jeudi 4 mai 2017

Compte aux Bahamas, Macron nouvelle victime des services secrets Russes ?


Emmanuel Macron s'est vu reproché "un compte aux Bahamas" par Marine Le Pen lors du grand débat.




Didier REMER
Paris le 4 Mai 2017.


Lors du grand débat télévisé qui vient clôturer la campagne de l'élection présidentielle française, Marine Le Pen devait alléguer en s'interrogeant sur la possibilité d'un compte d'Emmanuel Macron via une société en offshore (LLC). "Et ce après avoir mis clairement en doute -à maintes reprises et de façon publique réitérée,  comme ce matin par le compagnon de Marine Le Pen en annonçant toutefois ne pas disposer de preuve (...) Allégations sur la gestion patrimoniale privée du candidat qui reste le mieux placé dans les sondages." croit-on savoir. Etant précisé que la Haute autorité de la vie publique, (organe souverain de contrôle de la République française) ayant donné son quitus sur la déclaration et donc " tous les éléments requis transmis pour étayer la structure et surface financière " du patrimoine privé du candidat Emmanuel Macron .


Suite aux allégations répétées depuis le soir du débat (mercredi soir), Emmanuel Macron a vivement réagi en expliquant " Qu'il ne fallait pas laisser passer des contres-vérités dont il est clair que l'objectif est de tenter propager des fausses informations ou Fake News afin de porter atteinte à la crédibilité d'un candidat." Comprendre ici que l'objectif étant surtout tenter influencer le scrutin et donc son issue... Cette information est "étrangement apparue sur les réseaux sociaux deux heures à peine juste avant le grand débat en direct ! " aurait remarqué de nombreux journalistes ou le staff numérique du candidat, c'est à dire juste avant "Que Marine Le Pen l'évoque publiquement hors des réseaux sociaux, c'est à dire  -en premier- à la télévision et ce en plein débat ! " Etrange assertion...




Des faux grossiers... qui renvoient à des vrais articles de presse !



On y remarque dans les nombreux articles diffusés sur Twitter, Facebook avec des liens redirigés vers " des documents grossiers avec un empreint très approximatif de la signature d'Emmanuel Macron " et par ailleurs " jouant de multiples confusions - volontaires avec la séquence des Panama Papers-, cet aspect fait appel à des dates, lieux et personnes renvoyant à des articles qui eux, sont des vrais articles de fond de la presse institutionnelle ", alléguant des intervenants " possiblement déjà liés à de vrais scandales de l'évasion fiscale, dont certains encore actuellement devant la justice! " Ainsi, sur les réseaux sociaux, l'information s'est retrouvée démultipliée par des comptes douteux " souvent proches de la mouvance qui dans son grand ensemble, s'était attaquée frontalement à la campagne d'Hillary Clinton ! ", comptes Twitter souvent rattachés à des " insiders de la toile " considérés comme proches de l'extrême droite américaine ou directement du Kremlin, et même pour pour certains, " des partis nationalistes Russes, s'étant déjà plutôt fait remarquer lors de la campagne présidentielle US !...". Ce qu'avait clairement fermement démenti Vladimir Poutine, mais toutefois, s'il n'est pas le commanditaire de telles actions, comme certains aiment trop souvent à devoir rapidement le croire,  '' Le patron du Kremlin, ancien du FBS (Service secret Russe) semble s'en être plutôt bien accommodé si l'on en croit le peu de cas qui est fait de ces groupuscules qui se lâchent sur la toile, notamment pour être dénoncés comme avec des preuves à l'appui...", de bonne guerre ? La question reste posée ! On pensera aux capacités objectives de ces supplétifs des différents services connexes du renseignement Russe, leur influence dans le débat démocratique à l'international... Au passage, Russie qui se voit toujours possiblement rattrapée par l'information récente sur le financement de la campagne de Marine Le Pen via une banque. Il serait bien question d'un prêt consenti de quelques 9 Millions d'euros,  "Finalement, comprendre boutique de l'oligarchie Russe ayant des statuts de société quasi-simplifiée de courtage et surtout prêteur sur gages lié à de nombreux scandales..." croit-on savoir dans les rangs de la presse libre d'investigation indépendante en France. Poudre de Perlimpinpin ? Moins sure de côté-ci de l'échiquier...



Document: Ici, La traduction de la fumeuse Fake News, notez les parallèles douteux avec des vrais dossiers d'évasions fiscales...


L’image contient peut-être : texte
Capture d'écran du document indiquant le nom de Macron sur l'accord d'exploitation LLC La Providence.
Typologie des documents truqués diffusés sur la toile, en fait un copier-coller de contrat type modifié de façon plutôt grossière.




Les documents divulgués en ligne aujourd'hui semblent montrer que le candidat à la présidentielle française, " Emmanuel Macron aurait conclu un accord d'exploitation pour une société à responsabilité limitée (LLC) dans l'île Antillaise de Nevis, et que la compagnie peut avoir eu une relation d'affaires avec une banque qui a été précédemment impliqué dans des cas de l'évasion fiscale dans les îles Caïmans." Macron a toujours affirmé qu'il - n'a jamais dissimulé des avoirs ou détenir des comptes offshore secrets - il y a moins d'un mois, ou dans le passé. Emmanuel Macron étant un ancien banquier d'affaires de chez De Rothschild. 



Le NOM du Lycée de Macron pour "crédibiliser" le Fake!
(Plus c'est gros, plus ça passe...)

Le premier document est un accord d'exploitation établi le 4 mai 2012 à former « La Providence LLC » en vertu de l'ordonnance sur la société à responsabilité limitée Nevis 1995 portant " nom et la signature de M. Macron." (Intégral en fin d'article)

En fait, "La Providence" est le nom de l'ancien lycée de monsieur Macron à Amiens, où il a d'ailleurs rencontré son actuelle épouse, à l'époque professeur de l'éducation nationale. La décision de former une entreprise dans Nevis est présentée comme suspecte, comme pour la Loi sur les relations confidentielles, Nevis interdit la divulgation de l'information et garantit en général le secret et la confidentialité des sociétés à responsabilité limitée offshore. Les informations sur les propriétaires d'entreprise n'y sont pas publiées, ni disponibles au grand public. Nevis a été décrit par Bloomberg comme l'un d'un certain nombre de paradis fiscaux si populaires dans les Caraïbes...



SIGNATURE, UN FAUX GROSSIER !
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Ici, la comparaison de la signature grossièrement... imitée !



Citer la FIFA et son scandale pour donner de l'épaisseur à la rumeur...!


Un second document est une lettre envoyée à La Providence Ltd de la First Caribbean International Bank,(ci-dessous) missive qui tend démontrer une relation d'affaires avec la LLC Providence prétendue rattachée à monsieur Emmanuel Macron. " Forbes a rapporté que First Caribbean International Bank a été impliquée en tant que facilitateur de l'évasion fiscale en 2013. Il a également été nommé par Reuters en tant qu'acteur de fraude relativement aux scandales Association Fédération Internationale de Football 2015 (FIFA) ", après il est apparu sur ce faux document qu'un représentant pour First Caribbean " avait personnellement recueilli un chèque d'un officiel de la FIFA et avait ensuite retourné pour le déposer dans un compte aux Bahamas..."


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La Providence LTD: Un document présumé truqué pour mieux rattaché au scandale de l'évasion fiscale de la FIFA?




On le voit, en plus d'être grossière, cette construction n'a qu'un objectif à trois jours du second tour de l'élection présidentielle française ! Semer le doute sur le candidat Emmanuel Macron au passage largement donné gagnant. Sur cette entreprise de déstabilisation, on notera que dans le contexte tendue de la campagne électorale, à l'image du débat de mercredi soir, le père de Marine Le Pen et de nombreux autres soutiens de la candidate devaient regretter dès hier soir la posture " excessive, parfois imprécise (comme pour l'Euro ?) de Marine Le Pen ! " Une candidate à la présidence, ainsi, " Celle qui s'était pourtant évertuée à dédiaboliser l'héritage du père et de l'emblématique parti d'extrême droite, se voit condamnée par "ses militants" et donc jusqu'à son... père ! "

Finalement, Marine Le Pen, acculée semble préférer revenir aux coutumes du Front National, se risquant au passage un oubli certain de la stature de présidentiable, une erreur stratégique qui risque de lui être fatale dès ce dimanche prochain... Chassez le naturel, il revient au galop ! Du côté d'Emmanuel Macron, on veut comprendre d'où vient cette opération de déstabilisation, plainte est logiquement déposée...







LE CONTRAT "LA PROVIDENCE LLC"







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mardi 17 janvier 2017

Gérard Lopez, le modèle économique du luxembourgeois dans la tourmente du Football Leaks!


Gérard Lopez, l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois va devoir réussir son coup franc!


Didier REMER

Paris le 17/01/2017.


Le vendredi 13 porte bonheur, en général ne dit-on pas ? Pas sûr pour l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez... Celui qui se devait encore finaliser l'acquisition du club de football Losc et ce avant le 20 janvier prochain, risque de vivre une deuxième mi-temps plus compliquée. Celui qui s'était heurté au refus de l'actionnaire majoritaire de l'OM se retrouve au centre d'une véritable curée médiatique pour le moins très ciblée, France télévisions, Médiapart, et consorts... "Spéculation sur des joueurs mineurs, acquisition du Losc via une coquille aux îles Vierges, sociétés-écrans au Panama et à Hong Kong, soupçons de blanchiment : Mediapart, France 3 et Mediacités ont enquêté sur les méthodes troubles du financier luxembourgeois Gérard Lopez, en passe de racheter le club de football lillois." annonce Médiapart alors que France3 Lille précisait: " L'enquête que nous avons menée avec Mediapart et Mediacités, sur la base des documents Football Leaks, recueillis et analysés par le réseau EIC (European Investigative Corporations), montre que Gérard Lopez, le nouveau propriétaire du LOSC, a spéculé ces dernières années sur des footballeurs mineurs, achetés "à la découpe", comme des chevaux de course, via le système dit de la tierce propriété. La fameuse TPO (Third Party Ownership)." (Liens actifs en fin d'article.) Précisant agir en fonction des territoires et leurs réglementations, Gérard Lopez est monté au créneau, "Pour éviter les problèmes, on a créé une société française qui va détenir le Losc. Toutes les parts de cette société seront détenues par Victory Soccer, société basée à Londres qui m'appartient à 100%"s'est rapidement expliqué le repreneur du Losc lundi soir à l'AFP, répondant ainsi à des articles de presse faisant état de sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux offshore...

"Cette fois-ci, c'est du lourd !"

« Cette fois-ci, c'est du lourd ! » croit savoir notre source à Luxembourg. En effet Gérard Lopez est au centre des nouvelles révélations du Football Leaks, un travail collaboratif du très sérieux consortium européen des journalistes d'investigation pour « certains présumés nouveaux aspects du modèle économique de l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois. » (...) «  Les révélations sentent la poudre du canon médiatique, inutile de se voiler la face ! Gérard Lopez n'a pas que des amis dans le milieu du sport, de là imaginer certains règlements de compte, certains s'y risquent à la vue de l'ampleur des révélations qui, il est vrai, tombent dans un calendrier pour le moins surprenant, fort surprenant! » croit savoir notre source à Luxembourg. Finance Offshore, qui s'était penché comme une bonne fée sur l'opération de rachat de l'OM ne semble pas trop s'étonner de ce qui arrive à l'homme d'affaires qui un temps récent,  était déjà peut être la victime d'un grand bluff... plus au sud ! De juste à injuste, les avis seront forcément très partagés, on remarque surtout la violence de la charge qui s'abat aujourd'hui sur le futur patron du club de la métropole lilloise !

Lopez, une cible un peu (trop) facile ?

Si un reproche peut lui être fait, « C'est bien sa réelle capacité à innover dans le modèle business du sport. En général ceux qui proposent des alternatives face au pré-carré des pratiques longtemps décriées sont souvent aussi les premiers à en essuyer... les plâtres ! »  La première question à se poser, serait donc de bien savoir si les pratiques annoncées font force à un cadre « intégralement légal dans un contexte particulier...» L'appréciation personnelle ne doit pas évacuer la question purement réglementaire et factuelle, car si le Football Leaks annonce certaines pratiques  finalement assez connues, il nous faudra comprendre que la stratégie du luxembourgeois « n'est pas une exclusivité maison du paquebot de la Mangrove !» insiste notre source non sans humour à Luxembourg. La société faîtière et donc surtout « celle qui de ses consorts opérationnels MPI MPII S à r l... » (...) « A vrai dire, il y a autant d'équivalents que de clubs, Lopez serait devenu une cible un peu facile, mais avant tout un exemple journalistique pour démontrer ou démonter (selon) des montages ''poupées russes'' qui peuvent encore interpeller ! » A présent, « plus grave » il serait bien question  « de cette marchandisation de l'être humain à la découpe ! », celle qui peut poser certaines logiques questions morales, comme surtout pour les joueurs mineurs, « Ce qui fait force à la tentation d'une interprétation possiblement en partie erronée avec une logique gourmande pour certains raccourcis... » instiguera toutefois avec prudence notre source. 

Une machine qui carbure avec de l'humain...

Il est vrai qu'il faut s'atteler à la carrière type d'un joueur, et le fameux devenu très fumeux Mercato, « Véritable bourse qui d'options à participations, instrumentalise et hypothèque l'avenir d'un joueur, pas moins son futur club, ou plutôt dans les faits, ses futurs clubs.» Car si les montages présumés de la sphère Gérard Lopez interpellent, la pratique du Offshore est bien sûr largement répandue, le focus sur Lopez and co serait donc une occasion de démontrer comment des investisseurs souhaitent pouvoir transformer un modèle économique « le plus rapidement possible en cash machine ! » Il y a bien sûr là aussi les fameuses dotations aux amortissements « d'un véhicule financier par participation (Ndlr: via un fond d'investissement), les joueurs ne font pas exception à la règle ! »  Dans un secteur supra concurrentiel, un investissement doit produire des résultats qui permettent le développement des affaires, et donc au passage le dégagement substantiel de bénéfices pour l'ensemble du modèle, « Il faut avoir le nez fin! » (...) Le modèle se nourrit logiquement par la performance et donc les victoires « Et tout ce qui va avec ! » Présenté ainsi, c'est assez logique, mais dans les faits, « Un club est surtout une machine qui carbure avec de l'humain... » C'est d'ailleurs depuis l'annonce de son intérêt pour la reprise du club phocéen que l'homme d'affaires luxembourgeois intéresse à ce point les médias, ce n'est pas un hasard, ceux qui se sont plongés dans le non moins célèbre Luxleaks se seraient ainsi trouvés à coup sûr « …un bon client ! » Mais est-il à coup sûr le bon exemple ? Le Football Leaks n'a visiblement rien à envier à l'épisode luxembourgeois du Luxleaks et de cette financiarisation en « mode go fast », c'est d'abord la masse impressionnante des données à disposition du consortium des journalistes européens d'investigation qui semble déjà nous promettre si belles manchettes. « Une source intarissable qui n'a pas fini de nourrir la chronique, là aussi, le lanceur d'alerte a fait fort, très fort dans le genre... », mieux, elle devrait permettre de mettre au jour tout un pan de pratiques « subtiles dans la sphère bouillonnante du football business. » Et autant se le dire, « Tout ne tourne pas toujours si rond ! Il n'y a pas que des coups francs... » Bien sûr, ce n'est pas vraiment le scoop de l'année, tout juste un curseur à juste hauteur pour démontrer une certaine ampleur et donc le détail de pratiques qui seraient  « largement répandues... » (...) « Certains montages, ici présentés comme de véritables tours de passe passe sont d'un usage fréquent, la forme est peut être à différencier dans son approche! » D'après notre éminente source, le milieu serait gangrené, toutefois,  « Méfions nous de tous ceux qui tirent à vue sur le cas d'un Gérard Lopez qui se voudrait si emblématique, leur tour viendra peut-être rapidement... » (?) Il nous faudrait ainsi dissocier bons élèves et apprentis sorciers, si parfois le ''produit'' peut nous paraître différent, l'industrie de la financiarisation à outrance conserve toutes ses lettres de noblesse !  « L'offshore est un chaînon indispensable du circuit, plutôt bien rôdé et confortablement installé dans la mondialisation dont il n'est que l'enfant terrible et parfois même diabolique! » Là aussi le copier-collier ferait son œuvre, « Les mêmes cabinets d'avocats sont aux avants-postes ...», à vrai dire avec plus ou moins de succès. « Comme ces derniers temps, vous savez, nous aussi, on apprend de nos erreurs... » fermer le ban. Les intermédiaires se sont aussi multipliés « avec des montages toujours plus opaques pour tenter brouiller les pistes », les joueurs seraient surtout par le biais pressant de leurs agents souvent « les premiers intéressés sur les questions de l'optimisation de leur fiscalité », tous ne rêvent pas d'un devoir d'exemplarité devant l'impôt, du coup « les clubs s'organisent pour se trouver un relatif point d'équilibre, les enjeux financiers sont considérables », le Mercato serait devenu « un billard à trois bandes... » Un point récurrent, excluant immédiatement de son propos les révélations actuelles sur Gérard Lopez pour en être sans lien avec la problématique soulignée, « On pensera aussi à ces sportifs de très haut niveau qui se parent de largesses comme pour certaines bonnes œuvres médiatisées et compilent dans un même temps leurs nombreuses stratégies d'évitement fiscal avec la même puissance! » c'est bien une industrie qui ne manque pas de soigner l'image ! Il faut préciser que le droit à l'image et les fameux produits dérivés comme ceux liés aux sponsors représentent jusqu'à 70 % des émoluments des meilleurs joueurs mondiaux. Ainsi,  le reste ne serait que fable, rien de différent avec les stratégies des multi-nationales qui se sont démontrées assez expertes en la matière, on pensera ici vitrine et bien sûr, arrière boutique... « Et ce depuis longtemps comme ici au Luxembourg, mais pas seulement, il y a d'autres pavillons de complaisance... » Alors, pensez-donc, certains estiment devoir considérer que « Si un hispano devenu luxembourgeois achète un club en France, il est quand même un peu attendu au virage... » Mais dans le cas de la personne citée et ciblée par les journalistes d'investigation, le tout est de savoir ou les différences sont notoires « dès lors que les pratiques s'inscrivent dans un cadre parfaitement présumé légal, la grille de lecture se doit forcément plus prudente pour ne pas dire à minima bienveillante, du moins dans une approche sur certaines réelles problématiques ainsi soulevées, y comprises à juste titre purement journalistique.. » croit-on savoir. Sur le plan légal, « Il est prioritairement question de lieu et donc d'une application stricte des règles des juridictions concernées par les annonces récentes de certains médias! » Nul doute que Gérard Lopez pourra s'en expliquer, il ne faut pas oublier que l'homme dirige un pôle pluriel d'activités assez complémentaires « mais relativement compartimentées » croit-on savoir. En bon résumé, il faut peut-être devoir comprendre que les pratiques citées sont toujours présumées légales, et là aussi « comme pour les rescrits fiscaux, pour certains, l'aspect moral attendra...»  A moins que...

Ce qui passe mal !

Comment faire comprendre au commun des mortels des pratiques pro spéculatives qui entourent le monde du football professionnel, quel est ce modèle économique qui viendrait presque à investir « dès le berceau », vendre puis transformer l'être humain en produit « à la découpe » ? En fait, c'est surtout l'explosion du coût ''du vivant'' qui explique les nouvelles stratégies, « On peut faire des bons coups en s'intéressant à des jeunes pousses, à l'instar des investissements dans les nouvelles technologies », on mise sur un jeune qui va s'avérer rapidement le futur champion. Du moins il le faudra. Le transfert est un business intégré dans la réalité du football, les « options » sont des pratiques courantes et réglementées en fonction des territoires, « les investissements sont colossaux pour les clubs qui parviennent à créer du champion, inutile de se voiler la face, il faut aussi du retour sur investissement pour continuer à... investir ! » Le fonctionnement des instances internationales du football a démontré ses propres travers, la financiarisation ne protège pas les élites de certaines cuisantes dérives. Là aussi, ce sont les faiblesses des états incapables à se mettre au diapason de l'éthique dans le sport business qui porteraient le plus grand coup à la profession, « On s'étonnera toutefois de l'absence flagrante de formation de certains agents qui opèrent comme de véritables bandits en bande organisée. Toutefois certains professionnels avec des standards d'accréditation les plus poussés ne sont pas moins vertueux dans le genre vérolé, comme quoi... » Le parlement européen à l'instar de nombreux parlements nationaux, s'est penché sur la profession d'agent, « étrangement le lobbyisme n'a rien à envier à celui des autres pontifes de la financiarisation en mode go fast, à l'instar peut être des multi-nationales... » Ce qui choque peut-être davantage aujourd'hui pour en être particulièrement honteux, « C'est bien de voir des joueurs mineurs faire l'objet d'une logique d'options de véhicules financiers à compartiments ! Finalement, qui va acheter la tête, qui prendra les jambes, les mains, les pieds, les bras, pourrait-on devoir se risquer à conclure avec les révélations qui nous intéressent... », mais tout est dit ? Pas vraiment, jugez plutôt,  « Au passage, nous pourrions nous risquer à un autre parallèle avec la main mise de certains groupes de médias qui achètent à prix d'or des signatures journalistiques... » souhaite conclure notre source avec son légendaire humour, un brin revanchard... Bon soyons sport, ce n'est pas tout à fait vraiment encore le cas des journalistes du consortium européen qui ici, visiblement ne s'intéressent pas qu'aux vestiaires du football, mais peut-être aussi à l'humain et l'esprit du sport, ses valeurs plus que jamais en réel danger !  

Bonne chance !

Du côté de Finance Offshore, à l'instar de notre travail sur un sujet qui nous intéresse depuis plus de dix années, on considère depuis fort longtemps que le football business est aussi un bon client des pratiques de « l'optimisation fiscale » en Offshore, il en est d'ailleurs un maillon fort. Toutefois sur le cas Gérard Lopez, nous sommes plus que confiant, on ne doute pas que son team sera en bien en capacité d'expliquer et donc contextualiser la réelle teneur de sa stratégie « opérationnelle ». Les questions de moralité liées à la "Third Party Ownership" seront peut être plus complexes à défendre dans un calendrier pour le moins très étrange ! On aime à penser que le vendredi 13 portera quand même chance au club du Losc, ainsi Gérard Lopez pourra relever si grand défi, là aussi, les attentes sont très grandes... Souhaitons lui déjà bonne chance et l'occasion d'un premier coup franc pour défendre sa cause ! 


Une première réaction... 


Le team de Gérard Lopez a réagi lundi soir sur le dossier de Médiapart dans un communiqué:



« Mediapart fait une présentation tronquée et biaisée des informations qui lui ont été transmises. Le LOSC n’a aucunement été racheté par une société domiciliée aux Iles vierges Britanniques. Gérard Lopez agit et investit en toute transparence, en toute légalité et dans le respect des réglementations des différents secteurs. Il ne nous semble pas nécessaire de commenter davantage cet article dont nous contestons fermement le contenu. »


Par ailleurs, M. Lopez a confirmé à l'AFP que le rachat du club serait effectif cette semaine, alors que la date de closing est toujours fixé au plus tard à vendredi, 20 janvier.

"Le rachat n'est pas encore officiel, mais il le sera tel que prévu, c'est à dire d'ici vendredi. Le rachat des actions est signé depuis longtemps, il reste juste quelques détails entre M. Seydoux et moi, de simples papiers", a-t-il expliqué.

Le club doit également passer mercredi 18 Janvier matin à Paris devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), " Le gendarme financier du foot, un passage obligé qui ne constitue pas pour autant une date-butoir à respecter absolument dans le calendrier du rachat ", selon M. Lopez.

"La DNCG ne pose pas de problème, elle ne complique pas la chose. Il faut avoir tout le reste en règle et pouvoir répondre à toutes les interrogations. L'officialisation interviendra peut-être avant, mais elle n'est pas indispensable", a-t-il dit.

M. Lopez a précisé qu'il ne serait pas présent lors de l'audition, au contraire de Marc Ingla, le nouveau directeur général du club.


"Aucun recrutement ne sera fait avant l'audition", prévue à 10h30 mercredi, puisque la DNCG "doit d'abord donner son accord au club", a encore souligné M. Lopez, qui compte renforcer le Losc avec "deux à quatre joueurs" lors du mercato hivernal.


Une holding française "filiale" de Victory Soccer...




Le 19/01: La "société française" annoncée lundi par Gérard Lopez pour "détenir le LOSC" a été immatriculée le 13 janvier dernier à Paris, sous le nom de L Holding. Une filiale à 100% de Victory Soccer, une société britannique contrôlée via deux (autres) sociétés offshore.



Yann Fossurier (France Télévisions) a confirmé l'information dans son article publié le 19/01/2017:


- " La société L Holding a été immatriculée vendredi 13 janvier auprès du greffe du tribunal de commerce de Paris, le jour-même où Gérard Lopez s'est rendu dans la métropole lilloise pour sa passation de pouvoir médiatique avec Michel Seydoux. Le repreneur du LOSC apparaît - sous son véritable nom à l'état civil, Gerardo Lopez Fojaca - comme président de cette Société par Actions Simplifiée (SAS) au capital de 1000 euros, domiciliée place de la Madeleine, dans le 8e arrondissement parisien." Ses activités principales sont " la prise de participation, par voie d'apport, d'achat, de souscription ou autrement, dans toutes les sociétés, quelle qu'en soit la forme et l'objet ; toutes prestations de services et de conseil en matière administrative, comptable, financière, informatique, commerciale, de gestion ou autre ", selon l'extrait Kbis que nous avons pu consulter. Elle devrait détenir, une fois la vente bouclée, 95% de la SA Lille LOSC ainsi que ses filiales comme la SCI qui détient le Domaine de Luchin, siège administratif et centre d'entraînement des Dogues.

D'autres formalités (attribution du numéro unique d'identification, modification SIRET...) sont également enregistrées à la date du mardi 17 janvier, veille du rendez-vous initialement fixé avec la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG), le "gendarme financier" du foot français. Un rendez-vous finalement repoussé d'une semaine à la demande de la nouvelle direction du LOSC. " Le LOSC a souhaité, pour des raisons purement administratives, reprogrammer l’audition initialement prévue le 18 janvier à la semaine prochaine et en a émis la demande auprès de la DNCG. Cette demande n’a aucun impact sur la bonne continuité des échanges et dossiers en cours ", avait indiqué le club dans un communiqué. "


L'information semble accréditer dans un premier temps les gages de l'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez, toutefois il n'est pas impossible que des informations et donc détails supplémentaires soient exigés par la DNCG sur le volant en Offshore. Sont évoquées les différentes participations détenues par l'homme d'affaires " dans des sociétés liées au football business, intermédiation ou acquisition (comme pour les joueurs), gestion du droit à l'image, sponsoring, et éventuelles participations dans des clubs tiers étrangers "... 






France 3 (Lille, Nord Pas-de-Calais):




http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/nord/lille-metropole/lille/quand-gerard-lopez-nouveau-patron-du-losc-achetait-decoupe-joueurs-mineurs-bresiliens-1174627.html


Médiapart:





https://www.mediapart.fr/journal/france/160117/football-les-manoeuvres-offshore-du-repreneur-du-club-de-lille

 Notez-bien: Indépendant, le site français Médiapart est un site payant, différentes formules proposées au lecteur.











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mardi 3 janvier 2017

Président Donald Trump, le New Deal pour les américains!

Le président élu Donald Trump promet un New Deal au peuple américain!
 (Photographie montage "Finance Offshore": Tous droits réservés pour tous pays.)


Paris le 3 janvier 2016

Didier REMER


Durant la campagne, le président élu des Etats-Unis ne cachait pas sa volonté de vouloir remettre son pays "sur de bons rails", ce qui fût un ensemble de thématiques programmatiques s'annonce comme un objectif coûte que coûte! Pour préparer le terrain, l'homme ne manque pas de soigner sa communication. Depuis la victoire, c'est donc en 140 caractères que Donald Trump règle ses comptes via les réseaux sociaux ! Tout y passe ou presque en mode Twitter, méthode qui laisse à la cave tout un pan de la médiacratie américaine qui ne jurait que par les démocrates. Le style direct et très populaire du président serait pourtant abandonné "une fois le nouveau locataire de la maison blanche installé le 20 janvier prochain" croit-on savoir du côté de la Trump Tower à New-York. Cet homme d'affaires n'a jamais manqué de rappeler les bienfaits de la communication directe, durant toute la campagne électorale il n'avait cessé de souligner "la duperie permanente des sondeurs". Mieux, instiguant une surprise fatale à tous ceux qui inféodés, " s'y croyaient déjà. " Bien sûr, c'est en regardant le détail du décompte des voix que le système électoral américain nous offre sa plus grande contradiction. 270 grands électeurs pour un ratio du vote populaire qui plaçait pourtant Hillary Clinton avec une confortable avance, de quoi rappeler au président élu qu'il lui faudra bien convaincre au delà des seuls républicains, plus que jamais divisés dans l'histoire contemporaine des Etats-Unis. A présent, c'est la transition qui s'organise, tout n'est pas rose, les appels entre Barack Obama et Donald Trump "sont toujours courtois mais d'un style très direct" et même musclé pour certains sujets sensibles. On pensera à la possible immixtion d'un Vladimir Poutine qui selon la C.I.A, aurait bien laissé quelques libertés à ses meilleurs hackers pour " venir chatouiller la candidate démocrate ", il est vrai empêtrée dans "ses" vieux dossiers ! La communauté internationale du renseignement fait une lecture plus mesurée d'un sujet "jugé hautement sensible". A vrai dire, certains y voient surtout l'occasion de rétablir un équilibre des forces en présence quand d'autres préfèrent hypothéquer la prétendue nouvelle géopolitique du Kremlin, "Les contentieux sont encore nombreux entre les deux grandes puissances."





Pragmatisme!



Il y a bien sûr le cas emblématique de la Syrie et cette volonté à peine voilée de tailler des croupières aux américains sur le terrain d'une chasse qui se prétend bien gardée. Vladimir Poutine développe de grandes ambitions depuis que les occidentaux se déchirent sur le cas du président de la Syrie Bassar el-Assad. Pour le président élu Donald Trump qui hier encore, vient de nous rappeler sur Twitter qu'il savait trop bien et depuis fort longtemps que Poutine est "un homme très intelligent !" C'est donc le pragmatisme qui semble l'emporter, pour lui, l'idée de renvoyer des diplomates comme Obama l'exige ne serait pas le bon angle. Pour lui, pas question de voir aussi cette région du Levant devenir comme le triste sort de la Libye "couchée à terre comme jamais !" On pourrait se risquer à conclure que pour Donald Trump, certains pays seront toujours mieux administrés par des hommes à poigne ou clairement y laisser des dictateurs pour imposer un ordre sans vagues et donc possibles débordements. Il est bien question de la gestion des frontières et donc "de ces flux de migrants qui d'humanitaires à économiques instaurent de fait l'instabilité dans nos démocraties !" En pleine campagne présidentielle, il a expliqué ou plutôt martelé la gestion "désastreuse des européens qui ouvrent les vannes et sont confrontés aux pires attentats sur leurs territoires", démontrant au passage "l'incapacité notoire des puissances européennes à contenir leurs frontières ", c'est d'ailleurs ainsi qu'il s'est risqué au parallèle avec le Mexique qui devra "payer sa juste part du mur !"... Pour information, on ne comptera pas qu'en briques, en effet une étude démontre que le projet de mur avec le Mexique pourrait coûter plus de 26 milliards de dollars, donc au final pas mal de briques ! Pour le camps républicain, Donald Trump n'a pas tout à fait tort sur "la gestion courante du flux migratoire", c'est d'ailleurs en allant chercher au Sénat américain que ses conseillers devaient découvrir un rapport "tassé" de l'administration Obama qui ''devant l'ampleur de certains risques grandissants pour la sûreté intérieure des Etats-Unis", recommandait une autre approche "plus pro-active du fédéral sur la gestion courante des frontières." Comme quoi, le candidat Trump avait déjà remarqué les contradictions de l'administration Obama qui s'était étrangement mise en pause sur le sujet fort sensible... Il était bien question de préserver le corps électoral du camps démocrate. Hillary Clinton s'est essayée sur le tard pour donner quelques gages sur l'épineux problème, toutefois sans grande conviction et donc résultat dans l'opinion.



La misère du monde...



« La Chine tire une quantité massive de profits des États-Unis,
 par le biais d'un commerce totalement à sens unique, 
mais elle n'apportera pas son aide sur la Corée du Nord. Super ! » 
Source: Twitter © 2017 


C'est bien le style de Donald Trump qui s'impose avec la real politique, l'homme n'a que faire des positions tièdes, d'ailleurs pour lui, "Il est plus facile de se mentir à soi-même qu'au peuple américain tout entier!", pointant une candidate démocrate qui selon lui, voulait sauver "la misère du monde sur le seul compte du bon peuple américain si durement éprouvé." C'est ainsi que Donald Trump est venu rappeler aux chinois que "la fin de la partie était proche, à présent un IPhone, gloire américaine de la marque bobo californienne Apple se devra être assemblé aux USA", le patriotisme économique américain "Ce n'est pas que le logo d'une pauvre pomme accolé par un pauvre ouvrier chinois payé au lance pierre! " et de rappeler durant la campagne, "Les Etats-Unis compte une des meilleures corporations d'ouvriers qualifiés de ce monde!" fermer le ban, les amis chinois comprendront à coup sûr le doux message. C'est d'ailleurs le montant fondant comme neige au soleil des réserves chinoises sur la dette américaine qui viendra confirmer mon propos. Toutefois, les républicains du Sénat suggèrent à présent fortement "à la modération sur les questions de cordialité avec la Chine", le partenariat économique ne doit pas se transformer en bataille rangée! Certains vont encore plus loin et considèrent que l'allié pourrait s'avérer encore précieux face à la folie grandissante du dictateur Nord coréen Kim Jung-Un. En effet, ce dernier vient d'annoncer pas peu fier la dernière livrée d'un missile longue portée"...capable (enfin) d'atteindre les Etats-Unis!" Ce que le président élu Donald Trump à lui même souligné dans un message Twitter comme la dernière provocation des provocations, ambiance! Les services du renseignement sont toutefois plus modérés sur la juste appréciation sur les qualités objectives des technologies embarquées du dit missile, "compulsion de copier-coller au rabais d'un autre âge". Une possible gesticulation du dictateur Nord coréen qui souhaite montrer du muscle avant la nouvelle politique de Donald Trump dans cette région du monde. Sur la défense, le président élu souhaite que les alliés "passent aussi à la caisse", tous vont devoir sortir "de la zone de confort", l'idée étant de redéfinir les accords de défense afin de porter à l'équilibre les relations bilatérales. Le pays qui vend le plus d'armes au monde souhaite" revoir le service après vente", histoire de "responsabiliser ses alliés" et "sortir enfin les Etats-unis du rôle de gendarme du monde". Une vue d'esprit, mais qui semble démontrer que certaines habitudes risquent à devoir quand même sérieusement changer ! Par exemple pour l'Otan, Donald Trump va revoir certaines dotations, notamment sur le front Est... Il est vrai que si les relations pouvaient devenir plus "souples" avec le Kremlin, de substantielles économies viendraient à permettre la réorientation du budget vers des problématiques plus complexes comme peut être la lutte contre l'Etat Islamique et consorts. Le terrorisme sera certainement le plus grand défi de Donald Trump, il s'est déjà fermement engagé à "stopper toute immigration pouvant y contribuer sur le sol des Etats-Unis" , refusant de voir se développer "des nids à terroristes comme en Europe", Paris ne fût pas oubliée lors de la campagne, regrettant que cette capitale "soit aussi peu sûre" , à commencer "pour ses habitants si durement éprouvés" et donc aussi "Les touristes américains qui vont dans ce pays grand ami !" 

L'homme d'affaires new-yorkais sera investi président des Etats-Unis le vendredi 20 janvier à Washington, capitale américaine. 






















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mardi 18 octobre 2016

Luxleaks, Raphael Halet victime d'une police parallèle? (Exclusif)

Le cas Raphael Halet souligne l'urgence d'un statut européen pour les lanceurs d'alerte.


Luxembourg le 18/10/2016.
Didier REMER



Le documentaire proposé jeudi par France2 dans le cadre de l'émission "Envoyé Spécial" s'est attaqué à la délicate réalité des lanceurs d'alerte. Souvent seuls, acculés dans les méandres de la justice, ils se retrouvent rapidement broyés par le système. Celui qui fût à l'origine de la deuxième vague du Luxleaks, informations sur les rescrits fiscaux entre l'Etat luxembourgeois et différentes multinationales, doit composer avec l'absence de reconnaissance d'un statut efficace pour la protection du lanceur d'alerte en Europe. En France, une Loi est bien proposée, mais elle s'avère déjà incomplète ou assez différente des engagements initiaux du ministre français de l'économie. En effet, si Michel Sapin ne manque pas de reconnaître l'urgence d'un tel statut et notamment d'un volet '''sécurisation financière pour le lanceur d'alerte'', souvent confronté à de graves complications dans sa vie personnelle, le lanceur d'alerte peut encore mesurer sa solitude. 


Paroles et paroles...

Pour s'en convaincre, « Il suffira de se replonger dans les interminables débats au sein des deux assemblées », un ministre qui veut surtout garantir une sécurisation de sa loi pour ''moderniser'' l'économie et donc « les entreprises comme avec... le secret des affaires ! » tacle un député français sous couvert de l'anonymat. Michel Sapin qui peine à se trouver une issue par le haut sur la question sensible du sort de ''ses lanceurs d'alerte français'' : « Finalement que des belles paroles dans les médias ou comme en pleine séance à l'assemblée nationale le jour du procès Luxleaks, mais surtout une franche reculade dans les faits ! La loi est une farce, d'ailleurs ce n'est pas un hasard si le ministre Sapin n'a toujours pas répondu aux attentes des lanceurs d'alerte, il pouvait se vanter de leur mettre à disposition les services de son ambassade à Luxembourg, mais comme raillé dans de nombreux médias du pays du Luxleaks, il fallait comprendre finalement juste un geste pour la machine à café ! (…) Le reportage a bien démontré comment monsieur Sapin cultive l'art de l'esquive. » Depuis, nombreux sont les lanceurs d'alerte sans réponse à leurs nombreux courriers au ministre, « Pourtant le travail des lanceurs d'alerte a permis ou va permettre à l'état français de retrouver un certain point d'équilibre fiscal dans sa relation avec les multinationales... » croit savoir notre source à Luxembourg.  


Le scandale d'une ''Police parallèle'' ?

Le reportage démontre la puissance d'un big four qui pour certains, utilise tous les moyens d'une formidable pression, « Celle même qui se devra détricotée par la justice luxembourgeoise, ne serait-ce que pour s'assurer que la société PWC ne s'est pas essayée à des pratiques présumées transversales ou clairement douteuses pour orienter les magistrats du plateau Saint-Esprit ! ( le bien nommé siège de la cité judiciaire à Luxembourg !)  » Cet argument retient toute notre attention, en effet alors que le parquet fait appel du jugement, on pourra dès lors s'inquiéter de l'interprétation qui sera faite de l'objectif réel recherché par l'offre transactionnelle du big four proposée à Raphael Halet, « A tout le moins n'est-elle pas en capacité de démontrer que la société PWC a utilisé le concours de la justice française et donc le recours à la force publique représentée par la gendarmerie nationale pour rechercher des preuves dans le cadre d'un travail d'investigation présumé à charge et davantage orienté dès lors qu'une offre transactionnelle semble indiquer une possible pression sur le présumé lanceur d'alerte ? », ce qui pouvait orienter, ou plutôt en l'espèce « ...désorienter la mission de la justice luxembourgeoise ! » Pour certains, cet aspect rend caduque le sens de la requête initiale de l'entreprise PWC sur le caractère, « ...lui bien fondé comme lié au respect strict du secret des affaires, et par extension des clauses d'usage de confidentialité de la relation contractuelle entre employeur et employé. »  Aucun spécialiste du droit ne peut accepter que PWC soit en capacité de se substituer à -un travail d'enquête sérieux- en lieu et place de la Police judiciaire ou qui se prétend complémentaire de celui ci, « comprendre ici que l'audition d'un ex-employé par des cadres de PWC dans des conditions proches du déroulé d'une enquête de Police sans le concours d'enquêteurs de la Police judiciaire dûment mandatée par le seul Parquet est inacceptable », et de quoi faire bondir notre source, « Le simple fait que le présumé lanceur d'alerte accepte de se prêter à une telle opération d'enquête de ''police parallèle'' qui ne dit pas son nom dans un contexte d'extrême contrainte pour en être logiquement confusionnelle ne lui confère pas une légitimité supplémentaire, bien moins un caractère présumé légal dès lors qu'une transaction fût clairement proposée à la signature de l'intéressé.. » Que dirait-on si un enquêteur mandaté par le Parquet de Luxembourg avait proposé une offre transactionnelle pour obtenir des aveux et qu'elle reproche ferait-on à l'administration de l'institution judiciaire? « L'offre présumée transactionnelle est encore un point de possible démonstration que le lanceur d'alerte a été clairement enfermé dans une logique qui n'était plus sienne, il fallait se trouver un issue ''coûte que coûte'', quid du respect du travail du parquet luxembourgeois? Chacun est libre de son interprétation ! » Le reportage démontre comment Raphael Halet s'est retrouvé acculé et finalement rapidement confronté à l'absence d'un statut de protection du lanceur d'alerte et plus important, l'altération des élémentaires droits à une défense équitable, c'est à dire ne faisant théoriquement l'objet d'aucune pression. Il faudra aussi préciser la réaction du juge de Metz qui a autorisé la démarche du big four, « On perçoit la légèreté qui entoure le mandat du magistrat, notamment sur la question centrale du respect des sources du journaliste ou de la récupération de certains matériels chez Raphaël Halet avec le concours de la gendarmerie française....» D'après nos plus récentes informations, l'empressement du big four pour aller à la pêche aux informations chez l'intéressé s'explique dans la volonté de comprendre - le mécanisme utilisé pour soustraire les dites informations confidentielles, il serait bien question de la responsabilité possiblement engagée du big four sur la sécurisation des données ainsi collectées et donc en l'espèce, de sa relation contractuelle d'opérateur agissant en lien direct avec et pour l'administration fiscale du Grand duché de Luxembourg.- « Les documents sont sensibles, bien que légales, les pratiques du rescrit fiscal offrent logiquement une sécurité juridique (accord anticipé juridique, ne dit-on pas ?) tant sur le besoin de confidentialité et la teneur même des dits accords financiers », comprendre ici que les avantages fiscaux sont tels que le Luxembourg n'avait pas l'intention flagrante de voir divulguer sur la place publique « ses accords réputés confidentiels signés et donc chiffrés avec les multinationales », ces documents liés à la stratégie du pays sont considérés « ...d'intérêt national. » (…) Le Luxembourg a commandé des études précises sur l'impact que pouvait représenter la pratique des rescrits fiscaux dès la fin des années 90, « le pays s'étant lancé dans la course un temps vertueuse de l'optimisation fiscale en mode go fast ! » croit savoir notre source au Parlement européen. C'est d'ailleurs un aspect assez récurrent dans les pratiques de l'évasion fiscale, les pays directement concernés jouent la montre et  sont assez coutumiers pour déployer « un langage dual sur la scène internationale. », c'est à dire jouant de sémantique sur la transparence.


Relatif cordon sanitaire

Jean-Claude Juncker connaît très bien cet aspect, l'ancien premier ministre du Luxembourg s'est lui même engagé sur certains points relatifs aux enquêtes en cours sur l'évasion fiscale, il s'est aménagé « un logique mais bien relatif cordon sanitaire »  avec tous les services en charge de la fiscalité et de la concurrence de la commission qu'il préside . « Les rescrits fiscaux sont pratiqués dans 18 états de l'Union européenne de façon plus au moins assumée, s'ils sont réputés légaux , ils ne sont plus absents de la réflexion entreprise sur les bonnes conduites liées au respect strict de la concurrence, ce que les traités imposent à tous les membres, sans restriction .» (…) Toutes les enquêtes en cours démontrent que la frontière est ténue entre pratique raisonnée du rescrit fiscal et concurrence déloyale, « c'est le fameux lien de causalité qui ressort entre la juxtaposition des textes et les conséquences directes, quantifiables, visibles pour la fiscalité des états. » Même si aujourd'hui, des évolutions notables sont perçues, reste l'impact pour le contribuable européen, différents parlementaires européens et nationaux souhaitent « relier » la pratique du rescrit fiscal avec les conséquences en matière de concurrence. « A présent, il est bon de considérer que la fiscalité doit s'opérer sur le territoire du client final de la société, mais une autre réflexion s'invite dans les débats, en plus des redressements pratiqués par les états comme ceux actuels sur les multinationales, certains parlementaires souhaitent que toutes les entreprises victimes de cette pratique déloyale de concurrence disposent de la possibilité d'obtenir enfin un droit à réparation des sociétés et donc états complices! » Le travail actuel de ces parlementaires souhaitent que « les états visés puissent être amenés à devoir rendre des comptes sur les conséquences pour toutes les entreprises victimes. » Ce travail est complexe, le pré-carré de la fiscalité est acquis aux états tant par les textes que l'absence de volonté politique pour unifier et se protéger ainsi durablement de telles dérives « On ne peut garantir une concurrence loyale dans un modèle qui tend à lisser toutes les formes de concurrences bonnes ou mauvaises, c'est une dynamique fragile dans le concert de la mondialisation. (…) Libérer les échanges, ce n'est pas élever des murs ! »  PWC est très certainement comme les autres big four en phase avec cette réalité factuelle. L'opérateur intervient pour finaliser des accords dans le contexte particulier que lui permet le droit, il intervient au Luxembourg comme tant d'autres états, il peut être considéré comme « un assembleur de ce que permet la législation tant européenne que celle des états ou il intervient. » Il serait réducteur de considérer le big four comme seul responsable des orientations et donc choix politiques du Luxembourg, « On pourra cependant s'étonner d'une présumée immixtion dans le déroulé de l'enquête et certaines méthodes qui devront faire l'objet d'une attention particulière du parquet dès lors que l'opérateur semble s'être démontré dans un exercice d'investigation assez border line avec le recours à des pratiques réservées logiquement à la police judiciaire en mission pour le parquet et seulement, mon propos se voit confirmé par l'offre transactionnelle du big four qui vient conforter les inquiétudes de la défense de Raphael Halet sur d'éventuelles et donc toujours possibles méthodes manipulatoires contraires à l'expression du respect du droit, y compris dans notre petit pays ou siège toujours la Cour de justice de l'Union... » insiste notre source à Luxembourg qui ne manquera pas au passage d'interpréter le positionnement tiède du ministre français Michel Sapin sur le cas de Raphael Halet lors du documentaire diffusé sur France2 : « Vous savez, il y a des effets boomerang, regardez le cas Engie sous le coup d'une enquête, (Ndlr: concurrence, Commission européenne) l'opérateur en énergie dont l'état français est fier actionnaire pour en être donc présent avec des filiales au Luxembourg, ainsi vous comprendrez ma relative compréhension sur le positionnement de ce ministre un temps moralisateur sur le Luxembourg des rescrits fiscaux... » 


Engie, 27 Milliards en go fast au Luxembourg?


Pour comprendre, Engie (ex-GDF Suez) a transféré, par l'intermédiaire d'une de ses filiales, quelque 27 milliards d'euros au Luxembourg afin de réduire sa facture fiscale, assure le média en ligne "Les Jours" dans une enquête publiée lundi. Cette holding, qui s'appelle "Engie Invest International" ou "Engie II" est en fait la maison mère chapeautant les quatre filiales d'Engie sur lesquelles enquête depuis septembre la Commission européenne, précise Les Jours. " Ces 27 milliards représentent le niveau de ses capitaux propres, c'est-à-dire de ses ressources financières ", ce qui représente plus de la moitié de la valeur totale du groupe Engie, qui affichait fin 2015 des capitaux propres de 49 milliards d'euros, relève l'enquête. De quoi peut être contribuer à ne pas rassurer les comités de soutien aux différents lanceurs d'alerte français visés par la justice luxembourgeoise dans le cadre du dossier Luxleaks. Cette même prudence qui nous invite à vous révéler que le Luxembourg n'est pas à l'abri de nouvelles révélations sur son système présumé ''étatique'' de l'optimisation fiscale en mode ''go fast'', les récentes informations relatives à une banque de la place visée en Allemagne par une enquête ''à tiroirs'' devraient pouvoir prochainement confirmer cet aspect. « Des révélations explosives sur la mise en cause de personnalités du monde des affaires en lien direct avec des responsables politiques luxembourgeois de premier plan ! » croit-on savoir à Luxembourg. Comme quoi, l'affaire Luxleaks représente une infime partie visible d'un iceberg d'une nation qui pourtant mise avec beaucoup de courage sur un nouveau branding à l'international, il est vrai dans un calendrier toujours plutôt scabreux. Concrètement, c'est le positionnement futur de la justice luxembourgeoise sur la cas des lanceurs d'alerte qui va nous permettre de voir si effectivement le delta entre allégation et bien fondé intéresse bien le parquet au point de s'éviter un camouflet comme peut-être avant d'autres révélations sur le pays qui paraît-il, mise toujours sur la transparence...

         
Dernière minute...
Enquête de l'inspection générale de la gendarmerie!


Tout comme s'en est inquiétée notre source luxembourgeoise à la rédaction de "Finance Offshore", les conditions de la saisie chez le présumé lanceur d'alerte semblent poser de sérieuses réserves. Les avocats de la défense de Raphaël Halet pourront revenir sur ce point lors du procès en appel. En effet, si certains s'interrogent sur l'action d'une possible démarche digne d'une "police parallèle", il sera davantage question de la nature de l'interprétation qui fut faite de l'ordonnance du tribunal de Grande Instance de Metz. « Les déclarations de la juge de Metz suscitent de vives réactions sur l'interprétation qui fut faite de son ordonnance, outre la protection des sources du journaliste, semble s'ajouter des conditions présumées étranges lors de l'exécution même de la dite ordonnance, ce point est capital. Le big four a t'il bénéficié d'un concours disproportionné des forces de l'ordre françaises afin de servir les seuls intérêts de PWC et sa logique d'investigation ? » Saisie par le procureur de Metz, l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) en France enquête sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée la saisie du matériel informatique de Raphaël Halet ,ordinateur, tablette et GSM et tous supports électroniques le 8 novembre 2014, à son domicile, en Moselle. « Sont évoquées la saisie des conversations par courriels entre le lanceur d'alerte et le journaliste Edouard Perrin, en principe couverts par la protection des sources des journalistes ! » et plus grave, « Une discussion présentée comme privée entre employeur et employé qui ressemble davantage à un véritable interrogatoire de police judiciaire ! Aucun mandat n'autorisant cette démarche d'investigation avec le concours de la Gendarmerie Nationale, présence de gendarmes pouvant créer un climat confusionnel qui pouvait laisser penser au présumé lanceur d'alerte que les cadres de PWC agissaient dans leur bon droit... » Le procédé fait l'objet d'une enquête de l'IGGN (Inspection générale de la Gendarmerie Nationale), les gendarmes ne devaient se limiter qu'à la saisie du matériel informatique et requête de l'huissier de justice en cas de refus de collaborer de Raphaël Halet...


L'avis de "Finance Offshore"...

Pour de nombreux observateurs, le prochain procès en appel du Luxleaks ne pourra plus faire l'économie d'une relecture contextuelle du déroulé précis de l'enquête, PWC va devoir s'expliquer sur certains points. L'enquête de l'inspection générale de la Gendarmerie Nationale française pourra t-elle démontrer certaines pratiques border line? Outre l'aspect d'une offre transactionnelle et la confusion des genres quand à l'interprétation de l'ordonnance d'un juge français, l'idée d'une enquête à charge par une "police parallèle" gagne en ampleur. Au Luxembourg, même si la démarche du présumé lanceur d'alerte est loin de faire l'unanimité, nombreux observateurs considèrent à présent que les présumées pressions subies par Rahael Halet sont en l'état, ''inacceptables et en rien excusables.'' D'après nos informations, compte tenu de la gravité de certains présumés faits comme relatés dans le documentaire événement de France2, des parlementaires du pays s'interrogent à présent sur l'opportunité d'une commission d'enquête parlementaire pour devoir limiter prioritairement le pouvoir d'investigation d'un employeur victime d'un lanceur d'alerte au seul travail de la police judiciaire dûment mandatée...







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