions de dollars dans le cadre d'une enquête des autorités américaine et britannique pour blanchiment d'argent en provenance de Russie. La semaine dernière encore, "Deutsche Bank a été éclaboussée par les investigations visant la banque danoise Danske Bank, dont la banque allemande a été la correspondante pendant huit ans.", avait reconnu Deutsche Bank. En janvier 2017, la première banque allemande avait écopé d'une amende de près de 630 millions de dollars dans le cadre d'une enquête des autorités américaine et britannique pour blanchiment d'argent en provenance de Russie.  A suivre.












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vendredi 16 novembre 2018

Les avocats d'UBS demandent une relaxe générale pour éviter une sanction financière totale de 5,3 Milliards d'euros à la banque!




France. UBS, Jeudi 15 Novembre 2018, les avocats d'UBS demandent une "Relaxe générale".
 (Droits réservés.)


Didier REMER

Paris, le 15/11/2018.



Deuxième grand round de ce combat de titans, ce jeudi 15 Novembre, la défense de la banque helvétique s'est démontrée particulièrement offensive pour commenter l'approche globale du Parquet national français (PNF), pas moins celle de l'avocat de l'Etat français, unique partie civile au procès. Demandant une "Relaxe générale", les avocats du "team UBS" se sont démontrés particulièrement loquaces sur une interprétation jugée "extravagante" voire "irrationnelle" qui serait faites du montant des pénalités et de l'amende exigées du côté français par l'accusation. Le préjudice fait l'objet d'un calcul très documenté, "tant pour le manque à gagner pour l'Etat français", seule partie civile qui peut donc s'appuyer "sur des chiffres capables" de démontrer une opération "aux méthodes industrielles" et ce afin "d'organiser un démarchage illicite de résidents français", attestant au passage de la politique mise en oeuvre par UBS et ses dirigeants dont le caractère "systématique d'un blanchiment de fraude d'ampleur exceptionnelle."  La sanction financière sans précèdent pourrait atteindre entre l'amende et les dommages et intérêts la somme totale de 5,3 Milliards d'euros, un record en France et d'ailleurs en Europe. A savoir "3,7 Milliards d'euros requis par le parquet national financier (PNF) et 1,6 Milliard d'euros pour la seule partie civile de ce procès, l'Etat français." le verdict sera prononcé le 20 février 2019.


Dans le "bataillon" des avocats d'UBS, l'un d'entre-eux n'aura pas résisté à la tentation comme pour une réponse médiatique, vers un audacieux déplacement du débat sur le terrain purement politique. Jouant de certaines comparaisons avec le traitement de la justice d'autres Etats, pointant comme référence purement économétrique, " Les arrangements trouvés avec les Etats-Unis pour 780 Millions d'euros en 2009, et donc en Europe avec l'Allemagne en 2014 pour 300 Millions d'euros, négociations et arrangements rendus impossibles en France."

Maître Veil, l'emblématique avocat d'UBS.AG en France, devait contester avec force un montant "irrationnel" et "extravagant" des pénalités ainsi demandées à la banque helvétique, qui toujours selon l'avocat, serait destiné "à faire impression sur la presse internationale et le... tribunal!" Les avocats se sont par ailleurs lancés dans une démonstration pour tenter décrédibiliser "une poignée de témoignages" tout en refusant avec fermeté (pour au moins deux d'entre-eux), le qualificatif de "lanceurs d'alerte", préférant appuyer très fort comme avec la qualification en "mode frondeur" de Maître Chemla,  de (simples) "Repris de justice recyclés." Un argumentaire s'appuyant sur les condamnations en Suisse de deux des lanceurs d'alerte pour une "utilisation frauduleuse de carte bancaire professionnelle ou détournement au préjudice de clients de la banque." 


"Faute de pouvoir faire la guerre à la Suisse..."

La stratégie de décrédibilisation s'est amplifiée sur la notion d'organisation d'ampleur qui abonde médiatiquement depuis les premières heures du procès. Les avocats d'UBS interpellent sur "l'absence de preuves matérielles", et interrogent sur cette absence de "traces, notes, mémos ou rapports, et centaines de milliers de mails", pour devoir conclure d'un "Ici, on n'a rien du tout!". Une interprétation que l'accusation devrait pouvoir apprécier à sa juste valeur tant la banque UBS s'est rapidement intéressée à ses ressources humaines en France. "Il sera peut être bien question ici de s'interroger à cette gestion de l'aspect déontologie en interne de la culture du fameux secret bancaire..." Croit-on savoir à Paris. Et peut-être au passage, "Sur le besoin de s'éviter une forme de traçabilité présumée pour s'éviter certaines éventuelles conséquences dès lors que serait organiser un démarchage illicite d'ampleur de résidents sur le territoire français?" Absences de preuves que les hauts fonctionnaires de Bercy ou du Parquet national financier en charge des enquêtes pourraient expliquer sans grande peine, une évidence qui ne semble pas atteindre Maître Esclatine. Lors des débats, il viendra ancrer à la cause d'UBS AG "de la pseudo real diplomatie internationale" pour mieux désigner comme principal coupable (réellement visé), "la Suisse", rien que cela...

"Une approche plutôt gonflée que la confédération pourra apprécier là aussi à sa juste valeur, quand on connaît les nombreux débats au sein du Conseil national et ceux du Conseil des Etats (Ndlr: La confédération dispose d'un système juridique différencié à l'échelle des cantons.) et l'avancée des accords avec la France, c'est à dire la démonstration d'une pacification en cours comme pour avec l'Allemagne ou les Etats-Unis. Il est bien question aussi des négociations de la Suisse avec L'Ocde et bien sûr, l'Union européenne comme sur les évolutions réglementaires acquises au Parlement helvète pour l'échange automatique d'informations ou les relations transfrontalières commerciales comme pour le secteur bancaire." instigue notre éminente source à Berne. Avocat Esclatine prétextant jusqu'à la démonstration hasardeuse de "Faute de pouvoir de faire la guerre à la Suisse, UBS (serait ainsi) le coupable idéal." De quoi peut-être motiver plus encore  l'accusation pour conserver à l'esprit ce besoin de "globaliser avec soins et donc sens du détail" un dossier en "blanchiment de fraude fiscale".

Mais tout n'est-il pas dit ? Pas vraiment, et c'est bien justement parce que la justice française est déterminée à faire sens à l'ampleur de ce "démarchage illicite de résidents français" que l'on s'interrogera encore sur la stratégie de la salve de l'avocat d'UBS Marquetty qui enfoncera pour de nombreux observateurs, un "clou tordu" en plaidant " l'incompétence du tribunal pour juger des faits de blanchiment commis hors de France, et la prescription totale ou partielle des infractions reprochées à la banque." Il nous fallait aussi tenter comprendre cette stratégie qui repose essentiellement "son argumentaire sur l'optimisme plutôt un brin frondeur du team UBS", des avocats qui s'arqueboutent sur un dossier d'accusation qui ne contiendrait finalement rien, selon eux: "Aucune preuve, ni des démarchages illicites en France, ni du blanchiment!" Fermez le ban... pourrait-on se dire ! Mais pas celui des nombreuses invitations "d'apprentis évadés fiscaux" à "des événements en France qui de sportifs, culturels dont opéras et autres vernissages, rencontres golfiques, ou chasses devaient agrémenter le travail de séduction des commerciaux d'UBS en action! "


Pour de nombreux observateurs, la ficelle serait un peu grosse pour "des avocats de ce si bon niveau", "Vous me direz, que ferait-on de mieux à leur place..." suggère un éminent ami du prétoire parisien. Une chose reste acquise à cette affaire, elle est toujours selon de nombreuses organisations de lutte contre l'évasion fiscale et d'ailleurs pas moins parlementaires français et européens, "Un véritable phare pour le sens qui se doit être donné au travail sur les lanceurs d'alerte en Europe et partout ailleurs, cette recherche permanente d'une transparence pour tenter un certain retour à l'équité dans une économie ainsi mondialisée." ou "Comment ne pas penser aux millions de contribuables français comme les plus modestes, ceux qui lésés comme leur Etat, combien d'écoles, hôpitaux en difficultés aussi à cause du manque à gagner pour l'Etat français à cause de l'évasion fiscale en mode go fast ?" Suggère un ami sénateur français.  Citoyens, il est vrai qui manifesteront dans toute la France pour leur pouvoir d'achat ce samedi 17 Novembre, "Comment ne pas les entendre?" 

Aveu criant...

Plus pragmatiquement sur le dossier, "Il y a aussi cette ritournelle sur une démonstration de la justice française, et donc plus précisément l'accusation qui serait donc jugée très excessive par la comparaison portée aux débats par la défense, notamment au regard des accords trouvés par UBS AG avec les Etats-Unis et pour l'Europe, de l'Allemagne..." Comme si la France devrait jouer les seconds rôles d'un curseur systémique pour une justice en démonstration ? Mais qu'en est-il finalement de cet aveu criant de reconnaissance d'une fraude d'ampleur organisée que représentent justement tous ces accords négociés par UBS avec les Etats-Unis, pour mémoire 780 Millions d'euros en 2009! ou l'Allemagne, 380 Millions d'euros en 2014! si ce n'est que la démonstration la plus édifiante d'une évidence sur une organisation d'ampleur par la banque helvétique ? D'ailleurs le récent dossier ouvert aux Etats-Unis contre UBS sur "la titrisation à risque" peut encore renforcer ce besoin de justice comme se doit logiquement en France.  A suivre!

















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mercredi 14 novembre 2018

Etienne Schneider sera dans le prochain gouvernement, les agents économiques du Luxembourg rassurés !


Accord "WIn WIn" pour "Gambia 2.0"...
Etienne Schneider Vice-Premier ministre et Xavier Bettel Premier ministre du Luxembourg.  (Droits réservés.)


Didier REMER
Paris le 14 Novembre 2018.


Véritable cheville ouvrière du gouvernement sortant de Xavier Bettel, Etienne Schneider, emblématique vice premier ministre et ministre en charge de l'économie de la majorité "Gambie", a souhaité couper court à la rumeur d'une possible acceptation d'un poste de commissaire européen. Après l'inquiétude suscitée dans le milieu des affaires du pays et chez les nombreux partenaires du Duché comme à l'international, le ministre s'est voulu rassurant sur " son attachement inconditionnel " pour s'assurer et donc mieux rassurer que les nombreux efforts entrepris pour réformer le pays ne soient pas boutés voir secondarisés avec un éventuel départ à Bruxelles. " Il est clair que le profil avait de quoi séduire, mais c'est bien au Luxembourg qu'Etienne Schneider sait comprendre qu'il se pourra d'autant plus efficace, après avoir entamé un réflexion profonde sur les besoins d'un nouveau branding pour le pays et bien sûr l'investissement étranger comme jamais..." suggère notre éminente source depuis la  place financière internationale de Luxembourg. En effet,  Etienne Schneider avait rapidement organisé une consultation nationale ouverte à différents publics, "C'est à dire du simple citoyen à l'entrepreneur et autres agents économiques, l'idée étant de permettre une réflexion constructive sur l'économie circulaire, le futur à bâtir d'un pays en mutation." Ayant mandaté l'économiste américain RIFKIN pour préparer l'avenir d'un pays qui devrait compter rapidement " son premier million d'habitants d'ici à 2040 ", enclin au dialogue, au delà des différents clivages, le parlement de l'unique chambre de ce pays à système monocaméral "...avait rejoint la proposition du ministre en charge de l'économie lors des nombreuses réunions de la commission économique." aime t-on à nous rappeler au Luxembourg.


Nouveau gouvernement: Arbitrages en cours.

Les récentes élections se sont traduites par un succès relatif de l'actuelle majorité, le pays est d'ailleurs encore dans le délicat travail de " finalisation des différents arbitrages qui devront apporter une réponse à l'ensemble des groupes politiques du pays ", une percée des écologistes ajoutée à l'érosion relative des grands partis traditionnels suggérant quelques ajustements pour la nouvelle équipe gouvernementale. Mais contrairement à l'exercice insidieux de quelques organismes de sondages de l'opinion en déroute totale au soir des élections, " L'actuelle majorité affiche un résultat qui ne suggère aucune réserve de fond sur les choix ou la méthode, tout juste la confirmation d'un travail parlementaire à ouvrir davantage pour inclure toutes les réalités." croit savoir notre éminente source au parlement qui résume ainsi au passage le message du chef de l'état, à savoir S.A.R  Le Grand Duc Henri. " Celui-ci a reçu tous les différents responsables de groupes politiques du pays, et suit au plus près les négociations en cours après avoir nommé Xavier Bettel formateur. Ses exigences sont précises..." Assure notre éminente source au Luxembourg.



Investissements: 1 milliard d'euros: Google...

Etienne Schneider, qui n'accuse qu'une baisse de 3% du -total des voix- de son camp, instigue raisonnablement que les socialistes (LSAP) luxembourgeois, restent bien fondés à maintenir le vice-premier ministre dans l'exécutif qui sera présenté "...avant Noël ! ". Actuellement vice premier ministre en charge de l'économie, il devrait pouvoir assurer une continuité à ses nombreuses réformes entreprises, on notera la création de l'Agence spatiale luxembourgeoise et nombreux projets d'investissements étrangers en cours et pour certains, comme l'emblématique investissement record de la multinationale GOOGLE " qui souhaite créer un centre ERBC pour développer ses capacités opérationnelles dans le cadre de son mappage à  l'international. Google qui est déjà propriétaire de 33,7 hectares sur la commune du centre du pays Bissen, le géant américain attend la suite des événements pour venir concrétiser un ticket qui se veut gagnant gagnant avec le Luxembourg", 1 Milliard d'euros d'investissement pour " un centre Data center taillé sur mesure comme pour les besoins grandissants de l'IA ou intelligence artificielle mais aux enjeux biens réels pour ce qui est de l'économie mondialisée."  Etienne Schneider, étant le "gov.referent" qui a fait gagner du terrain aux négociations au sens propre et figuré notamment pour l'acquisition des 33,7 hectares, une véritable mission dans ce pays ou le foncier est un parcours du combattant tant pour le prix que les surfaces adaptées encore disponibles aux entreprises, ce qui pour la multinationale, suppose bel et bien que le Luxembourg se devra particulièrement prégnant sur les futures fonctions du futur ministre de l'économie qui se devra accompagner les négociations jusqu'à la finalisation, " Cet aspect est particulièrement observé outre-atlantique ", selon une de nos sources à LA: " Il est par ailleurs l'objet d'une possible discussion à l'état major de Google qui ne dément jamais son approche pragmatique pour ce genre de questions tout en reconnaissant tout refus possible d'ingérence dans la politique d'un pays logiquement ami..." .



Etienne Schneider, ministre de l'Economie,
et Chris Lewicki, Ceo de Planetary Resources
 lors de la signature en Juin 2016.
 (Droits réservés.)


Des fondamentaux plus terre à terre...

Les affaires sont les affaires, depuis que le ministre de l'économie s'est attelé à la refonte de pans entiers du modèle luxembourgeois, les investissements étrangers se sont développés au Luxembourg, " Il est l'unique pays de l'Union européenne capable d'afficher une telle santé économique, quand ses grands voisins doivent assurer de compliquées réformes structurelles, mais subsiste une forme d'urgence, le Luxembourg doit plutôt s'atteler à gérer efficacement les premiers signes d'une surchauffe économique liée à une croissance jugée trop en roue libre." croit-on savoir.

A cette fin, les travaux de négociations en cours donnent libre cours à un ensemble de réflexions de tous les groupes politiques pour que soit inclus un maximum d'orientations pour accompagner la mission du futur gouvernement, un "livre blanc" de la future majorité qui devra tenir compte des récentes élections et les nombreux signes de la population, ensemble qui ne craint pas l'évidence. La question environnementale ou celle de la durabilité en mode éco-responsable devrait gagner en ampleur. Un défi que devrait pouvoir relever sans peine celui qui est à l'origine de la réflexion sur l'économie circulaire... " Pendant la campagne électorale, une certaine opposition avait fait la critique de l'approche de Rifkin, toutefois après les résultats, le bon peuple de Luxembourg démontre l'importance de renouer avec des fondamentaux, il est bien question de mobilité, de logement, 50 000 luxembourgeois vivent aux frontières!... Et qualité de l'environnement, une obligation pour le futur gouvernement! L'expérience spatiale vient de démontrer quelques faiblesses avec la perte de millions d'argent public, il est temps de revenir à du terre à terre..." instigue notre source au parlement luxembourgeois. Il est bien question de la perte récente de la participation dans la start-up américaine Planetary Resources leader du secteur, par ailleurs financé " Par l'entrepreneur Larry Page, cofondateur de Google, et le réalisateur.. James Cameron! En général, le cinéma, c'est à Cannes ou en l'espèce, Hollywood! " tacle au passage notre éminente source, Planetary Resourses à laquelle le Luxembourg avait apporté 13,75 millions de dollars (12 Millions d'euros) contre 10% des parts... En effet, une venture à participation de l'investisseur de l'Etat (véhicule financier de la société nationale SNCI.) avec " Une SàRL, SAAM, Montage de toute pièce...", société qui s'est avérée " Finalement un cuisant échec aux Etats-Unis dans l'entreprise globale du SpaceResources à la luxembourgeoise la tête un brin trop la tête... dans les étoiles! "taclera sans ambages notre source à Luxembourg. L'idée de la participation luxembourgeoise ainsi résumée par le Ceo Chris Lewicki lors de la signature de l'accord en 2016, "Exploiter toutes les ressources tels des astéroïdes va changer la manière par laquelle on vit sur la Terre et dans l'espace. Le Luxembourg a pris acte de ce futur auquel on ne peut échapper! C'est un moment historique!" devait préciser avec force de conviction le président et "...ingénieur en chef de Planetary Resources." Toutefois, le risque inhérent à ce genre d'associations Etat/privé est plutôt fréquent dans le secteur en fort développement du... spatial, " Certains y voient plus volontiers une opération pour limiter la casse par l'Etat luxembourgeois qui ne manque pas à sa vigilance, une startup du domaine sera plus souvent tributaire d'un contexte souvent encore diffus comme avec un cadre réglementaire complexe et donc souvent très mouvant pour en être tributaire de nombreux investisseurs, pas moins à des promesses d'investissements qui ne sont pas toujours tenues dans les délais par d'autres investisseurs plus dimensionnés, de surcroît quand des rachats ou cessions de sociétés se font aussi vite..." croit-on savoir à Luxembourg. Cette dynamique conquérante du pays est toujours assumée, elle se voit confirmée par la création de l'agence Luxembourgeoise spatiale qui démontre des accords forts encourageants en matière de recherche et développement, pas moins économiques.


Un nouveau portefeuille gagnant-gagnant...

Nul doute que l'actuel vice-premier ministre Etienne Schneider devrait retrouver une part intéressante de la gestion de ses fondamentaux dans le nouveau gouvernement que présentera dans les prochaines semaines le premier ministre "formateur" Xavier Bettel, des négociations "....à huis clos pour préserver un cadre serein aux discussions en cours!", elles devraient s'achever "...avant les vacances de Noël." " En refusant l'idée flatteuse d'une nomination de commissaire européen, Etienne Schneider démontre un positionnement clair et fidèle à la mission qu'il s'est fixée dès 2013 " dans Gambia 1.0, permettre au grand-Duché de Luxembourg de capitaliser sur ses nombreux acquis et assurer " Une continuité opérationnelle à l'ensemble des services et agences du pays qui oeuvrent aussi pour l'image de ce pays ayant véritablement changé de cap! " croit-on savoir à LuxembourgA présent, " Le paradis fiscal n'est plus l'unique référence tronquée du Luxembourg, le pays s'est réorienté vers une économie durable et hautement compétitive tant sur le continent européen qu'à l'international, un portefeuille qui se veut résolument gagnant-gagnant, les investisseurs étrangers ne s'y trompent déjà plus... " croit-on savoir au Luxembourg.  Nous allons voir quelle place de choix reviendra à Etienne Schneider dans la prochaine mouture "Gambia 2.0", occasion pour confirmer le changement de paradigme du Duché ?  A suivre.














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vendredi 9 novembre 2018

UBS, amende record de 3,7 milliards d'euros pour démarchage record illicite de clients en France!

La justice française souhaite marquer au fer rouge l'organisation de l'évasion fiscale par la banque UBS.



Didier REMER

Paris, le 9 Novembre 2011.



Pour de nombreux observateurs, point de doute, la banque UBS AG semble s'être enfermée dans le déni le plus total qui soit, "incapable de reconnaître une forme pourtant avancée de l'évidence, la défense tentera une explication qui ne manquera pas de faire rire un pan entier des bons clients de la somptueuse cafétéria du Palais de justice." Donc on résume, UBS explique la présence et "la mission" de ses commerciaux en France pour un amour inconditionnel "des événements sportifs, ou culturels et même chasses de l'hexagone", plus c'est gros, plus ça passe, pourrait-on se dire. Mais visiblement, même si l'honneur pouvait sembler bien flatteur pour la haute image de la culture et du sport ou de la chasse en France, la justice souveraine ne s'est pas laissée conter fleurette, pour cause, le préjudice pour le contribuable français est bien là, quantifiable, palpable pourrait-on vous dire encore du côté de Bercy. D'ailleurs, "un service spécial qui compte les meilleurs hauts fonctionnaires de la République en charge de l'évasion fiscale", démontrera toujours qu'ils sont bien ceux qui attendent beaucoup de ce jugement, et donc "du signal clair qui se doit toujours pouvoir être affirmé avec exemplarité." le verdict sera prononcé le 20 février 2019.



"Créer l'empathie pour mieux jouer de toutes les sciences cognitives..."




 " Vanitas vanitatum et omnia vanitas."

Ce dossier s'est révélé particulièrement sensible pour la Banque, dès les prémices, elle s'est lancée dans une campagne digne d'une chasse aux sorcières, jusque dans les placards, et moindres tiroirs, comprendre ici qu'UBS AG s'était avérée "particulièrement active sur la gestion de ses ressources humaines en France." Pour ce qui est d'une évidence de la défense, voir cette "question simple de déontologie en interne" notamment si certaines personnes employées devaient se démontrer loquaces en matière de repenti? Il est bien question du rôle des lanceurs d'alertes...  Aujourd'hui, c'est à dire quelques années après les faits, le dossier "s'est étoffé, capable de démontrer toute l'organisation mise en place pour venir démarcher les clients sur le territoire national, au plus près des quidams, leurs passions, une forme d'entre-soi" qui s'est armé d'analyse transactionnelle et autre programmation neuro-linguistique qui nous renvoient à nos fières études, "créer l'empathie pour mieux jouer de toutes les sciences cognitives..." La justice n'est pas en reste sur le genre et donc procédé, "l'avocat est souvent le bon curseur de la maîtrise de l'art, mais le juge n'est pas moins armé sur la pratique", cette fois-ci, UBS s'embourbe, s'enfonce avec méthode, "cherchant toujours l'ancrage du moindre vice de procédure" pour certains, alors que d'autres, y verront plus volontiers la dernière douce provocation pour qui se sent approcher la dernière marche vers l'échafaud: " Vanitas vanitatum et omnia vanitas"... Comprendra qui voudra.

Toutefois les débats se font précis, les preuves sont étayées et démontrent sans grande peine la méthodologie de la banque Suisse, "Comment celle qui ne pouvait prétendre ne pas connaître ce risque d'une démarche "externalisée" comme pour s'en être démontrée si compatible avec celle un temps déjà pratiquée aux États-Unis", et ce bien sûr "pour en avoir payé des amendes records", bien sûr la perte d'une licence dans tous les bons esprits de l'état-major d'UBS. C'est donc bien une fable qui nous serait ainsi proposée par la défense d'UBS pour le volet français d'une pratique "finalement assumée rubis sur ongle outre Atlantique", comme à toujours trop se vouloir "constater que la justice française avait peut-être l'habitude de plier sur les subtilités de procédure", une erreur que va pouvoir méditer longtemps la banque qui risque bien d'inaugurer "le nouveau virage répressif français" de "l'évasion fiscale en mode Go fast..." Alors oui, on s'étonnera de voir comment la banque s'est démontrée particulièrement "engagée pour gommer tout ce qui peut l'être comme de bonne guerre dans un prétoire", mais les faits sont là, têtus, implacables, le reste n'étant qu'un écran de fumée qui suggère beaucoup d'envie pour un exercice de la justice en démonstration.


Amende requise record de 3,7 Milliards d'euros!

"La sanction se veut exemplaire, conservant à l'esprit l'échelle des sanctions au niveau mondial", c'est ainsi que le procureur Serges Roques explique comment se doit être sanctionnée une grande banque privée de Suisse pour "démarchage illicite de clients français" sur le territoire... national "et donc blanchiment aggravé de fraude fiscale!"  Cette amende record de 3,7 milliards d’euros, somme inédite en France a donc été requise jeudi 8 novembre contre UBS AG. Le procureur ne manquera pas de souligner "des faits exceptionnels par leur ampleur." Eric Russo représentant le Parquet national financier viendra planter le clou crucificateur (si j'ose dire), bien fondé à expliquer la gravité des faits "La fraude à l'impôt ce n'est rien d'autre qu'un vol commis au préjudice de la collectivité." Quand on sait que "la France accuse un manque à gagner de quelques 80 à 90 milliards d'euros annuels à cause de l'évasion fiscale et consorts", on relativise plutôt mieux le montant de l'amende qui touchera les comptes (logiquement?) provisionnés de résultat d'UBS. Au passage, on s'étonnera moins de voir une certaine presse Suisse dont le détail de la structuration capitalistique en informera plus d'un sur la disproportion ainsi déclamée à longueur de manchettes sur cette prétendue sévérité hors norme de la justice française...


Finalement un cadeau pour UBS...

L’accusation ne pouvait conclure qu'au refus de suivre l'appel tronqué d'un réalisme édulcoré de l'équipe dirigeante de la banque Suisse partagée entre petits fours et champagne ainsi... délocalisés! "UBS AG et ses dirigeants avaient parfaitement conscience d’enfreindre la loi française en venant démarcher des résidents fiscaux français lors d’événements et ce comme les réceptions, tournois sportifs ou parties de chasse." Mais le Parquet national financier sait aussi jouer de la calculette, point de doute, "3,7 Milliards d'euros représentent bien le bas de la fourchette des 27 Milliards de l'évasion fiscale, autant dire une amende qui se veut à tout le moins punitive mais en rien disproportionnée." C'est d'autant plus vrai, que les radars de Bercy ne disposent pas encore de tous les ressorts utiles et du précieux temps "pour détricoter les nombreux montages qui se sont fondus -rapidement- dans... la masse!" Finalement, un secret de Polichinelle quand on s'intéresse à la finance offshore...  Une approche qui ne plaira pas vraiment à la banque UBS, mais là aussi les chiffres sont têtus. Elle s'arqueboute tant bien que mal à exiger autant de preuves que se pourrait. Mais elle semble oublier les conséquences "d'un message organisé pour finalement "vendre" de telles pratiques en mode go fast", sur ce signal ainsi envoyé aux contribuables indélicats, ce sport de l'évasion fiscale à grand renfort de commerciaux "qui tels en plein raid, sont venus à la rencontre subtilement forcée" de personnes pour les transformer en "parfaits (petits nouveaux) évadés fiscaux", bien sûr, comme vous le dirait Roger au Pmu du coin de la rue, "Les commerciaux ne racontaient pas l'histoire du petit joueur à grande claque!" C'est dire que les 3.7 Milliards d'euros sont encore finalement "un cadeau pour UBS, car le Parquet national financier s'est basé sur le montant total de la régularisation globale effectuée à... ce jour", autant dire que la marge laisse plutôt un goût amère face à l'ampleur... à retrouver. 

Ainsi, la banque UBS s'est depuis démontrée vers un exercice plus conforme de son métier, mais se refuse toujours "à faire force à l'interprétation modérée d'une justice qui souhaite obtenir logique réparation." Chacun pourra comprendre que l'ampleur de la gravité des faits devrait suffire à établir "une attitude plus cohérente avec les nouvelles orientations d'une banque UBS qui ne devrait plus manquer aux efforts incontestables de sa nouvelle réputation", elle s'est démontrée pro-active pour se réorienter, toutefois, visiblement elle ne craint pas le retour de certains vieux démons de son si récent... passé! A suivre.





3,7 Milliards d'euros soit 4,2 Milliards de Francs suisses pour UBS AG.

15 Millions d'Euros pour UBS France.


Parmi les prévenus physiques, les peines les plus lourdes ont été requises contre l’ancien numéro trois d’UBS Raoul Weil (24 mois de prison avec sursis et 500 000 euros d’amende) et son ancien subordonné Dieter Kiefer (18 mois de prison avec sursis et 400 000 euros d’amende). L’ancien directeur commercial d’UBS France Patrick de Fayet, qui avait tenté in extremis une reconnaissance de culpabilité, n’a pas bénéficié de circonstances atténuantes. L’accusation a également requis contre lui 12 mois de prison avec sursis.






*Sic transit gloria mundi. Vanitas, vanitatum et omnia vanitas (Ecclésiaste ). 

   "Ainsi passe la gloire de ce monde. vanité des vanités, tout est vanité... "



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lundi 23 avril 2018

Losc de Gérard Lopez : L’accident industriel redouté ne devrait pas dispenser les vrais responsables ! (Exclusif)

Gérard Lopez, président du club de football du Losc qui risque la rétrogradation. (Droits réservés).



Paris le lundi 23 Avril 2018.
Didier REMER




Bien triste samedi, alors que le club Lillois pensait sauver ce qui pouvait ‘’encore’’ l’être, la grâce ne fût pas vraiment au rendez-vous!  Sans réelle arrogance, Marseille semble avoir accéléré le sort de la délicate descente aux enfers du club des Dogues; 5-1, résultat sans appel... Contrairement à l’idée si trop facilement répandue, au départ de l'aventure de la reprise du Losc par l'homme d'affaires l'hispano-luxembourgeois Gérard Lopez, les joueurs lillois n’avaient pas spécifiquement à rougir des statistiques -purement- sportives, « Doivent être soulignés de nombreux efforts et progrès qui malheureusement ne trouvèrent pas toujours leur concrétisation sur le terrain…  des réalités ! »  croit savoir ce retraité supporter actif de la première heure qui toutefois ne limite pas la responsabilité de l'actuel fiasco aux seuls dirigeants des Dogues « Une ficelle un peu trop grosse pour un supporter de mon grand âge !  Je n’aime pas voir battre les gens qui sont à terre ou presque, ce n’est pas le véritable esprit des gens du Nord, encore moins des vrais sportifs ! Vous savez, ici la valeur travail et celle de la solidarité comptent encore ! Que les efforts aboutissent ou pas, tout est question du mérite en action, le succès est une notion plus variable, il faut regarder qui sont les adversaires, tout est question de pointure ! » Un bon état d’esprit qui ne semble pas ou plus vraiment traverser toutes les générations de supporters d'un club en pleine crise. Entre mauvais résultats sportifs, ambiance dégradée au possible, coups bas et autres coups tordus, situation financière contrainte, le club du Losc risque de subir une rétrogradation avec toutes ses conséquences, « Avant les larmes qui nous sont promises, nous sommes tous condamnés au constat du véritable gâchis qui se joue sous nos yeux impuissants depuis de longs mois ! »  


La volonté seule ne suffit pas !


A présent, les commentateurs sportifs se lâchent sur le club, « Les Dogues sont devenus des proies médiatiques si faciles ! »  comme si le contexte délicat des épisodes Bielsa et autres écueils de la sphère dirigeante se pouvaient miraculeusement gommés dans les esprits des joueurs, pas moins ceux si tourmentés des supporters aux prises de la saga depuis de longs mois…  Pourtant, nombreux sont les observateurs qui se refusent à limiter leur analyse à la trop simple critique d’un dirigeant en devenir logiquement jugé, « Il est vrai, parfois rapidement approximatif ou clairement inapproprié pour relever… si grand défi ! Mais rarement insincère… » L’histoire est ainsi faite, l’hispano-luxembourgeois Gérard Lopez souhaitait racheter Marseille, c’est bien l’OM qui viendra peut-être aussi un peu sceller le nouveau destin « du » club Losc… Le tour de table objectif des investisseurs suppose bien « du » club ; plutôt que d‘un « son » club… Comme quoi, la volonté seule ne suffira jamais. Des premiers doutes avec « L’analyse économétrique et donc systémique lors de la reprise du club ! Dès le départ par la DNCG, la situation du club interrogeait déjà beaucoup ! » ; plus que jamais vrai aujourd’hui à l’heure d’un certain ''premier'' bilan. « Peut-être le dernier de l’ère Lopez si… »

Le modèle économique de Gérard Lopez est d’un équilibre jugé parfois « précaire entre pro-spéculation et pari logiquement sportif », comprendre ici que « L’axiome joueurs entraîneur restant toujours la clef de voûte d’un club de football de première ! », dans le cas de Gérard Lopez, c’est-à-dire pour certains esprits, misant davantage sur des stratégies comme surtout « Une acquisition massive de jeunes pousses ou soyons clairs, avec la spéculation pour seul avenir au point peut être d’en oublier un peu trop rapidement qu’un atome sans son noyau démontre plutôt l’inertie du présent, souvent explosive dans un futur proche... » insiste sévèrement notre source à Luxembourg qui scrute « Une dramaturgie… annoncée ! » Un jugement pour le moins peu optimiste et assez définitif.

Accident industriel ?

Le plus compliqué et donc lourd de conséquences pour notre source « Serait (à présent) de se mentir à soi-même et ce plus qu’aux autres, (…) Bien sûr qu’il fallait être optimiste, mais cette volonté sans cohérence allait devoir annoncer ce qui pourrait encore devenir l’accident industriel le plus grave de l’histoire du football français, ce drame annoncé par beaucoup d’observateurs qui devra aussi rapidement interpeller sur toute la chaîne des responsabilités ! », à commencer sur les autorités françaises, nationales et donc sportives, « Les principes de la régulation économique du secteur et donc tous les acteurs liés au processus décisionnel ! (…) Plus grave encore serait un déni général et pour le coup, la promesse d’un conflit durable entre la ligue professionnelle et certains clubs et autres agents économiques embarqués dans des pratiques qui démontrent qu’au-delà de l’aspect purement sportif, se jouent aussi des drames humains, toujours à la périphérie de l’économie. » Tacle sans réserve notre source à Luxembourg qui regrette de voir son compatriote Gérard Lopez avoir considéré qu’un club de foot pouvait se diriger comme « Une vulgaire entreprise de Time sharing* ! » Alors faut-il comprendre ici une bourse d’échange de joueurs avec visée purement pro-spéculative ? « Plus ou moins ! L’idée est plutôt bonne sur le papier, finalement réaliste, mais peut s’appliquer surtout à ceux qui disposent vraiment des moyens pour l’imposer, or l’urgence du Losc était visiblement ailleurs ! (…) Il fallait investir dans deux ou trois grands joueurs dès le départ, bien vérifier le cadre réglementaire dans le détail, innover, oui, mais avec autant de prudence que d’incontestable intelligence comme peut en démontrer un Gérard Lopez. Sans être plus désagréable que la situation, on gagne toujours à traiter ses dossiers dans l’ordre… » croit-on savoir encore. Cet aspect purement stratégique ne semble pas vraiment avoir affecté les autorités sportives de régulation, « Un club de première division est un relais économique souvent impliqué dans le devenir d’une région, ville ou collectivités territoriales, pour s’en convaincre, regardez ce que sont devenues toutes les villes de ces clubs rétrogradés (…), dans le cas du Losc, des élus doivent aussi regretter amèrement une fin de non-recevoir sur leurs inquiétudes de bon sens et ce par certaines autorités du football français dans leur tour d'ivoire… »  Et pour ceux qui sont remontés en première division ? « C’est toujours possible ! Mais surtout avec beaucoup de cohérence, bien sûr une question de management, de méthode et surtout d’un tour de table financier… sérieux ! » Fermer le ban. Un sauvetage? Notre source semble encore y croire avec force de conviction,  « Impossible n'est pas français! Ne dit-on pas... ? » nous allons donc voir quels seront les développements pour l’avenir du club Losc pour nous rappeler ce qui vient de nous être dit dans le détail...


Une hirondelle qui fait le printemps...

Au départ, sur le papier, un mix entre projet présumé fiable économiquement et pas moins sportif véritablement conquérant mais aussi avec ses indissociables premiers doutes, ce qui semblait annoncer la couleur, si je puis dire. Toutefois, l’épisode Bielsa s‘est rapidement démontré comme un élément déclencheur dont la justice semble calmer certaines ardeurs (lire notre précèdent article ici) visiblement éloignées de l’esprit de mutualisation de l’effort et de la solidarité si chères au milieu sportif si contraint. « Soit les attentes étaient déraisonnables, soit la promesse trop grande pour s’avérer véritable, il est bien question des engagements réciproques. » Pourtant, ce n’est pas faute d’y avoir œuvré, le dirigeant Gérard Lopez s’est battu comme un lion pour faire son tour de table financier, lui manquait peut-être un peu plus de concrétisation « rapide » sur le terrain, ce canal de la chance et donc de l’aboutissement de l’effort réservé exclusivement aux joueurs et donc à l’entraîneur, derniers ressorts. « Ainsi, avec des premiers résultats encourageants, la manne financière pouvait à nouveau suivre dans un futur proche. Mais l’histoire manquait peut-être aussi d’un autre ingrédient si précieux... la confiance ! » Ce n’est sûrement pas la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et la ligne nationale professionnelle qui viendront contredire cet aspect au retraité supporter de la première heure du Losc qui pourtant croit à l’ultime miracle : « Sur le terrain, peut-être, mais aussi avec une prise de conscience des autorités du foot qui ne sont visiblement pas très claires dans toute cette affaire! »  Sur monsieur Lopez? « Seule, sa volonté qui me paraît toujours sincère ne suffira pas ou plus, la situation financière suggère de trouver rapidement des investisseurs capables, la dette serait abyssale (entre 110 Millions à 130 Millions d'euros: Ndlr), et dans son tour de table on nous parle aussi d’un fond vautour qui n’a rien d’une hirondelle qui fait le printemps… »  A suivre...



Gérard Lopez, sa mise au point...

L’actionnaire principal des Dogues a choisi de s’exprimer ce mardi sur RMC, laissant la porte ouverte pour poursuivre l'aventure en cas de rétrogradation en deuxième ligue, le dirigeant insiste sur l'ambiance qui selon-lui, plombe ses joueurs, souvent jeunes et donc plus réceptifs à cet aspect: « J’espère, tant que comptablement on pourra le faire j’y croirai, on vit une situation hallucinante en termes d’événements catastrophiques, je serai le dernier à y croire. Il reste quatre matches à jouer. Le fait de ne pas gagner depuis janvier, parfois la performance, parfois les erreurs, parfois un tout petit peu d’arbitrage, mais c’est annexe, nous desservent. Je continue à garder espoir qu’on va se réveiller et qu’on va mettre les pièces les unes sur les autres pour pouvoir avancer. De l’intérieur, j’ai échangé avec une série de joueurs, avec certains plus expérimentés et le paradoxe avec ce que j’entends et en partie ce que je peux voir, c’est qu’ils sont concernés, c’est le terme le plus approprié. Parfois ils n’ont pas de réponse avant même que la question soit posée. À n’importe quel moment ils sont convaincus qu’il peut se passer un truc dont ils seront coupables et ils ne jouent jamais libérés. Guingamp c’est le symbole, dès qu’on commence à avoir des résultats ils se demandent quoi faire et ne pas quoi faire... Vous sentez des gars qui sont concernés par la situation quand on leur parle un à un », a commencé par expliquer Gérard Lopez sur les ondes de RMC Sport. Il a ensuite annoncé avoir un plan en cas de rétrogradation, d'ailleurs le club se doit effectivement être en capacité de proposer deux plans de continuation en fonction de l'issue de la saison aux conséquences différentes : « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre » Dans la foulée, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a nié certaines informations sorties dans la presse notamment sur les retards avant d’arriver au point qui intéresse le plus les supporters : le volet financier. « Aujourd’hui on a un plan au cas où on devrait descendre. Même si on espère encore rester en Ligue 1, il n’y aura pas de dépôt de bilan si on va en Ligue 2. Sur la DNCG ce n’est pas à moi de m’exprimer. On a discuté de certaines choses, si on avait pu recruter certains joueurs d’expérience, on n’en serait pas là non plus. C’est vrai qu’on ne veut pas descendre. Si on descend, on va ajuster. Est ce qu’il peut vivre deux trois-quatre ans en Ligue 2 ? Non. C’est un club qui peut descendre ? Oui. Est-ce que c’est un club qui veut descendre ? Non. Je serai là l’année prochaine, même en Ligue 2. Clairement, il y a une communication qui a été faite, je ne pense pas par la DNCG, mais si les infos sortent, ce n’est pas anodin. Il y a six ou sept clubs qui ont reçu des remontrances et on n’en parle pas. Depuis le début on est un peu à la mode, je n’ai pas à sauter sur toutes les infos. Le point le plus important c’est que je bosse pour que ça marche, mais ce n’est pas anodin que certaines infos sortent. Il y a une erreur dans certaines choses qui sont sorties, les chiffres énoncés sont complètement faux. Le club a été acheté point barre. L’investissement dans les joueurs a été fait avec 30% en fonds propres et 70% en externe. Ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai pu lire comme quoi tout a été financé par la dette... », a-t-il ainsi ajouté sans pour autant jamais évoquer l'évolution possible de son rapport avec les engagements pris avec le fonds Elliott et autres consorts, possiblement une bonne nouvelle si le club parvient à se maintenir ? La question reste clairement posée...



Fonds Elliott...



" Le fonds américain achète des dettes ou des actions décotées et secoue les dirigeants concernés pour qu’ils améliorent la situation. Si ce harcèlement aboutit au résultat espéré, il revend ensuite ses titres avec une forte plus-value. Depuis sa création en 1977, Elliott se flatte d’avoir ainsi fait bénéficier ses investisseurs d’une rentabilité moyenne de 13,5 % par an, supérieure à celle des 500 plus grandes valeurs américaines (11,2 %)." s'était encore alarmé le journal "Le Monde" il y à quelques mois... L'ancien patron de l'écurie Formule1 Lotus «  Rachetée en bout de course pour l'euro symbolique par Renault... » suite à l'échec de la stratégie de Gérard Lopez que certains préfèrent relativiser au regard là aussi, «  ...d'un tour de table qui avait tout pour séduire sur le papier, mais dont l'optimisme de la stratégie tant sportive qu'économique ne devait pas se confirmer au plus près des engagements réciproques... » croit-on savoir à Luxembourg en oubliant un peu vite de préciser que pour cette affaire, certains détails et autres "dilemmes de circonstances" avec des associés de l'homme d'affaires Gérard Lopez. Reste à connaître l'issue de cette saison pour le club du Losc et donc son rapport à la ligue 1 de football, puis dans un autre registre pas moins important, l'issue après la clôture des comptes après l'audition des dirigeants devant la DNCG programmée dans les semaines à venir, serait déjà évoquée la possibilité d'une audition de l'ensemble des actionnaires... « Il faudra aussi s'intéresser dans le détail à la chronologie des décisions prises par l'instance régulatrice plus en amont, on pensera notamment par la suite aux mesures conservatoires restrictives, le projet ayant démontré des limites dès les premières heures, ce que ne peuvent contester la Dncg ou la ligue professionnelle..» insiste notre source à Luxembourg.





L'Avis de Finance Offshore...

Le calendrier est toujours plus tendu, entre derniers matchs à jouer - et surtout à gagner ! - et la prochaine audition de l'équipe dirigeante à la Direction nationale du contrôle de gestion, toute une région reste logiquement suspendue à l'issue du club qui s'est démontré comme un des plus brillants de l'histoire du football français. Bien sûr, face à la crise, les avis sont parfois tranchés pour ne pas dire sévères, mais souhaitons sincèrement au club du Losc et à ses nombreux supporters une issue par le haut, c'est à dire capable de s'éviter la rétrogradation. Sur l'aspect purement financier du club, il faudra bien plus que des bonnes intentions, il faudra un plan de sauvetage, là aussi, capable ! Pour être tout à fait complet, il faudra aussi tirer toutes les conséquences d'une issue possiblement encore moins positive, elle appellera toutes les responsabilités qui devront se faire jour... Pour l'heure, la première urgence sera bien de voir tout ce que compte de supporters démontrer leur soutien à leur équipe face à celle de Metz, ce qui pourrait s'avérer comme essentiel !































* Time Sharing: Le temps partagé ou pseudo-parallélisme, est une approche permettant de simuler le partage par plusieurs utilisateurs; ce terme est surtout utilisé pour la vente d'appartements en temps partagé, ici dans le texte avec une connotation assez péjorative et donc plutôt négative.










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